La Commission pourrait ainsi clore deux enquêtes qui visent actuellement le géant allemand pour entrave à la concurrence.
La valeur du réseau électrique d’EON est estimée à plusieurs milliards d’euros. La Commission européenne a confirmé jeudi qu’il serait vendu à "un opérateur qui n’aurait aucun intérêt dans la production ou la fourniture d’électricité, et à céder 4 800 Mégawatts de capacités de production à des concurrents".
EON applique ainsi le projet de la Commission, dit de "séparation patrimoniale", qui implique la séparation des activités de production et de distribution de l’électricité et de gaz des groupes énergétiques européens, afin de renforcer la concurrence.
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Par cette décision, EON prend à contre-pied la position du gouvernement allemand. Berlin, aux côtes de Paris et de 6 autres capitales européennes, s’était en effet opposé depuis plusieurs mois à ce projet de cession des activités de distribution de leurs champions énergétiques. En janvier dernier, ces 8 réfractaires à la réforme préconisée par la Commission écrivaient à celle-ci pour lui proposer une solution alternative, qui permettrait la conservation de la propriété des groupes, mais au sein de filiales distinctes.

















