|
|
Participer vous aussi à ce forum
ATTENTION, vous devez préalablement vous inscrire et être connecté
Vous avez la possibilité de laisser un commentaire dans notre forum de discussion afin d'éclaicir et d'enrichir l'article publié ci-dessus.
N'hésitez pas à nous signaler toutes formes d'abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour pouvoir le supprimer rapidement. Nous vous demanderons d'indiquer le motif de l'abus, ainsi qu'une courte explication ...
Pour pouvoir commenter, donner votre vote à un commentaire ou signaler un abus, vous devez préalablement vous enregistrer. Merci de vous connecter ici avec vos identifiants. Si vous n'êtes pas enregistré, inscrivez vous ici.
|
|
Cet article vous paraît intéressant ?
(Pour voter, faîtes 1 clic sur l'une des 8 étoiles ci-dessous)
Pertinence: 6.0/8 (19 votes)
| William Van Sprolant - Genève (Suisse) |  | | Mon site Internet | Technicien mécanicien, ingénieur électricien, master en science & technologie de l’Energie (EPFL, Suisse), orienté projets R&D (ULB, CERN, ESRF, bureau d’études), membre du Comité du Solar Club du CERN.
L’efficacité énergétique est ma marotte depuis plus de 30 ans ; enfin aujourd’hui on en reconnait la nécessité… d’agir aussi plus que par des mots, même si cela commence ainsi (comme ici).
Bonne lecture (réactions bienvenues)!
Sol(id)airement,
Courriel : cvs-energies@mecacerf.ch |
|
|
Réagissez à ce commentaire
Signaler un abus
Autour de certaines centrales nucléaires ,l'utilisation des eaux basses calories se fait sur des installations proches de l'usine ;mais cela reste marginal .
Réagissez à ce commentaire
Signaler un abus
Merci pour votre réaction. J'aimerai y apporter quelques clarifications.
Le procédé CORSAIRE ne vise PAS les eaux de refroidissement des centrales nucléaires mais la pléthore d'autres sources de rejets de chaleur en périphérie des grandes villes (Centrales « thermo » électriques aux gaz naturel, fioul, et charbon, Usines d'incinération d'ordures, Stations d'épuration des eaux usées, etc.).
En effet, les agglomérations urbaines sont des « concentrées » de consommation d'énergies et de matières et donc aussi de production de rejets de toutes sortes. Il est donc normal que les infrastructures y afférant soient situées dans leur périmètre ou leur périphérie proche.
Pour reprendre l'exemple de Paris ; dans la région parisienne, outre les centrales thermiques et d'incinération cogénératrice d'électricité et de chaleur pour la CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain), il y a 4 centrales électriques à flammes (fioul, charbon et gaz naturel) d'EDF, totalisant une puissance électrique de 3'600 MW (él) et qui fonctionnement essentiellement en « semi-base » (les CPT) et en « pointe » (les TAC) durant la saison de chauffage lorsque la demande d'électricité est plus forte:
1 - CPT de Porcheville (78) au fioul, 2'400 MW (él),
2 - CPT de Vitry-sur-Seine (94) au charbon de 500 MW (él),
3 - Turbine A Combustion (TAC) de Vaires-sur-Marne (77) de 555 MW (él),
4 - TAC d'Arrighi (94) de 125 MW (él).
Compte tenu de leur efficacité de production respective (CPT 40%, TAC 30%), elles génèrent de l'ordre de 6'000 MW de rejets de chaleur au 3/4 sous forme d'eau de refroidissement (prise et rejetée dans la Seine).
Typiquement la CPT de Vitry, à 5 km en amont de Paris, rejette ainsi dans la Seine par le refroidissement de ses « Condenseurs de vapeur » de l'ordre 600 MW de puissance-chaleur ; ceci durant environ 3'300 h/an (en 2010), soit 2 TWh d'énergie. A elle seule, elle pourrait subvenir à la totalité des besoins de chaleur pour le procédé CORSAIRE sur Paris intra-muros.
De la même manière la CPT de Porcheville (avec 5'000 MW en eau de refroidissement) pourrait servir au procédé CORSAIRE à l'échelle de l'Ile de France (10 millions d'habitants = Belgique). Et là, on n'a même pas considéré également la chaleur résiduelle des 30 m3/s des stations d'épuration d'eaux usées d'Ile de France (une récupération de 10°C sur ce débit d'eau usée représente 1'260 MW supplémentaires de puissance-chaleur, soit autant que la puissance-électrique d'une « tranche » nucléaire)...
Il ne faut pas perdre de vue que les niveaux de température (15-25°C) de ces rejets de chaleur sont trop faible pour être utilisé dans un réseau de Chauffage à Distance (CAD) tel que celui du CPCU de Paris (eau surchauffée et vapeur), sans parler que le CAD implique des coûts colossaux d'infrastructures dont les chaudières de secours « dormantes » dues à l'obligation contractuelle de fourniture aux clients raccordés hiver comme été (charge réduite).
Le procédé CORSAIRE ne nécessite rien de cela puisqu'il ne fait qu'abaisser le besoin de la capacité, déjà existante, de production d'Eau Chaude Sanitaire et de chauffage des immeubles tous raccordés au réseau d'eau potable. De plus, en abaissant la pointe hivernale de demande de chaleur, le procédé CORSAIRE améliore le Taux de charge moyen des réseaux CAD existants et donc leur rentabilité !
Bref, le procédé CORSAIRE est totalement inédit et il y a beaucoup de chose dire et a découvrir dessus, dont les indispensables essais sur le maintien de l'intégrité sanitaire et physique du réseau d'eau potable.
Encore une bonne lecture et commentaires bienvenues !
Sol(id)airement,
William van Sprolant
(inventeur du procédé CORSAIRE)
Réagissez à ce commentaire
Signaler un abus
C'est 3 (au lieu de 5) GW en puissance d'eau de refroidissement pour la CPT de Porcheville (soit en gros 5 x la CPT de Vitry-sur-Seine),
Et lire « ... le procédé CORSAIRE (permet d'améliorer) le Taux de charge moyen des réseaux CAD, (de même que celui du réseau électrique et du gaz naturel)... ».
Le « Taux de charge » d'un réseau de distribution d'énergie ou autre est la puissance moyenne véhiculée pour une période donnée par rapport à la puissance « installée » (capacité nominale ou structurelle) du dit réseau.
William van Sprolant