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L'ONU encourage l'exploration des hydrates de gaz
  
L'ONU encourage l'exploration des hydrates de gazLes États-Unis auraient assez de gaz naturel sous forme d'hydrates de méthane pour les 100 prochaines années, ont déclaré des chercheurs du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

L'organisme en charge d'ordonner les activités des Nations unies dans le domaine de l'environnement a indiqué que les "chercheurs devraient étudier le potentiel énergétique des hydrates de méthane comme source d'énergie alternative".

Les hydrates de gaz naturels (Natural gas hydrate ou NGH en anglais) sont caractérisés par une plus faible pression (25 mégapascals, compression 1/170) et une plus haute température (0°C), que les GNL (gaz naturels liquéfiés) ou les GNC (gaz naturels comprimés). Ils sont présents dans les fonds marins, ainsi que dans le pergélisol des régions polaires (Arctique).

L'Institut d'études géologique des États-Unis (US Geological Survey) estime pour sa part qu'il y a des trillions de mètres cubes de gaz d'hydrates de méthane disponible dans le pays.

"Si les États-Unis pouvaient exploiter ne serait ce que 1% des ressources disponibles, le rendement pourrait répondre à la demande en gaz naturel pour le siècle prochain", a précisé le PNUE dans un communiqué.

Par ailleurs, le PNUE a affirmé qu'il travaillait actuellement à partir de son centre de recherche en Norvège sur une enquête mondiale dont l'objet relatait des hydrates de méthane.

"Le potentiel des hydrates de méthane est quelque chose qui requiert plus d'études et de compréhensions" a déclaré Yannick Beaudoin, chef de projet au centre de recherche norvégien. "L'impact environnemental du développement des hydrates de gaz ne peut être bien compris que par des tests effectués sur le terrain", a-t-il ajouté.

Les hydrates de méthane sont une source potentielle d'énergie fossile pour remplacer le pétrole, mais ils restent une source directe de méthane ou indirecte de CO2, deux puissants gaz à effet de serre.

(src : PNUE)

 Lu 584 fois 
 Publié le 30/08/2010 à 07:19 
© Enerzine.com
 
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michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 30-08-2010 08:26:58
  Bas de page     Répondre  

C'est ça
on n'a pas fait assez de dégats  sur terre , il faut maintenant aller boulverser le fond des océans pour étancher notre soif énergétique et accentuer encore les désordres climatiques.
Ces hydrates de méthanes sont d'ailleurs une épée de Damoclès suspendue au dessus de nos têtes: en équilibre instable au fond de l'océan , un petit réchauffement du fond de l'ocean risque de dégazer des quantités gigantesques d'un gaz pour l'instant gelé sur les plateaux océaniques (500 à 1000 m) en des quantités supèrieures à toutes les réserves connues et inconnues de gaz pétrole et charbon réunies.
Ce dégazage se produit déjà à bas bruit et pourrait s'accélérer sous l'influence du réchauffement océanique en cours ou/et si une exploitation industrielle se mettait en place ( elle semble heureusement hors d'atteinte techniquement et commercialement dans l'état actuel des choses )

Pro-enr&gaz


Invité



le 30-08-2010 10:24:02
  Bas de page     Répondre  

Excellent pour le solaire et éolien.
On dit que le méthane(du bio-gaz,du gaz-nat classique,des gaz de schistes ou "shales gas",puis des hydrates de gaz) peut servir à compenser l'intermittence des énergies solaires et éoliennes.
C'est donc une excellente chose pour le grand développement des énergies intermittentes (solaires et éoliennes),permettant d'ailleurs d'attendre de trouver des solutions technologiques de stockages d'électricité à grandes échelles à la fois rentables et bon marchés provenant des énergies intermittentes(solaires et éoliennes).De plus les centrales CCG,cogénération et trigénération vont pouvoir être utilisées aussi longtemps que nécéssaire avant un éventuel tout enr(et stockage)si le "tout enr et stockage" devenait suffisament bon marché.Reste à maitriser la question de l'aspect effet de serre du CO2 produit par la combustion du méthane(la CCS et replantations et reboisements et biochar,etc...entre autres choses, peuvent être envisagées;et la maitrise des possibles relargages et fuites lors de l'exploitation.C'est une pure question de maitrise technologique avec R&D adhoc implicite.
Pour les véhicules:En attendant l'époque d'un parc tout électrique gràce à des batteries adhoc et aussi des voitures PAC-hydrogene(quand tout ça sera suffisament abordable),on peut envisager des véhicules du type hybrides séries méthane-électriques (GNV-électriques)dans le principe réadapté au GNV de la 'chevrolet volt' ou de  "l'opel ampéra" avec 64 km autonomie en pure électrique,ou la BYD(chinoise) 100 km  en pure électrique.
Bref,toutes ces ressources gazières bien maitrisées pourraient être une formidable opportunité pour une ère de transition,sur un siècle à un siècle et demi,vers un éventuel "tout renouvellable" ou un mix "tout renouvellable et nucléaire de surgénération+fusion".
Mais pour NOTRE époque actuelle,c'est surtout l'ouverture d'une forte expansion économique pour le mix Gaz-Enr.Sur le plan purement économique,le nucléaire pourrait avoir une bien rude et féroce concurence,il est vrai.

Larcher


Invité



le 30-08-2010 10:58:50
  Bas de page     Répondre  

En poussant le raisonnement
Michel, je suis d'accord avec toi pour dire que l'exploitation des hydrates de gaz risque de provoquer des émissions incontrolées de méthane dans l'atmosphère.
Pour autant, si l'on regarde le choix qui se présente à nous (l'humanité), on risque fort d'y être obligés par le réchauffement climatique...
En effet, soit nous laissons les hydrates en place et nous espérons que la "bombe climatique" qu'ils représentent n'explosera pas (les observations actuelles montrent que la mêche est allumée... tu en conviens toi même en disant que "ce dégazage se produit déjà").
Soit nous arrivons à récupérer ce méthane (uniquement dans les gisement risquant le plus de dégazer) et à le brûler, on produira du CO2, réduisant l'impact environnemental d'un facteur 25 et une énergie qui aurait sinon été obtenue par la combustion de pétrole ou de charbon.
En résumé, si on ne fait rien ça "explose" progressivement mais avec une ampleur maximale, si on fait quelque chose, ça peut exploser plus vite mais moins fort... tout en limitant la nécessité d'utiliser des sources d'énergie encore plus polluantes. Le "bénéfice" en terme d'effet de serre pouvant être d'1 pour 30 (dans le cas idéal).

Pro-enr&gaz


Invité



le 30-08-2010 11:35:40
  Bas de page     Répondre  

A larcher
Oui,je souscris volontiers à votre démonstration,comme quoi:


"si on ne fait rien ça "explose" progressivement mais avec une ampleur maximale, si on fait quelque chose, ça peut exploser plus vite mais moins fort... tout en limitant la nécessité d'utiliser des sources d'énergie encore plus polluantes. Le "bénéfice" en terme d'effet de serre pouvant être d'1 pour 30 (dans le cas idéal)".

Larcher


Invité



le 30-08-2010 13:51:49
  Bas de page     Répondre  

A pro-enr&gaz
Merci, je vois que nous avons à peu près la même appréhension du futur: tendre vers des solutions peu ou pas polluantes (encore que toute activité humaine génère une pollution, ne serait-ce que visuelle), avec une période de transition durant laquelle le maître-mot serait "limiter la casse par tous les moyens"... et vous avez listé les plus probables (un mix d'EnR, d'hydrocarbures "légers" et n'en déplaise à certains de nucléaire ; des véhicules au gaz, à l'hydrogène, électriques... et surtout plus légers!!! ; des bâtiments plus économes ou autosuffisants, etc.).

A plus longue échéance, on devrait même se fixer le but de faire baisser activement le taux de CO2 atmosphérique et océanique (produire à grande échelle des hydrocarbures à partir de biomasse et les enfouir).
Autrement dit inverser la spirale du carbone que nous avons initiée à la préhistoire (découverte du feu) et fortement accélérée à partir du 19e siècle (les 2 premières révolutions industrielles).
Cela parait fou, c'est aller à l'encontre de techniques "paufinées" depuis des centaines de milliers d'années (les plus anciennes traces de foyers maîtrisés sont estimées vers -250000), c'est énergétiquement difficile (mais pas impossible), heureusement nous pouvons compter sur deux alliés de poids: le Soleil et la photosynthèse.

Pro-enr&gaz


Invité



le 30-08-2010 16:08:30
  Bas de page     Répondre  

A larcher
Oui,merci d'avoir complété sur la nécéssité des bâtiments plus économes ou autosuffisants,que j'avais oublié.Cela me fait aussi penser aux batiments basses consomations(BBC),type maisons passives,dont Enerzine avait parlé il y a quelques mois,le 17/03/2010 à 08:50.
http://www.enerzine.com/1037/9360+la-1e … rgne+.html


Sans oublier les batiments à énergies carrément positives qui commencent timidement à faire leur apparition(Enerzine en parle aussi:http://www.enerzine.com/1037/10208+heliotrope---une-maison-cylindrique-a-energie-positive+.html)le 24/08/2010 à 08:14(un peu chères pour l'instant,je vous l'accorde);et dont l'avenir montrera une progression de plus en plus significative.


Autre chose:Pour les véhicules,j'avais oublié l'aspect:"surtout plus légers",merci de l'avoir rappelé.



Enfin,votre dernier passage sur l'inversion de la spirale du carbone,(difficile mais pas impossible)concernant le long ou très long terme
gràce à deux alliés de poids: le Soleil et la photosynthèse,retient aussi toute mon attention.Merci.


Cordialement.

 
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