Polémique sur la gestion des déchets radioactifs

Demain à 20h45, Arte diffuse un documentaire "coup de poing" sur les déchets radioactifs intitulé « Déchets, le cauchemar du nucléaire ».

En se basant sur cette enquête, le journal Libération met à l’index dans sa Une, la gestion des déchets radioactifs générés par les centrales nucléaires françaises d’EDF.

Dans son éditorial, le directeur de la rédaction du quotidien Laurent Joffrin précise "grâce à l’enquête … nous apprenons que la France sous-traite à la Russie le stockage de déchets qui sont censés être ensuite réutilisés mais ne le sont pas".

Il apparaît ainsi que "13% des déchets radioactifs français produits par EDF se retrouvent en plein air en Sibérie dans une ville interdite d’accès."

Dans la communication officielle, il est indiquée que 96% des matières nucléaires sont recyclables. Mais qu’en est il réellement ? Le documentaire pose donc clairement la question sur la réutilisation des matières fissiles.

Eric Guéret, le réalisateur du documentaire indique qu’ "en revenant de Russie, on a fait le bilan et pour nous il y a 10% de la matière qui est réellement réutilisée."

 

Sur Arte :

Mardi 13/09 – 20h45 – Fiche du documentaire
"Déchets, le cauchemar du nucléaire"

A voir, l’interview très intéressant des
auteurs qui répondent aux questions d’Arte

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renewable

Encore un complot des anti nucléariste primaires? Voila en tout cas qui vient alimenter le débat sur la gestion de cette énergie, si même nous, français, champions du monde du nucléaire, sommes incapables d’être transparents sur ce sujet, comment croire que la vente de notre technologie à des pays sans tradition démocratique et sans contre pouvoir civil peut être une bonne chose? Et qu’en est-il réellement au Niger, au Kazaksthan? Ce problème est parfaitment connu pour ce qui est des énergies fossiles, et l’argument de l’indépendance envers des puissances “peu recommandables” pour développer en masse le nucléaire ne doit pas pouvoir se retourner contre ses auteur, il en va de la sécurité et de la santé de tous, au-delà même de nos frontières.

alain843

transparence. le dernier ou le premier (faites vôtre choix) vrai dossier étanche “par principe” du complexe militaro-industriel mondial… et si le potentiel de dangerosité du nicléaire ou de ses déchets(pour lesquels il n’existe encore aucune solution) sont pas n’en sont pas que le moindre des aspects… regardez quand même cette enquête avec tous les limites qui lui ont été imposées

Jean-mi

A Renewable: s’il te plaît, renseigne-toi avant de parler de complot d’anti-nucléaristes primaires, de tradition démocratique, de sécurité et de santé de tous… en fait, renseigne-toi tout court. Lis le site de Greenpeace, ces anti-nucléaristes primaires, et fais fonctionner tes méninges. Les marketeers de Suez font du très bon travail de lavage de cerveau mais il y a des limites à l’aveuglement! Ce n’est pas parce que la grande, l’unique, la magnifique France a choisi de couvrir son territoire de réacteurs nucléaires que le Monde doit la suivre dans son délire d’énergie centralisée hyper polluante et hyper dangereuse.

...

Je ne crois pas que la 1ere phrase de renewable soit à prendre au pied de la lettre… On se calme ! et on essaie d’avancer d’autres arguments que “va voir le site de greenpeace” qui est autant de bonne foi que “les marketeers de suez” (plutôt Areva au passage, non ?)

seb

Toi qui incite Renewable à lire, peut être aurais tu mieux fait de le lire toi même jusqu’au bout… Il fallait en effet comprendre sa référence aux “anti nucléaires primaires” plus une réponse aux attaques qui lui sont de temps en temps faites sur ce forum, et donc du second degrès, que comme une attaque contre ceux ci. La suite de son message aurait pu te le laisser entrevoir…

Oli

Il semble ne pas s’agir d’une polémique mais plutôt d’un scandale…

zelectron

Oportunément Henri Proglio le nouveau patron d’EDF va pouvoir s’exonérer des erreurs du passé et jurer avec des trémollos dans la voix que tout va être fait pour que ça ne se reproduise plus (sachant pertinemment que ça va continuer, mais malin comme des singes sous d’autres formes, à d’autres endroits par d’autres circuits d’acheminement, voire dans l’océan pacifique à -11 653,51 mètres de la surface)

Francois2

La France compte plusieurs champions mondiaux du nucléaire : exploitant (EDF N°1), Areva… Dès qu’il y a un lobby industriel très fort (ex : le militaro-industriel aux US), il y a très forte manipulation de l’information. Ces 13% en Sibérie ne sont qu’un tout petit coup de canif qui sera bien vite oublié : EDF est un très gros annonceur de publicité de presse. Libération va vite rentrer dans le rang.

maxxxx

C’est toujuors amusant de voir comment les journalistes soit ne comprennent rien aux sujet qu’ils abordents, soit sont si clair dans la communication (c’est censé être leur métier pourtant non ?) que plus personne ne s’y retrouve !! Au final, leurs mots préférés sont balancés à tout va dans la soupe : polémique, scandale, dossier, complot, manipulation (vous avez d’ailleurs repris joyeusement tous ces concepts dans vos réactions… réactions enflammées à un article des plus flous et laconiques). Pour preuve de la clarté et de l’acuité scientifique générales, cet article parle de “déchets radioactifs” tandis que le journal télé de ce soir parle – dans un même reportage – d'”uranium appauvri” et d'”uranium issu du retraitement”. Pour petit rappel scientifique : – L’uranium retraité (procédé Purex, en France à la Hague par exemple) est plus riche que l’uranium naturel, c’est donc tout sauf de l’uranium appauvri… et encore moins un déchet puisqu’on peut l’utiliser au même titre que l’uranium naturel (et la nature n’est pas un déchet à mon sens !!!). – L’uranium appauvri, bien qu’un peu encombrant, n’est pas vraiment un déchet non plus (même si les réacteurs surgénérateurs qui l’utilisent sont encore rares). A noter aussi qu’il est moins radioactif que l’uranium à l’état naturel… – Quant aux déchets ultimes, aux dernières nouvelles, ils attendent gentillement dans leur verre à la Hague qu’on leur trouve une petite place où dormir (et il n’y aurait aucun intérêt à les trimballer jusqu’en Russie, je serai donc plutôt d’avis que les faits relatés se rapportent en fait à l’un des deux produit ci-dessus) Bref… comme d’habitude sur ces sujets… le plus gros manque de clarté et de transparence est dans la tête du journaliste et un public sans notions scientifiques ne comprend nécessairement rien !

Urank

“Donc, si je ne me trompe, le recyclage concerne 87% + 1.3% = 88,3% du total des déchets français”. Oui, et: 96-88,3 = 7,7.L’industrie nucléaire Française pourra trés bien recycler ces 7,7% de matières nucléaires en plus,pour qu’elles ne soient plus en Sibérie ou ailleurs.Elle doit s’en donner les moyens financiers ,c’est tout à fait à sa portée.Pas la peine de donner encore des prétextes supplémentaires aux antinucléaires pour qu’ils s’en prennent encore plus au nucléaire Français avec ce genre de “magouilles sibériennes”.

alain843

attendez un peu et regardez l’émission ce soir. Ensuite vous pourrez toujours envoyer vos commentaires ou vos questions à Arte, à la prod. ou à la journaliste…

alain843

mon cher internaute “pamina” tu ne regarderas pas et comme cela tu pourras continuer à écrire ou lire des commentaires sur les % de % ou par exemple de la tempèrature du thermomètre humide en Sibérie… bonne soirée Amicalement

Guydegif(91)

S’il restait qq zones d’ombres peu reluisantes autour du NUC, ce reportage d’Arte du 13/10/09, apparemment très bien fait -Bravo!-, les a bien mis en lumière….Et bravo pour la mise en lumière également de qq aspects langue de bois, notamment du côté de La Hague….Là aussi Chantal Jouanno devra faire de la lumière et du ménage en imposant certaines règles plus restrictives, côté pipeline dans la mer… et qq cheminées polluant lentement mais durablement, donc en cumulatif ce n’est pas rien…. Corrections s’imposent! … sans parler Sibérie et USA, guère reluisant non plus pour qq non-dits notables… A+ Salutations Guydegif(91)

christian

Le documentaire est passé. Je l’ai regardé avec beaucoup d’attention, et je dirai même avec beaucoup de plaisir : beaucoup d’images inédites, des prises de vues de lieux rares. Le tout avec un commentaire en général plutôt intelligent, enlevé, pas lyrique ni mélodramatique. Pas de musique débile pour faire peur. Honnêtement Pamina, je ne sais si vous l’avez vu, mais si tel n’est pas le cas, il doit être visible en VOD sur Arte Web. En outre le débat est de bonne tenue, cordial, et néanmoins opiniatre. On redécouvre avec bonheur un PPDA efficace dans la modération des uns et des autres. Bref. Le seul “point dur” c’est effectivement cette histoire de va-et-vient de matière entre France et Russie. Première remarque : tous les intervenants sur le plateau TV sont au courant, et l’explication est fort claire. Il s’agit d’uranium partiellement enrichi, issu du retraitement de combustible usé. Il s’agit donc potentiellement de combustible. Mais pour ce faire il a besoin d’être ré-enrichi. Etant déjà partiellement enrichi, il ne peut être transformé à Pierrelatte, où l’usine Areva emploie un procédé à diffusion, et j’ai cru comprendre que pour des questions de sûretés, seule la centrifugation soit admissible. Dès que Georges Besse II sera terminée, et qu’elle montera en capacité, ce va-et-vient sera inutle. Une fois ré-enrichi évidemment ce combustible revient en France puisqu’il est utile et propriété d’EDF. Seul peut-être -et ce n’est pas clair ni dans le documentaire, ni dans le débat- une fraction d’uranium appauvri resterait là-bas. En tout état de cause, ce n’est pas la proportion annoncée dans le documentaire, qui est manifestement fausse, puisqu’y est mélangé les % de matière totale, et les %d’ 235U.

christian

Toute la difficulté est la suivante. Soit 1t d’uranium NATUREL. Elle contient 995 kg d’238U fertile et  5 kg seulement 235U fissile. l’238U n’est pas utilisable aujourd’hui pour faire quoi que ce soit. Il n’est pas radioactif, et ne peut pas donner lieu à une réaction nucléaire. Seul l’235U peut être utilisé pour faire du combustible qui doit en comporter au moins 5%. Pour faire 1t de combustible à 5% en 235U, il faut donc “enrichir”  l’uranium naturel, ce qui nécessite de traiter 10 t d’uranium naturel, d’en extraire les 10×5=50 kg d’235U, de garder 950 kg d’238U, et de laisser de côté les 9000 kg d’238U surnuméraires. Pour obtenir 1t de combustible, on laisse sur le carreau 9t de matière moins radioactive que le minerai naturel. Que fait-on en Russie, et que l’on fera bientôt en France ? On effectue la même opération à partir de combustible retraité : l’uranium à 5% d’235U passe en centrale, l’235U est consommé, transformé en produits de fissions, une partie de l’238U est transformé en Pu et actinides. On sépare U/Pu du reste. On sépare le Pu, on le réincorpore au U en France, c’est le MOX qui est ré-utilisé dans les centrales. Le mélange 235U/238U résultant final comporte entre 1 et 3,5% 235U selon le temps de passage en coeur. C’est ce mélange d’uranium 235U/238U 1%-99% ou 3%-97% qui est ré-enrichi en Russie. Refaisons le calcul fait ci-dessus fait pour l’uranium naturel pour cet uranium partiellement enrichi. Dans 1t d’35U/238U 2,5%-97,5% il y a 25 kg d’235U, et 975 kg 238U. Pour faire 1t de combustible à 5% 235U, il faut donc utilier seulement 2t de combustible partiellement enrichi pour obtenir 2×25=50 kg. On laissera donc de côté 1×25+1×975=1000 kg d’238U appauvri, pour 1t de combustible refabriqué. Si on le fait avec du combustible plus épuisé, disons qu’il reste 1%, bien sûr on laisse plus de 238U. Encore une fois, cet 238U est moins radioactif que l’uranium naturel. C’est une matière inintéressante, guère différente du plomb : sa toxicité est celle de tout métal lourd (plomb, mercure par ex.) Est-ce un déchet ? Un déchet industriel très certainement. Un déchet nucléaire au sens de la loi française, clairement non. Est-ce une ressource ? Aujourd’hui non. Mais si on avait un réacteur à neutrons rapides pour irradier cette matière dite “fertile” on la tranformerait en Pu fissile. Mais aujourd’hui, il n’y a aucun réacteur à neutron rapide en France, et aucun de taille industrielle ailleurs dans le monde.

alain843

n’ont pas pu regarder Arte hier soir et qui souhaite le voir.

christian

Vous dites Pourquoi pas ? Il faut reconnaître que c’est sans doute plus facile de “nettoyer” une centrifugeuse que les céramiques poreuses utilisées dans GB I (comme vous dites). Les représentants d’Areva et EDF présents hier sur le plateau d’Arte, pour le débat suite à la diffusion du documentaire, avaient bien l’air de dire qu’effectivement ils s’apprêtent à faire le ré-enrichissement à GB II. Pour ce qui est de l’éthique, le représentant d’EDF a clairement dit que tous ses sous-traitants et co-contractants sont audités régulièrement et astreints à se conformer aux standards internationaux… ce que sans doute les Russes peuvent faire, quand ils le veulent, c’est-à-dire quand on paye.

christian

Vous écrivez : > Je vous rappelle que dans le documentaire -et c’est là qu’il est bien fait-, il y a une interview d’un membre de ce “corps des Mines” qui est  exactement de cet avis aussi. Que voulez-vous ? Nous avons des hommes et des femmes politiques que nous méritons, ignorants du sujet, qu’ils en soient -aient été ou prétendent être- en charge. Là encore le film est formidable de re-montrer le débat de la présidentielle. Cependant, je ne suis pas d’accord avec votre conclusion. Les propos des représentant d’EDF et de l’ANDRA étaient spécialement ouverts. Et je rappelle à tous les internautes que l’ensemble des débats parlementaires, des commissions de l’OPESCT etc. sont disponibles sur le site web du Sénat. Saississez-vous en. Et votons pour ce qui font leur boulot.

Urank

Certains disent(et ça revient fréquement:”qu’en France la question du nucléaire n’appartient pas aux citoyens Français”. Mais c’est oublier qu’en France aussi,selon le même principe,la question du Gaz et du pétrole n’appartient pas non plus aux citoyens Français.La question des industries chimiques et pétro-chimiques non-plus.Cette “non appartenance de ces trés sérieuses questions,aux citoyens Français”,ne concerne donc pas que le nucléaire .C’est toutes les grandes questions sur les grandes (et mêmes petites)industries et activités à risques qui malheureusement(et il faudrait sérieusement y remédier),qui n’appartiennent pas aux citoyens Français. Il est toujours indispensable de le rappeller .

Guydegif(91)

Bravo à Christian pour son post de ce jour 8:28 ! Très clair et bien expliqué! Bravo et merci! En effet, il eût été intéressant que dans le film cette explication quantitative et pédagogique soit donnée pour fixer les idées sur les quantité et proportion en question…. Pour avoir pratiqué un peu de mesures géophysiques en puits de pétrole et autres dans une vie antérieure (Schlum), je sais que l’Uranium se trouve dans des argiles, ces dernières étant toujours radioactives (une bonne manière de les identifier d’ailleurs sur une diagraphie), et sa concentration ou proportion en volume, à côté des autres marqueurs radioactifs, permet d’ailleurs de caractériser ces dites argiles, en prenant en considération un ensemble de mesures géophysiques permettant ainsi de caractériser le réservoir, sa porosité, sa perméabilité et donc son potentiel en hydrocarbures …ou pas. Donc, la dangerosité des dits résidus après usage, et après avoir enlevé la partie après re-enrichissement, mériterait quantification….et annonce publique. A voir dans la partie 2, suite du film et débat de hier soir,… peut-être, la transparence souhaitable serait à ce prix. Quant au fait que nos politiques ne sont souvent pas des scientifiques, soyons raisonnables, tout le monde ne peut être spécialiste en tout, d’où la nécessité de faire appel à des experts et qu’ils s’en entourent, issus du ”corps des Mines” ou autres filières…ce qu’il faut surtout éviter c’est des pseudo-mafias cultivant le culte de la non-transparence…. A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91)

Bravo à Christian pour son post de ce jour 8:28 ! Très clair et bien expliqué! Bravo et merci! En effet, il eût été intéressant que dans le film cette explication quantitative et pédagogique soit donnée pour fixer les idées sur les quantité et proportion en question…. Pour avoir pratiqué un peu de mesures géophysiques en puits de pétrole et autres dans une vie antérieure (Schlum), je sais que l’Uranium se trouve dans des argiles, ces dernières étant toujours radioactives (une bonne manière de les identifier d’ailleurs sur une diagraphie), et sa concentration ou proportion en volume, à côté des autres marqueurs radioactifs, permet d’ailleurs de caractériser ces dites argiles, en prenant en considération un ensemble de mesures géophysiques permettant ainsi de caractériser le réservoir, sa porosité, sa perméabilité et donc son potentiel en hydrocarbures …ou pas. Donc, la dangerosité des dits résidus après usage, et après avoir enlevé la partie après re-enrichissement, mériterait quantification….et annonce publique. A voir dans la partie 2, suite du film et débat de hier soir,… peut-être, la transparence souhaitable serait à ce prix. Quant au fait que nos politiques ne sont souvent pas des scientifiques, soyons raisonnables, tout le monde ne peut être spécialiste en tout, d’où la nécessité de faire appel à des experts et qu’ils s’en entourent, issus du ”corps des Mines” ou autres filières…ce qu’il faut surtout éviter c’est des pseudo-mafias cultivant le culte de la non-transparence…. A+ Salutations Guydegif(91)

dede29

J’ai été content de voir des images des zones contaminées de Kyshtym (vallées fluviales ,marécages et lacs )qui correspondaient à ce que j’imaginais .Deux précisions:”la marche du siècle ” le 23 /09/1992 sur fr3 avait déja présenté un reportage sur les accidents à Mayak et une conférence de la SFEN avait eu lieu le 13 /12/94 à Paris ;le sujet n’était donc pas neuf .En outre ,sur cette partie ,il ignore la partie la plus importante de la contamination dans la région entre 1948 et 1952/53 (mort de Staline) due à l’usine de retraitement de Tcheliabink qui rejettait tout à la rivière sauf le plutonium pour fabriquer la bombe .Monstrueux ! Pour l’histoire de l’enrichissement de l’uranium enrichi ,j’ai cru déceler entre EDF et AREVA un différent commercial et je ne serais pas surpris qu’EDF ait fait jouer la concurrence en dissuasion.Cela s’est vu dans le passé !

bmd

Je rappelle que toutes les activités du nucléaire civil sont codifiées et contrôlées par l’AIEA et l’OMS, dont il n’a absolument pas été question dans cette émission, sauf le rappel indirect fait par les représentants du nucléaire à popos des risques du transport. Cette émission était destinée essentiellement à faire croire que nous nous débarrassons clandestinement de déchets nucléaires dangereux en Russie, et que l’usine de la Hague, c’est aussi dangereux que le complexe de Mayak du temps de Staline! La discussion sur ce post montre à l’évidence qu’il aurait été possible aux auteurs de ce film de faire une analyse correcte des raisons pour lesquelles une proportion importante, en masse, de l’uranium appauvri restait pour l’instant en Russie. Ou bien ils étaient incompétents, ou bien ils ont caché sciemment ces raisons! Ils leur était également possible de compléter cette enquête aux Pays-Bas, qui enrichit également notre uranium. Mais s’ils l’avaient fait, ils n’auraient pas pu faire cette assimilation avec les pratiques de la Russie au temps de Staline, et ils n’auraient pas pu faire ce montage médiatique! Quant à l’histoire de l’enfouissement des déchets à Bure,comme il est impossible de démontrer publiquement que cet enfouissement représente un quelconque danger pour les générations actuelles(mais on ne se gêne pas pour le sussurer en privé avec constance à l’oreille des habitants!), on essaie de faire croire que cela représente un danger terrible pour les générations futures, et cela bien sûr pour l’humanité tout entière! Le représentant des Grünen a été particulièrement agressif. Il est dommage que personne ne lui ait demandé de combien de morts l’industrie nucléaire civile, des centrales nucléaires aux déchets était responsable en France et en Allemagne. Car cette information, pourtant essentielle si l’on veut juger objectivement de la dangerosité du nucléaire, est strictement impossible à obtenir des mouvements antinucléaires. Chaque fois que l’on pose cette question, ils se cachent derrière un écran de fumée. C’est bien normal parce qu’ils savent parfaitement que le tapage qu’ils font est totalement disproportionné avec les dangers réels.Il leur faut donc sans arrêt développer des arguments imaginaires,et se refuser absolument aux constatations objectives. Il en est de même quand on leur demande de faire la comparaison entre la mortalité due au nucléaire et celle due au charbon, qui est la base de la production d’électricité en Allemagne. La réponse est, mais vous ne l’entendrez jamais de leur bouche: le nucléaire en Allemagne, c’est, peut-être, quelques morts par an par accident en cherchant bien,le charbon,c’est 10 000 par an par maladies pulmonaires,10 fois plus de malades,et infiniment plus de déchets que le nucléaire, répandus un peu partout sans le moindre contrôle. Mais comme l’a si bien dit Cohn-Bendit lors d’une émission sur France 2,le charbon est défendu en Allemagne par le SPD,allié politique potentiel des Grünen,auquel il ne faut donc pas faire de peine!C’est beaucoup plus payant politiquement pour CB de s’indigner à propos du Tibet que de se préoccuper des morts du charbon!

alain843

merci de m’indiquer comment faire pour faire passer deux fois le même post à la même heure…cela me donne des envies d’essayer de faire trois fois.

Urank

Concernant la toxicité chimique de cet isotope 236, il a les mêmes propriétés chimiques que ses frères 234, 235, 238 et par conséquent la même toxicité chimique. Concernant la radiotoxicité des isotopes d’uranium, (toxicité due au rayonnement qu’ils produisent en se désintégrant), qui décroit, à activité égale, lorsqu’on passe de U 234, à U 236, U 235, U 238, elle diffère de quelques pour cents avec une fourchette inférieure à 17 % dans le cas de l’inhalation. Ainsi le 236 n’est pas très différent des 3 autres isotopes comme le prouve la limite annuelle d’incorporation voisine de celle des autres uraniums. La limite annuelle d’incorporation (LAI) fixe la quantité de becquerels d’un radioélément que l’on ” peut ” incorporer, LAI par inhalation et LAI par ingestion, avant de dépasser la limite de dose déclarée ” admissible “, soit 1 millisievert d’après la directive européenne (qui n’est toujours pas légalisée en France). Ces LAI sont la signature de la radiotoxicité d’un radioélément, plus elle est basse plus le radioélément est radiotoxique.

Urank

L’uranium a 17 isotopes, tous radioactifs, dont 3 seulement sont présents à l’état naturel : 238U ; 235U et 234U. Quelles que soient les teneurs en uranium des milieux, les proportions entre les trois isotopes formant l’uranium naturel sont (presque) exactement les mêmes : 238U : 99,28 % ; 235U : 0,71 % ; 234U : 0,0054 %. On trouve donc dans une tonne d’uranium naturel pur 7,1 kg d’uranium 235 et 54 g d’uranium 234, le reste étant de l’uranium 238. L’isotope 234 est toujours présent sur Terre, à l’état de traces, bien qu’il ait une demi-vie de seulement 245 500 ans ; car il est constamment généré par désintégration radioactive de l’isotope 238 (après 3 étapes : une transition α donnant 234Th, puis deux transitions β- donnant 234Pa, puis 234U). L’isotope 236 a disparu depuis longtemps, par désintégration α en 232Th, bien qu’ayant une demi-vie presque du centuple de celle de l’isotope 234.

Ballert

Dommage que le reportage ait eu un tel parti-pris car il semblait montrer des choses nouvelles. Mais comment faire la part entre l’aspect partisan, la manipulation et les faits objectifs ?   Je ne suis pas spécialiste du domaine et donc incapable de m’enfaire une idée, mais quand le narrateur traduit “spent fuel” par “déchets nucléaires”, je ne peux qu’avoir une méfiance générale vis à vis de l’ensemble du reportage.

Urank

Les réacteurs de quatrième génération à neutrons rapides, qui devraient être opérationnels vers 2040, sont pensés pour permettre de mieux utiliser les matières valorisables du combustible usé et de réduire éventuellement la quantité et la nocivité des déchets ultimes : – Notamment, uranium appauvri, uranium de retraitement et plutonium pourront être utilisés comme combustible : – D’autre part, après avoir été séparés du combustible usé, les actinides mineurs (faisant aujourd’hui partie des déchets) pourront y être transformés en éléments à durée de vie plus courte, tout en contribuant à la production d’électricité. C’est la séparation-transmutation, sur laquelle le CEA mène des recherches dans le cadre de la loi de 2006. C’est dans cette perspective que ces matières, aujourd’hui pas encore toutes réutilisées, constituent un stock stratégique et ne peuvent être considérés comme des déchets : avec les systèmes de quatrième génération, ne resteront comme déchets ultimes que les produits de fission, soit 4% du combustible usé actuel. Pour les Russes qui projettent très sérieusement de faire des réacteurs à neutrons rapides de 4ème génération(car il font partie intégrante du Forum génération 4),ces matières aujourd’hui stockées,constituent un stock stratégique et ne peuvent être considérées comme des déchets,mais comme future ressources pour leur futurs RNR-4G;Et la présence d’U236 n’empêchera en rien l’usage futur de ces stocks .S’ils ne voulaient plus de ces réserves,rien ne les empêcheraient de nous les rendre.Les autorités Russes ne craignent pas les Français,loin de là.

christian

Pour Dédé29, EDF confie son combustible usé à Areva. Areva le traite, sépare les différents déchets des matières réutilisables et fait ré-enrichir par les Russes. Nul différent commercial là-dedans ! Areva aurait-il du (avec notre argent diraient certains ?) investir dans l’usine Georges Besse II il y a 10 ans plutôt qu’aujourd’hui, sans attendre totalement l’amortissement de Georges Besse I ? Je ne crois pas. Je ne crois pas plus qu’il était possible de ré-enrichir à Georges Besse I : on aurait outrepassé les autorisations données et contrairement à ce que dit Chelya, ce n’est pas possible de tricher quand on a des visites des inspecteurs de l’AIEA régulièrement, ou même de l’ASN (comme on vient de le voir par ailleurs). Et tout modifier pour pouvoir obtenir les autorisations aurait été trop coûteux. Rassurez-vous, Georges Besse II est en phase de tests, bientôt, on pourra le faire chez nous ! Pour info, ce “trafic” parfaitement déclaré et connu d’après certains autres commentateurs, concerne suivant mes estimations 700 à 800 t par an*. Par comparaison, nous avons en stock sur le territoire national actuellement 250 000 t d’uranium appauvri (voir l’inventaire 2009 des matières radioactives par l’ANDRA). Ce stock “stratégique” restera croissant jusqu’en 2020 et il atteindra alors 320 000 t. Je vous prie de croire, Urank, que les Russes en ont bien plus, et que peut-être accordent-ils un prix à ce stock que nous leur laissons. Mais dans ce cas, c’est sûrement pris en compte dans le contrat ! (*)estimations à la serpe basées sur les capacités des ateliers de la Hague et les inventaires de l’ANDRA. PS pour Chelya : Vous classez vraiment la Russie dans les PED ? Qu’en dit l’ONU ? Est-ce vraiment pertinent pour la réglementation visée (question sans arrière pensée).

alain843

puisque AREVA revient dans la discussion de cette brève et que l’on sait qu’avant d’égarer l’équivalent de “cinq bombes de la puissance destructrice de celle employée à Hiroshima ” la très transparente présidente de cette entreprise clamait au monde entier que les activités d’AREVA dans le nucléaire civil ne pouvaient en aucun cas permettre d’accéder à la filière du nucléaire militaire”… information,désinformation,manipulation des populations ou simple incompétence ???

christian

J’ai répondu à ce questionnement ici. Merci de ne pas mélanger tous les problèmes.

christian

Merci pour cette explication juridique précise, et tout à fait d’accord pour les cendres. PS: pour ce qui est du développement de la Russie, nous ne sommes pas d’accord… Mais bon.

alain843

avant ce post,j’avais déjà lu vôtre commentaire à propos du décompte PLUTONIUM à CADARACHE et il me semble contenir pas mal d’erreurs de vôtre lecture de la brève en question… mais bon , si vous avez la patience de m’expliquer je serai très heureux d’apprendre quelque chose de sérieux.

Dan1

Comment stocker en plein air 1770 tonnes d’uranium sans en avoir l’air ? :

Guydegif(91)

Le lien indiqué par Dan1 est fort intéressant car met en évidence que de l’U238 est stocké…. à tout vent à certains endroits du globe….Bonne opération de le récupérer pour l’utiliser d’une part et l’enlever du décors d’autre part….. Par contre se pose la question des cendres contenant potentiellement du U238 résultant d’autres centrales charbons et en particulier lignite, entreposées à tout vent(?),chez nos amis allemands ou ailleurs…. Donc de la pollution radioactive potentielle là où on ne l’attend pas….avec les centrales charbon ! A+ Salutations Guydegif(91)

Valentini

Allô, ici, Pandore power Tous les poissons ne sont pas de muettes tombes ou bien rouges, il y a le poisson d’avril. La télé est comme un bouton manquant, sans fil, y luttent des gorges contre la bête immonde. (lire la suite sur instants-fugaces.net)

rouget

Le lien de dan1 est surprenant et pourtant on l’évoque si peu ! A noter aussi les grandes quantités d’uranium et de thorium injectées dans l’atmosphère par les éruptions volcaniques des divers volcans ! Car ces deux élements sont naturellement présents dans les roches souterraines. Même chose à la mer : éviter de boire la tasse, l’eau contient de l’uranium dont des chercheurs veulent capturer la ressource pour concevoir de l’uranium de qualité pour les centrales… C’est à vous déboussoler un écologiste tout ça.

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