BYD prévoit de mettre sur la route un premier véhicule équipé d’une batterie tout-solide en 2027. L’échéance, déjà évoquée dès 2025, a été confirmée en septembre 2026 par Stella Li, vice-présidente exécutive du constructeur. Elle ne marque toutefois pas le début d’une diffusion à grande échelle. Les premiers volumes devraient rester limités, tandis que la production de masse est visée vers 2030.
📌 L’essentiel en 3 points
- BYD confirme viser un premier véhicule à batterie tout-solide en 2027, sans préciser le modèle ni sa commercialisation.
- FinDreams Battery travaille sur des cellules à électrolyte sulfuré visant environ 400 Wh/kg. Ce chiffre ne décrit pas la densité d’un pack complet.
- Une petite série d’environ 1 000 véhicules est envisagée vers 2027, avant une production de masse visée vers 2030.
L’information a été confirmée mi-septembre 2026 lors d’un entretien accordé par Stella Li à Carwow.es. BYD n’a précisé ni le modèle concerné ni son calendrier de commercialisation. La date de 2027 figurait déjà dans la feuille de route présentée en février 2025 par Sun Huajun, directeur technique de FinDreams Battery, la filiale batteries du groupe. La déclaration de Stella Li confirme l’orientation, sans pour autant lever les incertitudes sur le véhicule qui inaugurera cette technologie.
Une chimie au sulfure et une densité à confirmer
Les éléments techniques rendus publics portent sur des batteries tout-solide à électrolyte sulfuré. FinDreams Battery a notamment testé des formats de 20 Ah et 60 Ah, avec un objectif de densité énergétique d’environ 400 Wh/kg. Le chiffre concerne la batterie, non une batterie complète installée dans une voiture.
Il serait donc prématuré d’en déduire qu’un pack de même masse stockera deux fois plus d’énergie que la « Blade Battery » actuelle. L’intégration des batteries et les composants du pack influeront nécessairement sur la densité finale. Si l’objectif est atteint à l’échelle industrielle, la technologie proposée pourrait augmenter l’autonomie sans alourdir autant le véhicule. Elle ne garantit pas, en revanche, une réduction des temps de recharge car ceux-ci dépendent d’autres caractéristiques de la batterie et du véhicule.
Une démonstration avant la démocratisation
Le calendrier rendu public par Sun Huajun distingue deux étapes. BYD vise d’abord une installation en petite série vers 2027, portant sur environ 1 000 véhicules. La production de masse est ensuite envisagée vers 2030. Le chiffre de 1 000 véhicules provient de cette feuille de route technique dont Stella Li n’a pas annoncé de volume lors de son entretien de septembre 2026.
Le calendrier laisse plusieurs questions ouvertes. BYD n’a pas indiqué si les premiers véhicules seront proposés à des clients ou utilisés pour des essais. Le groupe doit encore montrer qu’il peut produire ces cellules en quantité, puis les intégrer dans des batteries automobiles aux performances et aux coûts compatibles avec une fabrication à grande échelle. Une date pour le premier véhicule ne vaut donc pas date de disponibilité pour l’ensemble de la gamme.
Pour les automobilistes européens, l’horizon 2027 ne permet pas non plus de prévoir une arrivée sur leur marché. Aucun modèle ni calendrier de lancement par pays n’a été communiqué. Même si la production de masse démarre vers 2030, la diffusion dans des véhicules destinés au grand public pourrait prendre davantage de temps.
D’ici là, l’annonce de BYD constitue surtout une étape industrielle à suivre où les performances des batteries devront encore être confirmées dans un pack, puis dans des véhicules produits au-delà de la petite série.















