Le Rainpod, un collecteur d’eau à taille humaine

La récupération d’eau de pluie est en train de devenir une véritable préoccupation économique et environ- nementale.

David L’Hote, un designer français de 35 ans s’est penché sur la problématique et propose toute une gamme de collecteurs d’eau de pluie.

Paradoxalement, sur son site Hotchoz.com, le français indique que "beaucoup de gens sont prêts à passer à l’eau de pluie, mais ils ne veulent pas pour autant acheter des collecteurs d’eau qui ressemblent à de grandes poubelles".

Le Rainpod est présenté comme un collecteur de pluie autonome. Ses trois pieds sont fabriqués à partir de troncs d’arbres locaux, ce qui rend chaque unité unique d’une part et ce qui permet de réduire l’impact écologique sur le transport d’autre part.

Le concept du Rainpod est double.
Dans un premier temps, le collecteur va accueillir l’eau de pluie dans un grand réservoir d’environ 2 mètre de hauteur avant d’arroser une large zone située autour d’elle rien qu’en utilisant la gravité.

Le Rainpod, un collecteur d'eau à taille humaine

Pour terminer, ce projet  reste à l’initiative du designer. Il reste donc ouvert à toutes les propositions pour une éventuelle mise en production.

      

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
13 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Dan

Un système de captage de l’eau de pluie fonctionne généralement avec un capteur qui s’appelle un toit et fait plusieurs dizaines de mètres carrés. Sans entrer dans le détail, 60 mm de pluie (moyenne mensuelle en France) sur 100 m2 représente 6 m3. Pour que ce soit rentable pour l’arrosage en été, il faut pouvoir stocker pendant au moins 3 semaines (bénéficier des pluies d’orage sporadiques). Avec 6 m3, on peut arroser 300 m2 de pelouse pendant 21 jours, mais on ne met plus que 1 litres par mètres carré et par jour soit 1 mm de hauteur. Donc 6 m3, c’est peu pour assurer l’autonomie d’arrosage en été. Conclusion : quel est l’intéret d’un système qui capte sur 2 m2 et ne stocke que quelques dizaines de litres ?? gadget écolo ? C’est du design, pas de l’écologie.

Dams

Ce n’est pas parce que le design ne plait pas à tout le monde qu’il faut trouver des arguments pseudo écologiques pour démonter une initiative. L’arrosage de la pelouse en été n’est pas ce que j’appelle la meilleure prise en compte de l’environnement… dans la démarche intellectuelle et les motivation en tous cas… même si c’est à partir d’eau de pluie récupérée.Certes le volume est faible, mais rien n’empêche d’en mettre plusieurs à différents endroits pour finalement arriver à un volume équivalent et intégrer du design dans la réflexion écologique et la prise en compte de l’environnement n’est pas inintéressante. Pourquoi ce design ne serait pas adapter à des volumes plus importants. En France dès que quelqu’un a une idée un peu original, on passe notre temps à lui expliquer pourquoi ça ne marchera pas plutot que de le faire bénéficier d’un retour d’expérience et de nos réflexions pour le faire progresser dans son idée ou son concept… Le développement durable (ou son essort) ne commencerait-il finalement pas par là?

Dan

le problème posé par l’écologie pratique et utile n’est pas de faire beau et vert mais efficace et économique (au sens large). Beau ou pas beau, ce n’est pas la question (j’ai un système de récupération d’eau de pluie). Ma question est : qu’est que ce système apporte d’efficacité au problème de l’eau ? et là désolé, il faut aligner les chiffres ! Si on en met plusieurs, cela fait beaucoup de plastique et pas beaucoup d’eau. Pour moins de 30 euros, vous achetez un récupérateur de gouttière et vou mettez un bac de 100 litres en dessous. Tant mieux si vous arrivez à vendre ce système ! Si ce n’est pas pour arroser le jardin, dites moi à quoi va servir l’eau récupérée ??

Dams

Je maintiens ma position ce n’est pas parce qu’on fait de l’écologie qu’on ne peut pas faire du design. Que la capacité du Rainpod soit trop faible par rapport au besoin, soit, mais rien n’empêche de concevoir un rainpod plus volumineux et au lieu de dénigrer les initiatives pourquoi ne pas avoir une démarche plus constructive dans vos remarques pour que le concept de base puisse être améliorer. J’ai du mal à comprendre la démarche intellectuelle qui vous motive à prendre cette position.Pour en revenir à l’arrosage et au risque de me répéter, je ne pense pas qu’arroser sa pelouse pour qu’elle reste bien verte tout au long de l’été soit une réelle démarche de prise en compte de l’environnement et de l’écologie même avec de l’eau de pluie….là c’est de la satisfaction personnelle avant d’être de l’écologie voire une manière de se donner bonne conscience. Il n’était pas du tout fait allusion à l’arrosage de jardin dans votre premier message mais bien à la pelouse (j’ai beau le lire dans tous les sens, votre 1° message ne fait pas apparaître le mot jardin). La notion de jardin peut par contre faire apparaître de réelles volonté environnementale et écologique… c’est un autre débat.PS: contrairemant à ce que vous semblez penser je ne touche absolument aucune commission ni ne réalise aucun bénéfice ou profit sur la vente du Rainpod et je découvre le concept à travers cet article.

Dan

Je ne discute pas de l’intéret de faire du design en écologie… si c’est efficace. Mais j’ai beaucoup de mal à mesurer le rapport coût/efficacité d’un tel système. D’accord pour le jardin, on n’arrose plus la pelouse. Reste que si vous voulez faire cela avec de l’eau de pluie, je ne vois toujours pas pourquoi, vous ne branchez pas un récupérateur de gouttière à 30 ou 50 Euros (avec séparateur de feuilles mortes et position été/hiver et antidébordement) connecté à un réservoir de 200 ou 300 litres. Ces systèmes sont vendus dans tous les magasins de bricolage. Sachez tout de même qu’au moins de juillet, il va vite être à sec et vous arroserez votre jardin essentiellement à l’eau du robinet ! quand il y aura un orage, il va déborder. je ne fais pas de philosophie, je souhaite simplement savoir ce que système apporte de plus à la récupération pour l’arrosage du jardin par rapport à ce qui existe. Un rainpod plus volumineux ça s’appelle un toit collecteur et n’oubliez pas qu’avec l’eau on est vite confronté au poids, j’ai eu un petit souci avec ma citerne et ses 2,5 m3 d’eau. Il faut envisager des fondations sérieuses ! Ce qui me motive c’est qu’on vend pour de l’écologie (parce que derrière ces démarches il y a commerce, rien n’est gratuit), des choses souvent inefficaces. Quand on publie, on s’expose à la critique, c’est normal. Après les exposés de chacun des partis, le consommateur juge. Pour ma part, j’ai donné des chiffres.

Fx26150

Dan a raison pour ce qui est des chiffres et de l’aspect éco-logique (je parle bien de logique) du système. Néanmoins, cet objet a le mérite intrinsèque d’attirer l’attention et par delà, de sensibiliser un publique plus large aux thèmes qui nous sont chers.Après c’est comme pour le reste.  Si  grâce au marketing l’irrationnel n’avais pas pris le dessus, il y longtemps que nous ne prendrions plus une fusée pour aller chercher le pain à 500m de chez-nous.       

David

Discussion très intéressante. – Dan> Quand on publie, on s’expose à la critique, c’est normal.Oui c’est normal et nécessaire, publier ce type de projet me permet de bénéficier de vos commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs. Alors merci ! > Quel est l’intérêt d’un système qui capte sur 2 m2 et ne stocke que quelques dizaines de litres ??> Je souhaite simplement savoir ce que système apporte de plus à la récupération pour l’arrosage du jardin par rapport à ce qui existe. Plusieurs scénarios sont envisageables : Tout le monde n’a pas la possibilité de récupérer l’eau du toit : cas des copropriétés, accessibilité et position des descentes de gouttière. La nécessité de disposer d’une réserve d’eau existe aussi dans des environnements loin de toutes constructions : jardins et espaces verts publiques. Enfin,  pouvoir bénéficier d’une surface de récupération dédiée (qui, je le concède, dans les configurations présentées, sont faibles) permet de s’assurer de la qualité des eaux recueillies. En ruisselant sur un toit, l’eau se charge de dépôts et sa qualité peut être affectée par la nature même des éléments qui constituent la couverture. > Qu’est-ce  que ce système apporte d’efficacité au problème de l’eau ? et là désolé, il faut aligner les chiffres ! Si on en met plusieurs, cela fait beaucoup de plastique et pas beaucoup d’eau. Pour moins de 30 euros, vous achetez un récupérateur de gouttière et vous mettez un bac de 100 litres en dessous. Vous avez raison concernant la quantité de plastique mise en œuvre par les solutions présentées, elle ne me satisfait pas non-plus : comme je l’indiquais dans les commentaires de l’article de TreeHugger la semaine passée, je réfléchi à une version plus légère du Rainpod, dont la partie réservoir serait une poche textile, permettant de réduire encore l’impact environnemental du produit au niveau des ressources mises en œuvre et du volume et du poids transportés. Un Rainpod  se flétrirait ou se gonflerait alors en fonction de la réserve d’eau disponible. – Dams> Je ne touche absolument aucune commission ni ne réalise aucun bénéfice ou profit sur la vente du Rainpod. Et vous auriez bien du mal : ) Rainpod n’est pour l’instant qu’un modèle numérique. – Fx26150> Néanmoins, cet objet a le mérite intrinsèque d’attirer l’attention et par delà, de sensibiliser un publique plus large aux thèmes qui nous sont chers. Je suis heureux que vous ayez identifié cet autre aspect du projet. Je crois comme vous que les pratiques écologiques diffuseraient plus largement si elles étaient plus visibles, lisibles et désirables. Rainpod n’est sans doute pas encore complètement abouti en tant que proposition de produit, mais son concept est bien reçu dans la blogosphère. Si nous sommes prêt à tolérer l’impact visuel fort de soucoupes volantes dans nos jardins pour économiser quelques litres d’eau potable, alors les mentalités sont en train de changer. C’est plutôt bon signe.

Alicia

Je suis d’accord avec le projet de David.Chaque invention surtout dans le domaine de l’environnement peut faire l’objet d’amélioration constante.Je pense souvent que la critique est facile … aussi il faut qu’elle demeure constructive …

Dan

Je suis heureux que mes remarques très terre à terre puissent vous être utiles. Cependant, je pense qu’il faut se méfier de la blogosphère car il existe d’importantes distorsions entre les déclarations enflammées des blogs et autres forums et la vraie vie. Deux exemples : Sur les forums vous trouverez d’innombrables contempteurs d’EDF avec de brillants arguments en faveur des solutions alternatives. Le jour où vous ouvrez le marché, moins de 0,3 % des particuliers quittent EDF ! Vous avez une foule de défenseurs de la voiture à air comprimé, vilipendant sans retenue les affreux lobbies. Le jour où quelqu’un propose des actions de la société qui la construit, il n’arrive pas à les vendre ! Tant que vous ne touchez pas à leur porte-monnaie, les gens vous déclarent n’importe quoi dans le monde virtuel. Conclusion : vous pouvez faire votre étude de marché dans la blogosphère, mais pour faire « bouillir la marmite », vous aurez besoin de clients réels qui vous payent en Euros. D’autre part je ne connais pas encore de banque blogosphérienne, mais je suis peut être mal informé. Enfin, bonne chance pour votre projet.

Gael

Sujet particulièrement interressant, mais pour quoi ne pas parler des récupérateur d’eau de pluie enterré, permettant de limiter la pollution visuelle ? Le design c’est bien, mais encore faut-il être réaliste et avoir un réelle utilité.Pour info, voici un nouveau professionnel de la récupération de l’eau de pluie qui s’adapte autant aux particuliers, professionnels (hôtels, camping…) !

Guydegif(91)

Une position éco- logique (double sens, logique & écolo !) conduit à considérer pour tous aspects pratiques et réalistes 2 faits:1) …”un capteur qui s’appelle un toit” pour avoir des volumes qui tiennent la route2)… ”des récupérateur d’eau de pluie enterré..limiter pollution visuelle…gel, etc…”That’s it ! Soyons pragmatique et réaliste.A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91)

Une position éco- logique (double sens, logique & écolo !) conduit à considérer pour tous aspects pratiques et réalistes 2 faits:1) …”un capteur qui s’appelle un toit” pour avoir des volumes qui tiennent la route2)… ”des récupérateur d’eau de pluie enterré..limiter pollution visuelle…gel, etc…”That’s it ! Soyons pragmatique et réaliste.A+ Salutations Guydegif(91)

Kakacolleraucul

fauire kaka dans le pot de fleur

13
0
Laissez un commentairex