La Citroën 2CV électrique (surnommée autrefois la deuche) prépare son grand retour, cette fois en électrique. Elle sera présentée au salon de l’auto 2026 de Paris. Avec un prix de base fixé autour de 15 000 euros, encore indicatif, elle pourrait rebattre les cartes du marché électrique urbain.
Citroên a commencé à distiller au compte goutte des photos stylisées de sa nouvelle 2 CV électrique. Ni une, ni deux, nous avons demandé tout de go à ChatGPT à quoi ressemblerait une version modernisée du véhicule en tenant compte des informations fournies associées au modèle d’origine. L’illustration obtenue, il faut le dire, reste assez convaincante. Dans tous les cas, il faudra attendre le 11 octobre à 19 heures pour voir si cette génération d’image artificielle correspondra de près ou de loin au modèle qui sera présenté.
📌 L’essentiel en 3 points
- Retour annoncé en mai 2026, dans le cadre du projet E-Car, avec une commercialisation visée en 2028.
- Prix de base envisagé autour de 15 000 euros, encore indicatif, et production européenne annoncée.
- Premiers visuels officiels dévoilés, mais autonomie, puissance et caractéristiques techniques encore à préciser.
Ce n’est pas une nouveauté puisque le groupe Stellantis avait déjà confirmé le retour de la Citroën 2CV en version électrique, dans le cadre du projet industriel E-Car du groupe avec une commercialisation visée en 2028. La renaissance remet sur le devant de la scène une automobile française populaire, simple et attachante.
Un tarif sous la barre symbolique ?
L’argument le plus attendu reste le prix. La future deuche électrique viserait un tarif de base d’environ 15 000 euros, un objectif encore indicatif que le communiqué officiel ne fige pas. Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’un prix de vente garanti sous cette barre symbolique.
La Dacia Spring, souvent citée comme référence de l’entrée de gamme, démarre à 16 900 euros pour le modèle actuel et à 17 900 euros pour la nouvelle génération. Elle peut toutefois passer sous les 15 000 euros après déduction des aides, jusqu’à 11 720 euros avec la prime maximale. La Renault 5 E-Tech, elle, démarre nettement plus haut, à 24 870 euros prime déduite.
Avec une production européenne annoncée, la 2CV électrique pourrait devenir un levier pour Citroën auprès des automobilistes urbains soucieux de leur budget. Encore faudra-t-il transformer cet objectif tarifaire en une offre réellement disponible. Le prix visé donne une direction au projet ; il ne permet pas encore de connaître les équipements ou les compromis nécessaires pour l’atteindre.
Réinterpréter un mythe sans le trahir
Réinterpréter un tel mythe n’a rien d’une promenade de santé. La 2CV originelle incarnait la débrouillardise, la rusticité et une certaine idée de la liberté. Ses concepteurs avaient misé sur des solutions ingénieuses et économiques pour offrir une mobilité accessible au plus grand nombre. La version électrique aura pour défi de retrouver cet esprit sans se contenter d’en reprendre les codes visuels.
Les premiers visuels officiels laissent entrevoir une silhouette néo-rétro aux rondeurs familières. Mais le groupe reste discret sur l’autonomie, la puissance et la philosophie technique. L’emplacement de la batterie n’est pas davantage confirmé par les éléments disponibles.

Les premières images donnent ainsi une idée de la direction esthétique, pas encore des qualités de la voiture de série. Pour juger la fidélité à l’héritage, il faudra connaître ce que cette nouvelle deuche proposera au quotidien, au-delà de son nom et de sa silhouette.
Un pari industriel à haut risque
Le pari industriel tient dans une équation exigeante, celle de proposer une citadine électrique produite en Europe à un prix de base proche de 15 000 euros.
Si Citroën atteint cet objectif, l’impact pourrait dépasser le simple retour d’un nom célèbre. Une offre abordable, portée par l’identité de la 2CV, pourrait séduire des automobilistes encore freinés par le prix de l’électrique. L’intérêt du modèle dépendra aussi de son autonomie, de ses prestations et de son tarif définitif.
La commercialisation visée en 2028 constitue un objectif annoncé, et non une garantie de disponibilité. D’ici là, le projet devra passer des premiers visuels à une voiture de série dont les caractéristiques restent à préciser. Le retour est confirmé ; sa capacité à tenir la promesse d’une mobilité électrique populaire reste encore à démontrer.
















