L'Etat s'apprêterait à vendre 15% d'Areva, et à augmenter le capital du groupe nucléaire.
Le Financial Times révélait vendredi que 15% du capital pourrait ainsi être ouverts à des partenaires stratégiques du Moyen-Orient et d'Asie, pour répondre aux besoins d'investissement du groupe.
La filiale T&D est notamment citée, sans qu'il soit aujourd'hui possible de savoir si elle sera cédée en partie ou entièrement.
Selon le FT, à l'issue de cette opération, 25% du capital du groupe pourrait être détenu par des investisseurs non gouvernementaux. Parmi les noms évoqués, celui de Mitsubishi Heavy industries et de fonds souverains tels que Mubadala d'Abou Dhabi.
Areva a besoin de 8 à 10 milliards d'euros pour réaliser ses commandes et moderniser le parc français, à l'horizon 2012. Le groupe doit également faire face au rachat des parts cédées par Siemens dans Areva NP, qui représentent 2 milliards d'euros.
Pour ses besoins à court terme, Areva devrait également annoncer la vente de son portefeuille d'action auprès d'entreprises françaises : Areva détient des parts minoritaires de GDF Suez, STMicroelectronics, Safran ou encore Eramet.