L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Et le sanyo hit double ? "Les premiers panneaux solaires disponibles sur le marché à atteindre des rendements de 20%" ?????
Pour info:
Depuis plusieurs années des modules SANYO HIT DOUBLE, donc le rendement module est donné autour 16/17%, doivent être déjà (dans des conditions optimales d'installation) autour des 20 % de rendement, avec son 'bonus' face arrière inclu !
"Special Note: These bifacial panel’s “Rated Power” is measured at Standard Test Conditions (STC). STC does not include the bifacial effect of the panels. Therefore, these panels may produce 110% (or more) of their STC rating, depending on installation design, and your location’s albedo—reflectance rate.
Solar revolution et si c'était lui le petit panneau solaire de quelques dizaines de Watts unitaire qui allait tuer le (puissant) nucléaire de 1600 MW tel ces millions d'internautes qui en téléchargeant la musique ici et là sur leur iPod ont fini par tuer les grosses maisons de disques? Le panneau solaire a cet avantage de ne pas être synonyme de concentration de capitaux, d'investissement unitaire massif, etc... Surtout, grâce à la filière de recyclage mise en place en amont, il ne causera jamais de nuisance irréversible comparable à celles qu'engendrent le recours à l'atome pour les générations futures. "Le grand livre toujours ouvert qu'il faut s'efforcer de lire est celui de la nature". A. Gaudi
Fabrication Je ne sais pas précisément l'amélioration qui est utilisée ici mais pour donner quelques pistes (vous pourrez rechercher ça sur internet ensuite), voilà des facteurs sur lesquelles on joue pour faire des cellules haut rendement:
- La qualité du silicium. Le monocristallin peut se faire par les méthodes Czochralski ou float-zone, la seconde produisant moins de défauts dans la structure cristalline, donc un taux de recombinaison des paires électrons-trous plus faible. La pureté du silicium joue aussi.
- L'architecture de la cellule (dopage et formation des contacts). Les contacts en face arrière permettent de ne pas masquer la face qui recoit la lumière (contrairement aux cellules conventionnelles où l'on peut voir les pistes métalliques en face avant). Différentes techniques (photolithographie, laser...) peuvent être utilisées pour former les contacts.
- La texturation, qui permet de limiter la réflexion en face avant en créant une surface irrégulière. Généralement on utilise un acide qui attaque plus vite les plans cristallographiques obliques du cristal que le plans horizontal, ce qui crée une surface de pyramides aléatoires où les photons réfléchis par une pyramide retombent sur une autre.
- La passivation des surfaces, qui permet de limiter les recombinaisons à la surface ce qui est une des causes majeures de dégradation du rendement. En créant un champ électrique fort près des surfaces, et en remplissant les liaisons pendantes (dangling bonds) présentes à la surface, les porteurs de charge ont moins tendance à se recombiner. Le traitement est généralement du SiO2 créé par oxydation du Si, ou du SiN déposé par voie gazeuse, éventuellement avec un plasma (PECVD).
- Enfin au niveau du panneau, tout simplement la découpe des cellules. Etant rondes à la base (c'est dû au procédé de fabrication des lingots), les cellules monocristallines doivent être coupées en carré. Généralement on laisse les bords arrondis pour moins perdre de matière, mais du coup il y a de la surface inutilisée sur le panneau. Pour augmenter le rendement du panneau il suffit de couper plus, de façon à ne pas avoir de trous aux coins des cellules. Mais ça coûte plus cher à la fabrication car on gache une partie de la cellule.
@gp Sans vouloir "doucher froid", le panneau un 20 décembre à 17:02 ne va pas concurrencer grand chose. Le photovoltaique est immature en terme de production de masse mais interressant en complément d'autre chose. Pour concurrencer le premier secteur industriel au monde, jusqu'à très récemment, il n'y avait rien et depuis peu, on entrevoit une alternative crédible constituée d'éolien offshore (100mille moulins) + STEP de très grande capacité. C'est une chance immense que l'éolien soit parvenu jusque là... aussi ne nous mélangeons pas dans les technos. Les panneaux deviendront intérressants vers 2030, l'éolien flottant donne l'espoir fou de remplacer pratiquement toutes les sources actuelles dans un avenir prévisible, smart grid, hydrogène et biomasse vont sûrement jouer un rôle et j'espère vraiment qu'on va réussir à déboulonner l'atome. Mais cela ne se fera pas sans une grande rigueur dans les investissements, quasi nanométrique la rigueur !! A mon sens, dire que le silicium pourrait remplacer l'atome est actuellement aussi dangereux que de dire qu'il est impossible de le faire.
Un peu de technique normative ... des onduleurs sans transfos, pas de pb si c'est pour un usage interne (quoique?) en revanche pour la connection au réseau EDF ça m'étonnerait (isolation galvanique obligatoire)
@dédé La différence entre ce type de panneaux et les autres consiste en une connectique entièrement cablée sur la face arrière des cellules, une sérigraphie des conducteurs optimisée et un montage des cellules sans laisser d'interstice. Au final on a un panneau de même surface qu'avant mais dépourvu d'espace perdu ou occupé par autre chose que la couche de silicium excédentaire en électrons (surface active). Si on peut parler d'innovation industrielle, ce n'est pas vraiment une technologie de rupture mais plutôt une "optimisation" des technologies existantes.
@dédé On peut rajouter à la longue liste de Blu le traitement du verre pour maximiser l'irradiation du silicium qu'il protège (mentionné par SunPower dans le cadre du lancement de l'E20). SunPower reste discret sur la technologie Maxeon.
Ceci dit, ça fait un moment que SunPower affiche de très hauts rendements sur leurs modules commerciaux: la série E18 à 18.7% et E19 à 19.5%. Ces deux modules bénéficiaient déjà du back-contact. Même si le passage à l'E20 et son 20.4% est remarquable, ce n'est pas une rupture par rapport à ce qu'ils faisaient déjà. Notons toutefois que les cellules utilisées dans l'E20 de 333 W sont annoncées par le constructeur à 22.9% de rendement.
Bingo ! 20% et + ! ''SunPower fournit la technologie solaire la plus efficiente et la plus fiable sur le marché, garantissant à nos clients le <span style="text-decoration: underline; color: #339966;">plus haut retour sur investissement</span><span style="text-decoration: underline; color: #339966;">".</span>
-> voilà qui promet ! Si après ça ça le tient, c'est parfait!
Disponible en Europe dès 2011 ! Attendons les premiers REX pour foncer !
Cellules back contact = onduleurs avec transformateur
Selon les normes françaises applicables au photovoltaïque (Dossier Consuel SC134-2) "Polarité à la terne : Iorsqu'une polarité est mise.à la terre pour des raisons fonctionnelles, l'installation coté courant alternatif doit être séparée par une séparation galvanique assurée soit par un transformateur de séparation (conforme à la norme NF EN 61558-24), soit par une source assurant une sécurité équivalente à un transformateur de séparation (se référer aux $ 6.2 et l0 du guide UTE C l5-7f 2-1)."
Cet argument commercial n'est donc pas valide pour notre pays sauf ajout d'un système externe.
Il en va de même de l'argument de la tolérance positive cité dans l'article, car plusieurs marques commercialisent déjà des modules à tolérance positive. Ce qui est en passe de devenir un standard dans l'industrie pour les marques, qui hors prix et rendement surfacique, doivent trouver d'autres arguments concurrentiels.
Cependant, il est vrai que la course à la puissance unitaire permet des économies d'échelle salvatrices pour le secteur.
D'ailleurs le principale avantage de Sunpower face à la concurrence (sur le secteur des kits 3KWc en France) est justement ce rendement surfacique et intraséque donné par leurs cellules back-contact.
Retour sur investissement Je me posais une question, en termes de retour sur investissement, est-ce que ça vaut vraiment le coup de prendre des panneaux à aussi haut rendement? Par rapport à prendre des panneaux lambda à 15% avec un peu plus de surface et un coût au Wc plus faible... quelqu'un aurait des données de comparaison?
En particulier pour les installations de moins de 3kWc, très souvent le toit n'est pas entièrement utilisé, donc pourquoi ne pas prendre un peu plus de surface puisque de toutes façons la puissance est limitée?
Le seul cas où l'avantage apparaît nettement c'est sur trackers dans les régions à fort ensoleillement direct. Là vu le coût des supports mieux vaut avoir le plus de puissance possible sur le moins de surface.
[ pour fx26150 ] Pour la serie E20, les cellules à contact arrière n'obligent plus de relier la polarité + à la terre. Donc l'utilisation des tous types d'onduleurs est désormais possible.
Coûts ? Le prix d'achat du matériel est-il proportionnel ou décroissant (ramené au Wc), entre par exemple les E18, les E19 et les E20 de Sunpower ?
Si le silicium est de plus haute qualité, quid de l'énergie grise pour le fabriquer et le recycler ?
Et une questio à Lionel : comment marchent ensemble des moulins à vent offshore et des STEPS "de très grande capacité" ?
Enfin, la biomasse est-elle une bonne solution à très grande échelle, tant d'un point de vue économique qu'écologique (déboisement et/ou intrants et/ou eau et/ou arbitrage alimentation) ?