Un phénomène météorologique majeur, surveillé de près par les experts, pourrait profondément modifier la donne hivernale dans les prochaines semaines. Une perturbation significative du vortex polaire est en effet annoncée pour la fin du mois de janvier, avec un risque de scission en deux parties. L’événement, susceptible de déstabiliser la circulation atmosphérique, ouvre la porte à des descentes d’air arctique massif vers l’Europe et l’Amérique du Nord, faisant craindre une période de froid intense et durable.
Le vortex polaire est un vaste tourbillon de vents froids et puissants qui tourne en altitude autour de l’Arctique, agissant comme une barrière qui confine l’air glacial aux hautes latitudes. Son intégrité est essentielle pour la stabilité de notre temps en hiver. Or, depuis le début ou mi-janvier 2026, les modèles météorologiques signalent un réchauffement stratosphérique soudain en cours ou imminent. Ce phénomène, en fragilisant la structure du vortex, pourrait conduire à sa scission en deux noyaux distincts autour du 25 janvier. La division reste l’élément déclencheur des scénarios les plus froids ; c’est un peu comme si les portes du congélateur arctique s’ouvraient en grand sur le continent européen.
Des prévisions qui évoquent un scénario « Moscou-Paris »
Les conséquences potentielles de cette dislocation atmosphérique font l’objet d’une attention particulière. Les prévisions, encore entachées d’incertitudes quant à leur intensité et leur localisation exacte, évoquent néanmoins des possibilités sérieuses. Un scénario souvent mentionné par les médias spécialisés est celui d’un flux continental glacial, parfois qualifié de « Moscou-Paris », qui amènerait de l’air froid et sec directement de l’est.
Les températures pourraient connaître des chutes modérées, avec des valeurs négatives localement. Pour la France et l’Europe occidentale, les minimales pourraient descendre autour de -3 à 3°C, avec un risque de -10°C dans les zones les plus exposées comme l’est ou les reliefs. La vague de froid s’accompagnerait également d’un risque de neige où l’air froid rencontrerait des perturbations atlantiques.
Une perspective hivernale qui pourrait s’allonger
Les perspectives pour février sont également scrutées avec attention. Les spécialistes évoquent la possibilité d’une extension des conditions hivernales froides, avec un risque de persistance ou d’épisodes supplémentaires. La continuité d’un anticyclone bloquant à l’est de l’Europe serait un facteur aggravant, permettant à l’air froid de stagner et de gagner en intensité.
Si les modèles se confirment, l’Europe s’apprêterait donc à vivre une séquence météorologique plutôt désagréable. Dans les prochains jours, les prévisions vont s’affiner pour offrir une vision plus claire de l’intensité et de la géographie de ce possible grand froid. La vigilance reste de mise face à un phénomène qui, s’il se concrétise, aura des impacts tangibles sur le quotidien de millions de personnes.











