Le litre de super atteindra les 2 euros, mais Quand ?

Le litre de super atteindra 2 euros, a affirmé mardi le président de Total, Christophe de Margerie dans un entretien au Parisien / Aujourd’hui, avant d’ajouter que la contribution demandée à la filière pétrolière suite à la forte hausse du prix des carburants s’avérait "utile", mais "à très court terme".

Pour la première fois, le super sans plomb 95 a dépassé 1,53 euro/litre en moyenne, contre 1,50 euros en juin 2008. De son côté, le super sans plomb s’est vendu la semaine dernière à 1,57 euros contre 1.53 en juin 2008.

A partir de ces constats, Christophe de Margerie explique qu’il "ne fait aucun doute" que le prix du super atteindra 2 euros le litre : "la vraie question, c’est quand ? Il faut espérer que cela n’arrive pas trop vite, sinon les conséquences seront dramatiques", explique-t-il sans ambiguïté.

Concernant la contribution de la filière pétrolière à hauteur de 115 millions d’euros pour financer une revalorisation du barème kilométrique des contribuables, il estime qu’elle sera "utile" car "elle aidera les personnes les plus touchées par la forte hausse des prix du carburant".

Pour finir, le patron de Total indique que "la vraie solution ne peut être que globale : il faut miser sur les investissements, passer à la vitesse supérieure sur les économies d’énergies et diminuer la consommation".

            

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
8 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
jl06

L’interview complète n’est pas bien longue mais mérite d’être lue dans son intégralité. M. de Margerie y parle de nucléaire (“Si demain le nucléaire contribue moins à l’offre d’énergie comme les événements au Japon le laissent supposer, il faudra bien aller chercher l’énergie ailleurs”) et de gaz de schiste (“On ne peut pas d’un côté défendre la sécurité de l’approvisionnement en France, et de l’autre interdire la prospection de ces fameux gaz de schiste dans la région de Montélimar”). Le mérite est tout de même de lier quelques-uns des pôles de la stratégie énergétique et d’indiquer qu’on ne peut pas approuver ou interdire sans assumer toutes les conséquences. On regrettera que les énergies renouvelables soient marginalisées “pendant longtemps” (“Même si les énergies renouvelables gagnent du terrain, nous serons encore dépendants pendant longtemps des énergies fossiles, et donc du pétrole et du gaz”) – tiens, pas le charbon? Ceci dit, sans grosse discontinuité politique, sociale ou économique, l’augmentation significative du prix de l’énergie parait bien inévitable – simplement à des taux que nous n’avons pas connu jusqu’ici. Quelles seraient les discontinuités “douces” qui pourrait atténuer ces tendances? Dans l’ordre contraire à celui utilisé par M. de Margerie: 1. Une baisse de la consommation. Je ne sais pas s’il parle d’énergie utile et finale au consommateur ou s’il fait allusion à une baisse générale de la consommation. Peu importe: j’interprète qu’une baisse de la consommation énergétique est impérative à l’équilibre. C’est un message important venant de la part de Total. 2. Passer à la vitesse supérieure sur les économies d’énergie. Nous avons de nombreux éléments en main pour avancer dans ce domaine de façon concrète et significative. 3. Et enfin les investissements. Oui, il faut investir pour répondre à l’augmentation de la demande et aux années inégales dans les derniers 10-15 ans notamment. Mais pas que dans les hydrocarbures! Pour 1 et 2, chacun de nous peut agir, avec des effets qui dépendront plus du nombre que de l’ampleur des efforts de chacun. Pour 3, il manque un élan comparable à celui qui anime les sociétés traditionnelle de l’énergie: un grand projet pétrolier, c’est $10 milliards et (parfois beaucoup) plus. Une EPR, $6 milliards parait-il. Ce serait de dizaines de milliards d’investissement (au moins) annuels dont les renouvelables on besoin. Où sont-ils? On pourrait bien les voir apparaître à mesure que le coût (en euros, mais aussi social et environnemental) de nos énergies traditionnelles commence à nous faire tourner la tête et les habitudes vers d’autres possibilités. Et il est toujours possible de consommer moins et d’économiser!

gp

le mot est laché : “il faut miser sur les investissements, passer la seconde sur les éco d’énergie … et diminuer la consommation”! Y a plus K!

Fred 13

Les pétroliers montent au crénaux face aux réticences du gouvernement en matieres d’exploitation des gaz de schistes.Il brandissent le spectre de l’inflation du pétrole pour faire passer en force leurs maudits permis ! Tout ceci n’est qu’une vaste manipulation médiatique afin qu’ils puisse s’enrichir encore et encore…

Nature

Tout arrive ,même l’idée de décroissance , sous-jacente au discours du pt. de Total! Finalement Yves Cochet avait raison trop tôt avec son “Pétrole Apocalypse”,lui qui, en réponse à ses démonstrations, n’avait reçu qu’une volée de quolibets par ses collègues députés.

Samivel51

J’ai le regret de vous annoncer que, gaz de schiste ou pas, les petroliers vont continuer a faire d’enormes profits. Soit par augmentation des volumes, soit par augmentation des prix. Et ce tant que nous continuerons de faire le plein a la pompe pour profiter du confort de la voiture a essence. Si les profits petroliers vous ecoeurent, prenez un velo: au moins ce ne sera pas avec votre argent.

Samivel51

Vous oubliez un passage interessant de l’interview, qui dit en substance: “Pour maintenir le Litre d’essence à un prix raisonnable, il faut investir des dizaines de milliards dans l’exploration-production, or c’est avec leurs profits que les petroliers investissent.” Donc, Fred, si les petroliers ne faisaient pas d’enormes profits, paradoxalement, votre plein d’essence serait encore plus cher. D’ailleurs, une des raisons du pic petrolier de 2008 est que le baril etait reste a $15 pendant toute la fin des annees 1990, ce qui avait entraine une chute des investissements, et donc un deficit de production 10 ans plus tard. Avec la “dope”, on est toujours perdant! Et le sevrage est douloureux…

Fred 13

Je ne vois le rapport de votre réponse avec mon post. Maintenant si vous voulez avaler la couleuvre ou plutot l’énorme boa que le litre à 2€ est justifié par de soit disant investissement , libre à vous.Pour info ,un litre de gasoil à la pompe lybienne coute 0.10 € ! Cherchez l’arnaque…C’est sur faire peur aux gens, créer les psychoses ça rapporte Faites grimper les chiffres de la délinquances et hop vous vendrez des alarmes dans tous les batiments et des caméras de surveillance dans toutes les rues. Faites grimper le prix des carburants et hop vous pourrez forer des trous partout en poluant au passage les sols et les rivières en toute impunité Voilà mon message…

gp

@samivel51 en attendant de pouvoir se passer TOTALement (ah ah ah) de pétrole pour faire avancer nos voitures, le vélo est en effet un moyen se répondre efficacement aux déplacements de courtes distances. Pour les plus longs trajets, l’huile de friture usagée – peu recommandable dans les nouveaux moteurs Diesel – est elle aussi un moyen TRES efficace de réduire sa dépendance pétrolière! A condition de s’en donner la peine… A l’évidence une des raisons qui fait qu’il est à nouveau assez facile de s’en procurer au kebab du coin. Faut dire que la prime à la casse a contribué à en détruire par milliers des vieilles voitures Diesel.

8
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime