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En 2013, le photovoltaïque a couvert 1% de la consommation française

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Le Panorama 2013 des énergies renouvelables (ENR) qui présente un état des lieux du développement de ces énergies et des enjeux liés à leur insertion aux réseaux électriques vient d’être publié par un collectif comprenant le RTE, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et les gestionnaires de réseau de distribution.

Faits marquants de l’année 2013 : l’éolien et le photovoltaïque représentent respectivement 3,3% et 1% de la consommation française d’électricité, pour des parcs installés atteignant 8.140 MW et 4.330 MW*.

Le panorama 2013 des énergies renouvelables montre pour l’année 2013 une augmentation des puissances installées de 630 MW pour l’éolien et de 752 MW pour le photovoltaïque par rapport à 2012. Ces chiffres marquent, une nouvelle fois, un ralentissement du rythme de la croissance de ces filières. L’insécurité juridique autour du cadre réglementaire et la complexité administrative liée au développement de ces formes d’énergies et du réseau les accueillant expliquent, en partie, ce ralentissement.

En 2013, le photovoltaïque a couvert 1% de la consommation française

Avec 8.140 MW au total installés à fin décembre 2013, le parc éolien a produit 15,9 TWh, soit 3,3 % de la consommation électrique. De son côté, atteignant 4.330 MW, le parc photovoltaïque a généré 4,6 TWh et couvert 1% de notre consommation.

En 2013, le photovoltaïque a couvert 1% de la consommation française

La publication du panorama des ENR est le fruit du partenariat, conclu il y a un an entre le SER et RTE, visant à faciliter l’intégration des ENR dans le système électrique français. ERDF et l’ADEeF, qui visent le même objectif d’intégration facilitée des ENR aux réseaux, se sont associés à cette publication pour proposer les données les plus complètes possibles.

Le panorama 2013 des ENR propose un bilan détaillé des filières éolienne et photovoltaïque, au niveau national et pour chaque région française (hors outre-mer). Ces données portent sur l’évolution des parcs raccordés aux réseaux, ainsi que sur l’impact de leurs productions dans le système électrique. A cela s’ajoute une analyse de la croissance de ces filières au regard des engagements nationaux et régionaux affichés à l’horizon 2020.

Ces nouveaux indicateurs permettent, d’une part, de décrire les situations de chaque région française en matière de développement des filières éolienne et photovoltaïque. D’autre part, ils soulignent les enjeux liés au développement des réseaux publics d’électricité pour accompagner la croissance de ces filières : en effet, les réseaux électriques permettent de mutualiser les potentiels renouvelables répartis sur l’ensemble de notre territoire, et de bénéficier du foisonnement géographique de ces nouvelles formes de productions.

Cette publication a vocation à s’élargir à l’ensemble des énergies renouvelables électriques et à enrichir l’analyse sur les enjeux industriels et techniques liés au développement et à l’insertion de ces énergies dans le système électrique.

>>> accéder au panorama 2013 : ici (.pdf)

* 1 MW = 1 mégawatt = 1 million de watts ; 1 TWh = 1 térawattheure = 1 milliard de kWh = 1 milliard de kilowattheures


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    25 Commentaires sur "En 2013, le photovoltaïque a couvert 1% de la consommation française"

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    Jp du carladez
    Invité

    C’est un effet de com ou le syndrome de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf ? Pourquoi donner les chiffres en fonction de la consommation? Si on ajoute comme cela les chiffres de tous les moyens de production on arrive à bien plus de 100 %. C’est limite malhonnête. Sur certains sites on voit même 4% pour l’éolien. C’est 2,9% de la production .barre

    fredo
    Invité

    « Pourquoi donner les chiffres en fonction de la consommation? Pourquoi donner les chiffres en fonction de la consommation? » bah c’est comme ça que les statistiques habituelles sont faîtes (en % de la conso brute d’électricité, ce qui permet d’évacuer les différences de rendement entre types de production) . C’est nettement plus rigoureux que la critère de la puissance installée parfois utilisé par les pro ENR (qui lui ne prend pas en compte la disponibilité du moyen de production)

    fredo
    Invité

    les chiffres donnés permettent de confirmer les ordres de grandeur retenus pour PV et éolien (1000H pour le PV et 2000H pour l’éolien) pour l’éolien: 1952 heures ( 15,9 Twh / 8140 MWc ) pour le PV: 1062 heures (4,6 Twh / 4330 MWc )

    Bob1
    Invité

    « Si on ajoute comme cela les chiffres de tous les moyens de production on arrive à bien plus de 100 %. C’est limite malhonnête. Sur certains sites on voit même 4% pour l’éolien. C’est 2,9% de la production .barre » Euhh ? si tu prend le même référentiel (la consommation) pour tous tes moyens de production, tu arrivera a 100%… Par contre grace au chiffre de production que tu donnes, on pourrait en déduire que ca n’est pas l’électricité provenant de l’éolien qu’on vend à l’étranger. Ca serait donc de l’energie produite au bon moment et consommée localement ?

    dgewai
    Invité

    Le photovoltaïque a pesé environ 2 milliards d’euros sur la CSPE taxe payée par les consommateurs en 2013.Pour un production de 4,6 TWh. Soit un surcoût de 43 c€/kWh alors que le kWh que l’on achète à EDF est, absolument tout compris, d’environ 14-15 c€/kWh… Gaspillage évident. Encore si ça profitait à la recherche mais ce n’est pas le cas il n(y a que les « abonnés » au SER qui en profitent. Politique irresponsable !

    Ours77
    Invité

    Et voila encore un beau papier qui oublie, comme les autres, la 1ere ENR de France et depuis des lustres : l’hydrauélectricité. Avec plus de 13% de la production d’lectricité en France, elle a prodiuit en plus par rapport à 2012 autant que la production totale des éoliennes, et avec des investissemnts sans aucune communes mesures ! Vraiment, quand on veut tuer son chien on l’accue de la rage, lorsque l’on veut promouvoir à tout crin (par ici les bonnes subventions et la stabilité d’un tarif de rachats très très aventageux), on fini par se damner.

    s4m
    Invité
    Je retiens deux chiffres de ce panorama (il faut sortir sa calculatrice) : 22.3% et 12.1%. Ce sont les taux de charge respectifs pour l’éolien et le photovoltaïque. Le premier ne me choque pas tant que ça et devrait remonter avec les projets offshores. D’autant que la production est plus importante en période hivernale, lorsque les besoins sont au plus haut. Cf p16-17 du rapport. Mais 12.1%, 4.6TWh !!! Ca tient de l’escroquerie !!! Comme le souligne dgewai : 2 Mds d’€ pour 4.6 TWh (plus de 430€ / MWh) !! Et quand on regarde dans le détail, ces 4.6TWh… Lire plus »
    Jp du carladez
    Invité

    @Bob 1 « Euhh ? si tu prend le même référentiel (la consommation) pour tous tes moyens de production, tu arrivera a 100%… » Je ne sais pas faire et je suis certainement pas le seul. L’électron vert serait tracé, il serait consommé sur place et non exporté ??? Ils sont trop fort ces compteurs.

    Bob1
    Invité
    c’est que beaucoup de gens ne comprennent pas l’interêt d’un mix diversifié s4m, 12.1% de facteur de charge pour le photovoltaique on ne peut que s’en réjouir, car il se trouve que ces 12,1% du temps ou ca fonctionne c’est exactement quand la demande est la plus forte, c’est à dire en journée. Vous raisonnez sur une periode d’une année ou par saison, alors que ca rend un service au réseau la journée. Sur la facture le prix est le même tout au long de la journée mais ca n’est pas le cas dans la réalité… En pratique il faut… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    « s4m, 12.1% de facteur de charge pour le photovoltaique on ne peut que s’en réjouir, car il se trouve que ces 12,1% du temps ou ca fonctionne c’est exactement quand la demande est la plus forte, c’est à dire en journée. » Ce que veut dire s4m, c’est qu’en été, trouver des kWh n’est pas un problème : Notre système électrique est conçu pour répondre à la demande maximale, le soir en hiver. Et il a raison : Le PV ne répond pas au problème principal de la consommation de pointe. Au contraire, il empêche à des moyens de se rentabiliser.… Lire plus »
    s4m
    Invité
    au temps pour moi : il est vrai qu’en été et le week end le pique de conso s’étale de 9h à 15h. Mais sur ces périodes, la puissance d’appel est très rarement supérieure à 60GW. Au final j’ai l’impression que le PV ne contribue pas tant que ça à réduire les émission de CO2 (ce qui constitue son principal intérêt) puisque sur ces périodes, on dispose d’autres moyens de production décarbonnés pour subvenir à nos besoins. Ce qui me révole c’est que des milliards soient investis pour produire 4.6TWh et de voir des installations PV dans le Nord Pas… Lire plus »
    Bob1
    Invité
    Pour moi, c’est bel est bien la journée que le plus d’électricité est consommée, pas la nuit ! Comment gérer le fait qu’on utilise plus d’électricité le jour que la nuit sachant que nos réacteurs nucléaires tournent à la même puissance toute la journée ? Construire de nouveaux moyens de production coute cher c’est comme ca ! On en a plus l’habitude car les derniers gros investissements dans ce domaine ont 30 ans ! Une centrale nucléaire coute également plusieurs milliards et produit (de mémoire) de l’ordre de 7TWh. Jetez un coup d’œil aux réponses des appels d’offre de la… Lire plus »
    Jp du carladez
    Invité
    « L’éolien, lui, semble bel et bien participer à la réduction du recour au fossile puisque sa production se concentre essentiellement en hiver, lorsque le recour au fossil est le plus important. » Bien sûr qu’il y participe, mais si la capacité éolienne installée augmente serieusement, il faudra prévoir une capacité identique de thermique de remplacement, alors la diminition de carbone ne sera plus au rendez-vous et les achats de combustible vont grimper. Il faudra aussi penser à financer l’effacement de ces nouvelles capacités thermiques. N’oubliez pas non plus que notre production électrique est peu carbonée et que cette chasse au carbone… Lire plus »
    Nature
    Invité

    Pour qui veut faire un bilan sociétal de l’énergie ,il manque ici , en matière d’éolien ,le nombre de machines installées ,leur hauteur, leur emprise sur les paysages ,à proximité immédiate ou une échelle plus large Le rapport entre nombre de machines et leur apport électrique :plus de 4000 éoliennes pour quelques % produits n’est pas anodin. Que des énergéticiens s’en tiennent à la puissance installée n’est pas étonnant mais révélateur d’une vision spécifique .

    Tech
    Invité
    à tout ceux qui n’arrête pas de « tchatcher » sur l’intermittence des ENR. flamanville Arrêt instantanné des 2 réacteurs, 1 seul rédémarre, on remplace par quoi? c’est pas du MW d’éolien ou de PV! c’est du Gigawatt plus! plus de 2% de la production électrique française, qui disparait d’un coup d’un seul . alors stop au bashing du fatal et de l’intermittent. c’est maitenant quelque chose qui se gère, oui ce n’est pas forcément gratuit, mais la ressource, ENR, elle par définition l’est quasiment. certains sites isolés, ne sont pas alimentés par erdf et ne sont donc pas comptés dans les… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Il ne sert à rien de nier le problème de l’intermittence des EnR de masse, cela est connu et est probablement gérable à terme… à condition d’y mettre de gros moyens. Il n’est pas inutile d’écouter Pierre Bornard de RTE à ce propos : Le déni de réalité ne change pas la réalité.

    Dan1
    Invité
    Pour le cas du nucléaire, je prends simplement l’exemple du début de l’année 2014. Du 1er janvier au 09 février (40 jours) le parc nucléaire (le vieux hors d’âge !) a produit 54,45 TWh en 960 heures. Cela représente une puissance moyenne disponible de de 56,7 GW sur 63 installés. Autrement dit notre nucléaire « intermittent » a fonctionné avec un facteur de charge moyen de 90%. Et en plus, il a modulé sa puissance en fonction des nécessités avec un minimum le 02 janvier à 4h00 du matin (41,5 GW) et un maximum le 15 janvier à 10h00 (60,5 GW). Reste… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Votre question a peu de sens au moins aujourd’hui et en France. Comme EDF est acheteur (quasiment) unique du PV et de l’éolien, EDF intêgre ces moyens dans son périmêtre d’équilibre et s’en débrouille, comme du déclenchement d’une voire deux tranches nucléaires comme à Flamanville ce WE ( suite à un coup de foudre et un défaut réseau). Bien sûr, c’est RTE qui gère à court terme, mais c’est forcément EDF qui rattrape la situation ensuite. Tant qu’on parle de 4000 et 8000MW, c’est effectivement gérable. Mais vous pensez que ça peut durer eternellement? Il va bien falloir à un… Lire plus »
    Tech
    Invité
    la seule chose que je veux souligner, c’est que l’arret « impromptu » de Flamanville, c’est du gigawatt d’un coup, et que chaque éolienne ou centrale PV quand il y a panne, ou pas de vent ni de soleil, ou « foudre » cela reste une infime fraction de cette puissance! et effetivement cela a été géré. par edf, par erdf, par d’autres, tant mieux et pour le moment on s’en fiche de qui a rattrapé le couac! et je ne le nie pas, cela a un coût mais ne rien faire a aussi un coût, et je re-re-redis qual que soit le nouveau… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Bah pas vraiment, sauf si le PV représente 1% de la consommation francaise et l’éolien 3% auquel cas même si on ne s’en fiche pas c’est certainement techniquement gérable. Mais si ça augmente (et ça augmentera) , ne doutez pas que vous ne vous en ficherez plus, les « coûts cachés » des renouvelables intermittents seront de plus en plus révélés. Suffit juste d’en être conscient, et d’arreter de comparer des tarifs d’achat sans aucune contrainte à des coûts de revient de moyens de production d’électricité pilotables Vous le dites d’ailleurs vous même: il faut prévoir du stockage associé avec tout nouveau… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    « …et que chaque éolienne ou centrale PV quand il y a panne, ou pas de vent ni de soleil, ou « foudre » cela reste une infime fraction de cette puissance » Personne n’a jamais prétendu que l’intermittence des EnR était un problème de panne aléatoire d’une éolienne ou d’un parc PV. Le problème de l’intermittence est dû à l’approvisionnement alétoire du « combustible ENR ». Regardez donc la vidéo de l’audition de Pierre Bornard de RTE le jeudi 14 janvier 2014 à l’Assemblée nationale, il donne d’excellente explications. Ce qu’il dit, c’est déjà aujourd’hui, on arrive aux limites des 3 000 MW instantané que… Lire plus »
    Tech
    Invité

    le stockage est d’autant plus cher qu’on ne travaille pas dessus. il commence à y avoir de plus en plus d’efforts d’intégration et des programmes de recherche, l’industrialisation arrive. (voir l’exemple de la news d’aujourd’hui avec hydrogène stocké sur bateaux. à partir du moment où ce sera systématique, on ne se posera même plus la question!

    fredo
    Invité
    « Suffit juste d’en être conscient, et d’arreter de comparer des tarifs d’achat sans aucune contrainte à des coûts de revient de moyens de production d’électricité pilotables » au-delà du mythe de la nécessité technique du stockage (j’en ai déjà parlé, le nuke est pilotable et les ENR prévisibles), imaginons que les ENR soient stockables et pilotables, ça ne ferait pas les affaires des énergéticiens qui ont investi sur la base d’une consommation prévisionnelle mangée par les ENR. Le vrai reproche qui est fait aux ENR n’est pas donc technique mais économique, alors appelons un chat un chat, et continuons à développer… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    « au-delà du mythe de la nécessité technique du stockage (j’en ai déjà parlé, le nuke est pilotable et les ENR prévisibles) » Le sujet a été maintes et maintes fois discuté : Le stockage n’est pas nécessaire actuellement, mais je doute que les « défenseurs des ENR » souhaitent en rester à leur niveau actuel… Et au delà, il faudra quelque chose (stockage, effacement intelligent, etc). « imaginons que les ENR soient stockables et pilotables, ça ne ferait pas les affaires des énergéticiens qui ont investi sur la base d’une consommation prévisionnelle mangée par les ENR. » Ben si, ça ferait l’affaire des énergéticiens :… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Au-delà de ce que dit Bachou avec qui je suis d’accord , je pense surtout que le « mythe du stockage » est d’abord et avant tout un problème d’économie même du modêle, independamment du prix que couteraient les installations elles-mêmes. Ce sera peut-être différent dans 20 ans, mais aujourd’hui , au moins dans un contexte Europe continentale, ça ne saute pas aux yeux. Le développement des interconnexions et le curtailment si nécessaire paraissent au moins à court/moyen terme plus judicieux.

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