Dans un geste inattendu, Apple a publié une nouvelle mise à jour logicielle pour l’iPhone 5s, un modèle commercialisé en septembre 2013. Le déploiement, intervenu le 26 janvier 2026, prolonge la compatibilité de services essentiels. C’est une décision rare dans l’industrie qui donne à réfléchir sur la longévité des produits technologiques et la politique de support des géants du numérique.
Le 26 janvier, Apple a discrètement déployé une mise à jour logicielle, iOS 12.5.8, destinée à une poignée d’appareils anciens, dont l’emblématique iPhone 5s. Lancé il y a plus de douze ans, en septembre 2013, le smartphone était considéré comme sorti du cycle des mises à jour depuis janvier 2023. L’initiative démontre la capacité d’Apple à maintenir, ponctuellement, un lien avec son parc installé le plus ancien, tout en rappelant les limites d’utilisation de « ces antiquités » numériques.
Un support logiciel exceptionnel dans le paysage mobile
La longévité du support logiciel est un argument de vente majeur pour Apple, qui dépasse souvent ses concurrents. Toutefois, voir un téléphone recevoir une mise à jour treize ans après sa sortie relève de l’exception. La décision concerne également d’autres appareils de la même époque, comme l’iPhone 6 et 6 Plus, ainsi que certains iPad anciens toujours sous iOS/iPadOS 12.
L’objectif de cette mise à jour iOS 12.5.8 est technique et ciblé. Il s’agit principalement de préserver la fonctionnalité de services critiques pour la connectivité de base. Comme le précise un rapport, elle vise à « prolonger des services essentiels (iMessage, FaceTime), ce qui représente un geste inattendu d’Apple envers les utilisateurs d’anciens appareils ». Sans ce correctif, ces services risquaient de devenir inopérants, après l’expiration du certificat en janvier 2027, coupant ces vieux terminaux d’une partie de leur écosystème.
Un geste technique aux motivations complexes
Pourquoi Apple déploie-t-il des ressources pour un appareil aussi ancien ? La réponse n’est pas uniquement liée à la satisfaction client. L’industrie observe une pression réglementaire croissante en faveur d’une économie plus circulaire et d’une prolongation de la durée de vie des produits. En maintenant certains services actifs, Apple évite que des millions d’appareils ne deviennent totalement obsolètes du jour au lendemain, un scénario qui pourrait attirer l’attention des législateurs. Par ailleurs, cela permet de faciliter les processus de revente et de recyclage, où la capacité à réactiver un appareil reste cruciale.
Cependant, les observateurs mettent en garde contre tout enthousiasme excessif. Cette mise à jour, bien que notable, ne ressuscite pas l’iPhone 5s en tant que terminal sûr pour un usage quotidien. Comme le souligne la presse spécialisée, ces modèles « ne bénéficiant plus de correctifs réguliers depuis [des années] » et présentent des vulnérabilités de sécurité intrinsèques. Il s’agit donc d’une bouée de sauvetage pour des fonctions spécifiques, et non d’un retour à un support complet.
Une actualité contrastée dans la stratégie Apple
Ce déploiement pour terminaux anciens contraste avec l’actualité habituelle d’Apple, focalisée sur l’innovation. Le même jour, la firme de Cupertino a également publié des mises à jour pour ses systèmes récents, dont iOS 26.2.1, et prépare l’arrivée imminente d’iOS 26.3. La société a par ailleurs officialisé la seconde génération de ses AirTags.
La coexistence entre le support d’appareils vieux de plus d’une décennie et le développement de technologies de pointe comme l’IA affiche clairement le double défi des fabricants qui pousse à l’innovation toujours plus loin tout en gérant l’héritage d’un parc installé colossal. Le cas de l’iPhone 5s montre qu’il peut exister une troisième voie, limitée et technique, pour accompagner la fin de vie très longue de certains produits.
La mise à jour de l’iPhone 5s restera certainement un cas d’école dans l’histoire de la tech. Elle souligne à la fois les prouesses d’ingénierie logicielles permettant une telle longévité et les nouvelles contraintes, réglementaires et d’image, auxquelles sont soumis les fabricants. Si elle ne fera pas renaître l’âge d’or du petit écran de 4 pouces, elle offre un répit supplémentaire à des services clés.










