“La transition énergétique est un concept franco-français avant tout”

Je m’appelle Gérard Medaisko et je suis Géologue-conseil. Je vais essayer de vous parler de l’écologie de la transition énergétique et de l’économie de la transition écologique en espérant ne pas vous endormir.

En réalité, je vais tout simplement vous entretenir, à nouveau, des huiles et gaz de schiste tant décriés, sans rimes ni raison et qui sont devenus le symbole d’un clivage idéologique majeur opposant deux modèles de développement qu’il semble bien difficile de réconcilier. C’est une nouvelle version du combat des Anciens contre les Modernes.

Bien malin celui qui peut dire de quoi demain sera fait. Contrairement à notre Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE), termes antinomiques s’il en est, je n’ai pas de boule de cristal pour prédire la nature du bouquet énergétique à l’horizon 2025, encore moins à l’horizon 2050.

On ne manquera pas de remarquer que, par définition, l’horizon est une ligne virtuelle qui recule au fur et à mesure que l’on avance ! Bruxelles nous a donné deux années de répit pour réduire notre déficit et commencer à rembourser notre dette à l’horizon 2015, ce dont je doute fort, mais Dieu le Père devra nous en accorder bien davantage pour que nous puissions transformer ce bouquet en une véritable gerbe… à moins que ce ne soit une couronne !

La transition énergétique est un concept franco-français avant tout, car nous sommes à peu près les seuls au monde à en parler. A la manière de Monsieur Jourdain, l’Humanité la vit depuis des siècles, en fait depuis que Prométhée déroba le feu du ciel pour le transmettre aux hommes. Nous sommes ainsi passés, sans transition si j’ose dire, du bois au charbon de bois, de la tourbe à la houille, puis au pétrole, au gaz, au nucléaire sous toutes ses formes bien que la fusion soit encore en filigranes et nous abordons maintenant le chapitre des énergies renouvelables en ayant stupidement fait l’impasse, en France tout au moins, sur les hydrocarbures dits de schiste comme nous la ferons, je n’en doute pas, sur les clathrates de méthane lesquels, comme la femme, sont l’avenir de l’homme.

Si l’on avait dit à l’Américain moyen, voici dix ans, que l’Amérique concurrencerait un jour l’Arabie Saoudite en produisant 12 millions de barils d’huile par jour, il aurait éclaté de rire. Et pourtant, cela devrait se réaliser aux alentours des années 2020 grâce aux huiles de schiste.

Mais cette transition n’est pas celle dont rêvent nos écologistes ainsi que les pouvoirs publics qu’ils ont infiltrés. Ils ont à l’esprit une transition vers une économie sobre en énergie, dans le droit fil du Traité de Rome qui, le 1er janvier 1958, préconisait en quelque sorte l’abstinence. Qui plus est, ils la veulent décarbonée et moins polluante (sic) or, les spécialistes que nous sommes, après une vie passée au contact de l’or noir dans des fonctions diverses, savent qu’à l’horizon 2030-2050 (en espérant qu’il reculera) les hydrocarbures fossiles entreront encore pour 70 à 75% dans la composition du bouquet énergétique. La recherche et la production de ces hydrocarbures ne coûte rien aux contribuables puisqu’elles sont payées par les sociétés exploitantes, contrairement aux ENR.

De récents sondages effectués dans le Midi Libre et le Figaro notamment indiquent que 74 à 76% des Français consultés sont en faveur de la recherche et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Leur mise en production permettra d’attendre que l’hydrogène soit enfin domestiqué car je considère l’hydrogène comme le carburant de l’avenir.

La vie nous a appris que seule une énergie abondante et à bas prix est le principal moteur de la croissance mais, en France, nos élus ne l’ont pas encore compris. La Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), devenue depuis peu la Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) au cas où les renouvelables mettraient sur le marché une énergie qui cesserait d’être virtuelle, est là pour en témoigner : Que nous produisions demain des hydrocarbures MADE IN FRANCE, provenant de schistes (qui ne sont pas des schistes mais des pélites, c’est-à-dire des boues séchées), la TICPE se chargera de nous les livrer à la pompe au même prix que le pétrole que nous importons des pays d’Afrique et du Moyen Orient.

En temps que professionnels, nous savons que le pétrole n’est pas polluant quand il est produit par des gens qualifiés (comme nous il va sans dire). Une fois détecté dans la couche productrice, il jaillit ou il est pompé, c’est selon et passe ensuite dans des tubes, des tuyaux et des flexibles pour finalement atterrir dans le réservoir de votre automobile sans que personne ne l’ait jamais vu à moins que vous ne soyez maladroits et laissiez tomber quelques gouttes sur vos pieds. Macondo est l’une des exceptions qui confirme la règle.

N’oublions pas non plus que le pétrole est à la base de nombreux détachants et qu’il a même été utilisé comme médicament, mais nous ne savons rien toutefois du sort des patients qui ont été traités par ce pétrole…lampant.

Les écologistes veulent faire de l’environnement un élément clé de la transition énergétique. Pour le préserver, ils n’hésitent pas à rencarder les énergies fossiles et l’atome pour instaurer un nouveau système reposant uniquement sur les énergies nouvelles renouvelables (ENR) qui, pour l’instant, sont loin d’être fiables (J’invite celui ou celle d’entre vous qui a des dispositions musicales à composer un nouveau tube sur l’air de « comme la plume au vent, souvent flamme varie).

Peu importe le coût de ce projet puisque de toute façon nous n’avons pas les centaines de milliards d’euros qu’il faudrait investir pour le réaliser. Il n’est pas réaliste de vouloir remplacer notre mode de production d’électricité actuel par les énergies renouvelables. Les éoliennes sont un mythe coûteux car elles ne fonctionnent, dans les pays exposés aux vents, que 20 à 30% du temps. Le solaire quant à lui se limite à 10-15% sauf en Normandie et dans les pays nordiques où le jour s’apparente à la nuit. Quant aux carburants verts, les agro- carburants, ils reviennent très chers à produire quoiqu’on en dise et nécessitent d’énormes quantités d’eau sans commune mesure avec les quantités requises par la fissuration hydraulique. Quant au bilan carbone des ENR mieux vaut ne pas en parler car il est bien plus élevé que le MEDDE ne le pense.

J’ai assisté à plusieurs séminaires sur le sujet mais le sabir des économistes n’est pas à ma portée. J’ai entendu parler de macroéconomie, d’économies sectorielles, de sciences de toutes sortes dont celles du vivant et celles de l’Univers mais je n’avais personne pour me traduire ce vocable.

MOI GEOLOGUE-CONSEIL, je parle de forage, de géologie, de géophysique, de géothermie, d’essais de couches, d’essais de production et de logs électriques. Dans les meilleurs des cas, quand il y a découverte d’hydrocarbures, je m’aventure à parler de tonnes métriques, parfois de barils ou de pieds cubes et plus rarement de kilowatts et de kilowatts/heures auxquels je ne comprends pas grand chose. Enfin, lorsque je passe à la pompe je parlais de gallons dans ma jeunesse car j’avais de grosses cylindrées mais j’en suis maintenant réduit à parler en litres puisqu’on ne peut pas acheter moins de cinq litres à la fois.

Le 25 mai 2013, le gouvernement avait organisé une journée citoyenne pour débattre de la transition énergétique. Une fois encore, tous ceux qui n’avaient rien à dire ont pris la parole. A nouveau, le CO2 a cristallisé toutes les attentions et sa séquestration réclamée à grands cris alors qu’elle engendre des mini séismes d’amplitudes très réduites dont on aimerait bien se passer néanmoins. L’Europe produit environ 10% des émissions de CO2 de la planète et la France 1%, mais nous sommes pratiquement les seuls à nous pénaliser et à nous astreindre à des dépenses inutiles en voulant réduire de 20% à l’horizon 2020 notre quote-part d’émission, car 20% de 1% représentent 0,20% mais coûte cependant très cher à notre économie vacillante en terme d’emplois et de niveau de vie des ménages. A noter que sans le CO2, la température de notre planète ne dépasserait guère 15°C. Ne le séquestrons pas mais utilisons le pour extirper le méthane des clathrates, c’est-à-dire des hydrates de méthane gazeux, par exemple. On peut aussi en faire de l’eau de Seltz !!!

En un mot comme en cent, vous avez compris qu’à mes yeux, la transition énergétique, dont notre ex Ministre de tutelle nous a rebattu les oreilles, n’est qu’un débat idéologique, inutile et coûteux qui va faire grossir impunément les factures d’électricité des industriels et des particuliers, dont près d’un million de foyers connaissent déjà une précarité énergétique.

A la manière d’Emile Zola, j’accuse le titulaire du MEDDE, parmi d’autres, d’avoir fait de notre industrie une industrie sinistrée et de continuer à faire. Puisse la justice des hommes les juger pour leur comportement indigne de notre pays cartésien lorsque justice juste elle redeviendra.

Gérard Medaisko

Géologue-conseil, Docteur-ès-Sciences, ancien conseiller technique en exploration pétrolière du Secrétariat Général des Nations Unies
Amicale des Foreurs et métiers du Pétrole

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Jyf

Je commence seulement à lire l’article, mais avant d’aller plus en avant, je me permets de réagir sur le style: ça fleure bon le canular cet article: grosses ficelles, caricature poussée à l’extrème, style scolaire (j’aime beaucoup l’amorce). On pourrait être tenté de croire que cet article a été écrit par un ordinateur. En tous cas, je ne pense pas que j’irai jusqu’au bout

beuhji

Comment Enerzine peut-il publier un article où juge et insulte ouvertement des gens (“stupides”, “infiltrés” …) alors que le moindre commentaire un peu trop passionné est censuré dans la seconde ??? Ce monsieur, confond allègrement carburant et vecteur énergétique (l’hydrogène : carburant de l’avenir, belle blague) Cet article écrit dans un style “fossilistique” ne manquera pas d’interpeller les gens qui savent parler de kW et de kWh contrairemement à ce monsieur de humble aveux.

Jim hotofdown

Drill baby drill donc un foreur de puit aimerait continuer de forer quoi de moins naturel ? Ce monsieur passe simplement a côté de l’essentiel : il faut stopper le dérèglement climatique et cesser d’utiliser les substances qui envoient du carbone dans l’atmosphère si nous voulons assurer un avenir a nos descendants. Qu’est une augmentation de prix ici et maintenant face à ce défi ? RIEN ! Quel est le coût de ne rien changer ? IMPAYABLE ! Donc : Économie d’énergie Éolien Solaire Consommation locale Produits BIO (sans dérivés du pétrole) Sortie du nucléaire progressive Dementellement des centrales Gestion des déchets nucléaires Recyclage Il y a là de quoi faire baisser le chômage par des emplois non délocalisables et en inverser la courbe CQFD

Steph

‘nous savons que le pétrole n’est pas polluant’ ?

Yann

Je ne connais pas ce monsieur Medaisko, mais ciel, ça fait froid dans le dos de penser qu’il y a toujours quelques scientifiques (certainement bien agés, et dont la curiosité intellectuelle aurait été émoussée au fil des années) qui soient encore au degré 0 de la réflexion sur les questions énergie-climat. On croirait entendre Claude Allègre il y quelques années de ça (encore que ce dernier avait le mérite d’essayer de se prendre pour un climatologue). Pourquoi laisse t on publier sur genre d’article, digne de la discussion de comptoir, sur ce site ? Aucune argumentation, pas de sources, de la belle prose pour de belles idées recues. Le seul point où ce M. a raison est peut être bien dans la querelle entre les anciens et des modernes, avec d’un côté le monde des pétrolier, des défenseurs de l’opulence énergétique qui allant jusqu’à renier les lois de la physique élémentaire prônent une croissance infininie grâce aux hydrocarbures qui les nourrissent grassement. A l’attention d’Enerzine, ne perdez pas votre temps à relayer ce genre de plaidoyer qui ne dit pas grand chose, n’apporte absolument rien au débat scientifique, il y aurait suffisement de choses intéressante à dire sur les rapports des groupes de travail du conseil sur la transition énergétique :

Yann

Je ne connais pas ce monsieur Medaisko, mais ciel, ça fait froid dans le dos de penser qu’il y a toujours quelques scientifiques (certainement bien agés, et dont la curiosité intellectuelle aurait été émoussée au fil des années) qui soient encore au degré 0 de la réflexion sur les questions énergie-climat. On croirait entendre Claude Allègre il y quelques années de ça (encore que ce dernier avait le mérite d’essayer de se prendre pour un climatologue). Pourquoi laisse t on publier sur genre d’article, digne de la discussion de comptoir, sur ce site ? Aucune argumentation, pas de sources, de la belle prose pour de belles idées recues. Le seul point où ce M. a raison est peut être bien dans la querelle entre les anciens et des modernes, avec d’un côté le monde des pétrolier, des défenseurs de l’opulence énergétique qui allant jusqu’à renier les lois de la physique élémentaire prônent une croissance infininie grâce aux hydrocarbures qui les nourrissent grassement. A l’attention d’Enerzine, ne perdez pas votre temps à relayer ce genre de plaidoyer qui ne dit pas grand chose, n’apporte absolument rien au débat scientifique, il y aurait suffisement de choses intéressante à dire sur les rapports des groupes de travail du conseil sur la transition énergétique :

Le proto

Enerzine qui laisse passer ce genre de diatribe? C’est rempli de poncifs, genre les éoliennes ne produisent que 20% du temps alors qu’en réalité c’est plus du 85% (il confond puisannce nominale et production). L’avenir sur l’hydrogene… Tout sela basé sur des produits hydrocarbures… Cette complainte est un aveu de faiblesse face à la folie.

gp

Aaahhhh ce vieux con de Médiasko qui va nous apprendre la vie à 75 piges. Mais il ne veut pas partir définitivement à la retraite celui-là plutôt que de polluer inutilement les blogs en nous servant sa soupe aussi indigeste qu’incipide. Depuis quand Enerzine participe au concours de la médiocrité intellectuelle??? La diversité des point de vue est une dimension clé de la démocratie certes. Mais les points de vue du XXème S. pour préparer l’avenir, honnêtement, je ne vois pas bien où cela peut-il nous mener. Pauvre gégé! Combien de fois le toubib’ t’as dit qu’il ne fallait pas rester trop longtemps au soleil par ces grosses chaleurs!!! REMETTEZ-LE DANS SA CAAAAGGGE!!!

Franlib

Gérard Medaisko a raison. La transition énergétique(concept idéologique franco-français, inutile et coûteux)est une transition de notre pays vers une industrie sinistrée qui nous ménera vers la ruine économique du pays tout entier avec des millions de foyers qui connaissent déjà une précarité énergétique et qui seront encore plus de millions de foyers à la connaitre bientot grace à cette transition vers la ruine.Bon courage à tous,gràce à nos idéologues fanatiques que nous ne remercieront jamais assez pour tous le malheur qu’ils vont nous apporter très bientot!!!

gp

Dans la série “Halte aux vieux cons”, je propose d’attribuer une mention spéciale à notre gégé national. A moins que ça ce soit un canular digne des meilleurs imitateurs de la bande FM? @Enerzine : des explications svp, merci!

Franlib

Oui,Amusant de voir tous ces pseudo-écolos ultra-fanatiques,vouloir décider de ce qu’Enerzine doit publier ou ne pas publier comme si Enerzine leur appartenait à eux exclusivement et à eux seul !! A propos de vieilles idéologies du vingtième siècle.Il est bon de rappeller que le “décroissantisme” et l’écologie politique fanatique sont nées avec le Club de Rome en 1968,c’est à dire en plein dans le “vieux vingtième siècle” si désué aux yeux de nombre de ces fanatiques de la décroissance.Et donc la décroissance est aussi horriblement désuète que ce “vieux vingtième siècle tellement désué et ringard” !!

sansun

On avait compris Gérard que c’était de la masturbation intellectuelle la transtion énergétique , que cela n’avait aucun intérêt pour le commun des mortels , bref un petit nombre de pseudo intello enfument un grand nombre de citoyens .Le problème reste plus vrai aujourd’hui qui hier : Quant allons nous recommencer à créer des usines et ateliers pour enfin dévoiler notre savoir faire , arrêter de faire des lois contre le travail et l’innovation , arrêter de parler , mais simplement de se mettre au travail et de réfléchir après . Mais bon on est en vacances , nous reprendrons celui-ci vers le mois d’octobre , après d’interminables réunions . Bref c’est la France !!!!

Temb

texte farci de fautes, au style plus que douteux, le but c’est de démontrer qu’il existe encore des dinosaures de la pensée? Caricatural, mal écrit, aucun sens. Regardez les 20 derniers tweets de ce monsieur qui a malheureusement découvert cet outil : grossier, anti-écolo primaire, pro 4×4 en ville, pro-bagnole partout, scientiste, sectaire, productiviste, pro-nucléaire, négationiste du changement climatique. Un vrai clone d’Alègre, un raté du siècle passé qui essaie encore de nous enfoncer la tête dans les problèmes que sa génération nous laisse.

Jb

Intéressant ce petit article de lobbyiste de l’industrie pétrolière… Une démonstration verbeuse, un brin pédante qui montre la maîtrise de la technicité de l’extraction pétrolière par l’auteur mais sa totale ignorance (ou mauvaise foi, je vous laisse juge) des externalités humaines et environnementales induites par ce modèle de développement, pourtant fort bien développées par les dernières recherches scientifiques sur le sujet. Merci Enerzine de relayer ce type de discours, cela nous montre le GVA (Grand Vide Argumentaire) de ces scientifiques scientistes… Le débat sur la transition énergétique est avant tout un débat sur l’intérêt d’optimisation et de régulation de la demande; j’invite donc Enerzine a publier prochainement ce qu’il ressortira de ce débat. En attendant, pour les personnes intéressées par la question, vous pouvez toujours jeter un oeil sur la démarche négawatt. La dépossession des enjeux techniques par les scientifiques est un des maux de notre société. Je ne donne aucune vérité, j’invite seulement chacune et chacun à s’orienter vers une démarche d’éducation populaire. Très bonnes investigations! Julien Bernard

gp

En langage populaire, on appelle ça un pauvre type. La vraie question que se posent les lecteurs d’Enerzine ce matin est : depuis quand Enerzine donne la parole aux ratés du siècle dernier? On attend toujours la réponse…

De passage

…quand un profesionnel – qui sait toujours de quoi il parle – énonce des opinions différentes du “politiquement correct” actuel, il est insulté impunément sur ce blog et d’autres. Belle leçon de démocratie; ça doit donner aux indécis l’envie de vous rejoindre, croyez-vous?

Bachoubouzouc

A un article remplis d'”insultes”, les commentateurs répondent par d’autres insultes… Un élément intéressant et peu mentionné : Les français seraient aux trois quart favorables à l’exploration et l’exploitation des GDS ?? Si ce chiffre est exact, j’attend les réactions de nos amis écolos, si prompt à exiger le respect de l’opinion populaire quand ça les arrange…

climax1891

Résultat, les prix du pétrole restent autour de 100 dollars et l’OPEP continue de gagner 1000 milliards de dollars par an.

Temb

en fait ce type est énorme dans la démesure et la caricature, et je trouve ça bien. ça nous permet de voir qui on a vraiment en face, et le niveau intelectuel de ceux qui soutiennent ce genre d’énergumène qui dessert sa croisade du passé plus qu’autre chose. Vive les gérard et les Allègre, tant qu’ils sont là les tenants de l’éidéologie du passé seront cantonnés dans leur ringardise. Je vous conseille la lecture de son fil twitter : @gerardmedaisko C’est incroyable 🙂 En plus du reste il est aussi macho, tout pour plaire!

Nicias

Je défie quiconque ici de trouver un seul exemple de pollution par l’industrie du gaz de schiste ayant rendu une eau impropre à la consommation.

ludard

En effet, il était très distrayant. J’ai particulièrement aimé le moment où l’auteur nous parle du fabuleux pétrole qui jaillit de terre, entre dans des tuyaux et des flexibles pour arriver directement à la pompe et couler dans le réservoir des véhicule. C’est d’une naïveté touchante. Merci M. Medaisko Géologue-conseil. Vous avez raison, c’est en effet un énième entre Anciens et Modernes : les Anciens, qui ont bien profité de l’énergie abondante et bon marché dans un monde qu’ils croyaient infini et les Modernes, qui voient arriver les pics successifs sur toutes les ressources dont la moitié facile à avoir a été utilisée par les Anciens au XXème siècle et font un petit peu la gueule en sachant que le monde fini va leur revenir dans les dents au XXIème. Je vous souhaites longue vie, mais pas trop, car je tiens à ce que vous puissiez vous bercer dans vos heureuses illusions jusqu’à votre lit de mort. Et après on va encore me dire que je ne respecte pas mes aïeux… 😉

Nicias

Pourquoi “trop cher” ? Votre “trop cher” est moins cher qu’au début des années 80 et évidemment moins cher que les éventuels substituts.

harpo

Quand on est malade, on va voir un docteur en médecine qui nous envoie si besoin vers un spécialiste. Quand cela concerne la terre, consulte t-on un géologue ? Non bien sûr mais un écologiste (khmer vert ou ayatollah). Les éoliennes ne poussent pas comme les champignons de Paris, mais nécessitent de remuer des millions de m3 de roche pour extraire le Néodyme nécessaire par aimant. Mais c’est en Chine et personne n’en parle. On va créer des emplois non délocalisables!! Venez voir en Champagne Ardenne, région la plus dotée en éoliennes et vous verrez des employés portugais ou polonais déjà en place, maniant des éléments d’éoliennes étrangères mais aucunement française. Toutes ces éoliennes doivent être reliées aux consommateurs (louanges de la production locale) par des nouveaux réseaux. Ce cuivre provient de mines au Chili où des enfants travaillent. Pas grave, syndrome NIMBY oblige. Et en temps que géologue je pourrais écrire sur le Lithium de l’altiplano de Bolivie pour nos batteries ou sur le Silicium et les Terres Rares de Chine encore et toujours. Ces derniers éléments issus de la croûte terrestre seront épuisés bien avant les hydocarbures, n’en déplaise à nos gourous utopistes.

ludard

Accessoirement, le gain énergétique est moindre dans de toutes autres proportions. Alors que les puits affleurants en Arabie Saoudite et qui « jaillissent » comme dans l’image lyrique décrite par notre auteur permettent de décupler la mise (1 baril de pétrole pour en produire 10), les derniers puits non-conventionnels ne permettent qu’à peine de la doubler (1 baril pe pétrole pour en produire 2, voire parfois 1,5 !). À ce rythme là, les Shadoks ne sont pas loin. « Mieux vaut forer et qu’il ne se passe rien que d’arrêter de forer et risquer qu’il se passe quelque chose. » 😉

Oly

Contrairement aux commentaires de plusieurs lecteurs, je suis heureux qu’Enerzine poste également ce genre d’articles car cela montre que nous ne vivons pas dans un pays à la pensée unique et que le débat est permis. La faiblesse de l’article est bien sûr son style rédactionnel. En utilisant des tournures aggressives et en personnalisant le débat, cela a pour conséquence de décribiliser les arguments proposées. Sur le fond la question (ou les questions) est par contre trés intéressante. Deux sujets m’interpellent suite à la lecture de cet article: – le gouverment interdit le prélèvement du gaz de schiste car les méthodes d’exploitation ne sont pas environnementalements sûr. Application du principe de précausion, on ne peut que soutenir cette décision. Par contre, cela doit-il impliquer l’arrêt de la recherche pour trouver d’autres techniques d’exploitation ? non bien sûr (j’ai vu récemment un reportage sur Arte où une équipe universitaire cherchait à extraire du gaz à partir de l’injection d’un courant électrique dans des roches…)faut-il arrêter la prospection ? Peut-être pas, car le calcul sur la rentabilité d’une installation de production dépend de la ressource disponible exploitable. – diriger notre société vers l’utilisation croissante d’énergies renouvelables (dans le sens illimité) est une idée me semble-t-il judicieuse. mais la principale inconnue à définir est sur quelle période voulons-nous atteindre cet objectif? pour 2050 ou pour 2100. Au vue des conditions économiques de ces dernières années, il serait peut-être bénéfique ne pas se fixer des objectifs trop ambitieux! le développent des industries vertes, la création d’emploi vert prend du temps surtout dans un marché au ralenti et où les autres partenaires économiques internationaux ne veulent pas appliquer les mêmes règles que les européens (protocole de Kyoto, taxe carbone,…). En conclusion, même si l’article est discutable sur sa forme, il peut être une point de départ à une discussion sur le fond (pour peu que le débat ne se cristallise pas sur des points de vue extrémistes arrêtés)

meminick

Dire que le débat sur la transition énergétique est franco français tient tout simplement du déni de réalité. Un de nos voision les plus proche qui se situe outre Rhin a engagé l'”energiewende” il y a déjà plusieurs années. les industrioels, les politiques Allemands sont surement à la solde de pouvoirs occultes Français? Je remercie M Gérard Medaisko de se citer ce qui évite les recherches fastidieuses sur son parcours. Il est spécia&liste des techniques de forage et donc il nous propose son savoir faire rien de plus normal même si les enjeux ne sont pas à la hauteur de ses compétences.les grandes avancées techniques ne furent jamais le fait des techno dominantes de l’époque.La voiture actuelle ne fut pas conçue et développée par les éleveiurs de chevaux ni les constructeurs de calèches.

climax1891

– En dollar corrigé de l’inflation, le pétrole est aussi cher qu’en 1979. La différence est que, à cette époque, l’Amérique était très proche de l’Arabie Saoudite. Entre 1985 et 1990, Arabie Saoudite a augmenté de 6 millions de barils par jour sa production permettant de faire baisser les prix du pétrole. De plus, il y a avait 75 milliards de barils de pétrole facile à exploiter au Mexique et en mer du Nord. Aujourd’hui, ces réserves au Mexique et en mer du Nord ont été épuisées. Et l’Arabie Saoudite a besoin d’un baril à 100 dollar. – En 2012, selon Bernstein Research, le coût de production pour les champs les plus chers a atteint 104 dollars par baril. Au lieu produire quelques millions de barils par jour avec des technologies très coûteux, il vaudrait mieux économiser ces barils. A ce moment là, on peut même espérer qu’une baisse de la demande déclenche une baisse des prix.

Oly

Nicias, voici un article que j’ai trouvé sur le net, mentionnant des concentrations en méthane au-dessus des normes sanitaires américaines, dans l’eau de distribution d’habitation à proximité de forage Ce second lien méne à l’article originel:

Baz

Je ne comprend en effet pas la position d’Enerzine à ce sujet. Sans dénonciation écologiste, comme pourrait le critiquer certains, je suis Enerzine depuis quelques temps et je n’ai pas souvenir d’articles avec autant de prise de position que celui-ci. Cet article a du vrai, du faux, mais des sources malheureusement incertaines. Je regrette ces dialogues de sourds entre pros énergies fossiles et pures écologiques. Quand est-ce que chacun comprendra qu’ils se complètent ? On a des technologies passées qui doivent supporter la transition énergétique. Si c’est pour remplacer du nucléaire par des centrales charbon par pure lobby politique on perd l’objectif ! Du pétrole, oui, comme M. Medaisko le dit bien on en fait des médocs, des jouets pour nos gosses, des isolants thermiques… mais tellement de choses peuvent être faites autrement. D’un autre côté on découvre constamment des nouvelles technologies, de plus en plus efficaces, capablent de fournir une énergie de source gratuite et abondante; on développe des démarches d’éco-innovation prenant en compte le plus complètement possible le cycle du produit. Bien entendu ce sont des démarches “nouvelles” dont l’aboutissement nécessite une volonté d’y croire, et pour ceux qui diront que cela fait des années qu’on est dedans je leur répondrait que ce sont ces mêmes détracteurs qui font que depuis des années on a si peu avancé. Voilà ma petite goutte d’eau dans ce vase remplit de réactions toutes convaincues qu’elles changeront les choses. En tant que jeune qui n’a qu’un avenir devant lui j’aimerais sincèrement que toutes ces forces décideuses, qui pour la plupart n’ont qu’un passé derrière elles, pensent un peu à nous, arrêtent de perdre leur temps dans des débats de sourds et s’écoutent les uns les autres. On ne mettra jamais tout le monde d’accord mais plutôt que de se mettre des bâtons dans les roues on ferait mieux d’avance petit à petit ensemble. À qui voudra bien m’entendre

Yann

C’est fou ce que la confrontation de point de vue peu amener comme caricatures… J’ai vu passer les mots d’ayatollah, écolos, ultra fanatiques, khmer… là où les principaux reproches qui sont fait à cet articles ce n’est pas d’être pro gaz de schiste, c’est d’être constamment dans l’approximation, la caricature, l’idée reçue, et d’être dans l’idéologie plus que dans l’argumentation technique. On sors de 6 mois de débat sur la transition avec énorméments d’arguments riches de toutes parts, des études à profusion pour la plupart très intéressantes. Je vous invite par exemple à consulter les scénarios de l’ADEME 2030, Négawatt qui vont à l’encontre des propos de M. Medaisko, mais cette fois avec nombre d’argument chiffrés et études à l’appuis, sans pour autant avoir été réalisé par des écologistes fanatiques, mais des gens visiblement assez sérieux (dont le cv est tout aussi respectable que celui de l’auteur de l’article). Il y a énormément de données techniques, mais également socio-économiques dans les scénarios étudiés dans le cadre du débat (que ce soit du côté pro ENR ou pas), ce qui est nettement plus intéressant que l’avis motivé de M. Medaisko.

gp

ce plaidoyer de gégé Médaisko est intéressant car il montre bien à quel point reculer indéfiniment l’âge de la retraite risque de nuire gravement à la bonne santé de notre société! @temb : effectivement, s’agissant du fil Twitter de gégé, ça vaut le détour! Suis surpris qu’il n’ait pas plus de “fans”? Les ringards seraient-ils une espèce en voie de disparition???

Stan

D’un côté je vois des hommes techniciens et ralistes et de l’autre côté des professionnels du “vent” et de l’utopie! Il faut aller dans la recherche des gaz de schistes, analyser les modes opératoires et déterminer les risques et les avantages. Après on décide. “ON” ce n’est pas un parti politique qui n’est pas “expert”, mais c’est une réprésentation des citoyens. Debout les citoyens! Nous en avons assez de toutes ces manipulations politiques et médiatiques. Nous les citoyens nous votons, nous avons le pouvoir et nous devons l’exercer, donc le prendre! Nous sommes trop silencieux et passifs devant ces incompérences politiques et partisanes qui vont ruiner ce pays.

Verdarie

Ce qui me surprend le plus dans les divers propos évoqués dans ce blog c’est le fait qu’on reproche aux plus agés d’avoir profité d’une resource abondante et pas chère comme si ceux qui amènent cette réflexion n’avaient profité de rien ? Ils ont sans doute grandis à la force de leurs petits bras, refusant le modèle développé par leurs parents afin de leur permettre de comprendre le monde et d’arriver à ce qu’il sont devenus ? D’un autre côté une bonne leçon à ce m’as- tu-vu, auteur de l’article incriminé n’est qu’un juste retour des choses. Pour donner des pistes de recherche dans l’exploitation propre des gaz de schiste, il suffirait sans doute d’injecter de l’oxygène plutôt que ces produits chimiques dans la roche. Puisque pour pouvoir créer une explosion trois éléments sont indispensables: le comburant (l’oxygène à injecter), le combustible (les gaz contenu dans la roche et dont il faudrait pouvoir créer une poche) et une source d’énergie ( qu’il suffirait de descendre dans la poche par l’orifice de forage)

Adrien couzinie

Un article très intéressant. Ce monsieur parle très bien parle d’économie et d’énergie. Il oublie soigneusement deux mots : Réchauffement Climatique. Du coup tout son bel argumentaire s’effondre. Dommage, encore un article pour rien

Adrien couzinie

OK, on écoute les braves gens qui veulent consommer toutjours plus. On fait des gaz de schiste et puis des hydrates de méthane et on arrive à faire de la récession faible voir de la croissance minable encore 20 ou 30 ans (car nous avons déjà à supporter le pic de pétrole actuel et nous aurons à supporter le pic de gaz qui pointe son nez dans 15 ans, alors c’est pas avec des rustines qu’on va efface le déclin de 60% de notre énergie primaire d’ici 20 ans). Donc on fait de la croissance pourrie en cramant tous les hydrocarbures. En avant. Puis le réchauffement climatique ira en s’aggravant. Et là tous les braves gens qui voulaient de la consommation voudront qu’on arrête le réchauffement. Alors qu’est ce qu’on leur dira à ces braves gens ? Désolé, fallait pas vouloir de la croissance minable, maintenant le réchauffement climatique, on y peut rien Alors peut être vaut-il mieux leur expliquer, à ces braves gens, que cramer des hydrocarbures par gigatonnes, c’est pas une bonne idée et donc les gaz de schiste et autres ressources nouvelles, il vaut mieux qu’elles restent sous terre ? Sauf si, bien entendu, vous êtes fan de claude allègre, dans ce cas, je ne peux plus rien faire pour vous

Adrien couzinie

Effectivement, cet article aborde assez bien le lien énergie/économie et les perspectives énergétiques sur les ressources dites non-conventionnelles. Mais il oublie deux choses : le climat et la contrainte temporelle qui en découle. L’exploitation des gaz de schiste ne doit pas se faire, car cela contribuera au réchauffement climatique. Pour l’instant cette contrainte est passée sous silence et c’est la contrainte eau potable qui a bloqué les GDS, mais la contrainte climat se fera de plus en plus pressante et cette contrainte ne sera pas résolue par de la recherche sur de nouvelles exploitations, mais par la non-consommation de hydrocarbures. S’il ne sert à rien de les exploiter, autant ne pas consacrer de budget recherche et prospection dessus Pour la contrainte temporelle, nous sommes déjà sous la pression du pic de pétrole sous la forme pic des exportations en 2005 et donc crise économique dès 2007 et ceci ira en s’aggravant, car bientôt c’est la production de pétrole qui sera en déclin ( et pas seulement les exportations) et le monde sera en crise économique majeure pour quelques décennies. Puis le pic du gaz décalé de 15 ans qui nous remettra sous pression. Alors que faisons-nous, nous reportons nos investissements en énergie décarbonée aux calendes grecques ? Nous attendons d’avoir absorber ces deux pics grâce au charbon, au nuke et à l’hydroelectrique pour investir ? Le seul porblème c’est qu’il sera bien trop tard pour éviter le réchauffement climatique et que nous devrons nous y adapter. Ce qui signifie que si le RCA rend impropre à la production agricole les lieux actuels, nous devrons nous y adapter, si le RCA provoque une raréfaction des éspèces vegetales, nous devrons nous y adapter, si le RCA acidifie les océans et détruit une bonne partie des réserves halieutiques, nous devrons nous y adapter. Si le RCA bouleverse l’ensemble des précipitations planétaires, nous devrons nous y adapter. Pensez-vous vraiment qu’il vaut repousser nos investissements ? Nous n’avons pas le choix. Soit nous sacrifions une bonne partie de notre PIB/activité/capital pour éviter le RCA et nous devons le faire maintenant, quoi qu’il en coûte, soit j’éspère que vous n’avez pas d’enfants et que vous êtes vieux, car l’adaptation au RCA ne esra pas une partie de plaisir

Kousin

Les fantasmes sur le RCA n’impressionnent que les simplets qui y croient.Ce sont des bobards de fanatiques professionnels qui n’inspirent que le mépris le plus total aux gens sérieux. Les gaz de schistes et les hydrates de méthane seront tous exploités et l’humanité en tirera bénéfices contrairement aux bobards des réchaufistes anthropiques fumistes et vendeurs de trouille qui intoxiquent les gens pour leurs profits à eux.

Luis

¤ Adieu veau, vache, cochon, couvée (Perrette). De même, le pétrole “tous liquides” va atteindre son maximum de production (c’est déjà fait pour le “pétrole brut”) d’une année à l’autre, cela dépend de la situation économique ‘plateau ondulé). Le maximum du gaz, c’est vers 2030, celui du charbon aussi, dans 20 ans. Enfin, celui de l’uranium est aussi prévu vers 2030. Et pas de réacteurs de 4e génération disponibles à une échelle industrielle avant 2040, malgré des réacteurs expérimentaux depuis 1951 (RNR surgénérateur et plutonium). Pendant ce temps, le prix du gaz remonte aux Etats-Unis “EIA expects the Henry Hub price will increase from an average of $2.75 per MMBtu in 2012 to $3.76 per MMBtu in 2013 and $3.91 per MMBtu in 2014”. Les centrales thermiques au charbon reprennent du poil de la bête, les exportations de charbon de ce pays vont diminuer, les prix mondiaux du charbon vont augmenter, la consommation de charbon en Europe va diminuer. Et les énergies renouvelables continuent d’augmenter, avec des coûts en baisse.

Jyf

bientôt 19h et à peine 40 messages. Certes, c’est les vacances, et il fait chaud, mais c’est quand même révélateur: le gaz de schiste soulève moins de passion que le nucléaire. C’est ça le véritable enseignement de cette tribune; et c’est vraiment inquiétant.

Solong

Les gaz de schistes,c’est 80 à 100 ans. Les hydrates de méthane océaniques,c’est 800 à 1000 ans. Les balivernes du petit luis,c’est tous les jours.

Dan1

A Luis. “Enfin, celui de l’uranium est aussi prévu vers 2030.” Ah bon, vous avez vu ça où ? Je vous signale que si vos souhaits se réalisent (baisse du nucléaire électrogène) au niveau mondial, on n’est pas près d’atteindre le maximum. D’ailleurs la demande n’est pas actuellement très tendue car le prix spot est plutôt bas : Ux U3O8 Price – 2 Year History D’autre part, le nucléaire 4ième génération n’est pas hors de portée industielle puisque des prototypes ont déjà fonctionné et fonctionnent encore. Et c’est même pour cela que la France lance ASTRID. Si nous le voulons, la France peut avoir 5 000 ans d’électricité nucléaire sans craindre un pic de production puisque nous avons déjà sur notre sol les centaines de milliers de tonnes d’uranium appauvri nécessaires. Evidemment, cela ne sera possible que si nous savons prévenir les actes de sabotage du type de celui dont AREVA a fait l’objet le 12 juillet de la part d’un militant de Greenpeace… ce dont on a très peu parlé :

Sicetaisimple

“Les centrales thermiques au charbon (aux US) reprennent du poil de la bête, les exportations de charbon de ce pays vont diminuer, les prix mondiaux du charbon vont augmenter, la consommation de charbon en Europe va diminuer. ” et donc celle de gaz (en Europe) va augmenter ( si vous avez raison bien sûr sur le charbon aux US). Le problème dans l’énergie, c’est qu’il n’y a jamais de miracle….

Nicias

On trouve du méthane partout. Il est difficile de différentier ce qui est naturel ou pas (cf gazland ou le gars fait bruler de “l’eau” dont on sait qu’elle contenait déjà du gaz avant l’exploitation du gaz de schiste). Je suis bien conscient qu’une étude (pas deux) montre que les concentrations de gaz dans l’eau sont plus élevées près des puits de gaz de schiste (celle de la Duke U, qui par ailleurs exonère la fracturation hydraulique). Comme je ne sais pas la critiquer, j’en accepte les résultats. C’est pour cela que j’ai bien écrit “impropre à la consommation” ce qui n’est pas invalidé par vos sources. Votre article dit “Les teneurs en méthane dépassaient largement dans la plupart de ces puits les 10 milligrammes par litre d’eau – niveau considéré comme le maximum acceptable par les autorités sanitaires américaines.” J’ignorai qu’il existait des maximum acceptables (fixés par les Etats et non au niveau fédéral) pour le méthane qui n’est pas toxique (pas plus que le CO2 dans le coca). Apparemment c’est pour éviter les explosions et je vais étudier la chose. Je cite enfin votre première source qui corrobore mes propres recherches: Aucune de toutes ces recherches n’a, de plus, été en mesure de détecter de contamination par les fluides – un mélange d’eau et de produits chimiques – qui sont injectés à de fortes pressions pour fracturer les roches et libérer les gaz de schiste. C’est quand même un peu bizarre, non ?

Nicias

En dollar corrigé de l’inflation, le pétrole est aussi cher qu’en 1979. Oui mais moi, j’ai parlé du début des années 80 ^^ Je suis sceptique de notre capacité à corriger de l’inflation sur le long terme. On peut aussi reproduire le même graphique en € (Mark) ou ¥ et obtenir des résultats diffèrents avec un pétrole bien moins cher aujourd’hui. Le fait indubitable est que même si l’on concède que le pétrole est aujourd’hui aussi cher que pendant le deuxième choc pétrolier, l’essence est elle bien moins cher et nos voitures en consomment beaucoup moins. Le problème (si problème il y a …) est derrière nous.

Niciasi

Regarding Mike Markham—In a scene from the film, Weld County landowner Mike Markham is shown with the film’s director Josh Fox igniting gas from a well water faucet in his home with a cigarette lighter, which the film attributes to natural gas exploration in the area. In 2008, The Colorado Oil & Gas Conservation Commission (COGCC) investigated a complaint made by Markham alleging that nearby natural gas operations impacted his domestic water well.A Colorado Oil and Gas Information System (COGIS) report stated that Markham’s water “appears to be biogenic in origin. ” Source wikipedia (en) et le lien vers la déclaration des autorités du Colorado. Mais c’est pas ce qui va empêcher Arte de rediffuser à gogo Gazland et ses mensonges, ni vous faire taire vu votre background en la matière.

Whithouse

bonjour, Tout liquide , pour l’instant les usa produise moins qu’en 1970 . Qu’ils arrivent ,d’après des experts auto patentés , à passer la barre des 10 millions de 1970 puis le niveau de production de l’Arabie à l’ horizon de 2020/2030 reste pour l’instant de la fiction à destination de pigeons qu’il faudrait plumer. Actuellement le déclin de production d’un liquide au usa avec un EReOI encore à peu près correct supérieure à 10 (ie conventionnel ) , est remplacé par ces fameux huiles de shistes /sable bitumineux (non conventionnel ) ayant une EReOI inférieur à 5 . Vous verrez et entendrez peut être un jour , qui sait, ces experts auto patentés crier victoire , quand les usa atteindrons les 30 millions de barrils/jours et chanter le retour des 30 glorieuses mondiales , alors que l’ EReOI moyen de production sera de 1,1 .Quand dans le même temps nous aurons tout saccagé pour obtenir ce maigre dividende et consommée par qui ? Amusant de voir ces chasseurs jouer de l’appeau à pigeon . Pigeon , pigeon vient investir dans la production de gaz / huile de shiste . Rouurrouuuuu

Lionel_fr

Je n’ai pas encore fait mon opinion sur les GDS , voici ce qui me dérange dans ce que j’entends 1. Le royaume uni vient de décréter le paradis fiscal pour les GDS : dédommagement 100 k£ et 1% du CA pour les expropriés. Je me demande ce que ces sommes sont supposées couvrir (à part un déménagement pour les particuliers) 2. Ok ya du gaz dans l’eau : quel est le coût d’un pipeline d’eau pour les personnes touchées. Quel type de dédommagement/prise en charge pour les différents travaux. 3. Soit ! la région est complètement détruite , transformée en paysage lunaire. Outre l’aspect affectif de ceux qui y vivent, la dégradation du biotope .. tout cela est terrible mais ce n’est ni la première ni la dernière fois que ça arrive. La guerre en a fait autant en mer baltique , ce serait excusable juste parce que personne n’a vraiment décidé d’aller y mourir ? Je ne suis pas un enfant, je décide parfois de choses absolument ignobles parce que j’y suis contraint et qu’une absence de décision est pire qu’un sacrifice consenti et autant que possible dédommagé. 4. mon principal grief : Les GDS , c’est du cash. On a besoin de cash et ce n’est pas parce que personne ne veut aborder frontalement cette question qu’on doit préférer une solution armée – guerre , millions de morts – parce qu’on a pas été foutus de comprendre que c’est le résultat d’un déficit pendant de longues périodes. Cette industrie induit-elle des dégradations irréparables sur des durées supérieures au siècle avec pertes de nature à compromettre notre survie ou bien : Cette industrie provoque des dégats considérables extrèmement couteux mais un montant de cash suffisant pour les dédommager, pendant la durée des dégradations qui ne doit pas exceder le siècle… Comme on ira chercher ce gaz quoi qu’il arrive , il vaudrait mieux mettre en place une politique à la hauteur de ses nuisances plutot que retarder l’inéluctable jusqu’à ce qu’un malabar plus buté que les autres viennent l’exploiter de force sans dédommager qui que ce soit. C’est le coût probable de ce conflit Si vous êtes absolument contre : estimez les dédommagements nettement au dessus de ce que rapporte le gaz, cela aura le même effet et ne provoquera pas de guerre ni d’extermination pour les personnes touchées. Nul n’est immortel

Sicetaitsimple

de vous faire votre opinion: le gros avantage avec les GDS, c’est qu’ils ne vont pas se sauver! Après, on peut toujours discuter , attendre la fin d’un mandat , laisser nos voisins grands-bretons faire leur expérience,…. De toutes façons un jour on y viendra.

Nicias

Le royaume uni vient de décréter le paradis fiscal pour les GDS : dédommagement 100 k£ et 1% du CA pour les expropriés. C’est complètement faux. L’exploitation du gaz de schiste sera moins taxé que l’industrie pétrolière mais pas moins que le reste de l’industrie. Je ne sais pas si vous vous rendez compte que les deux membres de votre phrase sont contradictoires. D’ou à votre avis va venir les “dédommagements” ? Ok ya du gaz dans l’eau : quel est le coût d’un pipeline d’eau pour les personnes touchées. Il n’y a aucun cout puisque les concentrations en cause sont faibles (on parle en mg/l), que le CH4 est inodore et non toxique. pourquoi voilez vous dépenser de l’argent pour un non-problème. Soit ! la région est complètement détruite , transformée en paysage lunaire. J’ai posté une photo de puits de gaz (conventionnel, mais les puits de GdS sont moins imposants) sur l’article “Le site de Fessenheim sera fermé d’ici fin 2016 selon Philippe Martin”, page 1. C’est du foutage de gueule comme argument. Pour le reste oui, il faut procéder à une analyse coût/bénéfice.

Nicias

donc vous reconnaissez que vous avez fait de l’enfumage avec votre photo qui n’était pas du gaz de schiste Non, la photo était correctement légendée. Je reconnais qu’elle peut induire en erreur pluisque qu’une installation de GdS actuelle est plus petite qu’un puits normal. La grosse diversion… Il y a beaucoup plus de forage dans le gaz de schiste, des bassins de rétention et des routes pour tous les camions nécessaire pour l’exploitation (trafic multiplié par trois!) Il y a beaucoup de forages mais les nuisances que vous citez (en les exagérant: trafic multiplié par 3, mais quelle blague !) ont lieu uniquement lors de la fracturation, c’est à dire quelques jours ou semaines au plus sur les 15 ans d’exploitation du puit. Et rien que nos infrastructures ne puissent soutenir. Pareil pour les avantages fiscaux, les industries d’extraction fossiles bénéficient traditionnellement d’avantages très important comparés aux autres secteurs économiques Le roi de l’enfumage. Des avantages fiscaux, ou ça ? Je viens de répondre sur l’Angleterre. De quel pays parlez vous ? Vos subventions, quand on ne pratique pas la novlangue écolo, on appelle cela une moindre sur-taxation.

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