La chaleur arrive aux premiers îlots de l’éco-quartier, Ginko

Après 18 mois de travaux, la centrale d’énergie biomasse (14,3 MW) de Ginko, l’éco-quartier du lac de Bordeaux, a délivré de la chaleur aux premiers îlots de Ginko ainsi qu’au groupe scolaire de l’éco-quartier.

Le complexe a été inauguré le 30 novembre 2012 par Alain Juppé, maire de Bordeaux, Philippe Dorthe, Conseiller régional d’Aquitaine, et Jean-Louis Bergey, Directeur régional de l’ADEME.

Couvrant 32 hectares, l’éco-quartier Ginko est aménagé par Bouygues Immobilier et comptera, à terme, 2.200 logements, des bureaux, des commerces et des locaux publics (écoles, collège, gymnase). Le contrat signé entre Cofely Services et Bouygues Immobilier porte sur la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du réseau de chaleur pendant 18 ans.

A partir de la centrale biomasse, Cofely Services distribue la chaleur via un réseau de canalisations sous voierie de 6 km.

Afin de suivre au plus près les consommations et les usages et piloter la performance énergétique de l’écoquartier, la société a installé un système intelligent incluant télérelève, télésurveillance et télépilotage des installations. Le système s’appuie sur une Gestion Technique Centralisée (GTC), intégrée à Cofelyvision®, plate-forme de supervision développée par Cofely Services pour garantir une efficacité et une réactivité maximales, au service du confort des occupants.

La chaleur arrive aux premiers îlots de l'éco-quartier, Ginko

Par ailleurs, Cofely Services s’est engagé à couvrir l’intégralité des besoins de l’éco-quartier avec des énergies locales et renouvelables. La chaudière bois est alimentée en bois-énergie provenant exclusivement des forêts d’Aquitaine. La filière d’approvisionnement, située à 80 kilomètres de Bordeaux, participe au dynamisme économique régional à travers la pérennisation et la création d’emplois. De plus, le choix de la biomasse permet de garantir aux occupants de l’éco-quartier une chaleur économique et stable dans la durée.

Pour assurer le rafraîchissement du pôle commercial et des bureaux à venir, il a été proposé un procédé innovant : "la boucle d’eau tempérée (entre 20° C et 35° C), qui repose sur l’échange et la récupération d’énergie produite à partir de pompes à chaleur. Cette technique permettra d’optimiser le bilan environnemental et énergétique de l’éco-quartier. La boucle d’eau tempérée court sur 2,3 km afin de desservir les locaux concernés."

La chaleur arrive aux premiers îlots de l'éco-quartier, Ginko

Enfin, dans les prochaines semaines, Cofely Services mettra en ligne un site internet permettant notamment aux riverains de comprendre leur système de production d’énergie et leur facture énergétique.

La chaleur arrive aux premiers îlots de l'éco-quartier, Ginko

L’investissement de 6,6 millions d’euros a été subventionné en partie par l’ADEME : 1,7 ME, le fonds européen FEDER : 0,26 ME,  le Conseil régional d’Aquitaine : 0,26 ME. Le solde est supporté par Cofely Services, soit 4,3 millions d’euros.

            

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Ambiel

Comme quoi le chauffage par grille-pain n’est pas une fatailité, et le gaz non plus !

Lo besierenc

Mais pourquoi donc un tel éco quartier ne fait pas systématiquement appel au solaire thermique qui a une bien meilleure performance énergétique que le photo voltaïque quand il faut satisfaire des besoins en chauffage (voire en climatisation en utilisant à large échelle les technologies par adsorption): le couple solaire thermique biomasse intéresserait-il moins les grands groupes de BTP parce que la chaleur solaire est moins génératrice de profits pour l’exploitant même si elle est génératrice d’emplois locaux dans la réalisation des équipements puis dans leur maintenance ?

O.rage

Emissions de CO2 de la biomasse… En sachant que la combustion de biomasse émet du CO2 (1500g par kWh je vous le rappelle Ambiel) qui a mis près de 50 années à être fixé dans le bois, et que cela s’ajoute directement aux “autres” émissions de CO2 (qui ne sont jamais récupérés, vu que directement en direction de la haute atmosphère) sans compter les particules… Je préfère nettement l’option “chauffage électrique” si vous y mettez aussi les pompes à chaleurs, les puits canadiens et la fabrication d’isolants… Je n’ai pas d’actions Gazprom ou “Bois brésilien Inc.”

Ambiel

Vous avez des sources pour étayer 1500g, soit plus que le charbon? J’avais en tête des ordre de grandeur 100 fois plus faibles : Et notre pays dispose de ressources forestières très importantes, sous-exploitées, mal gérées. Vous aussi vous avez un problème avec le chauffage électrique? Vous avez des actions chez EDF ou chez un vendeur de grille-pain? Perso j’ai rien contre certaines pompes à chaleur, rien contre les puits canadiens et encore moins contre l’isolation. Contre les grille-pain et les passoires thermiques là par contre j’ai plus de mal. Comme dirait l’UFC Que Choisir, vivement un bonus ET un malus sur la taxe foncière en fonction de la classe énergétique des logements.

Lionel_fr

La discussion est mal goupillée, il est vain d’opposer les technologies comme si chacune d’entre elle devait être déployée en masse. C’est un travers français de penser que le conflit fait avancer les choses. Ainsi le solaire thermique ne donne que de l’eau à 60° ce qui et insuffisant pour un réseau de chaleur , pourtant ce serait un appoint interressant sur le retour d’eau froide. Le grilles pains ou tout système à effet joule n’a pas un rendement fantastique mais il est le moins cher et le plus réactif pour hybrider (ou seconder) des systèmes. Ainsi, on peut absorber des pics eoliens ou solaires que le réseau ne peut pas transporter en substituant provisoirement l’effet joule à des techniques de combustion pour un prix dérisoire : un chauffage radiant à tube IR coûte 10 euros en promo chez bricomachin Le grille pain est donc irremplaçable ! à condition d’être piloté par un système intelligent. C’est quand même rageant de bruler du gaz pour prendre une douche le 21 juin à 14:00 ! idem pour les pompes à chaleur : elles peuvent sauver le solaire thermique et ont un bon rendement en intersaison mais pour les pics hivernaux , nettement moins ! et surout cela reste du full electrique or, en janvier le réseau est souvent au maximum. Il serait plus interressant de substituer une énergie de stock (biomasse) locale durant cette période plutôt que de doubler la capacité du réseau juste pour assurer les pointes 3 semaines par an ! Votre discussion s’embarque une fois de plus vers le nuke vs.reste du monde qui cache la foret de techniques dont la synergie permettra vraiment de moderniser l’appareil énergétique. La tentation de l’hégémonie d’une d’elles au détriment des autres est une régression.

Lionel_fr

M.Orage : la combustion de petites quentités de bois produit des particules mais dans le cas des réseaux de chaleur , les systèmes sont nettement plus évolués et les économies d’échelle permettent de financer une dépollution trop onéreuse pour un particulier. La biomasse en réseau de chaleur est donc peu polluante. Le vrai problème du bois , c’est les cheminées à l’ancienne. Pour ajouter mon grain de sel, je dirais qu’une cogénération biomasse permettrait en plus de soulager le réseau électrique lors des pointes hivernales. Et si ol couple ce système à une production hydrogène soit pas biomasse, soit par electrolyse , on peut utiliser l’hydrogène stocké pour bruler les nanoparticules encore présentes après filtrage des fumées. D’une façon générale , tous les gaz sont interressants pour dépolluer les carburants lourds , mais l’hydrogène est de loin le plus efficace grâce notamment à sa vitesse de combustion mais aussi sa vitesse de montée en température : certes les 2800° brûlent autant d’azote que de carbone et pour éviter les nox , il faut des brûleurs bien réglés et pourquoi pas de l’oxygène pur si on electrolyse : son stockage à 100bar ne consomme pas d’énergie si l’electrolyseur est bien conçu

O.rage

Thermique/électrique Au temps pour moi, ici la biomasse a des fins clairement thermiques donc pour le bois c’est 500gCO2/kWh thermiques (-calculs avec les chiffres dispo sur wikipedia- et ouai la combustion du bois est moins efficace que celle du charbon, donc il en faut plus pour la même quantité d’énergie donc plus de CO2 émis, et de produits de combustions incomplète…) mais j’insistais sur le fait qu’il faille absolument reconstituer la biomasse détruite par de la replantation sinon le bilan est en défaveur d’un quelconque bilan carbone nul (j’ai du mal avec l’ADEME, ils estiment que dans tous les cas le bois récuperera son CO2 “un jour”…) @Lionel_fr Je salue votre attitude plus conciliatrice de ces derniers temps, on va pouvoir discuter 🙂 Biomasse quasi-industrielle En effet, les gros complexes énergétiques améliorent les rendements et l’efficacité énergétique, mais la consommation, ici en bois, augmente avec la température de combustion et de pression (donc de dangerosité), ce qui diminue les chances d’un approvisionnement continu… ainsi qu’à puissance, efficacité et rendement équivalent, le bois émet plus de particules que le charbon (mais autant que la lignite), que le gaz et le fioul… sans compter que la récupération des GES ou leur traitement diminue les rendements de l’installation… Mais bon, au moins on utilise enfin les renouvelables à leur meilleure place, à la chaleur et non à l’électricité (on multiplie leur rendement par trois, face à leur densité énergétique plutôt faible par rapport à l’hégémonie fossile). Relativisons “Votre discussion s’embarque une fois de plus vers le nuke vs.reste du monde qui cache la foret de techniques dont la synergie permettra vraiment de moderniser l’appareil énergétique. La tentation de l’hégémonie d’une d’elles au détriment des autres est une régression.” Tant que vous ne perdez pas du coin de l’oeil les ordres de grandeurs pour évaluer le potentiel de certaines énergies par rapport à d’autres, et de l’ensemble (voire la totalité) de leurs externalités, je suis parfaitement d’accord avec vous 😉

Ambiel

Vos calculs à la wikipedias déroulez-les un peu avant de raconter n’importe quoi, déjà regardez l’étude que je vous ai mise dans le lien fourni… On est plutot à 10-15g/KWh en bilan final. Vous avez déjà bu des contrats biomasse en France sur de la coupe rase sans replantation? Vous devriez creuser un peu plus le sujet des ENR avant de balancer des idées reçues de café commerce 🙂

O.rage

Bilan carbone à la main Bon on a 15 MJ par kg de bois, ce qui fait 4,2 kWh Or dans un 1kg de bois, on a 49,8% en poids de carbone, donc post combustion (donc on rajoute le poids du dioxygène par atome de carbone) donc 500g de carbone ou 1,8kg de CO2 par 4,2kWh donc 430gCO2/kWh et on rajoute les autres produits de combustions indésirables qui ont leur propres PRG à 100ans à qui j’ai donné 70g donc on arrondit à 500gCO2/kWh… Scénario Négawatt : on brûle et qu’on stocke en même temps “Vous avez déjà bu des contrats biomasse en France sur de la coupe rase sans replantation?” Non, par contre sans avoir bu avant, je sais qu’on importe du bois sans vérifier qu’il y a replante derrière, que vous supportez un scénario Négawatt qui dit littéralement que l’on peut brûler un stock de bois qui sert déjà à stocker le CO2 émis par un bois précédent… sans avoir à comptabiliser leurs émissions alors je me méfie…

O.rage

Bien sûr il manque quelques pincettes : je parle de 500g d’équivalent-CO2 (PRG à 100ans) par kWh thermiques, donc pour ceux qui veulent retourner à l’âge d’or du bois comme Ambiel avec des centrales thermiques au bois qui font de l’électricité avec un rendement 33% (jamais atteint) on a le bilan magnifique de 1500 grammes d’équivalent-CO2(PRG à 100ans) par kWh électriques… Si avec ça Mère Nature n’a pas envie de nous étreindre bien fort avec l’énergie de milles soleils…

Ambiel

Ok donc vous partez du principe qu’on brûle plus qu’il ne pousse de biomasse en France. Alors même que notre solde biomasse est positif depuis plus de 10ans 🙂 Bon et pardon pour mon alcoolisme qui transparait même dans ce que j’écris 🙂 Pour les importations de bois je demande à voir, mais c’est bien possible même si sa part dans notre consommation de biomasse doit être infinisétimale. Nous exportons aussi beaucoup de bois (mais ce n’est pas là la seule biomasse), en particulier vers l’Espagne. Pour comparaison, l’Allemagne avec 200 000km& de moins que nous (40% de territoire) a un objectif biomasse 10 fois supérieur au notre et exploité déjà 10fois plus de puissance que nous. Mais elle gère mieux sa ressource, et a entrepris les réformes en ce sens depuis déjà 10ans que sa transition est vraiment lancée. Nous on attendra le déluge.

Ambiel

Ok toujours sans remplacement de la ressource. Vous êtes amusant. Vous faites partie de ceux qui voient en l’EPR un bel avenir? Vous avez une idée de son prix? Tiens il vient de passer à 8,5milliards d’euros. Encore 2,5milliards de plus de gaspillés pour ce projet du passé.

O.rage

Allemagne Quand vous comprendrez qu’ils remplissent leurs objectifs comme ceux du protocole de Kyoto, vous comprendrez que c’est juste pour obtenir la paix sociale des “pseudo-écolos”. En attendant, la France l’a rempli, cela vous plaît pas? Changez de pays qu’est-ce que vous voulez que je vous dise… EPR ou le débat nucléarocentré par l’obscurantiste de base Ouhlala! cela représente une augmentation de 2cts du kWh alors que c’est toujours une tête de série plus chère que les suivantes… j’ai trop peur…

Bachoubouzouc

Les différents reports d’échéance et de budget sont bien la preuve que la majeure partie de ces 8,5G€ est due au retard pris par le chantier : Bref, des coûts qui ne se retrouveront pas dans les exemplaires suivants.

Sicetaitsimple

-Installation pas trop grosse ( 14MWth) ce qui devrait permettre de l’alimenter sans aller chercher la ressource trop loin ( je vous rappelle que le plan d’appro du projet de Gardanne (Aix en Provence), 150MWe soit environ 3 fois plus en thermique, remonte jusqu’au dessus de Lyon, bonjour les camions……) – Installation non électrogène, ce qui évite de bruler de la biomasse tout au long de l’année pour produire de l’electricité avec un rendement misérable, électricité dont très clairement on n’a pas vraiment besoin en été, avec des tarifs d’achat qui feraient que la chaleur des utilisateurs de “Ginko” serait en fait payée par les consommateurs d’electricité francais.

Sicetaitsimple

Quelques soient les bonnes ou mauvaises explications, vous reconnaitrez que ça commence à faire beaucoup. Quant à dire que ça ne retrouvera pas sur les exemplaires suivants, prévus en Angleterre, vous me permettrez d’être a minima prudent. Il n’y a pas eu de construction de ce type là-bas depuis encore plus longtemps qu’en France… En Chine , c’est certainement différent, a minima ça va très vite ce qui forcément limite les coûts.

Sicetaitsimple

2 cts/kWh ça fait 20€/MWh me semble-t-il, non? Vous trouvez ça négligeable? Je pense que vous vous trompez en disant “j’ai trop peur”, il y a des technologies qui évoluent et qui sont en concurrence, non pas avec l’existant qui va vivre sa vie, mais avec le “nouveau”..

Bachoubouzouc

“Quelques soient les bonnes ou mauvaises explications, vous reconnaitrez que ça commence à faire beaucoup.” Evidemment que cela fait beaucoup ! En même temps voilà un chantier gigantesque sur lequel il semble nous être arrivé toutes les merdes possibles et imaginables. Il n’aura manqué qu’une chute de météorite !

irisyak

Ce qui est triste dans ce projet c’est de voir qu’il est subventionné! Comme si tout ce qui est écolo doit être subventionné. Nous manquons d’argent pour le nécesaire et pas pour le superflu!

O.rage

Mensonge EDF ne recoit aucune subvention de l’Etat, tout est de sa poche en matière de nucléaire depuis 1982 vous n’avez qu’à vérifier… Par contre cela vous semble plus juste que l’on impose des obligations d’achats (donc des subventions au kWh) pour des éoliennes qu’il ne possède pas… ou que l’Etat subventionne les fossiles que vous mettez dans votre moteur…

Ambiel

Oula on se calem, irisyak fait référence au projet ENR à Ginko… Pas a votre bidule sacré qui ne marche pas et qui coute 3 bras. Et qui va devoir etre subventionné en Angleterre comme en France à l’avenir pour être déployé. Et plus cher que toutes les ENR.

O.rage

Ah oui désolé irisyak, apparemment j’ai pris l’habitude d’Ambiel de ne pas lire correctement avant de répondre…. mais bon j’ai une excuse, je ne suis pas payé pour dire des conneries contrairement à ce salarié de Greenpeace (c’est bête ils auraient pu se payer des gens respectables avec de belles cravates, qui savent faire une recherche documentaire et qui savent compter…. mais non). @Ambiel C’est marrant ça, un anti-nucléaire qui dit qu’un truc ne va pas marcher alors que qu’il est pas fini, attention vous commencez à avoir plus de liens avec une religion avec qu’avec une science… en ce qui concerne le coût des ENR, le photovoltaïque (27TWh cette année en Allemagne pour le prix cumulé de 100 milliards d’euros… à comparer des 488TWh de Chelya on dirait les Eric et Ramzy de la défense des EnR) a mainte fois prouvé que vous souffrez soit d’une affection au cerveau soit de débilité héréditaire.

O.rage

Non j’avais pas peur… En effet c’était du sarcasme… combien même l’électricité nucléaire doublait de prix, cela ferait bondir hypocritement ses opposants… je dis hypocritement car si ils veulent des économies d’énergies, le seul moyen efficace c’est d’augmenter le prix… Enfin un peu… Quant à la concurrence avec les moyens énergétiques du futur j’attends toujours les renouvelables du futur… l’éolien qui a toujours besoin d’être adossé à du gaz à cause de sa centaines de variations de puissances par jour entre 50% et 4% de la puissance installée (donc son coût et ses émissions en plus ; le Danemark et l’Espagne disent merci, mais non merci)… et le photovoltaïque pas foutu de produire de l’électricité la nuit… ah la barrière de la densité énergétique des renouvelables est une limite dure à franchir (pour des questions physiques et non référundaires), l’énergie (fossile, nucléaire, éolienne, solaire etc…) est gratuite mais les moyens, pour l’extraire de l’environnement, non. Beaucoup… On voit jusque que la concurrence c’est les fossiles… (je mets de côté la grande hydraulique car comme tout le monde le sait, en Europe on est 1) au taquet et 2) on ne construit pas encore de montagnes et de vallées inondables de façon rentable). Et le charbon qui a la dragée haute en ce moment… et dire qu’on ne devait pas y toucher sinon on se retrouvait au dessus de +2°C à la fin du siècle… c’est pas grave on apprendra à aimer les “surprises climatiques” spéciale monde à +6°C A la folie.

Ambiel

Eh bien, quelle rage, quelle emphase ! Sur le PV allemand rien à voir avec aujourd’hui, ils ont lancé le PV dans le monde en le payant très cher au départ, et ils en ont pour 20ans à payer la facture. Aujourd’hui grace à eux le PV est moins cher que le nucléaire, à capacités égales installées aujourd’hui. Et 100% d’accord avec vous sur l’augmentation du prix qui est le meilleur moyen de permettre de vraies économies d’énergies. Mais seulement si on protège les 3 à 4millions de foyers les plus précaires en leur appliquant un tarif social. Vos chiffres de 50 à 4% datent beaucoup, comme votre idéologie du nucléaire sacré. Mais bon, si ça vous amuse. Notez tout de même, si vous êtes capable d’un peu de bonne foi, que c’est parfaitement prévisible grace à….la prévision météo. Metnext vous connaissez? Regardez également les prévisions journalières de RTE, elles sont précises à 100/200MW près, et ça progresse chaque année. Alors par contre sur l’Espagne et le Danemark pas d’accord du tout. L’Espagne a encore augmenté son parc, ils ont passé les 21 000MW cette année et figurez-vous qu’ils ont rattrapé le nucléaire en production annuelle. En 2013, l’éolien produira plus que le nucléaire en Espagne. Pour le Danemark, si vous en êtes toujours au même stade que Butré, à raconter qu’ils ont arrêté l’éolien, pour une fois essayer de dépasser votre répugnance pour tout ce qui est énergie propre et renouvelable et regardez les faits : ils sont passés de 20% à 29% en 2ans. L’année prochaine ils seront à 35% et en 2020 ils seront à 50%. Soyez quand même rassuré, ils n’y arrivent que parcequ’ils sont peu nombreux et très bien interconnectés. Mais du coup leurs centrales à charbon qui faisaient quasi-100% du mix sont aujourd’hui sous les 60%, et en 2020 seront à moins de 30%. Même votre plus fidèle soutien, Le Figaro, le plus pro-nucléaire et anti-ENR de la presse française le souligne dans un article étonnament bien rédigé, très clair et sur lequel je suis d’accord à 100% (1ere fois de ma vie sur un article du Figaro, comme quoi les choses changent depuis que le monde économique se rend compte que le nucléaire est dépassé) :

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