Le groupe Amarenco a officiellement lancé le 29 juin la construction d’Osmo, une installation de stockage d’électricité par batteries de 100 MW, dans le bassin industriel de Lacq, entre Os-Marsillon et Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques. Dotée d’une capacité de deux heures, l’installation s’inscrit dans la continuité du projet Claudia, mis en service en 2024, qui avait déjà marqué l’entrée de l’opérateur sur le marché français du stockage.
L’essor des énergies renouvelables, par nature intermittentes, impose de développer des solutions de flexibilité pour garantir l’équilibre du réseau à chaque instant. Le stockage par batteries constitue l’un des leviers techniques permettant d’absorber les fluctuations de production et de consommation, tout en évitant les congestions. En misant sur ces infrastructures depuis plus de cinq ans, Amarenco anticipe les besoins futurs d’un système électrique en mutation.
Trois services pour le réseau électrique
Connectée au réseau géré par RTE, l’installation Osmo fournira plusieurs prestations techniques :
- une participation au mécanisme de capacité, pour répondre aux pointes de consommation, notamment hivernales ;
- la fourniture de services système (réserves primaire et secondaire), contribuant au maintien de la stabilité du réseau ;
- une contribution à la régulation des prix de marché, en limitant les épisodes de prix négatifs et en renforçant la flexibilité globale du système.
Une friche industrielle reconvertie
Le projet repose sur la technologie Lithium-Ion de type LFP (Lithium Fer Phosphate), retenue pour sa réactivité et son rendement énergétique. L’implantation sur le site de Lacq permet de tirer parti d’infrastructures électriques déjà présentes et d’un raccordement optimisé au réseau de transport. Développé sur une friche industrielle, le projet limite son empreinte au sol en valorisant un foncier déjà artificialisé, sans consommer de terres agricoles ou naturelles.
Structuration d’une filière nationale
Après Claudia, Osmo illustre la volonté d’Amarenco de participer à l’émergence d’une filière française du stockage d’énergie. Le groupe revendique un portefeuille de projets en développement sur le territoire national et dans plusieurs pays européens. Le projet mobilise un écosystème de partenaires industriels, financiers et territoriaux associés à son montage et à son lancement.
« Le stockage est désormais l’un des piliers de la transition énergétique. Avec Osmo, Amarenco confirme son ambition de jouer un rôle de premier plan dans le déploiement de ces infrastructures, nécessaires à l’équilibre du réseau et à l’intégration massive des énergies renouvelables. Nous construisons aujourd’hui les solutions qui permettront au système énergétique de demain d’être plus flexible, plus résilient et plus compétitif. » a déclaré Frédéric Maenhaut, directeur général d’Amarenco.
La Société Générale au financement
Le financement du projet a été bouclé avec Société Générale, partenaire du groupe sur le financement de projets de stockage. La banque, déjà engagée sur le projet Claudia, renouvelle ainsi son soutien au stockage par batteries en France. Le bouclage financier confirme, selon Amarenco, une phase d’accélération sur son portefeuille de projets de stockage.
« Le marché du stockage d’énergie connaît aujourd’hui une accélération portée par les besoins croissants du réseau. Présent dès l’origine sur le financement du stockage sur batteries en France, Société Générale est fière d’accompagner à nouveau Amarenco dans un projet qui reflète la maturité et le potentiel de cette filière. » a indiqué Nicolas Lorinet, responsable du marché des énergies renouvelables en France chez Société Générale.
Newsletter Enerzine
Recevez les meilleurs articles
Énergie, environnement, innovation, science : l’essentiel directement dans votre boîte mail.
















