F.Fillon : Aide au transport et EPR bis

Invité sur France 2 hier soir, le premier ministre François Fillon a promis que serait mise en place un système d’"aide directe" pour les salariés, destiné à alléger leur facture pétrolière.

"J’ai décidé qu’on allait remplacer [le] chèque-transport par une aide directe, qui sera sur la feuille de paie des salariés" a annoncé le premier ministre .

Le chèque-transport, dispositif de financement facultatif accordé par l’employeur, a été instauré début 2007. François Fillon a jugé que son fonctionnement "trop compliqué" expliquait le "peu de succès" rencontré.

"Comme ce sont les entreprises qui financent avec l’aide de l’Etat ce dispositif, je demande aux partenaires sociaux de se réunir pour décider ensemble, puisque c’est leur responsabilité,  des conditions d’application de cette nouvelle aide, et l’Etat naturellement apportera sa contribution sous forme d’une aide fiscale" a-t-il ajouté.

Le premier ministre souhaite que ce dispositif "encourage aux transports en commun et qu’il n’y ait une aide au plein d’essence que quand il n’y a pas de solution."

Par ailleurs, il a annoncé être "est en train de réflechir avec le Président de la république et avec la Ministre de l’Industrie au lancement de la construction d’un deuxième EPR."

"Nous voulons que l’énergie nucléaire soit une des réponses principales à la crise du pétrole que l’on connaît"

 

         

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Esso

Dans un passé pas très lointain, une compagnie pétrolière vous disait “mettez un tigre dans votre moteur”. Fillon vous propose de mettre de l’uranium. C’est moins bien et moins sympatique. Un tigre, on peut l’entendre rugir et le voir venir, on a le temps de se mettre à l’abri. Mais des rayonnements nucléaires ? Ce n’est pas le nucléaire qui va résoudre nos problèmes avec le pétrole, aujourd’hui et encore moins demain. Si le pétrole est dans une zone de turbulences aujourd’hui, ce sera le cas de l’uranium demain et celui du nucléaire demain. Le genre de turbulences qui se terminent toujours par une chute en piqué. J’en vois qui vont ressortir les histoires des réacteurs du futur. Mais pour ceux-la, on peut toujours attendre, longtemps. Ce n’est pas une éventuelle solution dans 30 ou 40 ans qui résoudra nos problèmes d’aujourd’hui et de demain (dans 10-20 ans).

Dan1

Pour l’instant le nucléaire produit de l’électricité et ne concurrence pas le pétrole. Ce serait le cas si les véhicules électriques étaient au point et généralisés, ce qui n’est pas encore demain. En France, le pétrole va donc encore cohabiter plusieurs dizaines d’années avec le nucléaire (l’un assurant le transport, l’autre l’électricité). Les rayonnements nucléaires sont très facilement détectables (beaucoup plus rapidement que les produits chimiques), ce qui permet à Greenpeace de pister le moindre Becquerel qui s’échappe d’une centrale nucléaire. Essayez donc de détecter aussi facilement le PCB que le rayonnement alpha. certains réacteur du futur (génération IV) existent déjà et fonctionnent où ont fonctionné. En France, Superphénix et Phénix ne sont pas de la science fiction. Quelques autres sont actuellement en fonctionnement, notament au Japon, en Inde et en Russie… Si le prix de l’énergie électrique augmente sensiblement en Europe (et là, ce ne sera à cause du parc nucléaire français !), cela renforcera la compétivité des EnR, mais aussi du nucléaire, car on s’apercevra bien vite (on le sait déjà) que les EnR peine à dépasser les 20 % du mix et que même avec des économies drastiques, il faut tout de même assurer les 80 % restant. S’agissant de l’assertion : “Ce n’est pas une éventuelle solution dans 30 ou 40 ans qui résoudra nos problèmes d’aujourd’hui et de demain (dans 10-20 ans).” cela mérite une observation : c’est pourtant bien ce que les allemands ont fait quand ils ont décidé d’abandonner le nucléaire début des anées 2000 sans avoir de solution sérieuse de rechange. Cela les a conduit à brider une solution (le nucléaire) qui avait fait ses preuves et à augmenter leurs émissions de CO2 en poussant les centrales à lignite. Malgré leur volonté inflexible de développer les EnR et les projets tous azimuts, ils produisent aujourd’hui leur électricité en émettant 7 fois plus de CO2 par TWh que les français. Quand peut-on espérer des techniques de captage de CO2 efficaces (2030, 2050 ?). D’autre part, le scénario Négawatt nous promet un avenir radieux en 2050, en passant d’abord en 2030 par plus de 160 TWh d’électricité à partir de centrales à gaz (et beaucoup plus, si les mesures drastiques de maitrise d’énergie prévues ne sont pas atteintes). En conclusion, je ne peux être que d’accord avec vous, ce n’est pas un solution en 2050 qui résoudra nos problème en 2020 !

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