Orléans va expérimenter le potentiel énergétique de la Loire

A l’occasion du plus grand rassemblement européen de la marine fluviale, lors du "Festival de Loire" qui aura lieu du 18 au 22 septembre prochain, sera dévoilé le projet d’hydrolienne en Loire à Orléans.

La présentation de ce prototype place la cité johannique parmi les premières villes à prétendre profiter de l’énergie de leur fleuve. L’hydrolienne sera mise en eau en 2014 pour un projet d’étude d’environ un an. Cette phase de test orientera par la suite le développement industriel et commercial de l’hydrolien fluvial sur le marché mondial.

L’énergie hydraulique produite par les rivières et les fleuves est encore méconnue alors que le potentiel reste à découvrir.

La Mairie d’Orléans en veille sur les projets novateurs en matière de développement durable, entend bien se positionner à l’avantgarde de l’hydrolien fluvial. "De ces techniques et technologies adaptées à nos fleuves, il reste tout à construire, et le potentiel nous permettant de produire une énergie locale, propre, et renouvelable, grâce à la force des courants et des mouvements d’eau de la Loire, s’il est prometteur, reste à identifier " a analysé Serge Grouard, Maire d’Orléans, Député du Loiret. "Il faudra voir si l’investissement est compétitif par rapport à d’autres énergies ou modes de production d’énergie. Les enjeux sont multiples, d’une part réduire notre empreinte environnementale et d’autre part imaginer des filières d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de développement économique de nos territoires. Ce projet d’hydrolienne à Orléans est donc un programme de développement durable fort, qui s’appuie sur une ressource précieuse que nous avons à cœur de défendre et de valoriser, la Loire".

L’étude sera conduite par la société grenobloise Hydroquest, soutenue par EDF. L’entreprise dispose de technologies de pointe s’appuyant notamment sur 9 brevets déposés en copropriété avec EDF. A ce projet s’associent le fleuron orléanais DREAM (pôle de compétitivité Écotechnologies) et BIOTOPE, acteur privé de l’ingénierie écologique.

Le coût global du projet est estimé à 2,46 millions d’euros. La Mairie d’Orléans a adopté en conseil municipal de juillet une convention de partenariat avec Hydroquest visant notamment à soutenir le projet à hauteur de 50.000 euros pour 2014 et 2015.

L’hydrolienne d’Orléans :

• Objectif : développer et expérimenter une hydrolienne fluviale en Loire.
• Coût global du projet : 2,46 millions d’euros, dont 50.000 euros de subvention de la Mairie d’Orléans.
• Implantation : en cœur de ville, quai de la Madeleine, entre le pont Joffre et le pont de l’Europe, pour une durée d’un an à partir de début 2014.
• Particularités techniques liées au concept d’Hydroquest : contrairement aux hydroliennes maritimes, cette hydrolienne fluviale présentera non pas une hélice, mais deux colonnes de turbines. L’ensemble pèsera environ 2 tonnes, pour des dimensions de 6m x 1,5m. Elle sera montée sur une barge flottante, elle-même amarrée au site d’exploitation.
• Les enjeux pour la Mairie d’Orléans : l’action N°14, de l’axe N°5 du Plan Climat Energie Territorial adopté en 2012 prévoit de « favoriser le recours aux énergies renouvelables ».

L’hydrolienne vient ainsi compléter les projets de chaufferie biomasse, de pompes à chaleur ou d’énergie solaire pour les bâtiments municipaux, ou encore le soutien à l’expérimentation de la pile à combustible avec EDF. Certaines de ces actions ont déjà permis de réduire de 43.000 tonnes les émissions de CO2 sur le territoire (-6%) soit l’équivalent des émissions de 19 000 voitures.

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
30 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Nairj

…2,5 M€ pour quelques KWh/an, sans compter que les turbines de cette machine semblent à la merci du transport solide dans la rivière (avec tout ce que cela suppose en terme d’arret de production)…Meme si je suis un grand partsant de la R&D et de l’insvestissement dans les ENR, il faut avouer en ttoute objectivité que ce n’est pas demain qu’on se chauffera ou qu’on fera tourner nos industries avec ce type d’équipement, à moins bien entendu que chacun soit prêt à payer son KWh 10 fois plus cher!

Papoumontchat

Bizarrement on ne parle pas de puissance, qui est vraisemblablement très faible au vu des dimensions (quelques dizaines de kW, peut-être un peu plus?) et de la conception car si les turbines verticales étaient la solution en hydraulique ça se saurait depuis longtemps; donc je rejoins l’avis de Nairj

gaga42

“L’énergie hydraulique produite par les rivières et les fleuves est encore méconnue”: ça c’est la meilleure, Bergès et Fourneyron doivent s’agiter dans leur tombe! Les auteurs (et peut-être même les concepteurs…) auraient-ils oublié que la puissance disponible est proportionnelle à la fois au débit “turbiné” et à la hauteur de chute? Ce qui ne doit pas laisser grand chose à la “machine”, enfin sauf preuve du contraire car l’article est plutôt “discret” sur la puissance. Il ne suffit pas que ça tourne pour que ça produise! (comme pour les éoliennes d’ailleurs qui produisent peanuts une bonne partie de leur temps de rotation). Une “bonne vieille” microcentrale (stype gros moulin) produirait au moins autant de façon plus simple et probablement plus discrète. mais c’est moins bon pour la com.

trimtab

Le jeu de mot est peut être facile, mais les possibilités de faire du courant avec des courants ‘au fil de l’eau’, demande à être exploiter bien plus , car, parfois ces courants là sont bien plus ‘musclés’ qu’on pense. La nature ‘production locale’ est aussi interessante, si toutefois (est ceci est vrai pour d’autres ENR’s tel du PV domestique ou grande toitures), la production est D’ABORD consommée directement ‘sur place’, et que seulement le surplus injecté dans le réseau, en corrélation avec le vrai sens de l’énergie verte ‘locale’, car Ceci permet: 1: De ‘soulager’ le réseau. 2: De faire de économies en euros trébuchants sur la facture ‘jus’ du ‘autoconsommateur’ en question, au fur à mesure qu’on approche du parité ‘prix au compteur’. Sceptique ? Vous connaissez le prix du kwh du jus ‘au compteur’ dans 5,10,20 ans ? Ou vous pouvez négocier avec EDF un contrat ‘à terme’ à prix fixe sur plusieurs années pour votre jus ? Par contre le prix de votre ‘installation’ aujourd’hui et sa durée de vie vous connaissez assez bien, donc le prix ‘fixe payé d’avance’ est parfaitement connu pour la durée de vie de la chose. 3: D’eviter de ‘balancer’ du jus sur le réseau, ( et faire de l’argent avec des ‘tarifs achats’ parfois au combien généreux ! , au grand bonheur des ‘opérations comtables’ souvent derrière ces types de projets ENR’s) d’une façon arbitraire, même quand celui à guère besoin (reproche souvent fait pour intermittance de certain ENR’s). Et Pour Nairj: 1:”….2,5 M€ pour quelques KWh/an…” La ‘puissance’ de la bête ne semble pas être mentionnée dans l’article, alors ne criez pas trop avant d’avoir mal. 2: “…. cette machine semblent à la merci du transport solide dans la rivière….” Je ne pense pas que ces concepteurs ont oublié quelques dispositions simples (grilles ou d’autre) pour empêcher un gros bout de bois ou d’autres detritus solides et volumineux de venir ‘foutre le bordelle’ dans leurs belles machines, à2,5M€ pièce ! 3: “…..moins bien entendu que chacun soit prêt à payer son KWh 10 fois plus cher!…” 10 fois plus cher ? Vous avez fait quelques calculs de coin de table, ou vous avez ‘some inside information’…..Votre source pourrait intéresser nos amateurs de ‘batailles de chiffres !’. trimtab

trimtab

“………comme pour les éoliennes d’ailleurs qui produisent peanuts une bonne partie de leur temps de rotation……..” Et les centrales dites ‘de pointe’ qui ne produisent RIEN quand ils sont arrêtées ‘une bonne partie du temps’…..même pas peanuts ! RIEN, nada, que dalle…..! J’ai même cru comprendre que certaines allaient est fermé car de moins en moins ‘rentables’. Est ce que Eole et Ra ont piquer un pârt de leur ‘marché intermittante’ ?’ Faut les ‘éliminer’ aussi ? Aie, aie, aie ! attention le ‘blackout’ breton l’hiver prochain….? “…..Une “bonne vieille” microcentrale (style gros moulin) produirait au moins autant…….” N’est ce pas “une bonne vieille” microcentrale (style gros moulin), revu au goût moderne du jour sur un plan technologique ? Là vous chipotez un peu. trimtab

Nairj

Trimtab, comme expliqué plus haut la puissance installée et le produit du débit, de la hauteur de chute , du g (gravité = 9,81) et de l’efficacité du système. Compte tenu des dimenssions de la machine, et du fait que la chute est quasi nulle (c’est plutot une vitesse en fait), la puissance installée de cet équipement est sans doute de l’ordre de quelques KW (env 100KW max après un rapide calcul). Cela ramène le prix du KW installé à 25,000 euro, soit environ 10 fois le prix de construction au KW installé de l’hydroélectricité conventionelle. Quand au problème du transport solide, le proto en photo ne présente pas de protection particulière, à moins que celui-ci soit installé au sein d’une structure bétonnée avec une prise d’eau et un canal protégé par une grille…ce qui en ferait rien de moins qu’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau. Les débrits chariés sont un réel pb pour ce type de technologie, je le sais pour avoir étudié en détail une technologie similaire développée par l’entreprise belge Ruten. Et je ne parle pas de la gestion des crues… Enfin sur le cout de l’élec, je dis “10 fois plus cher” car le cout en capital (investissement) est effectivement 10 fois plus cher que pour l’hydro, avec un load factor et des couts d’O&M certainement assez similaire. Le cout de production sera donc 10 fois plus cher, il est donc probable que le prix de vente suivra la même règle. Cependant je suis conscient qu’il s’agit d’un prototype, et que comme tut proto industriel, il sera certainement produit pour 3 à 5 x moins cher en série. Cependant faire ce constat nous oblige à admettre cette règle pour tout les prototypes industriels…l’EPR de Flamanville en étant un, nous pouvons également pensé que les EPR suivants couteront également 3 à 5 x moins chers, avec un prix au KWh 20 fois plus bas et une qualité de l’énergie bien supérieure car garantie. J’écrit ça en toute objectivité, je suis un professionel de l’hydro, pas forcément partisant du nucléaire.

gaga42

Merci de ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit, faut pas être si chatouilleux quand on parle de l’éolien… Donc je complête pour les “malcomprenants”: “.. comme pour les éoliennes d’ailleurs qui produisent peanuts une bonne partie de leur temps de rotation, mais beaucoup plus en cas de “bon vent” et rien du tout en cas de calme plat ou de tempête. Alors que l’hydrilienne produit toujous peanuts plus ou moins epsilon entre l’étiage et la crue..”

Captainigloo
trimtab

Epsilon – Un nombre très proche de zéro en mathématiques et en physique, et par extension une plaisanterie pour une petite quantité. Je croiyais que l’eau était quelques choses de ‘puissante’ et loin d’être une plaisanterie qui pourrait produire ‘epsilon’ ! Avec donc tant de projets d’hydroliens (ou marée motrice – même type d’application) nous avons pleins de plaisantains qui gaspille leur sous pour des nêfles ? Il est sur qu’un ‘petit truc’ (eolien ou hydrolien) produit peu, mais un ‘gros truc’ is a ‘lot of peanuts’ ? On est quand même loin “Un nombre très proche de zéro” ? trimtab

gaga42

Je connais très bien la signification d’epsilon et l’ai employé à dessein, non pour dire que la puissance est faible (elle l’est effectivement) mais pour dire qu’elle variait peu (“plus ou moins epsilon”, je traduis?), comme pour toutes les centrales au fil de l’eau. Lesquelles centrales, au passage, produisent paradoxalement moins en période de crue car la chute est moins grande. Par contre le physicien (que je suis) ne comprend pas l’expression “puissance de l’eau” (ya un rapport avec la mémoire de l’eau?). Comme expliqué plus haut, vous devez avoir le débit ET la chute. Dans le cas des hydrauliennes “maritime”, et donc à priori de marée, il y a des débits colossaux, et une chute “équivalente” probablement de l’ordre de qq cm. La Loire est par contre plus connue pour ses bancs de sable que pour ses flots fougueux, sinon elle n’aurait pas manqué d’être aménagée comme l’a été le Rhône.

Airbus

Allez voir si dans une soufflerie pour tester les profils d’avions vous avez une chute ! Seulement un débit. Et ça décoiffe !

gaga42

Pour le dire simplement, le “moteur” du déplacement de l’eau d’une rivière, c’est la chute, pour le vent c’est un écart de pression, et n’oublions pas que l’eau est incompressible: une bouteille d’eau sous pression ne peut produire aucune énergie contrairement à une bouteille d’air.

Papoumontchat

Je me permets de rappeler quelques notions de mécanique des fluides pour éviter de lire certaines absurdités: – le moteur essentiel d’une rivière à surface libre ce n’est ni la vitesse ni la chute c’est la GRAVITE par l’intermédiaire de la PENTE de la rivière prise à la racine 2/3 (formule de Strickler); les autres paramètres (VITESSE, débit) ne font qu’en découler – les hydroliennes fonctionnent comme les éoliennes (prélèvement d’énergie dans l’énergie cinétique du flux du fluide) et comme pour les éoliennes il y a bien évidemment une limite de Betz au rendement d’extraction – comme une hydrolienne crée une perte de charge dans la section d’installation, il y a effectivement une perturbation de la ligne de surface libre avec une petite remontée amont – pour le côté pratique, la question est la PROFONDEUR de lit disponible pour accepter le volume de l’installation et celle-là me parait bien encombrante pour nos rivières françaises, car plus on a besoin de profondeur, plus on fait baisser la vitesse de passage à débit donné donc l’énergie extractible; de mémoire, des hydroliennes de fond de lit fonctionnent dans l’Amazone depuis longtemps (mais l’Amazone c’est le Raz Blanchard fluvial!)

Stephsea

Et bien OUI! ET la ville d’orléans, probablement grace au zèle d’un “conseiller” en mal de reconnaissance et de quelques politicars aussi bêtes que cupides l’ont trouvé et le mettent en oeuvre. La méthode : jetter l’argent publique dans la Loire pour un projet ENR RIDICULE. Comment cela va t’il se dérouler : Le maire tout puissant, le monarque local et ses barons décident de piquer littéralement le revenu de l’impôt pour arroser un projet qui n’a ni queue ni tête, démontable sur un forum en deux minutes chrono, le tout sous le prétexte totalement fallacieux de s’inscrire dans une démarche d’augmentation des énergies vertes. Comment peuvent ils croirent que les citoyens floués et littéralement volés ne vont pas se rendre compte de l’ineptie? La conclusion sera très simple : “les ENR au fil de l’eau, c’est de la merde.” Voilà ce que vont se dire légitimement les cytoyens à Orléans, et ailleurs. S’y prendrait on autrement si il s’agissait de démonter la filière ENR hydraulique? Je ne le crois pas. De la à penser que EDF est derrière ce torpillage à trois bandes… Orléans agit donc ici de manière extraordinairement perverse. En engloutissant des sommes faramineuses pour une hydrolienne inepte, elle décridibilise et tue toute la R&D du secteur dans toute la France. C’est grave, c’est imbécile, c’est malhonnête, c’est condamnable. Merci à Nairj de nous remettre un peu sur les rails. Il faut quelques secondes pour vérifier sur le papier que l’hydrolienne de rivière au fil de l’eau, sans barrage, est une ineptie radicale. C’est un système à très faible rendement, à réserver à quelques cas particuliers, peut être. Pendant ce temps, près d’Orléans et partout en France, on refuse de redonner aux moulins (historiques) le droits d’exploiter les rivières, on détruit des barrages et des retenues, on bloque une production en devenir qui serait elle rentable. L’administration met un zèle extraordinaire à tuer tout projet hydrauélectrique. On prétend rétablir la continuité des cours d’eau. Quelle foutaise! Il faut se battre au tribunal pour faire respecter un simple droit! Les inventeurs et ingénieurs de ces systèmes (retenues et turbines) ont travaillés pour nous pendant des siècles. Nous avons entre les mains une technologie simple et très efficace, qui respecte la faune et la flore. De plus les équations sont simples, accessibles à n’importe quel bricoleur ou technicien. Pourquoi marche t’on toujours à l’envers en France? Pourquoi? Faudra t’il bientôt se passer de l’avis de nos politiques et administrations, s’en débarrasser? Je le pense car il y a là encore un preuve qu’ils sont profondément malfaisants…

Tassin

Elle fait 50kW cette turbine protoype. 50€/W installé. Soit 31 fois le prix du photovoltique en toiture. Même avec un taux de charge phénoménal (disons le triple soit 3500h), ça fait 10 fois le prix du PV soit 1,60€/kWh. Mais bon ça reste un prototype.

Tassin
Sicetaitsimple

Visiblement ils y ont pensé puisque que le concept est une hydrolienne flottante:

Sicetaitsimple

Si j’en crois l’article , la contribution d’Orléans est de 50000€.sur un montent total de 2,5M€. Et regardez la video du lien envoyé par Tassin, vous y aurez la confirmation qu’EDF est dans le coup, et vous comprendrez pour quel type d’application.

Luis

. Une ombre reste au tableau, celle du coût de l’électricité ainsi produite. Selon Hydroquest, il serait compris entre 100 et 180 euros par mégawattheure (contre une moyenne globale française d’une cinquantaine d’euros), soit, tout de même, moins que le solaire. Les tests à venir devraient le préciser, mais ce point apparaît pour certains comme un facteur handicapant. Pour les personnes désireuses d’en apprendre plus, le projet Hydrofluv sera présenté à Orléans durant le Festival de Loire, du 18 au 22 septembre. Pour un prototype. Les modèles de série exportables sur les grands fleuves du monde.

Sicetaitsimple

Bien sûr, mais je vous invite également à regarder la video proposée par Tassin. La première application possible pour EDF, c’est dans les communes isolées de Guyane , et là vous devez comparer au coût de l’electricité générée par de “petits” groupes electrogènes. Sur un grand réseau interconnecté, ça va forcément mettre du temps à être “compétitif”….

Nicias

Et pour le Mississippi qui coule de bas en haut, ce sont les hydroliennes qui produisent le débit du fleuve ? Je sors…

Dan1

Ben non, c’est une ineptie radicale. Le but de tester cette hydrolienne dans la Loire n’est pas de démontrer que l’on peut installer des milliers d’hydroliennes de ce type dans la Loire ou n’importe où en France pour faire la nique au nuc ! Ce type d’équipement s’adresse en priorité aux ZNI de nos départements et communautés d’outre-mer, où à l’étranger. Sur l’Oyapock ou sur le Maroni, ça devrait pouvoir le faire même si le kWh est très cher, voire, à moindre échelle (puisque c’est modulaire) sur des criques beaucoup moins connues. Le but est bien de se substituer aux groupes électrogène à mazout… ce qui est quand même le quotidien d’une bonne partie de l’humanité qui veut s’électrifier et pour qui ça coûte très cher. Je ne vous parle même pas d’écologie qui est un luxe que les pays déjà très bien électrifiés peuvent se payer. Ce n’est donc pas une ineptie mais un moyen de production de niche. Et je me permets d’intervenir, car je m’y connais un peu en matière de niche :

Sicetaitsimple

Vous voyez, la péréquation peut parfois avoir du bon, dans le cas présent pousser EDF à investir dans de la RetD sur des systèmes dont l’intérêt immédiat pour une multinationale en plus monopolistique chez elle ne saute pas forcément aux yeux!

Stephsea

qui confirme une partie de mes préventions : un petit entre soi d’ingénieurs et de thésards, de communicants pur jus EDF. Le réalisme a du plomb dans l’aile, et avec lui les vrais projets productifs hydrauliques en France. Au profit de qui, eu profit de quel modèle? Je vous laisse conclure… Quelle mauvaise fois incommensurable de se servir des indiens du maroni (ou d’autre gentils sous-developpés, peuples-de-la-rivière) pour justifier leur mécano de labo à 2.5M€! Et en l’occurence la rivière est bel et bien barrée par un joli pont en acier… Si vraiment il fallait des ENRs là bas en Guyanne française (quelle rigolade quand on compte les centaines de milliards de Arianne), on ne se serrait pas gené pour construire des barrages massifs et rellemenent productifs comme celui de la Rance. De telles installations (2 barrages?) suffiraient probablement à produire toute l’électricité de Guyanne. Resterait alors à fair un réseau digne de ce nom. Mais ne nous inquiétons pas trop : dans les faits les indiens totalement illetrés (qui ne parlent pas français) qui vivent à quelques km de Kourou, de St Laurent ou de Cayenne sont le dernier des derniers des soucis de nos chers politiques et autres gérants de EDF. La réalité est bien différente. Allez y voir en guyanne et vous reviendrez avec une machette affutée et sale pour montrer ce qu’est vraiment la vie là bas, à ces “ingénieurs” dont la mauvaise foi est probablement la seule vraie compétence scientifique.

Sicetaitsimple

mais quitte à êtes un peu vulgaire et risquer une exclusion temporaire d’Enerzine, vous êtes juste un gros naze. Tout d’abord, vous nous faites 30 lignes sur le “monarque d’Orléans qui veut tuer la filière hydrolienne mondiale en ruinant ses administrés”. Je ne sais même pas qui est le maire d’Orléans, mais s’il met 50000€ au pot ça ne va certainement pas ruiner sa ville qui va certainement voir un certain nombre de recettes ( hotellerie, restaurant, transport) de gens qui par curiosité ou intérêt professionnel viendront voir cette installation. Quand on vous fait remarquer l’intéret potentiel de cette technologie dans certains marchés “de niche”, alors là c’est le délire complet! Quant aux barrages, EDF en a construit un, Petit-Saut, en moyenne 60% de la production guyanaise (vous ne le savez pas, vous qui avez l’air très au courant de ce qui se passe en Guyane?).Mais que n’a -t-on entendu à l’époque! Maintenant, c’est calmé et tout le monde est content. On retiendra qu’Hydroquest et EDF “veulent se servir des indiens du maroni (ou d’autre gentils sous-developpés, peuples-de-la-rivière) pour justifier leur mécano de labo à 2.5M€!” J’ai rarement vu plus con sur Enerzine….

Sicetaitsimple

qui voudraient parler d’electricité en Guyane, je recommande la lecture préalable de ce document: Il s y verront ce que sont les “communes de l’intérieur”, et apprécieront en conséquence la remarque pertinente de Stephsea “Resterait alors à faire un réseau digne de ce nom.” Resterait donc à percer environ 300km de forêt amazonienne pour transporter quelques MW, Super développement durable, et économiquement je vous dis pas.

Dan1

A Stephsea. Quand on connaît la Guyane sur le plateau des Guyanes , on ne met pas deux NN à Guyane ! De même, quand on connaît le programme Ariane, on ne met qu’un seul N. Je vous signale d’autre part que de très nombreux indiens de Guyane sont “lettrés” et un certain nombre servent dans l’administration française ou ailleurs. En avez vous déjà rencontré et avez vous discuté avec eux. Votre vision est caricaturale au possible. Pour ce qui est d’une barge, le problème en Guyane n’est l’hydrolienne, mais les dizaines de barges des chercheurs d’or clandestins ou non qui drague sans relache le fond des criques ou fleuves (plusieurs heures de plongée par jours et qui relachent des métaux lourds dans toutes les eaux aval. Et quand vous remontez les criques, ce ne sont pas les barrages qui manquent. Mai ils sont naturel et plutôt costauds. Je vous conseille donc une bonne tronçonneuse si vous ne pouvez pas sauter par dessus le tronc d’arbre ! S’agissant des barrages, je vous signale que le barrage de Petit Saut a été construit dans les années 80 pour pallier l’insuffisance de la centrale du port de Cayenne et les multiples groupes électrogènes et aussi bien sûr pour accompagner la montée en puissance du CSG. Mais force est de constater qu’il n’existe pratiquement qu’un axe routier au bord de la côte et que malgré les maudits français, les gentils indiens ont conservé une sacrée immensité de forêt dont l’accès est encore difficile et qui justifie pleinement le recours aux systèmes d’électrification en site isolé.

Sicetaitsimple

Vous êtes déjà sous surveillance vis-à-vis d’allégations non prouvées sur les pratiques de certaines entreprises du PV…. Faire remarquer comme si de rien n’était à un fin connaisseur de la Guyane qu’il met deux “n” à guyane et deux “n” à Ariane pourrait être considéré comme du harcèlement moral, une méthode un peu perverse. N’aggravez pas votre cas. Par contre, “gros naze”, ce n’est pas du harcelement moral, c’est de l’injure publique mais bien plaidé on s’en sort normalement. Pour en revenir au fond, je ne sais pas ce que deviendra l’hydrolienne d’hydroquest, mais ce qui est certain c’est que le concept correspond à des besoins, certes un peu exotiques vus de notre fenêtre ( cf. ma vision limitée sur le potentiel du turbinage des eaux potables ou usées en Suisse hier, encore qu’on pourra en reparler), et donc je leur souhaite de la réussite. Et si ça merde, bah tant pis, mais au moins une entreprise francaise aura essayé.

Papoumontchat

Bravo Nicias pour cet aphorisme révolutionnaire: les rivières coulant maintenant de l’embouchure à la source, la GRAVITE vient de s’inverser sur la terre et en sortant vous avez du vous envoler…

Gandal

J’espère que des études ont été faites sur l’impact d’un tel ouvrage dans le lit de la Loire dans les périodes de fortes eaux… cela serait ballot de provoquer nous même la fameuse crue du siècle !

30
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime