Construite en 1953, entre la vallée du Rhône et l’est de la région Rhône-Alpes, la ligne à très haute tension située entre Lyon et Chambéry présentait la particularité de disposer d’une capacité de transit d’électricité très inférieure à celle des autres ouvrages 400 000 volts auxquels elle était reliée.
Véritable maillon faible du réseau électrique de la région, elle menaçait en cas de surchauffe de provoquer des pannes d’électricité de grande ampleur.
Reconstruite en deux circuits, elle offre aujourd’hui une capacité de transit 4 fois plus grande et participe au renforcement de l’alimentation électrique de la 2ème région de France.
Le tracé a été défini à l’issue de plus de 200 réunions de concertation, un débat public, 3 enquêtes publiques et plusieurs mois d’instruction, souligne RTE.
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Pour l’essentiel, le tracé de l’ancienne ligne a été repris, en améliorant l’implantation des pylônes dans les zones sensibles ou proches des habitations. La végétation a fait l’objet d’un programme limitant le déboisement aux exigences de sécurité. Des balises avifaunes ont été installées sur les câbles électriques situés dans les couloirs migratoires des espèces d’oiseaux rares et sensibles.
Pour franchir la crête de la montagne de l’Epine, RTE a dû concevoir et installer un nouveau pylône. Les « oreilles » de l’ouvrage, qui supportent les plus hauts câbles de la ligne, mesurent à elles seules 18 mètres. Ses pieux de fondation ancrés dans la montagne atteignent 25 mètres.
















