L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
(le Journal de Tokyo), les travailleurs de Fukushima sont également furieux d'avoir entendu leur premier ministre déclarer que non seulement la température dans les réacteurs avait baissé mais que la situation était désormais sous contrôle : « Le gouvernement ment » ; « Je ne comprends pas ce qu'il dit » ; « On ne peut même pas entrer dans les bâtiments et on ne sait même pas comment récupérer les combustibles ». Un des travailleurs qui regardait la conférence à la télévision commenta aussi : « J'ai cru que je ne comprenais plus le japonais. Je ne crois pas qu'il parle de la centrale que je vois tous les jours. Il nous faudra encore des années pour pouvoir gérer la situation... » Et pendant ce temps-là, les grands médias francophones diffusent en continu une information officielle rassurante.
Fondamentale, Cette information est fondamentale et elle est pourtant peu commentée sur Enerzine. Le terme d'arrêt à froid est une mauvaise traduction du Japonais car ce terme est d'habitude réservé à la mise en arrêt à froid du réacteur notamment avant l'ouverture de la cuve pour le renouvellement du combustible. A Fukushima, le combustible a fondu et percé le fond des trois cuves des réacteurs qui étaient en fonctionnement. Ce mélange de combustible fondu, de métal fondu des structures internes au réacteur et de métal en fusion du fond de la cuve du réacteur que l'on nomme le "corium" est donc descendu sur le radier. Ce faisant, sa surface de refroidissement a considérablement augmenté tandis que l'énergie des produits de fission qu'il contenait s'est réduite en fonction de la période des différents éléments radioactifs. Dès le mois d'avril, les Japonais ont mis en place des dispositions de refroidissement en circuit fermé de ce corium et établit un planning dans lequel il était prévu que l'arrêt à froid serait atteint avant la fin de cette année. Cet arrêt à froid signifie simplement que l'eau injectée sur le corium ne se vaporise plus. Il signifie également que, contrairement à certaines sombres prédictions, les radiers ont rempli leur mission d'enceinte étanche contre les fuites externes de corium. Les Japonais ont donc tenu leurs engagements sur ce point et sur beaucoup d'autres: décontamination de l'eau de refroidissement, inertage par l'azote de l'atmosphères dans les enceintes, début de construction d'un dôme sur chaque réacteur. On peut donc considérer qu'ils ont désormais la situation bien en mains. Le gouvernement Japonais attendait cette garantie pour permettre à ceux qui ont été évacués et qui souhaitent revenir chez eux puissent le faire. Lorsque l'on examine bien les données des cartes de l'IRSN, cette possibilité concerne les trois quart des territoires évacués où la dose annuelle ne dépasse pas 10 mSv par an et décroîtra assez vite sitôt que des dispositions de décontamination des sols arables seront prises. Les surfaces imperméabilisées sont lessivées par les pluies et le césium 137 qui est le seul produit radioactif qui reste et se retrouve dans les eaux collectées. C'est d'ailleurs la mesure des boues due station d'épuration qui avait permis à Greepeace de dire que la radioactivité de Fukushima Préfecture avait beaucoup augmentée. Il s'agissait en fait de la preuve que le lessivage naturel faisait son oeuvre. Saluons l'efficacité de tous les employés Japonais qui ont accompli des travaux absolument gigantesques dans les délais annoncées depuis avril.
"...de métal en fusion du fond de la cuve du réacteur que l'on nomme le "corium" est donc descendu sur le radier"
D'après les excellentes informations de Sylvestre Huet, qui est parmi les journalistes qui comprennent ce qu'ils écrivent dans le domaine de l'énergie, le corium n'a pas atteint le radier en dehors de l'enceinte de confinement, mais le béton qui a été coulé à l'intérieur au fond.
Selon la définition que l'on semble donner au radier, le corium n'est descendu sur le radier. Et apparemment il n'aurait pas non plus touché l'enveloppe métallique de l'enceinte de confinement.
Voici un autre lien qui reprend un document japonais :
Les japonais semblent assez confiant dans le fait que le(s) corium(s) n'ont pas traversés l'enceinte de confinement et n'ont donc pas atteint le radier.
@ dan 1, Effectivement tout dépend de la définition que l'on donne du radier. D'après les plans que j'ai, l'enceinte de confinement des BWR de type Mark est en acier renforcé par du béton. Mais j'ai du mal à voir si, entre ce béton et la partie inférieure, il y a un vide puis de nouveau du béton qui vient, à ce moment là, recouvrir le sol. Pour ma part, je suis persuadé que, compte tenu du temps sans réfrigération, le corium est tombé sur la partie basse de l'enceinte de confinement et qu'il a dû en percer la coque métallique. Ensuite il s'est probablement figé en partie basse dans le béton qui entoure l'enceinte métallique grâce à la réfrigération continue que les exploitants ont mise en place. Nous sommes cependant d'accord sur un point fondamental, il n'y a pas eu sortie de corium vers l'extérieur. Et contrairement à Tchernobyl, il n'y a pas de corium à l'air libre. Il faudra attendre un certain temps pour que des caméras puissent être introduites dans la partie basse de l'enceinte de confinement pour nous donner une idée du blocage de ce corium. Ensuite, la déconstruction prendra du temps mais cela n'a qu'une importance relative à partir du moment où le corium est figé et que l'extérieur n'en subit pas les rayonnements. Dans tous les cas, merci pour le travail considérable que vous faites sur Enerzine pour apporter de la rationnalité là où l'idéologie tient lieu de sciences.
D'après les informations, le corium aurait entamé 70 cm du béton et donc n'aurait pas atteint le radier même s'il n'y a qu'une séparation par l'enceinte métallique (je doute que le corium s'en préoccupe)
Votre schéma montre bien que le corium est resté à l'intérieur des installations.
Fukushima est donc une catastrophe industrielle mais en aucun cas une catastrophe humaine.
D'autant plus que les autorités Japonaises se préparent à permettre au plus grand nombre de réfugiés de rentrer chez eux s'ils le souhaitent.
Bien sûr les "marchands de peur" vont les terroriser comme ils le font déjà depuis plusieurs mois. Mais il faut rappeler que le séisme et surtout le tsunami ont fait 25 000 morts et disparus dont 3 à Fukushima.
On se focalise sur le nucléaire alors qu'effectivement le tsunami a été dévastateur. Pour s'en convaincre Google a fait passer ses voitures sur le littoral japonais (enfin sur la lamelle qui se trouve entre la mer et la montagne et où vit toute la population nippone) pour un Google Street un peu particulier. http://www.miraikioku.com/streetview/en/
Il faut bien voir que les mesures d'évacuation se sont faite dans l'urgence mais aujourd'hui on applique les standards internationaux de radioprotection c'est-à-dire 1 mSv/h s'appuyant ainsi, toujours à titre conservatif, sur la loi linéaire sans seuil. Or la question de faibles radiations est documentées scientifiquement depuis de nombreuses années pour montrer que les augmentations de risque restent faibles.
Le principal danger de la radioactivité est psychologique lorsque, évidemment, les expositions sont faibles. Que Greenpeace ait tenu le lendemain de l'accident à Tokyo une conférence de presse en tenues complètes n'a pas aidé ! Le gouvernement japonais, l'industrie nucléaire et les autorités de contrôle "indépendantes" ont aussi, bien sûr, une part de responsabilité dans cette perte de confiance, qui reste comme dans d'autres domaines une pierre angulaire des activités en collectivité.
Mais la science avance et la peur recule. Espérons-le.
Vous dites " la science avance et la peur recule". Vous êtes trop optimiste.
Je suis beaucoup plus pessimiste lorsque je vois et j'entends ce qui se dit sur le nucléaire, les OGM, les champs électromagnétiques, etc.
Le 21ème siècle est pour nos contemporains, le "siècle de la trouille". la peur fait vendre. CF toutes les émissions de Marie Monique Robin
La moindre corrélation est érigée en relation de cause à effet.
Le vaccin contre l'hépatite B donnerait la sclérose en plaques. Il n'y a qu'en France que l'on raconte des âneries pareilles.
Les paysans Indiens se suicident à cause des OGM, c'est une légende qui a malheureusement la vie dure.
Les abeilles meurent pour telles ou telles raisons; en réalité, elles meurent depuis que Aristée a développé l'apiculture, il y a 3 000 ans.
J'ajouterai que l'usine de la Hague a eu un effet aigu sur les curés de la presqu'île du Cotentin dont le nombre a fondu, ce qui est incontestable.
A part le journaliste de Libération, Sylvestre Huet qui tient un blog remarquable, la plupart des autres journalistes reprennent sans aucune vérification les dires de José Bové, de Sortir du Nucléaire ou de Greenpeace.
Il y a donc du travail à faire avec des bonnes volontés comme la vôtre, celle de Dan I, de Sicétait simple, de dédé 29, de bachibouzouk et d'autres qui interviennent sur ce fil avec pertinence.
Puisque vous m'aiguillez sur un lien, je vous recommande la lecture de l'ouvrage du Professeur Maurice Tubiana, "la science au coeur de nos vies". C'est absolument remarquable.
Continuez à travailler comme vous le faites sur Enerzine si nous voulons lutter contre les idées acquises.
Intéressant Effectivement, je lis régulièrement ce site depuis quelques temps et la partie "commentaires" des articles s'avère riche en enseignement. Messieurs, je ne sais pas ce que vous faites comme métier au quotidien mais il est regrettable que l'information relayée par la majeure partie des médias est généralement en totale opposition avec vos commentaires, c'est-à-dire avant tout sensationnelle et dénuée de tout bon sens technique et économique.
Si vous pouviez connaître comme moi, la nullité et la suffisance de la plupart des journalistes, vous comprendriez mieux.
Leur travail est de faire des articles le plus rapidement possible, sans jamais réfléchir ni même vérifier leurs sources.
Il faut vendre du papier et annoncer des milliers de morts suite à l'accident de fukushima, c'est dramatique donc les gens achètent.
Le problème est qu'au niveau poiltique, nos élus ne valent guère mieux et naviguent dans le sens du vent. Rares sont les courageux qui essaient de remonter au vent.
@ lion Je suis tout à fait d'accord avec vous. Je dirais même que c'est le côté pervers d'internet. La quantité d'information disponible a été démultiplié et est accessible à tous. Malheureusement certaines personnes aveuglées idéologiquement et/ou incompétentes relaient des informations les plus abracadabrantesques les unes que les autres (ex: théories du complot, communication "verte" à outrance). Et la majorité de la population qui n'a guère de compétences dans le domaine considéré (ce n'est aucunement une critique, à chacun son métier) ne distingue pas l'expert de l'imposteur.
Pour les politiques, une chose me frappe particulièrement: ce sont les attributions "aléatoires" des ministères. Comment est il possible d'avoir de la crédibilité dans ses propos et dans son action quand on passe du ministère de l'immigration au ministère de l'énergie par exemple? Un peu plus de technocratie et moins de copinage ne serait pas un mal.
décontamination des terres, La décontamination des terrains dans la partie réhabitable rapidement au sein du périmètre d'exclusion, c'est à dire les trois quart des zones, a commencé. Les habitants qui le souhaitent pourront bientôt revenir chez eux. Je voudrais souligner dans ce post, la couardise des Français expatriés au Japon et qui habitaient à des centaines de kilomètres de Fukushima. Ils ont demandé à être rapatriés et à avoir des anthropogammamétries en arrivant en France. Résultats négatifs évidemment. Mais vis à vis des Japonais qui venaient de vivre un des plus graves tsunamis de leur existence, cette attitude n'a pas donné lieu à des commentaires compte tenu de leur politesse habituelle. Néanmoins, ils nous ont très sévèrement jugés. Il suffit de voir l'accueil qu'ils ont réservé aux gens de la protection civile qui sont allés apporter leur assistance trois semaines après le 11 mars. Le bouquet final a été le refus, à cause de Fukushima, de l'orchestre national de Lyon de se rendre à Tokyo pour y donner une série de concerts programmés de longue date. Autant dire que si les Japonais, derrière leur sourire, nous méprisent profondément, nous avons tout fait pour qu'il en soit ainsi. Et ils ont la mémoire longue.