Consommation record de gaz naturel

Selon GDF Suez, le volume de consommation française de gaz naturel a atteint des records historiques à cause de la vague de froid qui sévit actuellement en Europe, la plus forte depuis 10 ans.

Les 6 et 7 janvier 2009, le volume de gaz est monté en flèche pour atteindre + 40% par rapport à la même période de 2008. Le 7 janvier, la France a même connu une pointe de consommation de 145 000 MW, un niveau jamais atteint.

Parallèlement, GDF Suez fait savoir que "l’interruption quasi-totale de fourniture de gaz russe transitant par l’Ukraine prive, depuis deux jours, le Groupe d’environ 15% de ses approvisionnements totaux en Europe".

En outre "l’ensemble des installations techniques du Groupe (plus de 200 000 km de canalisations, stations de compression, terminaux méthaniers, stockages…) est utilisé à pleine capacité afin d’assurer la continuité de la fourniture de gaz naturel à ses clients" assure le géant gazier.

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lion

Est-ce que Greenpeace va hurler haro sur le chauffage au gaz. En hiver, en général il fait froid et on se chauffe. Au gaz, au charbon, au fuel, au bois et à l’électricité. Ce qui fait qu’en faisant les statistiques, on peut observer scientifiquement que l’on consomme plus de gaz, plus de charbon, plus de fuel, plus de bois et plus d’électricité. Pour cette dernière, comme il fait nuit plus tôt qu’en été, la consommation du poste éclairage est aussi en augmentation! C’est étrange, non!

Momo

He oui , et + il y a d’habitants en France , et + ils vieillissent , et + ils veulent du confort et du volume bati …. et + il y aura des pointes de consommation(s) energetique(s) en tous genres qd. il fera froid et sombre , i.e. en hiver !   Et + il y aura d’humains sur cette Planete , et + ils aspireront a un minimum de confort et de niveau de vie …. et + ce sera globalement multiplie a l’echelle de l’humanite tte. entiere , sauf mega-cataclysme qui mettra ttes. les stat et les previsions ds. un grand trou noir ….Wait and see !

Dan1

C’est marrant, en effet, il existe des relations bizarres notamment avec les indignations de Greenpeace.Je constate que lorsqu’il y a un pic de consommation d’électricité en France, il y a un pic d’indignation. De même quand il y a un pic de vente d’Areva. En revanche quand le même phénomène se produit pour le gaz et pour les ventes du nucléaire russe… rien du tout, c’est un creux d’indignation.Il faudrait étudier cela scientifiquement et voir par exemple si le même phénemène se produirait en Italie qui fabrique une grande partie de son électricité au gaz et a (avait) de sortir du nucléaire.A mon avis ce qui gène, ce n’est le CO2 du kWh (simple prétexte) et encore moins le réchauffement de la planète, non le problème c’est le nucléaire français.A ce moment là, autant le dire franchement comme le fait le comité Stop Nogent sur Seine qui déclare qu’on peut parfaitement sortir du nucléaire avec des centrales à charbon.Au fait, en plus de l’électricité au charbon-lignite, les allemands font quoi exactement du gaz qu’ils importent de Russie et d’ailleurs ?        

stef

En France, avec la mise en place du parc nucléaire, il y a effectivement de la part de Greenpeace de plus fortes réactions quand on a des pics de consommations électrique que lorsqu’on a des pics de consommation au gaz. Le nucléaire est un sujet sensible, délicat. Même si la transparence se fait petit à petit, ce sujet est resté pendant de longues années totalement opaque. C’est aussi sur ce thème que se sont faites les oppositions les plus vigoureuses, et pas que à travaers les ONG, mais aussi à travers les citoyens qui protestaient contre la mise en place de réacteurs nucléaires. C’est donc à mon avis un contexte assez ancien au niveau français qui fait qu’aujourd’hui les réactions ne sont pas les mêmes quand on parle de nucléaire que lorsqu’on évoque le gaz (je ne dis pas que c’est une bonne chose, j’essaye juste de trouver une explication à cela).Et effectivement aujourd’hui le CO2 par kWh du chauffage électrique peut apparaître comme un prétexte. Tout comme c’est un prétexte de défendre le nucléaire en disant que c’est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre. Le programme nucléaire a été lancé sans que le problème du réchauffement climatique soit posé. Le nucléaire n’a donc au départ rien à voir avec cela.A nouvel argumentaire, nouveau contre-argumentaire…

Dan1

Cela n’explique toujours pas la différence de traitement entre le nucléaire français et le nucléaire russe. C’est particulièrement flagrant vis à vis de l’Inde. La crédibilité de certaines ONG souffre de cette indignation à géométrie variable qui ne passe pas inaperçue pour ceux qui suivent avec un peu d’assiduité les affaires du monde de l’énergie.De même, l’obsession antinucléaire en Europe occidentale, au prix du maintien de moyens de production extrèmement polluants et de la promotion indirecte du gaz ne fait rien pour renforcer la crédibilité de telles ONG.Je remarque que personne n’a encore répondu à ma question sur les motivations de l’industrie gazière qui prétend que le chauffage électrique émet 600 g de CO2 par kWh, soit 3 fois plus que le gaz et deux fois plus que le fioul. Je redonne le lien pour admirer l’argument publicitaire pour ignorant :Lien vers GDF-SUEZ : … ression/16 Lien vers l’association française du gaz : … Giraud.pdf

stef

Je ne comprends pas bien le sens de votre question sur l’industrie gazière ; vous voulez qu’on réponde que cette industrie utilise le chiffre de 600 g évoqué par l’Ademe et le RTE comme argument publicitaire pour promouvoir le gaz ?La différence de traitement entre le nucléaire français, russe, ou indien tiens peut être du fait que les ONG françaises traitent plus des pollutions engendrées par les français ?Enfin, il est vrai que les ONG font de la lutte contre le nucléaire une de leur priorité. C’est en partie dû à leur histoire (le nucléaire est par exemple le premier sujet traité par Greenpeace, si je ne m’abuse). Cela étant, les ONG luttent également contre les centrales au fioul, charbon, ou gaz. Mais on en entend moins parler en France, puisque ces luttes se font surtout là où il y a en majorité ce type de centrales. De là à promouvoir le gaz…

Dan1

Répondez moi ce que vous voulez, je constate simplement, que GDF-SUEZ utilise une méthode censée s’appliquer à l’avenir à moyen terme dans un cadre européen “fluidifié” pour l’appliquer au présent et sans distinction à l’ensemble du parc. Il y a détournement de méthode. Greenpeace est-elle une ONG française ?Bien que ne vivant pas en Allemagne, j’ai l’impression que Greenpeace lutte mollement contre les centrales à charbon et lignite les plus polluantes d’Europe.J’ai l’impression que Greenpeace préfère largement l’énergie concentrée, et ça tombe bien car le nucléaire en est un modèle. Greenpeace concentre alors toute son énergie dessus.

stef

Oui l’industrie gazière utilise des données comme ça l’arrange. C’est nouveau que les industries fassent de la publicité mensongère ? C’est propre aux industries gazières ?Quand les constructeurs automobiles font de la pub pour des véhicules “propres”, alors qu’il s’agit d’un véhicule roulant au GNV ou à l’électrique, c’est pareil.Lorsqu’Areva utilisait comme slogan “l’énergie au sens propre”, encore une fois c’est pareil.

Dan1

Donc selon vous, les 600 g de CO2 du chauffage électrique seraient bien un mensonge, mais un mensonge tout à fait normal… puisqu’il s’agit de commerce !Là où je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est que cela n’est pas le propre de l’industrie gazière.Sujet de méditation, le mensonge est-il indispensable au commerce ? Préparer un meilleur avenir pour la planète implique-t-il obligatoirement le recours au mensonge ?  

stef

Et bien pour une fois que l’on est d’accord sur un point, c’est champagne !Et Dan1, nous avons déjà longuement parlé des 600g de CO2 par kWh, et j’ai déjà dit plusieurs fois qu’effectivement cette valeur de 500 à 600g s’appliquait, selon RTE et l’Ademe, uniquement pour les nouveaux usages, et non pour le parc existant.A votre première question je répondrai que non, mais malheureusement beaucoup de “commerçants” utilisent le mensonge. L’appât du gain, toujours le même souci. J’en ai déjà parlé, mais encore une fois le modèle économique des SCIC permet de limiter cet appât du gain, et est donc la voie à suivre il me semble !A la seconde question, je pense sincèrement que non, et si personne ne mentait (utopie), alors tout le monde serait beaucoup plus conscient des avantages et inconvénients de chaque filière, et nos choix seraient guidés par l’intérêt collectif et non par les intérêts de groupes industriels. Mais il paraît (selon participants à ce forum) que ça c’est le monde des bisounours. Enfin, je crois qu’une dose d’utopie ne peut pas faire de mal…

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