Le distributeur E.Leclerc lance dans ses centres auto une offre de conversion au Superéthanol-E85 à un tarif inférieur au marché. Déployée progressivement dans 126 centres en France, cette solution permet aux automobilistes de réduire jusqu’à 50% leurs émissions de gaz à effet de serre tout en économisant plus de 700 euros annuels sur leur budget carburant.
Alors que les prix des carburants traditionnels continuent de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, E.Leclerc mise sur une technologie mature pour proposer une alternative concrète. Le distributeur étend son offre de conversion au Superéthanol-E85 à travers son réseau de centres auto, avec un positionnement tarifaire agressif destiné à séduire les automobilistes soucieux de leur budget et de leur empreinte environnementale.
Une technologie éprouvée pour des économies substantielles
Le système proposé repose sur la technologie Bioflex développée par l’entreprise française Biomotors, active sur ce marché depuis 2011. Cette solution brevetée permet de convertir plus de 95% des véhicules essence du parc automobile français. L’installation, réalisée en quelques heures dans les centres L’Auto E.Leclerc, donne accès à un carburant dont le prix à la pompe est en moyenne deux fois inférieur à celui du SP95-E10.
Pour un conducteur parcourant environ 13 000 kilomètres par an, l’équation économique s’avère particulièrement attractive :
- Plus de 700 euros d’économies annuelles sur le budget carburant
- Une réduction d’environ 52 euros par plein
- Jusqu’à 50% de diminution des émissions de gaz à effet de serre
- Jusqu’à 90% de baisse des émissions de particules fines
L’offre inclut également une possibilité de financement sans frais, les économies réalisées sur le carburant couvrant tout ou partie des mensualités. Cette approche vise à rendre la conversion accessible même aux budgets les plus contraints.
Un déploiement stratégique sur le territoire national
E.Leclerc déploie progressivement cette offre dans ses 126 centres auto, avec déjà plus de 50 sites habilités. Cette stratégie de maillage territorial répond à une demande croissante, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines où les alternatives aux carburants traditionnels restent limitées.
Le réseau de distribution du groupe joue un rôle clé dans cette équation. Près de 60% des stations E.Leclerc sont déjà équipées en Superéthanol-E85, un taux qui devrait augmenter dans les prochains mois. Cette synergie entre centres de conversion et points de vente crée un écosystème cohérent pour les automobilistes convertis.
Une réponse aux enjeux de transition énergétique
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de mobilité durable portée par le groupe. Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des Centres E.Leclerc, explique : « Quand une solution permet à la fois de rouler moins cher et de réduire les émissions, il faut la rendre disponible au plus grand nombre. Notre rôle, c’est de proposer des alternatives concrètes, proches des gens, qui allègent réellement le budget du quotidien. »
Le Superéthanol-E85 présente l’avantage de s’appuyer sur des filières agricoles françaises, utilisant moins de 1% de la Surface Agricole Utile selon les promoteurs du biocarburant. Cette caractéristique répond aux orientations des pouvoirs publics qui encouragent le développement de carburants alternatifs produits localement.
La conversion à l’E85 représente ainsi une solution de transition pour le parc automobile existant, complémentaire au développement des véhicules électriques. Elle permet de réduire rapidement l’empreinte carbone des déplacements sans nécessiter le renouvellement complet du parc, un enjeu majeur dans un contexte où les ménages reportent leurs projets d’achat de véhicules neufs.
Le groupe E.Leclerc affiche des ambitions environnementales claires, avec un objectif de réduction de 50% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. La démocratisation de la conversion à l’E85 constitue l’un des leviers pour atteindre cette cible, tout en répondant aux préoccupations immédiates des consommateurs face à l’inflation des prix de l’énergie. Cette approche pragmatique intervient à un moment où les automobilistes cherchent des solutions pour concilier mobilité, pouvoir d’achat et responsabilité écologique, sans attendre le déploiement complet des infrastructures de recharge électrique.











