Début novembre 2026, la stratosphère arctique se réchauffe déjà. Les simulations prévoient des anomalies de température dépassant localement 27 °C dans les jours à venir, notamment durant la semaine du 9 au 15 novembre. Le vortex polaire se déforme, mais l’inversion de ses vents reste incertaine. Ses conséquences sur la fin de l’automne européen le sont davantage encore.
📌 L’essentiel en cinq points
- Un réchauffement stratosphérique particulièrement précoce est en cours début novembre 2026.
- Les simulations prévoient des anomalies locales supérieures à 27 °C, notamment pour la semaine du 9 au 15 novembre.
- Le vortex est déjà déformé et décalé par rapport au pôle. Une division en deux lobes reste possible.
- Une inversion des vents est également envisagée entre le 6 et le 10 novembre, mais elle pourrait être faible et brève.
- Aucune vague de froid n’est acquise en Europe.
Un réchauffement précoce au-dessus du pôle
Le vortex polaire se matérialise par une circulation de vents très rapides qui s’organise chaque hiver dans la stratosphère, entre dix et cinquante kilomètres d’altitude, autour des régions polaires. Ce tourbillon contribue habituellement à maintenir l’air froid au nord.
Les anomalies de température modélisées dépassent localement 27 °C. La perturbation survient particulièrement tôt dans la saison, sans qu’un réchauffement stratosphérique soudain majeur soit pour autant acquis.
Les prévisions américaines envisagent une inversion des vents stratosphériques entre le 6 et le 10 novembre. Le Met Office estime toutefois que cette inversion, si elle se produit, pourrait être faible et brève. Dans son article du 3 novembre, le journal américain décrit un vortex déjà étiré, voire en train de se dédoubler. Le Met Office insiste surtout sur sa déformation et son déplacement hors du pôle. Une division en deux lobes reste possible, mais elle ne découle pas mécaniquement d’une inversion des vents.
Un vortex perturbé ne suffit pas à faire descendre le froid
Un vortex malmené ne déverse pas automatiquement la neige sur nos plaines. La stratosphère interagit avec la troposphère, la couche où se joue notre météo, mais les effets éventuels d’une perturbation en altitude peuvent mettre plusieurs semaines à se manifester au sol.
L’affaiblissement des vents peut relâcher la circulation qui contribue à maintenir le froid au nord et favoriser des incursions d’air polaire vers les latitudes moyennes. Encore faut-il que la perturbation se transmette à la troposphère et que la disposition des centres d’action permette ces descentes froides. Leur trajectoire et leur calendrier comptent autant que l’évolution du vortex.
Pour l’Europe, une fenêtre possible
En Europe, d’éventuelles répercussions seraient à chercher dans les semaines suivant la perturbation, plutôt que dans une arrivée immédiate du froid. La seconde moitié de novembre, voire décembre, constitue une fenêtre possible.
L’incertitude porte encore sur l’intensité, la durée et les régions qui pourraient être touchées. À ce stade, rien ne permet de dessiner une vague de froid européenne. La déformation du vortex est mieux étayée que son évolution précise, et bien davantage que ses conséquences au sol.
















