Un comble, effectivement. la nourriture des algues est aussi à base de PETROL, quel stupidité!
Parfois le bon sens devrait primer quand je lis ce genre de chose.
Quelques infos bizarres Il est dit "que la production d'algocarburant consomme plus d'énergie - participant ainsi à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre - et consomme plus d'eau que les autres sources de biocarburants."
Le fait de consommer plus d'énergie que les autres sources de biocarburants n'implique pas nécessairement l'augmentation des émissions de GES.
Heureusement, la suite de l'article souligne l'intérêt potentiel des algues par rapport aux agrocarburants.
On apprend également que le phosphore et de l'azote seraient produits (majoritairement) à partir de pétrole. A quoi servent les mines de phosphates et de nitrates ?
[ pour teredral ] > A quoi servent les mines de phosphates et de nitrates ?
A consommer de l'énergie, dont surement pas mal de pétrole.
A moins de creuser les mines à seul force des muscles, transporter ces produits en train uniquement, et transformer/purifier sans utiliser de chimie utilisant le pétrole.
[ pour sseb ] OK mais il y a une différence entre "produits à partir de pétrole" (comme indiqué dans la brève) et nécessitant du pétrole pour leur production (votre réponse).
Bizarre En fait l'article est en soit bizarre car le chapeau présente des inconvénients forts de la production d'alguocarburants et rien dans l'article ne justifie ou ne discute de ces soucis par contre on y présente les avantages de cette production d'énergie potentielle... Bizarre quoi!
Article totalement inepte écrit par un ignorant: comment va-t-on faire du phosphore avec du pétrole? Faut vraiment être idiot pour écrire et valider cela: Seuls les alchimistes de l'obscurantisme auraient pu écrire cela, et "ça" prétend faire des articles un peu scientifiques..! Misère
Oui je me demande si quelqu'un n'est pas "150% biaisé vert", c'est pour cela que je ne participe plus depuis longtemps à cela où les traits pricipaux développés sont la polémique et les a-prioris.
Algues et consommation d'énergie Les articles présentant le bilan énergétique de la fabrication de biocarburants à partir d'algues sont rares, car les promoteurs de ces biocarburants sont plus préoccupés d'attirer des capitaux que de présenter ces bilans. C'est pourquoi il aurait été utile de donner la référence exacte de l'article cité.
Le rendement énergétique de la photosynthèse par les cultures des algues utilisables est d'environ 5%, contre 0,5 % pour les végétaux terrestres. Il faut donc s'attendre à en tirer environ 10 fois plus d'énergie par hectare que por les biocarburants classiques. Mais cet avantage diminue si les quantités d'énergie nécessaires à l'autoconsommation de la filière sont beaucoup plus importantes.
Quand à l'azote et au phosphore, ils sont bien entendus indispensables à la croissance, pour les algues comme pour les végétaux terrestres. Autant les récupérer dans les eaux usées que mettre des engrais!
ces info ne sont pas appuyées par des chiffres et des arguments clairs explicitant les calculs sur lesquels se basent ces infos qui semblent tendancieuses. Je n'accuserais pas la rédaction d'énerzine de connivence , il se peut par contre qu'ils aient repris cette info sans vérifier le sérieux des sources (Andres Clarens est un simple assistant de faculté qui a pu se faire "influencer" par quelque lobby ).
On voit mal en effet comment la culture d'algue travaillant en circuit fermé (et non à ciel ouvert) à travers des tuyaux transparents pourrait avoir une forte consommation d'eau , de plus le rendement 15 à 30 fois plus élevé des cultures devrait diminuer et non augmenter la consommation des carburants necessaires à la culture en plein sol( pas de labourage , pas de plantation , pas d'épandage, pas de moissonage...)
La seule consommation notable d'énergie de la filière se situant dans la circulation (lente ) des liquides et dans les processus d'extraction (comme tout agrocarburant) , les distances étant faibles entre la production et l'usine(transports ) , je ne vois toujours pas comment on se retrouverait avec une empreinte carbone si mauvaise !
Pour finir , aprés extration des lipides , il reste une masse sèche dont une partie est valorisable , ce qui est non valorisable est composé , entre autres , des sels minéraux (phosphates , magnésium ) qui peuvent être réutilisés pour réalimenter à l'infini les circuits de production . Les sels minéraux et les différents produits inutilisables peuvent être récupérés , on peut également y rajouter un soupçon des déjections d'élevage (porcins par exemple ) dont on ne sait que faire et les réinjecter directement dans les circuits , ce qui économise toute énergie nécessaire à l'épandage des engrais azotés et phosphorés..... L'argumentaire de cet homme ne semble vraiment pas crédible !
Gageons que cet article à été pondu à l'instigation des syndicats américains et canadiens d'agrocarburants à base de maïs et de blé (dont l'empreinte carbone est notoirement catastrophique) et qui ne voient sûrement pas d'un bon oeil ce concurent qui menace leur filière . MC
Aprés examen de l'article original fourni par olivier 8 : l'essentiel de l'argumentaire de cet article est basé sur des données non chiffrées et d'affirmations invérifiables .
Il affirme par exemple qu'il faut beaucoup d'engrais , c'est faux de petites quantités d'engrais sont necessaires en raison de la réutilisation et de l'absence de pertes ( circuit fermé)
Dans l'épandage en plein champ vous dispersez par contre une grande quantité d'engrais chimiques ou de résidus de porcheries (azote , phosphates ) ils finissent par se perdre en grande majorité dans la nappe phréatique , entrainant une prolifération d'algues parasites et inutilisables (sur les bords de mer et dans les ruisseaux)
l'extraction (centrifugation ) est d'aprés lui trés énergétivore : Là encore aucun chiffre alors qu'une bonne centrifugeuse une fois lancée ne consomme quasiment aucun courant . L'éthanol par contre demande à être distillé ce qui consomme une quantité d'énergie considérable ; à mon avis bien supérieure à une centrifugeuse !!!
Le seul argument valable étant que pour un bon rendement les algues doivent capter du co2 extrait des fumées de combustion d'usines brulant du pétrole ou du charbon (et non le prendre dans l'atmosphère ) de ce fait le co2 sera brûlé une deuxième fois mais finira dans l'atmosphère par l'intermédiaire de votre pôt d'échappement .
Sinon tout le reste me semble être du pipeau mal argumenté et tendant à prouver qu'il vaut mieux continuer à produire de l'éthanol avec du maïs ou du blé (qui consomment des quantités d'eau et d'engrais considérables)
Pincettes. L'étude indique que si on cultive les algues en mares à ciel ouvert, que le CO2 provient du reformage à la vapeur d'hydrocarbures et la source d'azote provient de la chimie de synthèse (énergétiquement coûteuse), le retour sur investissement énergétique est moindre qu'avec des sources "conventionnelles". Ceci dit les rendements à l'ha sont plusieurs fois supérieurs et on n'a pas à convertir des terres cultivables. La technique est cependant jeune et ne tend pas vers ce schéma. On semble plutôt viser des photobioréacteurs (pour préserver la/les sources sélectionnées de contamination, bien mieux contrôler la température et l'insolation, bref optimiser les paramètres de culture). Par ailleurs (ils le disent) un couplage avec des eaux usées (la collecte d'urine locale pourrait être utilisée) et de sources de CO2 locales, renversent le bilan énergétique en faveur des micro-algues. Il faut ce genre d'études d'analyse de cycle complet des filières pour éviter de lancer à grande échelle une expérience qui s'avérerait désastreuse au niveau de l'EROI par ex. Pimentel par ex indique qu'il faut fournir 46% d'énergie en plus pour produire un litre d'éthanol via le maïs que ce litre n'en fournira ensuite (donc un EROI négatif). Ceci dit jamais on n'atteindra les "18" de l'éolien par ex. La synthèse de mes lectures me dit qu'il faut méthaniser et brûler le gaz en centrale (voire CCS ensuite). Au pire limiter la production au carburant aérien. Evidemment tout le monde vise le marché automobile, donc le mur assuré.
A minima surprenant..... il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais je ne vois d'abord pas de réel conflit d'usage avec d'autres activités, et effectivement des synergies avec d'autres activités (traitement d'effluents organiques par exemple)...ce qui est primordial. Pour ce qui concerne, le "circuit fermé" des nutriments, je ne suis pas sûr que ce soit aussi simple...Il faut bien (à ma connaissance) un apport frais de nutriments. Quant à du CO2 concentré au delà de la concentration dans l'air, ça existe...dans n'importe quelle installation de combustion. Les serres dans lesquelles les gaz d'échappement des chaudières sont rejetées pour accroitre la concentration en CO2 dans la serre et récupérer la chaleur des fumées, c'est une réalité.
Plein de questions ? Merci à Enerzine de collecter ces brèves. Sans doute le communiqué de l'université de Virginie n'est-il pas très bien écrit d'origine, mais de là à demander de le ré-écrire... C'est un communiqué de presse pointant vers un article scientifique. Que ceux qui se sentent le goût, le temps et la capacité de le lire y aillent. L'avis des autres, c'est juste le café du commerce. Ca a son intérêt aussi, hein. C'est la démocratie. Mais ceux qui entendent critiquer rigoureusement devraient plutôt écrire à l'éditeur de "Environmental Science and Technology" (à savoir l'American Chemical Society). Le lien vers l'article (pour ceux qui ont l'abonnement).
Il est intéressant de noter que les précédentes publications du même groupe de recherche portaient sur les ACV des huiles de coupes...
C'est simplement un moyen de "vendre" la solution de culture d'algue sur les eaux usées développés par les labos de cette même université.
Les chiffres sont issus de la culture d'algues (et de cyanobactéries) commerciales, culture qui est pour l'instant uniquement réalisé pour récupérer les éléments nutritifs style complément alimentaire : en clair une culture où on s'en fiche totalement du cout de production parce que le prix de vente est ridiculement haut et où ils existent des contraintes spécifique à la qualité sanitaire et le tout avec des techniques des années 80-90... C'est un peu comme quand on applique à des cultures énergétiques les mêmes ratios que des cultures alimentaires (qui ont des cahiers des charges beaucoup plus strictes que les cultures énergétique, y compris au niveau esthétique) cultivés avec du matériel et des techniques d'ex-URSS... Effectivement on a une méthode qui est correcte mais des données qui ne correspondent à rien d'existant...
Puisqu'on parle de Pimentel, toute ressemblance avec la méthode utilisé par l'étude de David Pimentel est totalement voulue... Je rappelle que pour Pimentel la Terre ne peut pas nourrir plus de 2 milliards de personnes et qu'il ne se cache pas de se comporter comme un militant politique (voir son entretien sur Grist par exemple).
Il serait quand même bon d'aller se renseigner sur le personnage ( http://www.newrules.org/sites/newrules. … sponse.pdf ) et sur la médiocre qualité des données d'entrées de ses études avant de ressortir ses trucs (mais c'est certain qu'il est plus facile de se référer à une étude de quelques pages avec trois tableaux et un communiqué de presse écrit en gros plutot que de s'intéresser aux études de plus de 100 pages qui ont des résultats nettement moins polémique...
Correctif La qualité des documents que vous nous proposez parfois est largement gâté par votre suffisance et votre goût de la polémique.
Je l'ai cité pour avoir son étude récente sous la main et sa compacité (12 pages) la rend lisible.
Je n'ignore pas qu'il est parmi les plus pessimistes et que d'autres (qu'on pourrait légitimement taxer d'optimistes) trouvent un EROI allant jusqu'à 3:1. Pour la majorité des études c'est inférieur à 2. Or, viser un EROI inférieur à 3:1 c'est perdre notre temps.
Si la lecture d'études de plus de 100 pages ne vous épuisait pas vous auriez notez que votre document est daté d'aout 2005 et ne peut donc porter critique sur une étude publiée en 2009...
La critique est donc de vous. A quel titre pouvez-vous disqualifier le travail de Pimentel sur ces questions ?
Il s'agit donc d'ad hominem qui nous avance peu. La vraie question est : peut-on jouer avec les écosystèmes ( à terme 9 milliards de mangeurs de viande à nourrir) quand on a tout lieu de penser que l'EROI des agrocarburants est misérable et surtout que nous avons des alternatives bien meilleures ?
Je vous rappelle qu'en amont on peut tirer partis de sources ayant un bien meilleur retour sur investissement énergétique et en aval bénéficier par ex des rendements du moteur électrique (plus récupération d'énergie au freinage) face aux moteurs thermiques. Sans lire vos études de plus de 100 pages, il n'y a a priori pas photo à l'arrivée.