Solar Impulse 2 se prépare pour la traversée historique du Pacifique

Le 21 avril dernier, avec Bertrand Piccard aux commandes, l’avion solaire Solar Impulse 2 (Si2) – le plus avancé du monde et le premier capable de voler jour et nuit sans carburant – a atterri avec succès à Nanjing, en République populaire de Chine, soit la sixième étape du périple qui en compte 12.

Extrêmement important d’un point de vue technique, ce vol a permis de vérifier et d’affiner les derniers éléments en vue de la traversée de l’océan Pacifique prévue en mai, lorsque les conditions météorologiques seront favorables.

Cette dernière étape rapproche encore un peu plus Solar Impulse d’une « première aéronautique ». En effet, pour la suite du tour du monde, l’avion solaire devra voler pendant cinq jours et cinq nuits consécutifs au-dessus du Pacifique, un exploit jamais réalisé auparavant.

"Mon travail de pilote a été relativement facile. En revanche, la préparation de ce vol s’est avérée difficile pour notre équipe d’ingénieurs, de météorologues et d’experts d’Altran, partenaire de SI, au Centre de contrôle de Monaco. Nous avons effectué des simulations pour toutes les trajectoires possibles et envisagé toutes les différentes stratégies pour que Solar Impulse 2 puisse gagner les airs. Nous avons notamment dû définir les escales possibles dans les aéroports situés sur l’itinéraire ainsi que les différentes vitesses, altitudes et trajectoires d’attente. Tout au long du processus, les autorités chinoises se sont montrées vraiment coopératives et ouvertes à nos idées. Nous sommes impressionnés par l’esprit de notre équipe et la volonté de nos partenaires de nous aider à atteindre notre objectif : le premier vol autour du monde sans carburant", a déclaré Bertrand Piccard, Initiateur, Président et pilote de Solar Impulse.

À l’arrivée de Solar Impulse à Nanjing, André Borschberg, Co-fondateur, CEO et pilote de Solar Impulse a déclaré : "Nanjing marque un tournant dans la mission ; c’est ici que tout se joue pour nous pilotes, 12 ans après le lancement du projet. C’est le moment de vérité où tous les défis techniques et humains doivent être relevés. Nous avons maintenant moins d’un mois pour nous préparer mentalement et physiquement à ce qui sera le plus long vol de Solar Impulse à ce jour : un voyage de cinq jours et cinq nuits au-dessus de l’océan Pacifique entre Nanjing et Hawaï."

Depuis la semaine dernière André Borschberg est en Suisse, afin d’être examiné et soigné pour des migraines et une affection mineure de la peau. Il a depuis rejoint l’équipe de Solar Impulse en vue des derniers préparatifs pour la prochaine étape vers Hawaï.

Au cours des prochains mois, Piccard et Borschberg poursuivront leur aventure autour du monde pour promouvoir un avenir plus propre (FutureIsClean.org). Compte tenu de la vitesse modeste de cet avion ultraléger, la mission nécessitera au total plus de 500 heures de vol, soit près de trois semaines dans les airs, répartis sur cinq mois, pour couvrir les 35.000 km environ du voyage.

Si2 est le plus grand avion jamais construit de poids si faible, équivalent à celui d’une petite voiture.

Après la traversée de l’océan Pacifique, l’appareil fera escale aux États-Unis, puis en Afrique du Nord ou en Europe du Sud, avant de retourner Abu Dhabi, achevant ainsi le premier tour du monde en avion solaire.

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Pastilleverte

Piccard, roi de la com’ Après un escale de un mois, SI va, peut être décoller de Chine pour traverser le Pacifique que cela. Véritable défi humain, technologique et… financier (combien de dizaines de millions de $/e ?) Pour éviter de fâcher les contempteurs du progrès, surtout quand il est écolo propre sur lui, et passer pour un grognon (scrogneugneu), je précise que je suis autant fasciné par l’aspect purement technologique, que plus que dubitatif sur tout le cirque médiatique, et les dé&clarations écolo DD compatibles de Piccard et Borschberg. ils ont réussi un mécénat que leur envierai bien des théâtres, musées, fondations et festivals, bravo, bien joué. Ils se la jouent pionniers et visionnaires, grand bien leur fasse, mais oin est pas obligés de boire leurs paroles comme du petit lait. et rendez-vous dans 150 ans quand les batteries auront enfin fait un saut technologique spectaculaire (ça c’est pour faire réagir …).

Stephsea

Jeu de mot facile. Je n’en suis pas à mon coup d’essai dans l’art de critiquer ce projet et tout ce qui y ressemble, dont le très fameux bateau solaire. Je ne citerai même pas le nom de cet autre projet tellement il est … clownesque. Ces fous “talentueux” sont en fait des clowns modernes. Ils amusent la galerie et sont suffisament crédibles dans ce rôle pour amasser des sommes colossales pour des défis totalement DERISOIRES. Le gouffre est tellement grand entre les sommes depensées (l’énergie!) et les objectifs que cela en devient carrément indéçent, insupportable, et cela à plusieurs titres. 1/ Le budget du projet est strictement proprtionnel à l’énergie non renouvelable engloutie, donc aux rejets de carbone, à la production de déchets de toutes sortes dont la plupart sont dangereux, à la consommation pharaonique de temps de vie, de potentiel en ingénierie qui pendant ce temps ne sert à riend d’autre qu’a la gloire du clown en chef, avec quelques miettes pour son équipe et ses “gentils” sponsors. 2/ Cette occupation mediatique est une quasi-spoliation. C’est une dictature du clown sur la réalité, c’est un paravent qui occulte totalement tous les autres projets moins clownesques – et tellement moins sexys. A qui ce masque profite t’il? Aux marques, aux sponsors, à un certain ordre établi et conservateur qui est totalement opposé aux prétendues valeurs de progrès que porte en apparence ces projets. Le clown est donc ici un homme sandwich, ni plus ni moins, qui permet aux choses et à l’industrie de l’énergie en particulier de ne surtout pas évoluer, ou pas trop vite, au rythme exact qu’auront souhaité et planifié les grandes majors de l’énergie, sur la seule base de leurs intérêts spéculatifs et donc financiers à court terme. Le tableau est donc noir sous le maquillage de ces projets irresponsables et même coupables selon moi de nous empêcher de voir la réalité et de nous empêcher de la modifier à un rythme plus soutenue, en tout cas plus profitable aux intérêts des populations et de l’humanité en général à long terme. Ces clowns sont toxiques, et si ils l’ignorent éventuellement, cela ne les exonèrent pas de leur responsabilité, ni de celle de leurs corrupteurs. Nous les auront bien prévenus, ainsi surtout que leurs fans transis et abusés. Le pain et les jeux n’ont jamais servis aucune civilisation. Et nous sommes justement dans la première civilisation qui a vraiment le destin de sa maison entre les mains. Allons nous nous contenter de ce spectacle pitoyable et continuer à manger des ships devant le foot à la télé, juste après un petit reportage creux et lénifiant sur le clown Picard? Moi, non…

Stephsea

Me prenez vous pour un censeur, voire un dictateur? Votre réponse montre une interprétation bien superficielle de mon précédent message. Et un début de procès d’intention dont je ne vois pas le fondement. Est ce parce que vous avez un problème personnel avec “le pain et les jeux”, avec le foot et le sponsoring? Est ce que je vous ai mis en face d’une contradiction problématique? Ce n’était pas mon souhait. Je ne remets pas en cause la liberté de proposer, de financer, d’aprécier le spectacle qui nous est offert, mais j’en critique très ouvertement la pratique et les effets. Ces effets sont parfois pervers et les intentions des promoteurs comme des spectateurs sont souvent criticables dans ce contexte. Quand à tout confondre, et à tout mettre dans le même panier, ce n’est pas exactement ni mon habitude, ni mon propos ici. C’est votre droit d’aprécier le spectacle qui vous est offert que ce soit en matière de pseudo innovation ou exploit technologique ou de pseudo exploit sportif, ou de pseudo réalité (aussi appellée télé-réalité). Tout cela est du domaine du show, des apparences, du spectacle. Tout est donc éclairé, mise en scène, programmé, avec aussi peu de place que possible pour les surprises – qui sont parfois mauvaises – et l’improvisation, y compris dans le sport bien sûr. Tout ce qui télévisuel (donc avec d’énormes investissements) ou du domaine du grand show multimédiatisé est de la même veine, du même ADN à la base. Et si vous apréciez que la moitié du cout d’un produit que vous payez (parfois plus, parfois moins) soit consacré au sponsoring, libre à vous. Quand à moi, je me contente des produits et des services dont le cout est le plus proche possible de son prix de revient réel, y compris les marges normales du fournisseur. Je refuse de payer l’impot sponsoring, taxe privée certes, mais taxe quand même. Je refuse surtout de financer les grandes campagnes belliqueuses des marques dont le seul but est de nous présenter LEUR monde idéal, donc celui qui les arrange, celui qui permet de confirmer et d’augmenter les ventes, avec toujours plus de marge et toujours moins d’éthique. Ainsi va le monde. Quand vous regardez le foot à la télé (Ligue 1), vous augmentez le poids du pied qui appui sur nos têtes à tous… C’est un raccoucis pour une réalité complexe, mais il en est ainsi. Et cette réalité devient carricaturale quand on nous donne en pectacle quelques fanfarons qui font de l’avion solaire un exploit technologique, quasiment de l’ordre du divin. La mise en scène me fait sortir de mes gonds, parce que le sujet est plus proche de mes préoccupations et que la barrière qui se baisse devant les autres projets est bien palpable… Derrière le décors, ces sponsors sont des prédateurs, seulement des prédateurs, des prédateurs sans vergogne que nous nourrissons. Pourquoi n’aurais je pas le droit de le souligner, et sans remettre en cause la liberté de chacun de ne pas le comprendre, ou de l’ignorer sciement?

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