Google : toujours plus de données, toujours plus d’énergie

L’un des plus grands et des plus puissants centres de données du célèbre moteur de recherche Google est situé à la périphérie de la ville "The Dalles" en Oregon aux Etats-Unis.

Entreposés dans quatre immenses bâtiments climatisés, des dizaines de milliers de serveurs Web traitent au quotidien des milliards de requêtes émises par les internautes du monde entier.

Le revers de la médaille : le complexe englouti annuellement d’énormes quantités d’énergie. Et ce n’est donc pas un hasard si l’ensemble est situé près du barrage hydro-électrique de la ville. Ce dernier posséde pas moins de 1 779 MW de puissance électrique, soit un peu plus que celle délivrée par un EPR européen (1 600 à 1 660 MW).

Google : toujours plus de données, toujours plus d'énergie

Le journal britannique "Guardian" révèle qu’à l’intérieur du centre "Dalles" et dans 5 autres régions du monde, des centaines d’armoires sont empilés sur des rangées interminables, chacune contenant des emplacements spécialement destinés aux serveurs web.

On peut s’en douter, la technologie mise au point par Google reste un sujet très sensible. Et on comprend alors pourquoi la société de Mountain View refuse de donner des précisions sur les coûts et sur les besoins en énergie de ses centres de données.

Mais selon des spécialistes de l’industrie, lorsque le centre de données (Oregon) fonctionnera à pleine capacité d’ici à 2011, ce dernier pourrait avoir besoin de plus de 100 MW d’énergie !

Google : toujours plus de données, toujours plus d'énergie
 
La photographie aérienne en provenance de Yahoo map (ci-dessous) a été réactualisée et on peut observer clairement les 4 bâtiments. Par contre celle de Google date un peu (ci-dessus).
 
Google : toujours plus de données, toujours plus d'énergie

Pour finir, Google a récemment annoncé qu’il envisageait de construire un nouveau site de données en Europe et il se pourrait bien que la Finlande en soit l’heureux bénéficiaire. En effet, toujours selon le "Guardian",  Google aurait dépensé 40 millions d’euros pour l’achat d’une ancienne papeterie à 145 km de la capitale finlandaise, Helsinki.

Avis aux chasseurs amateurs de vues aériennes !

 

[Credit image actu en image – Craig Mitchelldyer/Getty Images]

         

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Denlaf

Ce centre de  données est trop névralgique pour que Google soit complètement dépendante des services publics de fourniture d’énergie. Google se doit de tendre vers l’autosuffisance énergétique au moins pour ce qui concerne tous les services que les dirigeants considèrent comme essentiels. Alors, dans un premier temps, on réduit de 50% les besoins énergétiques associés au chauffage, à la climatisation ainsi qu’à la production d’eau chaude. Ils connaissent déjà mon opinion sur le sujet. Il s’agit du même principe que j’ai présenté dans leur  “Projet 10 à la 100 “ où si vous préférez : Google appelle à des idées pour changer le monde ( bourse ; 10 000 000$). Donc, pour ce premier 50% d’économies, on extrait l’énergie thermique de l’eau de la rivière qui longe les infrastructures de Google. On utilise des thermopompes eau-eau qui sont les plus rentables pour ce type de projets. Or, en investissant 1 kWh d’énergie électrique dans ces thermopompes, on récupère, au moins, 4 kWh d’énergie thermique. Voilà qui permet d’économiser sur le chauffage, la production d’eau chaude et la climatisation ( puisque la thermopompe est basée sur un système d’exploitation réversible). Théoriquement on économise 75% d’énergie, mais il faut soustraire l’énergie consommée par les pompes et les compresseurs; ce qui nous laisse tout de même, potentiellement, 65% d’économies. Cependant c’est surement plus qu’on en à besoin pour chauffer, climatiser et produire de l’eau chaude, tant mieux; voilà déjà une partie du problème de réglée. Pour le reste, il faut y aller avec le photovoltaïque, l’éolien (si les vents sont favorables) et, des accumulateurs d’énergie électriques. Pour ce qui est des cellules photovoltaïques, aucun problème ne se pose, puisque les surfaces des toîtures du Centre de Dalles semblent plus que suffisantes. Il faudrait étudier la possibilité d’installer quelques éoliennes, le secteur semble propice. Finalement, il reste la possibilité de stocker de l’énergie. Cela est de plus en plus réalisable depuis qu’on fabrique des batteries Li-ion. Elles sont très puissantes, en ce sens qu’elles accumulent des quantités considérables d’énergie. Ces batteries sont tellement performantes et efficaces que l’avenir de la voiture électrique repose sur elles. La Bolivie l’a bien compris. Ce pays possède 47% des réserves mondiales de lithium et il ne compte pas le laisser exploiter pour une bouchée de pain. Son président, Evo Morales, a bien indiqué que les ressources sont disponibles pour exploitation. Il compte cependant en garder le contrôle et en faire bénéficier la population. Les enchères sont ouvertes, le plus offrant pourra exploiter cette ressource inépuisable (puisque recyclable)en partenariat avec la Bolivie. Et, tant qu’à voir grand, le président Morales souhaite qu’on fabrique sur place, non seulement les batteries Li-ion mais aussi, les véhicules électriques qui en seront munis. Plus sur : http://www.denis-laforme.over-blog.com

Mell

Un peu lourd avec tes explications sur les thermo-pompes eau-eau…

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