La Grande-Bretagne devient partenaire du Réacteur Jules Horowitz

Le Nuclear National Laboratory britannique (NNL) est devenu le 11ème partenaire du projet de Réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH) par la signature d’un accord à l’occasion d’une rencontre ministérielle sur l’énergie nucléaire le 12 mars à Londres.

L’accord conclut entre le CEA et le Ministère de l’énergie et du changement climatique britannique s’inscrit dans le contexte du New Build britannique, qui verra prochainement la publication de la nouvelle feuille de route stratégique britannique au soutien de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni.

"Le Département de l’énergie et du changement climatique (DECC) du ministère de l’énergie britannique confirme par cet accord son intérêt pour le projet RJH et finance une réservation d’accès à la capacité expérimentale du réacteur RJH, destinée au NNL (National Nuclear Laboratory), pour engager des programmes expérimentaux avec les parties prenantes britanniques (académiques, industriels) de soutien à la sûreté et à l’innovation technologique" a indiqué le CEA dans un communiqué.

Les réacteurs de recherche ont pour missions de qualifier des matériaux et combustibles utilisés dans les centrales électronucléaires.

Ainsi, le RJH endossera le rôle de plateforme européenne et internationale de R&D pour le renforcement de la sûreté et de la fiabilité des réacteurs. Il sera à terme une installation unique pour l’étude des matériaux et des combustibles sous irradiation, en soutien aux réacteurs nucléaires actuels et futurs. Il assurera aussi une part conséquente de la production européenne de radio-isotopes à usage médical.

Le RJH est actuellement en construction sur le centre CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône), et bénéficie du Programme pour les Investissements d’Avenir. Il fédère un consortium international* autour du CEA, qui en est le maître d’ouvrage et en sera l’exploitant nucléaire.

* Le Consortium RJH, avant la signature britannique : AREVA, EDF, JRC-Commission Européenne, CIEMAT-Espagne, NRI-République Tchèque, SCK-CEN-Belgique, VTT-Finlande, VATTENFALL-Suède, DAE-Inde, IAEC-Israël.

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Nature

Pas de nouvelles des réacteurs au thorium?

chiedo

C’est les reacteurs de génération IV, quelques decenies encore avant qu’ils ne soient au point et sur.

Sd13

Les réacteurs au thorium seront les RSF, (réacteurs à sel fondus). Mais ils fonctionnent à + haute température (850°C à +) et les matières fissiles y circulent mélangées dans le substrat fondu à travers le réacteur Ce qui est nouveau et délicat à gerer. Il serait bon que la France et l’Inde(qui a beaucoup de thorium) s’associent pour fabriquer en Inde (pour pas être entraver en France par les très débiles nucléophobes Français d’SDN-GP et EELV)),un petit réacteur prototype à sels fondus de 50 mégawatts électrique.Il se construirait rapidement en quelques années et permettrait d’aboutir en quelques décénies(25,30ou35ans)à la nouvelle filière au thorium à sel fondu.Cela serait très profitable à l’Inde comme à la France.Le CEA ferait bien de s’y mettre au lieu de se contenter d’astrid (et éventuellement d’Allegro)qui ont le gros défaut de ne pas être à sel fondu(RSF).L’avenir du nucléaire,son vrai avenir,ce sont les réacteurs à sel fondus(qui peuvent aussi bruler du plutonium,des actinides mineurs et autres transuraniens).Alors que la France et l’Inde associent capitaux et compétences pour s’y mettre enfin. Les RSF thorium(et plutonium)seront intrinsequement + sur que les RNR au sodium type ASTRID(successeur de phénix et superphénix).On perd du temps et de l’argent avec Astrid car le vrai avenir sera les RSF thorium(et plutonium). Ce qu’il faut dire haut et fort !!!

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