L’éthanol cellulosique, ou éthanol de seconde génération, offre des bénéfices environnementaux supérieurs à ceux du carburant fabriqué grâce au maïs. Les rejets de gaz à effet de serre pourraient s’avérer de 80 % moins importants que ceux générés par l’essence. Mais, à côté de nos forêts, la mer pourrait devenir une source importante de biomasse et de biocarburant. Les algues n’ont besoin que de lumière du soleil, de CO2 et d’eau avec des oligo-éléments, du phosphate et de l’azote, pour se développer.
En France, les chercheurs du Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer (LOV) travaillent sur un produit énergétique étonnant. Capable de faire tourner un moteur, il est fabriqué à partir d’organismes microscopiques poussant dans l’eau douce ou l’eau de mer : des microalgues. Produites par photosynthèse, elles peuvent contenir jusqu’à 60 % de leur masse en lipides. Avec cent grammes d’huile extraits d’un litre de microalgues, la promotion de ces cellules permet donc d’espérer un rendement à l’hectare trente fois supérieur à celui du colza ou du tournesol !
Ces recherches et ces avancées viennent à point nommé car les biocarburants actuels suscitent de plus en plus d’interrogations et de scepticisme quant à leur impact réel sur l’environnement. Au rythme d’augmentation du prix des carburants fossiles, et compte tenu de l’impact environnemental de plus en plus contesté des biocarburants de première génération et de leur effet négatifs sur la hausse des prix des céréales, ces biocarburants de deuxième génération, issus de nos forêts et de nos océans pourraient s’avérer rentables d’ici 5 ans à condition de poursuivre au niveau européen notre effort de recherche dans ce domaine. Sans constituer une panacée, ces biocarburants véritablement écologiques, et n’entrant pas en concurrence avec les cultures vivrières, pourraient permettre d’accélérer sensiblement la mutation des transports vers l’ère de l’après-pétrole et contribuer ainsi à lutter encore plus efficacement contre le réchauffement du climat.

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OK, Très Bien et très intéressant cette piste de biocarb. de 2ème génération biomasse + algues. Permettrait aussi de valoriser les algues qui envahissent certaines baies... Mais j'ai du mal à comprendre par contre pourquoi les 5 ans à attendre ! N'est-ce pas une question de volonté et de moyens de la part de nos pouvoirs publics pour aboutir + vite ! A+ GuydeGif(91)
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Comme visible dans d'autres articles du même auteur ou autres comme F.Rousseau, la biomasse marine, que ce soit en micro-algues ou algues du type Ulva Lactua mérite toute notre attention et qq subsides du gouv..
En effet, hormis un rendement estimé plus lipidique que du colza par ex, donc meilleur rendement en biodiesel, elle présente l'intérêt d'une photosynthèse donc élimination de CO2, en soutien de nos forêts en partie supprimées, plus élimination de substances organiques, nitrates par ex, dans certaines de nos baies... Faut évidemment prévoir des moyens mécanisés de collecte (bateaux équipés comme moissonneuses), voire culture idem fermes aquacoles.... pour contrôler la prolifération. Faut évidemment sélectionner les plus intéressantes, en micro-algues et algues. Bon courage aux LVO, Ifremer et autres pionniers...
A+ Salutations Guydegif(91)