Biocarburants: l’Allemagne lève le pied

Face aux critiques, le gouvernement allemand a décidé de jouer la prudence concernant la production de biocarburants, le temps pour elle de vérifier qu’ils représentent véritablement un progrès écologique.

En réaction à plusieurs études qui dénonçaient un impact négatif des biocarburants, l’Allemagne a décidé de jouer la prudence, en soumettant la filière à des mesures de l’impact environnemental.

Vendredi, ministre de l’environnement Sigmar Gabriel a annoncé à la télévision, que le gouvernement entendait "calculer combien de CO2 est dégagé lors de la production de biocarburants pour être sûr que cela contribue à la protection de l’environnement."

"Nous n’autoriserons que les biocarburants qui sont au moins 30% meilleurs" a-t-il avancé, promettant un débat sur "l’ensemble de [la] stratégie [allemande] sur les biocarburants et voir si elle est compatible avec les nouveaux résultats scientifiques."

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Jerome

Une fois encore certains se distinguent par leur bon sens d’autre s’entêtent. La France mauvais élève de l’UE et grande première des derniers (agro-carburants, nucléaire, déplacements, gestion de l’eau, performance énergétique des batiments… toujours placée du mauvais coté).

Gilles Monette

Kyoto vert un air sain avec http://www.dcarbon.com Breveté Mirabel, Québec, Canada

Pascal

Quand le Gosplan subventionne les agriculteurs pour qu’ils consomment 2 litres de diesel pour produire un litre de biodiesel, les agiculteurs le font, mais c’est la faute du Gosplan. Tant que nous refuserons l’économie de marché nous serons condammnés aux aberrations économiques. En Europe et aux USA, les biocarburants sont essentiellement un moyen de tondre les con-(sommateurs et tribuables) pour engraisser les céréaliers et betteraviers. Si nos dirigeants comprenaient le monde réel, par exemple le pic du pétrole, ils traiteraient les biocarburants comme ils traitent le pétrole, c’est à dire qu’il n’y aurait ni quota ni droit de douane, mais la TIPP serait payée. Nous laisserions le Sud (Amérique latine, Afrique, Indonésie …) faire concurrence à l’OPEP et établir les justes cours des biocarburants. Pour assurer notre sécurité énergétique, nous avons besoin d’une grande diversité de fournisseurs et de filières (sorgo, jatropha, …), pas de ridicules lignes Maginot. De plus, il vaut mieux que notre argent aille à des millions de paysans de Sud plutôt qu’à une poignée de féodaux, théocrates, satrapes, siloviki orientaux. Si l’on veut limiter les émissions de CO2, alors il faut limiter la consommation de combustibles fossiles. Il suffit de transférer une partie de la fiscalité vers ces combustibles (essence, diesel, kérosène, fioul domestique, gaz domestique, combustibles pour centrales thermiques, …) pour que les consommateurs aient des millions d’idées pour diminuer leur consommations (isoler leur maison, déménager plus près de leur travail ou des transport en communs, …). Mais nos politiciens préfèrent par exemple laisser le kérosène absolument sans taxe, donc le transport aérien augmente beaucoup, ce qui prouve que les politiciens veulent faire du bruit mais pas agir réellement.

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