La filière éolienne en quête de savoir-faire industriels français

La société Fixator basée dans le Maine-et-Loire est devenue le premier bénéficiaire du programme Windustry France, une initiative visant à mieux structurer la filière industrielle française de l’éolien dans toutes ses composantes.

Spécialisée dans les systèmes de levage, la société envisage de se positionner dans la production de monte-charges et de systèmes d’assistance à la montée de mâts d’éoliennes.

D’ici 2015, Windustry France compte conduire 50 entreprises françaises à diversifier leurs activités dans l’industrie éolienne. Outre Fixator, cinq PME et ETI, représentant 1.300 emplois, sont, désormais sélectionnées pour bénéficier du programme Windustry France.

La démarche Windustry, qui consiste à identifier des PME et ETI, auditer leurs outils industriels, puis à les mettre en relation avec leurs futurs clients que sont les donneurs d’offres tout en les aidant à définir un plan d’investissement, constitue un outil stratégique de réindustrialisation.

L’initiative Windustry France est ouverte à toutes les entreprises volontaires, avec un objectif auquel se sont engagés les professionnels de la filière éolienne regroupés au sein du Syndicat des Energies Renouvelables (SER)** : créer 50.000 emplois d’ici 2020, avec un parc éolien de 25.000 MW.

La filière éolienne en quête de savoir-faire industriels français

[ Src : Windustry France ]

"Les filières industrielles des énergies renouvelables, et particulièrement la filière éolienne, en développement partout dans le monde, constituent pour notre pays, un relai de croissance et de valeur ajoutée significatif", a rappelé Jean-Baptiste Sejourné, Président de la Commission éolienne du SER.

Pour Jean-Louis BAL, Président du Syndicat "Le modèle Windustry France, outil de synergie entre PME, ETI et grands Groupes, qui commence à porter ses fruits, peut être décliné dans d’autres de nos filières. Nous sommes convaincus que cette démarche concrète peut aider notre pays à gagner un temps précieux face à une concurrence mondiale, donner aux industriels de notre pays des marchés nouveaux pour eux, en France comme à l’international, et, de ce fait, créer des emplois et contribuer à équilibrer notre balance commerciale".

** Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et sa commission éolienne, qui regroupe 195 entreprises, sont présentes sur toute la chaîne de valeur de la filière.

         

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
25 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Temb

Le problème de cette filière en France c’est qu’elle subit depuis son origine des aller-retours incessants avec une politique de stop and go qui a le mérite de décourager même les plus téméraires des entrepreneurs. Investir dans l’industrie éolienne en France, c’est soit être fou, soit avoir les reins extremement solides. Du coup cela exclut les PME et start-up innovantes qui choisissent des cieux plus ouverts. Surtout que le climat entrepreunerial n’est de base pas évident en France. Il va falloir quelques années de stabilité pour donner envie à des industriels d’investir, dans cette chasse gardée d’une seule énergie qu’est la France. Alstom a ses usines éoliennes en Espagne, Areva les a pour l’instant en Allemagne. L’exemple de l’off shore est frappant, 3 fois plus cher que l’éolien terrestre mais son mode centralisé séduit nos grands Utilities. Regardez les pays plus avancés dans la transition, en Allemagne seuls 7% des moyens de productions ENR sont détenus par les Utilities, 40% par les particuliers, le reste par des PME. En France 90% des moyens de production sont aux mains des Utilities. Pourquoi voudrianet-ils que cela change? L’Off shore répond à leur possibilité de garder la main sur des productions centralisées, pas l’on shore.

Bachoubouzouc

“Le problème de cette filière en France c’est qu’elle subit depuis son origine des aller-retours incessants avec une politique de stop and go qui a le mérite de décourager même les plus téméraires des entrepreneurs.” Alors comment expliquez vous que toute l’industrie éolienne mondiale soit en crise, et pas seulement l’industrie française ? “L’exemple de l’off shore est frappant, 3 fois plus cher que l’éolien terrestre mais son mode centralisé séduit nos grands Utilities.” Alors comment expliquez vous que l’onshore séduise tout autant les “grands Utilities” ? “En France 90% des moyens de production sont aux mains des Utilities. Pourquoi voudrianet-ils que cela change? L’Off shore répond à leur possibilité de garder la main sur des productions centralisées, pas l’on shore.” En France, de grands acteurs ont la main sur les moyens offshore comme onshore tout simplement parce que ce sont de grands acteurs, avec des moyens. Comme d’habitude, il serait temps d’arrêter de rejetter systématiquement la faute sur les autres. Les ENR se portent mal parce qu’elles ne sont pas rentables. Elles ne survivent que grâce aux subventions, qui fluctuent avec les politiques. Il ne fallait donc pas s’attendre à des miracles.

Temb

Toute l’industrie éolienne n’est pas en crise, très très loin de là. 2 constructeurs sur les 10 premiers sont en dificultés. Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte. L’on shore séduit très peu les Utilities en proportion, à l’exception de quelques uns. Regardez l’Allemagne par exemple, ou la majorité des parcs sont détenus par des PME et des particuliers, des groupements d’agriculteurs ou des riverains. L’éolien est rentable dans tous les pays du monde, mais bien entendu pas partout dans chacun de ces pays. Regardez le Maroc par exemple, l’énergie la moins chère déployable depuis quelques années y est l’éolien, idem au Brésil, etc.. Mais surtout comparez les prix au MWh des énergies instalables aujourd’hui, à part le grand hydro et le charbon qui sont loin devant, l’éolien terrestre est l’une des plus compétitives. En France nous n’avons pas su développer d’industrie car nous sommes incapables de laisser vivre un fort tissu de PME, et que nos géants du CAC40 qui font la pluie et le beau temps chez nous n’y ont pas cru au début des années 2000. Et derrière l’administration, bien aidée par des députés qui ne connaissent rien au sujet ont à dessein ou par maladresse détruit systématiquement les initiatives industrielles en sapant la confiance des investisseurs industriels. Libre à vous de ne pas vouloir voir les choses comme elles sont, j’ai bien conscience que cela ne colle pas avec votre vision pas très pro-ENR des choses. Que diriez-vous pour votre secteur si tous les 2/3mois un nouveau décret venait modifier l’économie de la filière nucléaire? Moratoires, pas de grand parcs puis grands parcs, multiplication des couches administratives, ajouts de nouvelles instruction avec possibilités de nouveaux recours, prise en charge du raccordement puis inversion, etc…. Dans ces conditions pas facile d’avoir suffisamment confiance pour investir. Allez-y pour votre réponse, je sens que je vous ai fait plaisir, vous allez pouvoir balancer vos certitudes sur un secteur que vous ne connaissez pas du tout. Au fait ou en est la demande d’autorisation des subventions du secteur nucléaire auprès de l’UE? L’Angletterre l’a demandée il y a quelques semaines, et bien entendu la France est favorable, le tarif de 115€/MWh garanti pendant 35ans est en bonne voie 🙂

Temb

Areva et EDF sont dans une situation financière pas franchement idéale, valeur boursière divisée par 3 ou 4 en 2/3ans, pourtant le secteur est loin d’être mort n’est-ce pas? Tepco va très bien l’état l’a renfloué, Toshiba se sépare de Westinghouse, EON, Centrica et RWE abandonnent le nucléaire, etc… Pourtant le nucléaire garde de l’avenir dans certains pays et n’est pas mort.

Bachoubouzouc

“Toute l’industrie éolienne n’est pas en crise, très très loin de là. 2 constructeurs sur les 10 premiers sont en dificultés. Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte. Allez-y pour votre réponse, je sens que je vous ai fait plaisir, vous allez pouvoir balancer vos certitudes sur un secteur que vous ne connaissez pas du tout. ” – Repower : “Repower: résultat 2012 nettement inférieur, licenciements (synth.)” – Nordex : “Malgré une belle hausse de son chiffre d’affaires, la compagnie a toutefois du acter une perte nette de 94,4 millions d’euros, en regard d’une perte de 49,5 millions en 2011.” – … “L’éolien est rentable dans tous les pays du monde, mais bien entendu pas partout dans chacun de ces pays.” Alors comment expliquez vous qu’on continue à le subventionner partout ? “Mais surtout comparez les prix au MWh des énergies instalables aujourd’hui, à part le grand hydro et le charbon qui sont loin devant, l’éolien terrestre est l’une des plus compétitives.” Ah ouais ? Et qu’est-ce que ça donne quand on retire l’obligation d’achat ? Càd si on cessait d’acheter l’électricité éolienne au moment où on n’en a pas besoin (nuit, we d’été, etc) ? Encore une fois, on pourra dire que ce sont des énergies vraiment rentables que lorsque les mécanismes d’aide auront disparus. “Areva et EDF sont dans une situation financière pas franchement idéale, valeur boursière divisée par 3 ou 4 en 2/3ans” Comme d’habitude, vous parlez uniquement des résultats en bourse d’EDF ou d’Areva (malmenés à cause des incertitudes politiques et réglementaires sur leur activité), mais vous ne parlez pas de leurs résultats : – EDF : résultat net positif de 4,2 milliards d’euros pour 2012 – Areva : résultat net positif de 118 millions d’euros pour 2012 (dont un résultat opérationnel négatif de -207 millions d’euros pour le Business Group Energies Renouvelables) Bref, il semblerait bien que j’ai eu encore une fois raison et que un antinucléaire nous ait encore une fois baratiné…

Temb

Très bien, ronronnez, faites vous plaisir, vous avez raison puisque vous le dites. Vous avez quel âge? Vous avez des amis dans la vraie vie? Vous les pourrissez dès qu’ils osent poser une question sur votre activité? Ou alors vous n’avez que des potes collègues du nucléaire et vous leur montrer : “haha regarde comment je l’ai baché le sale écolo puant décroissant et anti progrès nucléaire”. Amusez-vous, distordez la réalité dans le sens qui vous arrange, campez sur vos certitudes, vous êtes une caricature et les pro-ENR (qui ne sont pas tous anti-nucléaire, du moins pas encore) ont besoin de caricatures comme vous. Vous présentez l’immense avantage de radicaliser les gens et de donner une très mauvaise image des énergies du passé.

Bachoubouzouc

Vous avez essayé de faire croire que c’était de la faute du gouvernement et d’EDF (parce qu’il n’y a pas 36000 “grands Utilities” en France) si les ENR sont en crise. Je vous ai prouvé que c’était faux. Vous avez essayé de nous baratiner sur la situation de l’industrie éolienne mondiale, je n’ai fait que prouver que vous mentiez. Alors allez donc jouer les victimes ailleurs. “Vous présentez l’immense avantage de radicaliser les gens ” Ah, ça vous arrange si les gens deviennent des extrémistes ? ” et de donner une très mauvaise image des énergies du passé.” Et quelle image cela donne donc de votre industrie, que ses représentants sur Enerzine soient régulièrement pris à raconter des bobards ?

Velka

Le modèle économique du nucléaire est dépassé, car trop cher. Peut être encore viable dans des pays en très forte croissance tels la Chine, mais pas dans des économies stagnantes ou déclinantes. C’est un luxe que personne ne pourra plus financer. Les résultats d’entreprises du secteur semblent illusoires, car ne prenant pas en compte le coût d’un accident nucléaire majeur : plusieurs Centaines ou Milliers de Milliards d’Euros… De quoi ruiner un groupe national (et le pays) définitivement. Sans parler de la nom prise en compte du vrai coût du démantèlement et du stockage des déchets. Le nucléaire est actuellement l’équivalent d’un surendettement pour la France. Sauf que, pour un financier, surendettement = étalement de la dette, ou default de payement, Alors que les centrales il va falloir les démanteler et les déchets les stocker pendant des siècles. Quoi qu’il en coûte ! Alors quoi qu’on fasse dans l’éolien et plus généralement dans les ENR, ce sera toujours moins pire.

Temb

CA du secteur éolien en 2000 : 15mrds€ CA du secteur en 2012 : 265mdrs€ Croissance annuelle sur 10 ans : supérieure à 20% La France n’est pas le seul pays ou l’éolien a beaucoup de mal, l’Angleterre est aussi un exemple avec la Pologne ou le Japon. Leur point commun? De gros Utilities qui gèrent tout sans partage et veulent conserver des gros projets centralisés. Je respecte votre point de vue, nous ne serons pas d’accord et ça n’empêchera pas votre secteur de continuer à fonctionner (et moi-même peut-être d’y travailler un jour indirectement) tout comme le secteur éolien que je connais très bien même si je n’y travaille pas directement.

Bachoubouzouc

@ Velkia : Il ne manque qu’un “Amen” à votre profession de foi. @ Temb : Citer le chiffre d’affaire de l’éolien ou sa progression n’indique rien sur la rentabilité de cette industrie. Tout ce que cela indique, c’est le volume de subvention qu’on a bien voulu lui accorder. “La France n’est pas le seul pays ou l’éolien a beaucoup de mal, l’Angleterre est aussi un exemple avec la Pologne ou le Japon. Leur point commun? De gros Utilities qui gèrent tout sans partage et veulent conserver des gros projets centralisés.” Ah parce que ce n’est pas le cas en Allemagne ? N’y a t-il pas aussi en Allemagne de “gros utilities” qui “gèrent tout sans partage” ? Diable, c’est souvent les mêmes entreprises (E-On, RWE, etc) qui se partagent les marchés allemands et britanniques ! Et selon vous dans un pays elles bloqueraient le développement de l’éolien et pas dans l’autre ? Idem sur le marché polonais, où Vatenfall et E-On sont parties prenantes. Vous vous rendez compte à quel point votre thèse est complètement irrationnelle ? Décidemment, le thème de la collusion des “puissants” contre les “faibles” ne va pas mieux dans la bouche des écolos que dans celle du front national…

Nicias

D’après le graphique, la puissance installée va être multipliée par 3 et l’emploi par 6. Si l’éolien veut devenir compétitif un jour, il doit produire plus avec moins, pas le contraire.

Temb

Le monde est fou, il accorde à un secteur irrationnel et inutile 265mrds€ en 2012… Remarques, on subventionne bien le fossile pour des montants bien plus élevés et a subventionné le nucléaire, tout comme on s’apprête à le re-subventionner en Tchéquie comme en Angleterre pour des décennies. En Allemagne c’est une catastrophe pour les Utilities qui subissent et essaient de se ratraper dans l’éolien off shore. Ils détiennent seulement 7% des installations décentralisées, contre 100% des fermes off shore et ils poussent pour leur développement alors même que ça coute 3 fois plus cher que de l’éolien terrestre. Idem en France ou EDF GDF Areva et Alstom poussent sur l’éolien off shore ou comme par miracle le cout plus élevé que le PV ou l’éolien terrestre ne leur pose là plus aucun problème.

Bachoubouzouc

“Le monde est fou, il accorde à un secteur irrationnel et inutile 265mrds€ en 2012…” Je n’ai jamais dit ça. J’ai dit que le chiffre d’affaire ne disait rien sur la rentabilité de l’industrie éolienne. Et si on en croit les articles que j’ai cité, la rentabilité (pour les industriels comme pour la collectivité) est justement leur plus gros problème. Après on subventionne ces énergies pour un certain nombre de raisons, bonnes (diversification du mix électrique, indépendance énergétique) ou mauvaises (produire “localement”, “casser le monopole”, lutter contre le nucléaire, etc). Simplement il ne faut pas raconter de bobards. “En Allemagne c’est une catastrophe pour les Utilities qui subissent et essaient de se ratraper dans l’éolien off shore.” Ah bon ? Et pourquoi ne sont-ils pas, comme EDF et GDF en France, les leaders dans l’éolien offshore et onshore ? Le gros problème des grands producteurs allemands ne serait-il pas plutôt qu’on leur a retiré les machines à fric qu’étaient les centrales nucléaires ?… () “Idem en France ou EDF GDF Areva et Alstom poussent sur l’éolien off shore ou comme par miracle le cout plus élevé que le PV ou l’éolien terrestre ne leur pose là plus aucun problème.” Ah mais le coût de l’onshore et du pv ne leur pose pas plus problème que pour l’offshore. Dame ! Ce sont ces entreprises qui sont les leaders dans tous ces domaines ! C’est à la collectivité que le coût des ENR pose problème. Et à EDF, c’est qu’on ne lui paye pas ce que lui coûte les ENR qui pose problème. Mais ça c’est un problème résolu.

Temb

On est d’accord sur la partie rentabilité, même si votre constat est très partiel, les politiques d’austerité ayant divisé par 2 les perspectives de croissance du secteur, passées de 20% avant la crise à 10% pendant. Du coup ceux qui ont investi au mauvais moment ont souffert de sur-capacités, sur-capacités en cours de résorbation mais qui tirent encore un peu les prix et les marges vers le bas. Mais bref. Sur les Utilities, celles-ci sont rétives à ce changement décentralisé, au lieu de gérer une bonne grosse unité centralisée, pour les quasi-même couts de gestion unitaires vous devez en gérer 300… Pas terriblement atrayant. Du coup ce sont de grosses PME et des start-up qui tirent leur épingle du jeu, mais seulement dans les pays ou les Utilities n’arrivent pas trop à leur mettre de batons dans les roues. Concernant le cout du PV et de l’éolien, pardon mais les multiples communiqués, prises de positions en colloques, en tribunes d’EDF ou de certains dirigeants de ces utilities (directement ou par leurs think tank et cercle tenus comme Institut Montaigne, cercle de l’industrie, etc…) démentent très très légerement votre certitude. Mais reconnaissez que vous avez un peu de mal à vous mettre de l’autre côté de la barrière pour essayer de comprendre ce qui disent les affreux écolos que vous méprisez. Nous ne sommes pas tous membres d’un parti, encore moins d’un parti écolo, encore moins salariés d’une boite ENR, nous sommes nombreux à regarder la situation sous un angle un peu différent du votre. Essayer, juste une fois, de mettre un peu en perspectives vos certitudes. Les ceritudes, c’est ce qui m’effraie le plus chez les gens qui travaillent dans des industries dangereuses. Je préfère 100 fois ceux qui doutent et ont un esprit critique, sans pour autant renier leurs convictions. Imaginez un pilote qui dise : pas besoin de plus de sûreté dans l’aéronautique, tout est sous contrôle. Mais bon, rien n’a de prise sur vous, et de mon côté je suis trop faible, j’écoute et je reprend parfois vos arguments et vos critiques 🙂

Sicetaitsimple

Que la CSPE ne soit plus un problème pour EDF ( via une garantie explicite de l’Etat sur le remboursement des arriérés, les fameux 5Mds€, et le remboursement des coûts du portage de la dette associée) ne change rien sur le fond. C’est bien l’optimisation du coût pour la collectivité qui est le sujet.

Bachoubouzouc

“On est d’accord sur la partie rentabilité, même si votre constat est très partiel, les politiques d’austerité ayant divisé par 2 les perspectives de croissance du secteur, passées de 20% avant la crise à 10% pendant.” Eh ben on aura déjà fait des progrès depuis “Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte.” ! Je vais continuer à vous travailler au corps et peut-être qu’on finira par tomber d’accord ! “Sur les Utilities, celles-ci sont rétives à ce changement décentralisé, au lieu de gérer une bonne grosse unité centralisée, pour les quasi-même couts de gestion unitaires vous devez en gérer 300… Pas terriblement atrayant.” Ah bon ? Alors comment expliquez vous que les principaux acteurs de ce marché en France soit EDF EN et GDZ Suez ? Et en quoi de petites équipes gérant de petites unités de production sur une zone géographique étendue serait une telle révolution par rapport à ce que ces grands groupes faisaient déjà dans, par exemple, la moyenne hydraulique ? Et même si c’était si nouveau, où serait la difficulté pour des entreprises qui gèrent déjà des réseaux de distribution et de la relation client sur tout le territoire ? Je sais bien que vous avez envie de croire à une révolution, mais là franchement il n’y a pas de quoi casser quatre pattes à un canard ! “Du coup ce sont de grosses PME et des start-up qui tirent leur épingle du jeu, mais seulement dans les pays ou les Utilities n’arrivent pas trop à leur mettre de batons dans les roues.” Deux pays, deux résultats : Vous nous dites qu’en Angleterre c’est tout pourrie et en Allemagne tout génial. Pourtant on y retrouve des marchés tout autant éclatés (le marché anglais semble l’être même encore plus que l’allemand), avec des acteurs qui sont souvent les mêmes. Encore une fois votre thèse ne tient donc pas à l’examen des faits. “Concernant le cout du PV et de l’éolien, pardon mais les multiples communiqués, prises de positions en colloques, en tribunes d’EDF ou de certains dirigeants de ces utilities (directement ou par leurs think tank et cercle tenus comme Institut Montaigne, cercle de l’industrie, etc…) démentent très très légerement votre certitude.” Pourriez vous étayer cette affirmation par un article, un rapport, quelque chose ?? “Les ceritudes, c’est ce qui m’effraie le plus chez les gens qui travaillent dans des industries dangereuses. Je préfère 100 fois ceux qui doutent et ont un esprit critique, sans pour autant renier leurs convictions.” Dixit celui qui, très sûr de lui, nous parle de la psychologie des “grands utilities” (à ce propos, vous avez le droit d’utiliser des expressions françaises, elles fonctionnent tout aussi bien), de leurs peurs et leurs envies, mais sans visiblement y connaitre grand chose et sans s’appuyer sur des faits tangibles tirés d’internet. Et visiblement je ne dois pas être trop mauvais dans le doute et l’esprit critique, puisque je démonte vos théories sur l’industrie éolienne alors que parait-il je n’y connais rien et vous y connaissez tout !

Temb

EN france le marché est assez minuscule 🙂 4GW de PV dont 1GW environ détenu par les Utilities et peut-être 1GW de plus via leurs participations dans leurs partenaires. Dans l’éolien GDF est le 1er avec 1GW sur 7GW installés, EDF est bien en dessous du GW. Contrairement au centralisé ou ils ont 99% des capacités, ici ils ont au mieux du mieux 15%. Quand à la révolution, ce n’est pas ce que je veux dire, c’est juste que c’est pénible et compliqué pour un utilities de gérer de multiples untités disséminées, d’ous leurs réticences premières, quand ce n’était pas leur franche hostilité. Mais ils commencent à s’adapter, GDF est le plus en pointe la dessus. Par contre EDF est totalement réfractaire, tout se fait dans sa filiale dédiée qu’ils n’ont vraiment intégrée en considérée qu’à partir de 2010. Je me rappelle un temps ou la communication entre les 2 entités était épouvantable… Concernant les prises de position, vous êtes déjà allé voir Proglio en table ronde? Ou luc ourseL? vous avez lu le rapport de l’institut montaigne sur l’éolien? Pour le coup vous êtes soit aveugle soit de très mauvaise foi. Concernant l’éolien vous n’avez pas démontré grand chose d’autre que ce que votre opinion café commerce veut bien accepter sur le sujet. Le secteur éolien va plus que bien, ses perspectives de croissances sont gigantesques, seul le solaire peut rivaliser. Vous avez vu la situation en Chine? Au Brésil? En Inde, Au Maroc, En Ethiopie? En Afrique du Sud? AU Canada? En Finlande? En Ukraine? En Roumanie? EN Irelande? Au Pérou? En Argentine? Au Paraguay? En Australie?Au Mexique? La liste est très longue, chaque trmistre il y a de nouveau entrants, le dernier en date : la très fossile et fissile sainte Russie.

Bachoubouzouc

“EN france le marché est assez minuscule 🙂 4GW de PV dont 1GW environ détenu par les Utilities et peut-être 1GW de plus via leurs participations dans leurs partenaires. Dans l’éolien GDF est le 1er avec 1GW sur 7GW installés, EDF est bien en dessous du GW. Contrairement au centralisé ou ils ont 99% des capacités, ici ils ont au mieux du mieux 15%.” Donc d’après ce que vous dites, les grands énergéticiens français détiennent, comme en Allemagne, une minorité des installations décentralisées. Cela n’explique donc pas pourquoi, selon vous, la France est à l’Allemagne ce que l’enfer est au paradis pour l’éolien. Encore une fois, votre théorie ne tient pas l’examen des faits. “Quand à la révolution, ce n’est pas ce que je veux dire, c’est juste que c’est pénible et compliqué pour un utilities de gérer de multiples untités disséminées, d’ous leurs réticences premières, quand ce n’était pas leur franche hostilité.” Je vous ai déjà montré plus haut que cela ne tient pas : Gérer des équipes disséminées de maintenance éolienne ou PV n’a rien de plus difficile que de gérer des équipes disséminées de production hydraulique, de distribution ou de commerce. Vous ne cherchez là qu’à justifier votre paranoïa avec des théories à la mords-moi-le-noeud sur la psychologie des grands groupes ! “Concernant les prises de position, vous êtes déjà allé voir Proglio en table ronde? Ou luc ourseL? vous avez lu le rapport de l’institut montaigne sur l’éolien? Pour le coup vous êtes soit aveugle soit de très mauvaise foi.” Je vous ai simplement demandé un élément factuel pour étayer ce que vous affirmiez… “Concernant l’éolien vous n’avez pas démontré grand chose d’autre que ce que votre opinion café commerce veut bien accepter sur le sujet.Le secteur éolien va plus que bien, ses perspectives de croissances sont gigantesques, seul le solaire peut rivaliser.” Ah bon ? J’ai pourtant montré que, contrairement à ce que vous affirmiez, les grands entreprises du secteur sont dans une situation délicate, et que, contrairement à ce que vous affirmiez, les marchés anglais, allemands, polonais et autres n’ont pas grand chose de différent qui puissent expliquer le développement de leur éolien, si ce n’est le montant des subventions qu’ils sont prêts à y accorder.

Temb

Il n’y a pas de paradis ou d’enfer. Juste un simple constat : l’Allemagne a une industrie éolienne forte, avec plus d’emplois que notre filière nucléaire nationale par exemple. La france a une filière industrielle éolienne faible. La défférence est simple : il a fallu attendre fukushima et l’élection présidentielle pour voir le virage à 180° de nos grands énergéticiens sur les ENR. Ils sont passés de “ça sert à rien” à “ça peut servir”. Un exemple de plus : EDF se désengage d’EDF EN en 2008 et finalement se réengage dedans en 2011 pour arriver à 100%, et Proglio à cette date annonce que finalement on peut faire du nucléaire ET (un peu) d’ENR. Je travaille connais le secteur de l’énergie depuis plus de 15ans, j’ai eu bien le temps de voir l’attitude des Utilities face aux ENR en France, aux USA, en Angleterre, en Allemagne, en Espagne… etc. Une constante : leur première très très franche hostilité. Et leur revirement soit sous pression de leur opinion publique et donc des politiques, soit avec la découverte des grandes unités centalisées : centrales solaire de grande taille d’EDF dans des champs ou sur de la foret, grand parcs éolien terrestre et surtout ensuite off shore, énormes unités de biomasse totalement déconnectées des bassins de ressource, etc… Les grandes entreprises du secteur éolien ne sont pas en très grande difficultés. Même Vestas commence à sortir la tête de l’eau, même Gamesa. Au prix d’un massacre d’emplois pour Vestas et d’une délocalisation partielle de certains modèles (qui n’interessent plus l’Europe) en Chine pour Gamesa. Ils ont TOUS souffert de la crise, leur taux de croissance a été divisé par 2 mais est resté à 2 chiffres pour la plupart d’entre eux. Regardez Alstom, ils vont ouvrir de nouvelles usines pour leur modèle terrestres, et ou ils s’implantent? En Allemagne. Pourquoi pas en France? Parce qu’il faudrait être fou au vu du contexte politique, administratif et du caractère chasse gardée du nucléaire de notre marché. Eux ne croient clairement pas que l’on fera plus de place aux ENR en France.

Bachoubouzouc

“l’Allemagne a une industrie éolienne forte, avec plus d’emplois que notre filière nucléaire nationale par exemple.” Ah oui ? Vous pouvez appuyer cette affirmation par une source ? Et une qui ne date pas d’avant la crise ? “Un exemple de plus : EDF se désengage d’EDF EN en 2008 et finalement se réengage dedans en 2011 pour arriver à 100%” Ah bon on s’est désengagé en 2008 ? Vous pouvez appuyer cette affirmation par une source ? “Et leur revirement soit sous pression de leur opinion publique et donc des politiques, soit avec la découverte des grandes unités centalisées : centrales solaire de grande taille d’EDF dans des champs ou sur de la foret, grand parcs éolien terrestre et surtout ensuite off shore, énormes unités de biomasse totalement déconnectées des bassins de ressource, etc…” Je crois que vous ne comprenez pas bien : Les grands énergéticiens construisent préférentiellement de grosses unités parce que : 1) Ils en ont les moyens, contrairement aux PME et aux particuliers 2) C’est plus rentable (économies d’échelle) Y a pas à voir d’idéologie là dedans… Et cela ne les empêche pas de faire AUSSI du décentralisé (quand c’est rentable). “Regardez Alstom, ils vont ouvrir de nouvelles usines pour leur modèle terrestres, et ou ils s’implantent? En Allemagne. Pourquoi pas en France? Parce qu’il faudrait être fou au vu du contexte politique, administratif et du caractère chasse gardée du nucléaire de notre marché. Eux ne croient clairement pas que l’on fera plus de place aux ENR en France.” Au choix : Est-ce que Alstom s’est implanté en Allemagne parce qu’ils ont trop peur de l’influence du lobby nucléaire (dont ils font partie), ou bien pour être plus près du plus gros marché européen ? Je crois bien que c’est la deuxième solution. Et pourquoi l’Allemagne est le plus gros marché éolien d’Europe? On en revient aux volumes de subventions que chaque pays est prêt à accorder… Bref, oubliez donc votre vision idéologique d’un marché où les entreprises font simplement du business partout où elles le peuvent et où c’est rentable.

Temb

Un article qui vous en dira un peu plus sur la préblématique à laquelle sont confrontées les Utilities avec l’essor des ENR. C’est encore plus vrai pour le cas cité aux US ou il y a en plus la culture américaine de l’indépendance vis-à-vis de tout ce qui peut apparaitre comme structure étatique donc c’est différent du cas français mais on retrouve des similitudes. L’observ’ER 2012 basé sur les données de 2011 donne 101 000 emplois, la croissance du secteur ayant été de plus de 10% en 2012 on doit être a davantage : C’est bizarre parce qu’on dit la même chose : les utilities construisent du gros, et pas du petit. L’arrivée des ENR fait qu’on a presque que des petites unités et du coup ça ne leur plait pas du tout, ils y ont vu au départ une perte de leur main mise sur le secteur. Certains comme Siemens ont été plus intelligents plus vite que d’autres et ont choisi d’investir dans quelque uns de ces secteurs. AUjourd’hui tous essaient de s’y mettre, même EDF (mais pas directement, via EDF EN surtout présent historiquemen aux US) et Areva (idem via Areva Renewables basé en Allemagne). Pour Alstom c’est quand même incroyable ce que vous arrivez à faire comme raisonnement. Pourquoi ne pas voir l’autre face et se dire pourquoi Alstom ne voit pas la France comme un gros marché? Justement parce que c’est la chasse gardée du nucléaire. DOnc on y investit pas. Du coup les gens comme vous on beau jeu de criritquer la faiblesse du secteur industriel éolien en France. C’est quand même très hypocrite ou très naïf. Le camp de l’éidéologie est parfois juste sous le bout de son nez. Je suis pragmatique aucun problème personnel avec un système ou un autre. Vous avez un problème personnel avec les ENR qui vous empêchent d’en voir l’évolution plus que très positive.

Temb

J’ai oublié le 1er arcticle :

Nicias

les utilities construisent du gros, et pas du petit. . Certains comme Siemens Siemens et Areva ne sont pas des “utilities”. Vous devriez en rester au français. L’introduction en bourse par EdF de sa filiale EnR n’a, à mon avis, rien a voir avec un désengagement du secteur mais plus avec le besoin de valoriser sa filiale pour faire plaisir aux banquiers. France Telecom (une “utilities”) avait fait pareil avec sa filiale mobile avant de la racheter après le dégonflement de la bulle boursière.

jmdesp

En 2012, l’Allemagne a installé 1,1 GW d’éolienne, plutôt moins qu’en 2011 même si une partie des installation a été en remplacement d’éolienne plus ancienes. Il n’y a donc pas eu de croissance des emplois là dessus. Reste à savoir combien il y a d’emplois dans l’entretien. Mais il faut voir que plus il y a d’emploi dans l’entretien, plus celui coûte cher, moins la technologie est rentable. Il est donc souhaitable qu’il n’y ait pas beaucoup d’emploi dans l’entretien, au moins pas plus que pour faire tourner une centrale nucléaire, car sinon ça veut dire que l’électricité éolienne coûte plus cher, donc a besoin de plus de subvention, donc détruit plus d’emplois ailleurs dans l’économie.

Luis

¤ Détruisent-t-ils des emplois dans l’industrie ? Comme on le sait, il y a de plus en plus d’emplois pour les personnes âgées. Emplois qui bien souvent sont aidés (subventionnés) à travers des associations ou parce que les maisons de retraites publiques sont subventionnées par les communes et les départements. Est-ce que cela détruit des emplois dans l’industrie ?

25
0
Laissez un commentairex