Gaz : L’Ukraine empêche la reprise des livraisons

La reprise des livraisons de gaz russe a été bloquée mardi par l’Ukraine, retardant encore l’approvisionnement des pays européens.

Mardi, une sortie de crise semblait se mettre en place, après la signature d’un accord de relance de l’approvisionnement, sous surveillance européenne. Mais alors que Gazprom reprenait ses livraisons vers l’Europe, c’est la compagnie ukrainienne Naftogaz qui en bloquait le transit.

Kiev justifie son acte par les "conditions de transit inacceptables" imposées par Gazprom. Selon la compagnie Naftogaz, Gazprom aurait voulu utiliser un gazoduc destiné à la consommation intérieure ukrainienne, au lieu de celui prévu pour l’exportation européenne. Gazprom a démenti ces accusations.

Le premier ministre ukrainien Ioulia Timochenko, a hier conditionné le transit vers l’Europe à la reprise des livraisons russes destinées à l’Ukraine. A ce jour, les deux pays n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente concernant le prix du gaz.

S’adressant au Parlement européen, le Président de la Commission José Manuel Barroso a menacé les deux pays de sanctions judiciaires et économiques. Il a ainsi invité les compagnies européennes à intenter une action en justice si l’accord avec l’UE n’était pas mis en oeuvre rapidement.

Il a également incité les Etats membres à mener "une action concertée pour trouver les moyens alternatifs d’approvisionnement énergétique et de transit."

      

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lion

Pendant ce petit jeu de “je te tiens, tu me tiens…”, les pays dépendant du gaz russe transitant par l’Ukraine sont privés de gaz. L’an dernier, le même conflit avait lieu avec la Biélorussie. En  2006, c’était déjà le conflit avec l’Ukraine. Quand va-t-on comprendre que la livraison de gaz russe n’est pas fiable à la fois en termes de fourniture et de trajet de gazoduc? Je pense qu’une action en justice avec ces 2 pays n’a aucune chance d’être efficace. L’UE gesticule mais n’a aucune solution alternative, c’est cela la réalité. Il me semble que cet épisode, qui n’est pas le dernier en hiver, doit conduire à rapidement entreprendre les actions pour pouvoir se libérer du gaz russe. Lorsque les clients sont captifs, les fournisseurs doivent être exemplaires. Si ce n’est pas le cas, les clients doivent avoir l’intelligence de faire comprendre au fournisseur que l’on peut à tout moment basculer sur une autre solution. Si les pays de l’UE avait ajourd’hui la possibilité de se passer du gaz russe, le fournisseur ferait le nécessaire pour ne pas perdre son marché et le pays de transit ferait le nécessaire pour l’assurer et garder la rente du péage

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