Priorité ? Si vous pouviez arrêter avec les équivalents CO2 et les centrales au fioul inexistantes qu'il faudra construire pour la régulation...spéciale dédicace à GDF-SUEZ qui se frotte les mains pour les centrales gaz à venir à chaque fois que le parc éolien augmente ... Pour 1kWh produit, 10g de CO2 pendant 20% (éolien) avec obligatoirement centrales gaz,charbon ou fioul (soit 800g CO2 pendant les autres 80% du temps où il faut réguler) ... au kwh, ça fait en moyenne 642 g CO2 ... bref, l'éolien connecté réseau ne résoudra jamais rien question CO2 (ni même le PV), du moins de la manière dont c'est fait actuellement (== injection) .. ce ne sont pas les danois qui vont me contredire ...
Bien vu! Et oui! Mais çà, il ne faut pas en parler! C'est écologiquement incorrect! Il faut laisser croire que le photovoltaïque et l'éolien sont la panacée et vont remplacer toutes les centrales actuelles.
Ce sont les fabriquants de bougies qui vont bientôt se réjoiur...............
Facteur de charge à epizon (haute-marne) Le parc des Hauts Pays produira environ 204 millions de kilowattheures par an.Soit 204 000 Mégawattheures.Pour une puissance nominale de 78 MW(ce qui en fait l'un des plus importants de France).
Donc 204 000 / 78 = 2615,38 heures(théoriques équivalent en puissance nominale sur l'année) .
Divisons par les 8760 heures d'une année entière .
2615,38/8760 = 0,298559... soit 0,2985 .En poucentage on a : 29,85 % . La moyenne nationale étant de 23 % de facteur de charge.On voit qu'à Epizon (Haute-Marne) le facteur de charge est supérieur de 6,85 points à la moyenne nationale et que ce site est donc un choix excellent de la part de GDF Suez-groupe Erelia .
à sicetaitsimple J'aime bien préciser(quand j'en ai l'occasion) les facteurs de charges d'un lieu que ce soit dans le domaine Éolien ou dans le domaine Solaire et les comparer à la moyenne nationale approximative Française (23% environ pour l'Éolien et environ 10% à 11% pour le Solaire)pour avoir une idée de la pertinence du choix d'un lieu pour une implantation(Solaire ou Éolienne).
Et encore,je ne l'ai pas fait pour tous les articles d'Énerzine qui m'en donne l'occasion,par manque de temps et de disponibilité.Sinon vous auriez eu droit à beaucoup plus de publication de facteurs de charges.
N'y voyez pas d'hostilité envers les énergies Éoliennes ou Solaires,ça serait une erreur de jugement de votre part.Je vous rappelle que je suis autant en faveur des énergies Éoliennes et Solaires que de l'énergie Nucléaire.
Cordialement .
à maurice.arnaud J'avais remarqué que vous aimiez bien! Bon, avec les nouveaux tarifs du solaire et la prime régionale, vos calculs risquent parfois d'être décevants à l'avenir....
Une éolienne produit pendant environ 23% du temps à puissance nominal ce qui ne signifie pas qu'elle produit que pendant 23% du temps. Une éolienne produit pendant 80% du temps d'une année mais pas forcement à puissance nominal (la puissance de sortie dépend de la force du vent).
Dire qu'il faut palier la production éolienne par de la production d'origine thermique est faux. Vous pouvez pour cela regarder le site de RTE et la production d'électricité en temps réel par filière. Les centrales thermiques ne sont pas des sources d'appoint (il faut du temps pour démarrer une centrale thermique) mais constitue au même titre que l'éolien, le solaire et le nucléaire une énergie de base. L'hydraulique quand à lui est une énergie d'appoint (très réactif). Le thermique ne permet pas la "régulation" de l'éolien. La solution n'est pas dans le tout éolien ou le tout nucléaire mais bien dans un mixte énergétique pour pouvoir diversifier notre production et donc ne plus être dépendant des pays voisins. Je confirme donc les dires de l'article. L'éolien permet bien la réduction des émissions de CO2 liés à notre réseau en substituant les MW thermiques par des MW d'origine renouvelable. Si vous doutez je vous conseille d'aller voir directement le site de RTE ou encore du SER FEE.
Palliatif Je cite :
"Dire qu'il faut palier la production éolienne par de la production d'origine thermique est faux. Vous pouvez pour cela regarder le site de RTE et la production d'électricité en temps réel par filière. Les centrales thermiques ne sont pas des sources d'appoint..."
Mouais, encore faut-il des exemples et il y en a. En France, L'éolien n'est assez significatif et RTE ne publie pas encore les valeurs historisée au pas horaire ou infrahoraire.
Le sujet de la complémentarité éolien-thermique a été très très souvent débattu sur Enerzine et il y a de très nombreuses références citées.
Le meilleur exemple est l'Espagne qui régule son mix en équilibrant éolien et gaz. Quand il y a pas de vent il y a du gaz et inversement et les courbes parlent d'elles mêmes
L'éolien n'est pas vraiment une énergie de base commandable (sauf pour l'arrêter), c'est surtout une énergie fatale comme l'hydraulique au fil de l'eau (il y a plusieurs hydrauliques). Et l'éolien décide tout seul de la puissance qu'il fournit au fil des heures... c'est à prendre ou à laisser.
à blabla et dan1 Tout dépend du point de départ ( du parc existant). L'exemple francais n'est absolument pas significatif de ce point de vue (peu d'éolien,beaucoup de nucléaire, beaucoup d'hydraulique). Par contre , un parc récent comme celui de l'espagne montre bien qu'éolien et thermique (notamment au gaz)sont parfaitement complémentaires. Ne regardez pas les courbes de RTE ( qui vient pourtant de nous gratifier d'un amélioration significative) , mais plutôt celles de REE ( ou de REN, ou d'Eirgrid).
@blabla Je sais bien que le tx de charge n'est qu'un "artifice de calcul" et ne représente pas le fonctionnement réel. Et justement, c'est bien aussi cette petite intermittence qui nécessite une "régulation" pour contenir des gradients de puissance dangereux pour le réseau et pour pallier aux erreurs de prévisions, tout ça n'étant possible qu'avec le gaz (ou aux importations à forte teneur en CO2)... concernant les erreurs de prévisions de l'éolien, faudrait d'ailleurs que RTE publie, histoire d'illustrer ce que je dis. Je précise: si un parc est "déjà" constitué de gaz ou charbon, alors l'éolien est très bien pour diminuer les émissions CO2. Sinon, comme en France, si vous voulez 25GW d'éolien, alors les émissions augmenteront: 60g CO2 pour le nucléaire et 600g CO2 pour le couple "éolien+fossile". Si la priorité des problèmes environnementaux est le CO2, alors la France fait un choix inepte, uniquement pour faire plaisir à GDF-Suez et au SER, et pour remplir les poches de certains politiques. S'il existe l'argument d'indépendance énergétique "européenne", on n'a pas plus de gaz que de pétrole dans notre sous-sol ... à moins d'inclure la Russie ou l'Algérie dans l'Europe, ça ne tient pas.
Attention à ne pas tout mélanger Le couple éolien + fossile?? C'est un peu facile puisque de toute façon le 100% nucléaire n'est pas possible, pourquoi ne pas également compter nucléaire + fossile?
Un mix énergétique nécessite de diversifier la production et une complémentarité de ces dernières. Donc ce qui importe n'est pas éolien + fossile mais de regarder si on baisse les émissions de carbone en ajoutant les EnR à notre bouquet classique.
@kat cheshire Rien n'est mélangé: car dans notre monde actuel, on ne consomme pas de l'électricité quand il y du vent où du soleil, mais bien à la demande ... et les pointes d'ENR ne sont pas les pointes de consommation: c'est là le coeur du problème. Dans une bonne dizaine d'année, on en reparlera, mais pour l'instant c'est comme ça. Mix énergétique ? C'est très bien, et il existe déjà en Europe si on compare les politique de chaque pays interconnectés. A ce que je sache, actuellemnent, vous avez du courant quand vous le voulez, et ce avec le parc français actuel (principalement Nucl + Hydraulique). Alors casser ce modèle pour la pensée unique (enr+charbon+gaz), c'est juste de l'ineptie, à la fois financière et environnentale.
@Blabla : vous citez RTE, mais avec 500MW d'éolien sur le réseau, les problèmes n'existe pas encore. Avec les 25GW prévus, c'est une toute autre échelle !! Et puis attendez que les chiffres de la prévision soit publiés et on en reparlera ... Un réseau, c'est aussi la gestion de backup et bien d'autres critères de sécurité ...
@Dan1 : je vous rappelle que les documents sur l'éolien en Espagne dont vous parlez ont surtout montré que c'était l'hydroélectricité qui régulait totalement l'éolien là bas... Comme l'a très bien expliqué un intervenant, les centrales thermiques servent à répondre à la consommation de base (tout comme l'éolien, le solaire et le nucléaire) et non à l'équilibre de la fréquence... Mais bon, vu que vous considérez avoir la science infuse et êtes persuadé qu'il y a un complot de l'ensemble des régulateurs mondiaux pour cacher la vérité aux honnêtes gens, je ne vois pas trop comment on peut discuter technique avec vous...
Et pour edc10 : le mix français (nucléaire + hydro + fioul lourd) est mort et enterré dans 10 ans puisque l'administration a avoué être incapable de pouvoir franchir le "mur nucléaire" car nous n'avons pas assez d'argent pour remplacer toutes les centrales qui vont arriver en fin de vie en même temps... La question est donc bel et bien : ou bien on fait du gaz naturel ou bien on fait des enr (qui ne se limitent pas au vent et au soleil mais intégre également l'hydro, l'océan et la biomasse) et de l'utilisation intelligente de l'énergie pour remplacer les centrales nucléaires qu'on ne pourra de toute façon pas construire... Une politique énergétique ça se réfléchit à long terme je vous le rappelle...
Mémoire courte Le débat a déjà eu lieu et je ne suis pas le seul à penser que l'éolien espagnol s'intègre parfaitement dans le mix grace au gaz qui régule puissamment, l'hydraulique ne vient qu'après :
Sécurité ? @dan1: vous mériteriez d'être connu, dan1 ... @cheyla: pensez-vous une minute, en terme de sécurité, qu'une source enr puisse être utilisée pour réguler une autre source d'enr ? Personnellement, si je devais choisir, je ne mettrais pas tous les oeufs dans le même panier. Les enr ne sont pas prévisibles et sûres (aléas climatiques, déréglement climatique à venir). Personne ne peut savoir l'avenir des précipitations en espagne, donc les réserves hydro, ou le devenir du vent dans les 10 ans à venir, où l'avenir de la couche nuageuse. Un seul événement extrême peut tordre le coup à toute politique de sécurité du réseau. Sauf si bien sûr on est interconnecté sur un réseau plein de centrales "commandable", et donc qu'on reporte ses problèmes sur ses voisins ... concernant la politique énergétique, vous avez raison: c'est navrant ce qui se passe: rien d'affiché ouvertement pour 2020; tout le monde attend Borloo sur le sujet, mais ce qu'il va dire va forcément fâcher certain (constrution de qq EPR, développement massif enr+gaz+importations centrales charbon allemandes ...). On va y arriver, au mix énergétique type allemand, ne vous inquiéter pa: vous avez gagné !... ... à dans 20 ans sur la gén IV, lorsque le CO2 sera enfin une priorité et qu'on aura "subi" toutes les limites des enr et des augmentations du tx de CO2... que de casse pour en arriver là ... ... espérons simplement qu'entre temps en europe ils arrivent à se mettre d'accord pour faire une vraie politique nucl européenne, et ne pas importer de centrales asiatiques, comme ses traitres de GDF-SUEZ seraient prêts à faire.
dan1: une "production de base" ça n'existe pas puisque c'est un abus de langage pour parler de centrales qui ne peuvent répondre qu'à une consommation de base, c'est à dire des centrales dont la puissance nominale doit être inférieure au minimum de puissance appelée sur le réseau (y compris capacité de stockage et capacité d'exportation)...
edc10 : pensez vous vraiment que la consommation est totalement prévisible et plate ? Ben non une consommation c'est fluctuant en fonction des événements climatiques, des matchs de football, des vacances... et pourtant ça nous empêche pas d'avoir du courant... La mise en place d'EnR sur le réseau c'est avant tout des problèmes de tension, pas des problèmes de fréquences...
@cheyla Mais vous nous prenez vraiment pour des benêts !! C'est navrant ... Heureusement qu'on sait prévoir la consommation en fonction de différentes types d'événements. Perso je vous parle de politique pour la gestion de la prodution, et ce à long terme !!!!!!! Vous êtes vraiment de mauvaise foi, dites-moi ... ... Je le répète, arrêtez votre attitude de lobbyiste, puisque je vous dis que vous avez gagné la bataille politique! (enfin, sur le terrain, ça risque d'être plus compliqué, notamment sur l'éolien à 500m des maisons). On se reverra peut-être en 2030, lorsque les stocks de plutonium pourront enfin être utilisés ... et que le CO2 aura continué à augmenter et le climat bien chamboulé, avec des enr installées partiellement inutilisables ... ... ma foi, que ne ferait-on pas pour promouvoir les emplois outre-rhin ... bravo à tous vos lobbyistes !
Je ne vous comprends pas edc10. Vous faite des suppositions sur un certain lobbying. Vous vous mettez en colère lorsque l'on vous contre vos arguments. Préférez vous continuer à croire en vos propres histoires sans cohérence technique ou alors êtes vous prêt à prendre le parie d'un réseau fournit en partit par de l'électricité verte. Je vous pose la question vous qui semblez si sure de vous, quelle sont vos solutions pour réduire les émissions de CO2 de notre réseau? : Le nucléaire??
Il fournit déjà 80 % de notre réseau et je vous assure que la construction, la maintenance, le recyclage des déchets et l'extraction de la matière première sont bien des étapes clés nécessaire à la production nucléaire et émettrice de CO2. Les nouvelles énergies, quand à elles, fluctuent en fonction du vent et du soleil mais n’êtes-vous pas prêt à risquer le pari et au moins essayer d'adapter un réseau à ces nouvelles énergies.
RTE est bien capable d'estimer la fluctuation de la consommation, l'intégration des nouvelles énergies nécessite juste l'adaptation de l'outil de prévision. Depuis le début de l'électricité la demande en énergie fluctue, le gestionnaire de réseau est aujourd'hui capable de prévoir ces fluctuations. Il en va de même pour la production d'électricité par les nouvelles énergies.
Je ne comprends pas que vous ayez plus foi en vos propres croyances qu’aux dires des professionnels de l'énergie et prétendre à un prétendu lobbying pour couvrir tous vos propos.
Réduction Je cite :
"quelle sont vos solutions pour réduire les émissions de CO2 de notre réseau? : Le nucléaire??"
Ben justement le problème essentiel est là : En France, on ne peut quasiement plus réduire nos émissions de CO2 en tapant sur la production d'électricité car malheureuseument elle n'en émet presque plus !
Pour produire environ 550 TWh nous émettons grosso modo 29 Mt de CO2 soit 7,5 % de toute les émissions françaises (382 Mt en 2008) et ça diminue d'année en année notamment à cause des centrales à gaz. EDF thermique seule n'émet qu'environ 16 Mt de CO2.
Donc si on veut vraiment réduire les émissions de CO2 en France, il faut taper dans les 92,5 % restant. Et si on raisonne globalement en GES il faut taper sur le méthane et l'agriculture.
Rappelons que la production d'électricité en France, c'est aux alentours de 5% de toutes les émissions de gaz à effet de serre (page 23/25).
Donc les débats visant soit-disant à introduire massivement des EnR dans le mix électrique français dans le but de réduire les émissions de CO2... ne tiennent pas debout. On peut faire des EnR pour d'autres raisons, en gardant à l'esprit que certaines solutions pourraient même contribuer à augmenter les émissions.
Base fatale Chelya écrit :
"Comme l'a très bien expliqué un intervenant, les centrales thermiques servent à répondre à la consommation de base (tout comme l'éolien, le solaire et le nucléaire) et non à l'équilibre de la fréquence..."
Puis encore :
"une "production de base" ça n'existe pas puisque c'est un abus de langage pour parler de centrales qui ne peuvent répondre qu'à une consommation de base, c'est à dire des centrales dont la puissance nominale doit être inférieure au minimum de puissance appelée sur le réseau"
Bon, là au moins c'est clair : une fois ça existe, une ça existe pas et circulez, le problème a disparu !
En France, il est scabreux d'affirmer que les centrales thermiques servent à répondre à la consommation de base. C'est un peu plus compliqué... tout comme il existe plusieurs sortes d'hydraulique (fil de l'eau, éclusée, lac, STEP).
Or précisément, la marge de réduction des émissions de CO2 de l'électricité en France se trouve notamment dans le thermique de pointe... qui n'est pas vraiment de la base !
Pour y voir plus clair lisez ce document de l'UFE (déjà cité) :
@blabla - Je n'ai rien contre les enr : c'est juste qu'il faut redescendre sur terre. Elles sont incontournables mais dans l'esprit des gens, et ce qu'on veut leur faire admettre, c'est enr=="sans CO2": hors, de part leur fonctionnement, c'est faux et harchi faux !! Et le CO2 est un problème grave: il y a d'autres chemins que celui qu'on veut nous faire prendre avant d'arriver au 100% enr en 2050 ... ... Faut mettre de l'argent pour résoudre les problèmes, pas pour faire plaisir à telle ou telle industrie ... Et il est encore le temps de faire des choix technologiques, bien qu'on veuille nous faire admettre le contraire (comme par ex "vite vite de l'éolien partout !")
- jamais dit qu'RTE étaient incompétent. Au contraire ! Mais regardez dans les pays autour de vous... d'où un bénéfice CO2 contestable avec des enr dans des pays déjà bien équipés sans centrales thermiques... ... Oui le nucl émet du CO2 (relisez mes précédents posts), mais beaucoup moins que le gaz. Le nucl n'est pas la solution, bien entendu, mais il ne faut pas le lâcher par idéologie, car c'est aussi l'avenir. Attention à la pensée unique. qu'on veut nous imposer.
- cheyla semble très compétent mais il a un parti pris, et un petit enclin au mépris lorsqu'on le conteste ... d'où mon emportement fréquent avec ce personnage. Quant au lobbying, ouvrez les yeux, et vous allez prendre peur ... Et qui vous dis que je ne côtoie pas de très près les professionnels de l'énergie ... ...
@Dan1 et edc10 : votre analyse sur les émissions de CO2 évitées est TOTALEMENT FAUSSE. Ce qui est normale puisque vous utilisez cet argument comme un argument publicitaire, vous n'avez donc jamais pris la peine de savoir si ce que vous disiez avait une quelconque réalité technique...
Du fait des interconnections, il n'existe pas de réseau français mais un seul réseau européen, c'est notamment la conséquence directe des créations de méga centrales de plusieurs GW qui ne pouvaient bien évidemment pas trouvé un équilibre économique sans envoyer des électrons de part et d'autres des frontières... C'est ce qui explique que la France soit devenu le chateau d'eau nucléaire de l'Europe ; par exemple si les Belges avaient fait leur programme nucléaire sans prendre en compte le programme français il y aurait deux centrales de part et d'autres de la Meuse qui ne serait utilisé qu'à moitié de leur capacité (au lieu de ça on a été un peu intelligent pour une fois et il n'y a eu qu'une seule centrale de construite à Chooz qui envoie la moitié de sa production en Belgique)...
De plus il n'y a aucune utilité à baisser les émissions de CO2 en France ; ce qu'il faut c'est baisser les émissions de CO2 de la planète ! Désindustrialiser le pays avec des délocalisation (ce qui a été fait en France), a fait effectivement baisser les émissions en provenance du pays mais a augmenter les émissions de gaz à effet de serre de la planète... C'est "agir local, penser global" qu'on doit faire, et pas l'inverse comme vous le proposer !
Bref, première conclusion : tout MWh produit en France a une influence sur le réseau électrique européen, produire de l'éolien en France va donc forcément baisser les émissions de CO2 de la planète.
Deuxième grosse bourde de votre part qui dénote une profonde ignorance du secteur des énergies renouvelables (mais est-ce une surprise ?) : votre affirmation totalement ridicule que l'éolien doit être développé uniquement là où il y a des centrales thermiques... Totalement ridicule parce que (et ça me lasse de l'écrire tellement c'est une évidence) l'éolien ne se développe pas là où on le décrète mais se développe... là où il y a des gisements de vent ! Et comme la France est un des gisements de vent les plus important d'Europe, ne pas exploiter cette ressource obligera de facto à construire des moyens de production plus polluants ailleurs en Europe... Pour prendre une comparaison à votre portée : mine-t-on l'uranium là où sont les centrales nucléaires où sommes nous obligés de l'importer d'Afrique ou de pays satellites de la Russie ? Je vous invite par ailleurs à consulter la réponse définitive de RTE sur le sujet... Grâce aux capacités d?interconnexion, le recours aux moyens de production les moins chers est fondamentalement recherché à l?échelle européenne, et non du seul hexagone. Compte tenu de la très forte proportion d?électricité produite à partir d?énergie fossile en Europe, y compris en base, chaque kWh éolien produit en France ou ailleurs sur le sol européen, vient donc en pratique se substituer dans la très grande majorité des cas à un kWh qui aurait été tiré d?énergies fossiles quelque part en Europe. Du point de vue du bilan énergétique, la production éolienne (et plus généralement renouvelable) vient donc limiter le recours aux centrales thermiques fossiles en Europe et les émissions de CO2 associées.
[...] Ainsi, aujourd?hui11, les besoins de marges ou de réserves que requiert l?intermittence de la production éolienne sont simplement masqués par les besoins de marges ou de réserves requis par les autres aléas qui affectent le système : aléa de consommation (en hiver) et panne de groupes de production centralisés. http://www.debatpublic-eolien-en-mer.or … on-rte.pdf
...mais j'imagine que les ingénieurs de RTE font aussi partie du grand complot mondial antinucléaire.
Bourde "Du fait des interconnections, il n'existe pas de réseau français mais un seul réseau européen"
Bon d'accord, admettons qu'il n'existe qu'un seul réseau européen permettant une circulation des électrons de façon totalement fluide (ce qui reste à prouver).
Bon ben alors, c'est génial les 10 000 TWh décarbonés déjà produit par nos 58 récteurs nucléaires ont déjà contribués puissamment à limiter les émissions de CO2 de l'Europe entière. Disons que depuis 30 ans, la France a permis à l'Europe d'éviter le rejet d'environ 10 milliards de tonnes de CO2 par rapport à une production au charbon. Et ce parc, va encore permettre d'en éviter au moins autant dans les 20 prochaines années.
Vive le réseau !