Une nouvelle étude académique a révélé que les formes plus récentes de la technologie blockchain pourraient considérablement réduire la consommation massive d’énergie associée aux monnaies numériques, répondant ainsi à l’une des critiques les plus persistantes du secteur.
Publiée dans le Journal of Enterprise Information Management, la recherche compare les deux principaux systèmes utilisés pour valider les transactions sur les réseaux blockchain. Elle constate que les approches plus récentes apportent des améliorations substantielles en matière d’efficacité énergétique.
Les anciens systèmes « preuve de travail » (PoW), utilisés par les premières cryptomonnaies, reposent sur des processus énergivores pour valider les transactions. Les nouveaux modèles « preuve d’enjeu » (PoS) utilisent quant à eux une méthode moins gourmande en ressources, réduisant considérablement la demande d’électricité.
Forte consommation d’énergie
L’auteur de l’étude, Viraj Nair, maître de conférences en fintech à l’Université de East London, a déclaré : « L’intensité énergétique des premiers systèmes blockchain est devenue un obstacle majeur à une adoption plus large. Les résultats montrent que les approches plus récentes offrent une voie viable pour réduire l’empreinte environnementale de la blockchain. »
L’article fait référence à des évolutions concrètes, notamment la transition d’Ethereum vers un modèle moins énergivore, comme preuve que des systèmes plus efficaces peuvent fonctionner à grande échelle. Ce changement a déjà entraîné des réductions de la consommation d’énergie du réseau.
Les systèmes blockchain qui reposent sur des méthodes de validation énergivores ont attiré des critiques. On estime que le réseau Bitcoin seul consomme environ 100 à 150 térawattheures (TWh) d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’énergie d’un pays de taille moyenne comme l’Argentine ou les Pays-Bas.
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M. Nair a déclaré : « L’étude soutient que l’amélioration de l’efficacité énergétique sera cruciale à mesure que les technologies blockchain se développent dans les entreprises et le secteur public, où les considérations environnementales façonnent les décisions d’investissement et de réglementation.
Les systèmes à faible consommation d’énergie représentent une base plus durable pour les futures technologies blockchain. »
Article : From Proof-of-Work to Proof-of-Stake: a comparative study on sustainability, scalability and governance in blockchain networks – Journal : Journal of Enterprise Information Management – Méthode : Literature review – DOI : Lien vers l’étude
Source : East London U.



















