L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Par cet article, j'ai l'occasion de vous partager ces quelques réflexions. J'essaye de comprendre et d'analyser pourquoi des personnes sont capables de se monter la tête par de tels dénis de réalités. Personne ne peut contester les dangers potentiels de l'électronucléaire, mais une telle surenchère de la peur jusqu'à frôler l'hystérie me laisse perplexe. L'émotion est exploitée jusqu'à en devenir ridicule. Il y a une non-information ou plutôt une désinformation voulue et déterminée par des groupes de pression qui veulent engendrer dans l'opinion publique une sorte d'anxiété démesurée. Plus je mets le nez dans les chiffres est plus je découvre que les argumentations des antinucléaires ne s'élaborent que par des sophismes primaires érigés en slogans à l'emporte pièce, sans chiffre vérifiable, sans démonstration cohérente. Leur dialectique se construit sur l'amalgame et la confusion. Cette dé-information empêche d'avoir des repères. Le principe de précaution si nécessaire et si judicieux se concrétise parfois en tyrannie, sans possibilité de recul et en voulant ignorer tous les autres dangers à côté, on "filtre des moucherons et on avale des chameaux" (on s'angoisse pour la vie de nos petits enfants dans des milers d'années (les déchets), et on ferme les yeux sur notre propre planète d'aujourd'hui). Quelles sont donc ces motifs qui animent de telles réactions de rejet et les moyens médiatiques utilisés pour l'amplifier.
Dans beaucoup de domaines et de plus en plus, on constate des fractures dans nos sociétés (riches pauvres). Sans faire l'alternative primaire du savant et de l'ignare, ou encore, de l'expert et du profane, il y a quand même une fracture culturelle sur une façon réagir qui s'infiltre dans toutes les couches sociales de notre société. C'est plus une question de tempérament que d'instruction (bien que l'instruction ouvre nos horizons). Il y a le tempérament plutôt objectif porté normalement vers le "rationnel" et le tempérament plutôt subjectif emporté très facilement par le "passionnel". L'esprit scientifique ou technique abordera des faits avec des chiffres, il prendra le temps de les vérifier et de les comparer avec d'autres chiffres pour faire la part des choses. Mais l'esprit peu instruit ou irrationnel préfèrera se laisser gagner par l'émotion sans faire de discernement. Ce sont des braves gens qui raisonnent comme ils peuvent (la concierge d'un immeuble ne va réfléchir à ces problèmes de la même façon que l'universitaire du 2ème étage). De plus, le processus d'information est dominé par le paradoxe du "dévoilé/caché". Plus un événement insolite ou provoquant est mis en spectacle au grand jour et plus l'information devient crédible :"enfin, on arrive à savoir la vérité", et plus l'information du même événement qui cherche à rester prudente ou nuancée, plus elle suscite le doute et la suspicion :"on cherche encore à nous endormir, on nous cache la vérité". L'esprit critique ne marche alors que dans un seul sens.
Or, il existe une autre catégorie de gens qui n'ont pas la même innocence. Ce sont les "antinuk" purs et durs qui combattent plus par lutte idéologique que par soucis écologique. Et par-dessus cette catégorie, il y a encore les "meneurs" qui ont très vite compris que ce combat "antinuk" est une merveilleuse source de revenu pour leurs multiples associations (par des cotisations et des donations). Il est impossible que ces gens bornés et intéressés n'aient jamais rencontré des informations pour leur faire réaliser que la pollution radioactive des industries électronucléaires (des mines jusqu'au démantèlement des centrales) ne représente que les 2 ou 3 /1000 de la pollution radioactive générale (je dis bien 0,3 pour cent). Il est impossible que ces "intelligences" n'aient jamais été confronté au fait que sur les 200 centrales nucléaires de l'Europe de l'Ouest et des Amériques, il n'y a eu aucun décès d'origine nucléaire en l'espace de 30 années de fonctionnement (il faut exclure cependant les quelques accidents mortels dans les laboratoires).
Les grands responsables dans l'histoire ce sont des journalistes (pas tous) qui ne feront que monter la pression pour tenir leur "publique" en mains. C'est devenu un réflexe dans notre société où la liberté d'expression est devenue un droit absolu, peu importe si l'information est déformée, car ils ont des droits mais pas de devoirs d'honnêteté (c'est injuste). Dans ce contexte, la transparence si légitime et tant désirée se retourne contre ceux qui l'ont permise. Elle ne sert qu'à ceux qui peuvent examiner les chiffres ou les faits avec discernement afin d'en tirer la leçon pour améliorer la sécurité (c'est un des buts). Mais pour ceux qui se cramponnent à leur idéologie ou à leur business, chaque incident est une occasion de "crier au loup", chaque événement négatif mis sur la place publique est exploité pour renchérir l'indignation. Même encore aujourd'hui, quand les "médias" veulent évoquer une centrale nucléaire, ils montrent d'abord la photo d'une tour d'évaporation qui crache de la vapeur, plutôt que de montrer le dôme de protection. C'est typique : l'image est exacte mais l'interprétation est faussée.
Une des grandes victimes dans cette désinformation généralisée, ce sont les élus locaux ou nationaux qui préfèreront suivre le mouvement dominant par démagogie ou populisme, plutôt que de prendre le temps de s'informer par des rapports spécialisés afin de se faire une opinion. Dans une telle ambiance le dialogue est quasiment impossible. Réclamer un débat publique et un référendum dans de telles conditions se révèle une man?uvre malhonnête.
Relire les classiques Merci Beber pour avoir pris le temps d'écrire avec soin ce commentaire. Pour tous ceux qui se posent ce genre de questions, je ne puis que conseiller de lire (relire peut-être ?) De la Démocratie en Amérique, d'A. de Tocqueville. Cet ouvrage de presque 180 ans reste stupéfiant d'actualité. Voyez en particulier les chapitres sur l'éducation, la liberté de la presse...
<< Les hommes qui vivent dans les siècles d'égalité ont beaucoup de curiosité et peu de loisir; leur vie est si pratique, si compliquée, si agitée, qu'il ne leur reste que peu de temps pour penser. Les hommes des siècles démocratiques aiment les idées générales parce qu'elles les dispensent d'étudier les cas particuliers ; elles contiennent, si je puis m'exprimer ainsi, beaucoup de choses sous un petit volume, et donnent en peu de temps un grand produit. Lors donc qu'après un examen inattentif et court, ils croient apercevoir entre certains objets un rapport commun, ils ne poussent pas plus loin leur recherche, et, sans examiner dans le détail comment ces divers objets se ressemblent ou diffèrent, ils se hâtent de les ranger tous sous la même formule, afin de passer outre.
L'un des caractères distinctifs des siècles démocratiques , c'est le goût qu'y éprouvent tous les hommes pour les succès faciles et les jouissances présentes. Ceci se retrouve dans les carrières intellectuelles comme dans toutes les autres. La plupart de ceux qui vivent dans les temps d'égalité sont pleins d'une ambition tout à la fois vive et molle; ils veulent obtenir sur-le-champ de grands succès, mais ils désireraient se dispenser de grands efforts. >>