Le constructeur automobile Dacia a officiellement annoncé le nom de son prochain modèle, le « Striker ». Ce break surélevé, dont la présentation complète est attendue très prochainement, ambitionne de secouer le segment C avec son cocktail habituel de robustesse, d’espace et de prix maîtrisés.
Dacia a levé un coin du voile sur l’un de ses projets les plus attendus en annonçant le nom de son futur break familial : le Striker. Ce nom, qui évoque l’idée de « faire un strike » ( un carton plein au bowling ), résume clairement l’ambition du constructeur : toucher juste dans un segment en pleine mutation. La révélation complète du véhicule est programmée pour le 10 mars, lors de l’événement « FutuREady » du groupe Renault, où la stratégie à moyen terme sera dévoilée.
L’annonce, relayée par un communiqué de presse et une courte vidéo sur YouTube, suscite un intérêt d’autant plus vif que le modèle arrive dans une dynamique plutôt positive de la marque, portée par le succès récent du SUV Bigster.
Un « crossover break » pour combler un vide sur le marché
Le Dacia Striker se positionne comme un break familial surélevé, un hybride entre le break traditionnel et le SUV. Dérivé du projet interne « C-Néo », il vise directement des références du segment C comme la Skoda Octavia Combi ou le Volkswagen Golf Variant. Avec une longueur estimée à environ 4,60 mètres, il offrirait cinq places et un volume de coffre conséquent, répondant aux attentes des familles et des professionnels en quête de polyvalence.
Son design, encore partiellement masqué, laisse entrevoir une signature lumineuse en forme de « T » à l’arrière, dans la lignée des derniers modèles de la marque.
Des motorisations hybrides et GPL sur une plateforme éprouvée
Techniquement, le Striker ne réinventera pas la roue, mais capitalisera sur les atouts de la marque. Il devrait partager les groupes motopropulseurs du Dacia Bigster. Les clients pourraient ainsi choisir entre le bloc essence-GPL ECO-G 120 ch, devenu une spécialité de la marque, et une motorisation hybride essence de 155 ch. Une transmission intégrale, potentiellement associée au GPL, est également évoquée pour certaines versions, renforçant son caractère aventurier.
Cette stratégie permet à Dacia de maîtriser les coûts et d’offrir un rapport équipement/prix très compétitif. Les estimations tablent sur un tarif d’entrée de gamme aux alentours de 25 000 euros, pouvant dépasser les 30 000 euros pour les finitions et motorisations les plus abouties. Une proposition qui reste disruptive dans le segment.
Le pari d’une marque en pleine ascension
Le lancement du Striker intervient à un moment charnière pour Dacia. La marque roumaine, qui a fêté plus de 10 millions de véhicules vendus depuis 2004, enchaîne les succès. La Sandero reste la voiture particulière la plus vendue en Europe, un titre qu’elle détient depuis 2017. Plus récemment, le Bigster, lancé en 2025, a connu un démarrage remarqué avec 70 000 unités écoulées dans l’année.
Le Striker a donc pour mission de consolider cette expansion dans les segments supérieurs, en ciblant explicitement les flottes d’entreprise et les familles qui étaient auparavant fidèles aux breaks Renault. Il complète une gamme qui couvre désormais des segments A à C avec une cohérence revendiquée : simplicité, robustesse et valeur ajoutée tangible.
Tous les regards sont désormais tournés vers le 10 mars. Lors de l’événement FutuREady, Dacia et Renault dévoileront non seulement le design final, les équipements et les motorisations confirmées du Striker, mais aussi la feuille de route stratégique du groupe. La commercialisation serait quant à elle prévue dès l’automne 2026 sur plusieurs marchés européens, dont le Royaume-Uni.
















