La tempête Regina, 17e système nommé de la saison, frappe actuellement l’Europe de l’Ouest avec une intensité croissante. Après avoir touché le Portugal et l’Espagne, son pic d’activité menace désormais le sud de la France, jeudi 5 et vendredi 6 mars 2026, par des pluies torrentielles et des vents violents. Les autorités mettent en garde contre des risques majeurs d’inondations sur des sols déjà saturés, tandis que des millions d’habitants sont concernés.
Une trajectoire et une intensification préoccupantes
Nommée par l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA) le dimanche 1er mars, la tempête Regina s’est formée au large du nord de l’Afrique avant de remonter vers l’Europe. Elle a d’abord frappé le Portugal, où l’archipel de Madère a enregistré des vents atteignant 95 à 120 km/h, mardi 3 mars, puis, elle a balayé l’Espagne, apportant des intempéries pluvieuses significatives.
Son arrivée sur l’Hexagone a été progressive, avec des premiers effets ressentis dès lundi dans les Pyrénées-Orientales. Mais c’est à partir de ce jeudi 5 mars que la situation devient critique. « L’instabilité atmosphérique gagnera progressivement le territoire français du jeudi au vendredi », indiquent les prévisions météorologiques. Le sud du pays, de la Méditerranée au littoral atlantique en passant par les Pyrénées, se trouve en première ligne face à cette dépression qui atteint son paroxysme.
Un cocktail météorologique à haut risque
La particularité et la dangerosité de Regina résident dans la conjonction de plusieurs phénomènes. Des pluies abondantes et persistantes sont attendues, s’ajoutant à des sols déjà gorgés d’eau par les précipitations des semaines précédentes. La saturation du terrain amplifie drastiquement les risques de crues soudaines et d’inondations, notamment dans les zones habituellement vulnérables.
À ces précipitations s’ajoutent des vents violents, susceptibles de causer des dégâts matériels, de perturber les réseaux de transport et d’affecter les infrastructures. La mer, très agitée, présente également un danger pour les activités côtières. Un phénomène moins courant pourrait compliquer le tableau : l’arrivée possible d’un calima, un nuage de poussières sahariennes, qui peut rendre les précipitations moins efficaces et dégrader la qualité de l’air.
Une saison cyclonique qui entre dans l’histoire
Regina n’est pas un événement isolé. Elle est la 17e tempête nommée de la saison 2025-2026, égalant ainsi le record établi lors de la saison 2023-2024. La récurrence de systèmes dépressionnaires intenses interroge sur l’évolution des régimes météorologiques dans un contexte de changement climatique.
La succession rapide de ces événements met à l’épreuve les territoires, qui n’ont souvent pas le temps de se remettre complètement entre deux épisodes. La répétition des alertes et des mesures de protection peut également entraîner une certaine lassitude chez les populations, un phénomène que redoutent les autorités, car il peut conduire à un relâchement de la vigilance.
Vigilance et recommandations face au pic d’intensité
Les journées du jeudi 5 et vendredi 6 mars représentent la période la plus critique. Les services de l’État et Météo-France ont placé plusieurs départements en vigilance, appelant à la plus grande prudence. Les recommandations habituelles mais essentielles sont de mise : éviter tout déplacement non nécessaire, se tenir informé de l’évolution de la situation, sécuriser les biens à l’extérieur, et être extrêmement vigilant près des cours d’eau et des zones côtières.
Une diminution progressive de l’intensité de Regina est attendue à partir de samedi. Cependant, l’après-tempête sera également une phase délicate, avec la nécessité d’évaluer les dégâts, de gérer les éventuelles inondations résiduelles et de restaurer les services perturbés.















