Tarif du gaz : un retour à la hausse inévitable

GDF-Suez a tenu à faire quelques précisions suite à l’annonce du Figaro, concernant une prétendue hausse de 9% des tarifs de distribution publique de gaz naturel au 1er avril 2010.

Le Groupe GDF-Suez a précisé dans un communiqué lundi, qu’aucune demande auprès de la Commission de régulation de l’énergie n’avait été formulée à ce stade. Par ailleurs, GDF-Suez et l’Etat ont signé fin 2009 un nouveau contrat de service public qui rend l’évolution des tarifs de distribution publique de gaz naturel transparente et automatique à compter du 1er avril 2010.

L’évolution du coût d’approvisionnement résulte de l’évolution des cours des produits pétroliers, sur lesquels sont indexés les contrats de long terme conclus par GDF-Suez.

GDF-Suez tient pour finir à indiquer que, "quelles que soient les évolutions tarifaires au 1er avril 2010, le tarif de distribution publique de gaz naturel sera en moyenne inférieur à celui du 1er janvier 2009, et cela en dépit d’une hausse des cours du pétrole brut de 50 % au cours de l’année 2009".

            

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Caroline

GDF-Suez n’a rien demandé mais un arrêté publié le 21 décembre prévoit une augmentation de 2,43 € du coût hors approvisionnement (transoport, distribution, stockage, commercialisation) soit 5,9% d’augmentation ! Ce serait surprenant que son dirigeant ne soit pas au courant… Le tarif au 1er avril sera inférieur à celui de janvier 2009 ! Petit rappel, à cette date, compte tenu du prix des produits pétroliers montés jusqu’à 140 € quelques mois auparavant, le prix de la matière gaz était au plus haut. Aujourd’hui, le pétrole est à moins de 80 €. De plus, le gaz s’échange sur les marchés à un prix 50% inférieur à celui obtenu par les contrats de long terme indexés sur les produits pétroliers.

efe

A Caroline : Les volumes de gaz échangés sur les marchés de court terme aux différents hubs physiques ou virtuels (Zeebrugge, TTF, NBP …) ne représentent que 10 à 15% de la consommation de gaz naturel européenne et ne constituent qu’un marché d’ajustement entre opérateurs (un marché d’arbitrage). Le niveau de ces marchés, très volatile, est fortement influencé par le climat, les problèmes techniques sur les infrastructures de production et de transport, ou la santé économique d’une zone géographique. Ce niveau de prix peut certes à certains moments être 50% plus cher que le prix du gaz basé sur les contrats long terme (indexés produits pétroliers) … et à d’autres moments 100% plus cher. Le prix du gaz en Europe (sauf au UK) reste majoritairement lié aux contrats de long terme donc aux produits pétroliers, avec des lissages importants. Ce n’est pas faire preuve de bonne foi que d’agiter un “miroir aux alouettes” formé par une photo instantanée du différentiel entre deux marchés radicalement différents. C’est en revanche un façon partiale de jeter le doute sur des opérateurs en insinuant qu’ils se “gavent” sur le dos des consommateurs (celà fait toujours recette surtout lorsqu’ils sont importants). Pour ce qui est du coût “hors approvisionnement, c’est assez cocasse de constater que l’on redécouvre que les marchés ne sont pas que virtuels ou financiers et qu’il faut aussi des infrastructures pour transporter, stocker, distribuer le gaz en toute sécurité et avec toute la flexibilité nécessaire entre production et demande. Comme tout un chacun je n’accueille jamais les hausses de prix d’un bon oeil, mais si je veux être objectif, toute économie réelle implique de continuer à investir pour maintenir la qualité de service … Si vous regardez bien, vous constaterez que le coût d’accès aux infrastructures a augmenté …

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