L'Afrique du Sud renonce à son projet de construction de deux centrales EPR, "en raison de l'ampleur de l'investissement."
La compagnie publique Eskom a publiquement annoncé, vendredi, qu'elle interrompait le processus d'appel d'offres pour la première partie du programme "Nuclear 1". Les deux consortium en lice, menés par Areva d'un côté, et Westinghouse de l'autre, ont été remerciés, et voient s'évaporer un contrat d'un montant total de 9 milliards d'euros.
"Le projet proposé, "Nuclear 1", aurait permis la construction du deuxième réacteur nucléaire du pays, à eau pressurisée." La centrale de Koeberg est à ce jour l'unique centrale nucléaire du pays.
L'Afrique du sud fait valoir qu'elle ne peut plus faire face à un tel investissement, à l'heure où elle sollicite un prêt de 5 milliards de dollars à la Banque mondiale pour affronter la récession. Le pays devrait donc se tourner davantage vers l'exploitation du charbon, dont il dispose des 6èmes ressources mondiales. En février, Alstom signait un contrat d'1,3 milliard d'euros pour la construction d'une centrale charbon de 4 740 MW.
Le programme nucléaire lancé par l'Afrique du Sud portait en premier lieu sur l'installation de 3 000 à 3 500 MW de nouvelles capacités nucléaires. La deuxième partie du plan portait sur l'installation potentielle de 20 000 MW d'ici 2025.