Avec la ROG Matrix GeForce RTX 5090, ASUS célèbre 30 ans d’innovations en matière de cartes graphiques. Le constructeur taïwanais signe ici une édition limitée capable d’engloutir jusqu’à 800 Watts afin d’atteindre des fréquences records, grâce à un système de refroidissement inédit à quatre ventilateurs et à l’usage de métal liquide. Entre design extravagant et performances hors normes, la Matrix se place déjà comme la vitrine technologique de la génération NVIDIA “Blackwell”.
La ROG Matrix s’appuie sur le GPU NVIDIA GeForce RTX 5090 dans sa version la plus complète : 21 760 cœurs CUDA associés à 32 Go de GDDR7 sur bus 512 bits, cadencés à 28 Gb/s.
ASUS annonce un boost de 2 580 MHz en mode standard et 2 610 MHz en mode OC, tandis que certains tests internes évoquent 2 730 MHz lorsque la limite de puissance est portée à 800 W. Le tout passe par le bus PCIe 5.0 et propose jusqu’à quatre sorties (HDMI 2.1b ×2, DisplayPort 2.1 ×3). De quoi assurer la prise en charge native de la 8K @ 60 Hz ou du multi-affichage sans compromis.
Refroidissement : un quatuor de ventilateurs et du métal liquide
Pour dompter une enveloppe thermique qui surpasse largement la plupart des RTX 5090 concurrentes, ASUS a misé sur un dissipateur hybride cuivre–aluminium traversé par une chambre à vapeur sur mesure et enduit de métal liquide.
Quatre ventilateurs Axial-Tech dont un installé au dos de la carte pour un push-pull inédit génèrent 20% de pression statique supplémentaire, permettant d’augmenter la densité d’ailettes sans sacrifier le flux d’air. Résultat : des températures annoncées plus basses qu’une Founders Edition à puissance égale, tout en ménageant un potentiel d’overclocking extrême.
Alimentation jusqu’à 800 W : quand la carte mère devient relais d’énergie
La Matrix peut être alimentée de façon classique via le connecteur 12V-2×6 (ex-12VHPWR) mais déploie tout son potentiel en tandem avec le slot GC-HPWR des cartes mères Advanced BTF d’ASUS. Cet apport double fait grimper la limite de puissance à 800 W, soit 13% de marge supplémentaire sur la fréquence boost par rapport au design NVIDIA d’origine.
Un adaptateur fourni permet toutefois de rester compatible avec les boîtiers ATX standards, mais l’ensemble exige une alimentation robuste de 1 200 W au minimum.
Des fonctionnalités pour overclockers et esthètes
ASUS ressuscite son “Memory Defroster”, un circuit chauffant placé derrière les modules GDDR afin d’éviter le givre lors de sessions sous azote liquide.
Le PCB profite également d’un placage cuivre 3 oz emprunté aux anciennes ROG Mars, garantissant une meilleure dissipation et moins de chute de tension en charge. Côté look, la carte arbore un châssis rouge-noir, un miroir infini RGB circulaire et une back-plate épurée reprenant subtilement le logo Matrix.
Une disponibilité limitée pour un tarif élitiste
ASUS confirme une commercialisation mondiale d’ici fin octobre 2025, mais évoque déjà une production “strictement limitée”, sans préciser le volume (certaines sources parlent de 1 000 unités numérotées). Le prix n’a pas été officialisé ; toutefois, les distributeurs asiatiques évoquent un ticket d’entrée supérieur à 3 000 € TTC, soit nettement au-delà d’une ROG Astral LC déjà positionnée à plus de 2 400 € ; un tarif qu’ASUS justifie par la nature commémorative de l’édition et son recours à des matériaux haut de gamme.
La ROG Matrix RTX 5090 n’est pas conçue pour le joueur lambda : elle se destine aux collectionneurs, aux overclockers et aux passionnés d’ingénierie qui veulent tutoyer la limite du silicium “Blackwell”. Son enveloppe de 800 W et son quadriventilateur fixent un nouveau jalon dans la démesure, préfigurant peut-être ce que seront les cartes ultra-haut-de-gamme de demain. Reste à voir si cette démonstration de force provoquera un effet d’entraînement chez les concurrents… ou accélérera la réflexion sur l’efficacité énergétique dans le haut de panier du marché GPU.