L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Tout le monde sait que les dégagements de co2 + méthane + oxydes d'azote (no et no2) sont repartis à la hausse , les efforts (méritoires) pour endiguer la montée inéluctable de ces gaz sont notablement insuffisants .
D'ici 2020 les émissions de co2 se retrouveront sans doute au même taux qu'actuellement ( dans le meilleur des cas )
le taux de co2 monte de 2 ppm par an et n'est pas prés de ralentir son ascension . Nous avons dépassé (et de loin) le taux le plus élevé relevé depuis 800 000 ans (les carottes polaires les plus profondes) c'est à dire 260 PPM et abordont la ligne des 400 ppm qui sera franchie dans deux ans au plus tard.
Cet andouille de Luc Ferry (le philosophe , ancien ministre , glandouilleur de métier ) peut déclarer dans sa voiture de sport que taxer le co2 ce n'est pas le problème . Ce n'est effectivement pas son problème , lui qui fait semblant de travailler mais n'oublie pas de se faire rémunèrer . Visiblement ses petits enfants s'il en a , ne le préoccupent pas , s'occuper de sa majesté l'occupe visiblement à plein temps .
Taxer le CO2 c'est pourtant la seule chose qui faite , d'abord chez nous , puis au niveau mondial pourra orienter véritablement les investissements vers l'énergie décarbonée .
Utopiste? J'aimerais bien croire à ces -80% en 2050, mais honnêtement ça me semble très difficile à atteindre, si ce n'est impossible. Quand on voit que le trafic routier est en augmentation constante, que la voiture électrique ne prendra probablement que quelques pourcents du marché d'ici 2050, que le trafic aérien connaît une augmentation encore plus nette, sans aucune énergie de remplacement possible...
Et du côté électricité, l'abandon du nucléaire par l'allemagne et l'italie, qui vont devoir inévitablement devoir recourir au gaz en attendant que les EnR soient en mesure de compenser ne va pas faciliter les choses.
Certes on peut espèrer d'importantes mesure d'efficience énergétique, mais de là à arriver à 80% de réduction en 2050, ça semble difficile. Je serais très curieux de voir la feuille de route qui explique, par poste de consommation, comment arriver à cet objectif.
Irréaliste 2020, c'est demain, et -25%, vu la tendance actuelle, et la probable fermeture des centrales nucléaires les plus anciennes, c'est énorme.
Hélas, seule une grave crise pourrait nous permettre d'atteindre cet objectif, et, 2 fois hélas, celle-ci pourrait bien être déclenchée par la très probable et prochaine pénurie d'énergies fossiles.
A moins que nous ne retournions à l'âge des cavernes, en mangeant crues nos cuisses de diplodocus, en respirant une fois sur deux pour limiter les émissions de CO2 anthropique (celui-là l'est à 100%...), en nous déplaçant en chars à boeufs, en nous éclairant à la bougie, et en communiquant par signaux de fumée ou par pigeons voyageurs, car Internet aura été supprimé, je ne vois pas comment les 9 Milliards d'êtres humains que nous serons en 2050 pourraient réduire de 80% leurs émissions de CO2...
Avant de sortir de telles âneries irréalistes, il vaudrait mieux que nos braves technocrates fassent une étude prospective sérieuse, qui montrerait que la réduction de 80% est impossible.....
Du concret Ce qui me scie dans l'article et les commentaires, c'est la part de concret : il n'a été question que de la voiture de luc ferry et de cuisson d'aliments !
En dehors d'accuser tout le monde, il y a des chantiers qui intéressent les particuliers : le développement du télétravail http://lecercle.lesechos.fr/node/36129 permettrait de gagner sur les déplacements tout de suite et de consommer moins par point de croissance ensuite.
Les déplacements de proximité à vélo (electrique), la mise en place de diverses collectes par véhicule non molluant, le ferroutage, etc.. où en est on ? n'y a-t-il que du désespoir et de la rédemption sur la ligne ?
Personnellement , je fais 1500km/an en velo et j'évite l'avion quand c'est possible quitte à me lever tôt mais si je vais voir ma mairie pour organiser une collecte de déchets végétaux en vélo, j'apprends que ma commune est la plus verte du monde , pour un peu elle deviendrait à énergie positive. Pourtant les collectes sont toujours faites avec d'horribles camions puants et la ligne de bus qui dessert le plateau voisin continue à monter la côte en faisant hurler son diesel..
Oui du concret Curieux de remarquer le silence des partisans de l'arret du nucléaire devant ces constatations. Je n'en retient qu'une °5% d'emissions de CO2 en 2010
Vous n'avez pas lu mon post dans le bon sens luc ferry n'est en effet là que pour la déco : il n'est que le prototype parfait de l'égoiste irresponsable .
Je suis pourtant clair dans ma conclusion :
la seule solution c'est de taxer les produits fossiles carbonés pour en renchérir le coût progressivement en détaxant parallèlement les produits neutres
Ces mesures orienteraient alors mécaniquement vers les produits décarbonnés et ce d'autant plus vite que le différentiel de prix se creusera .
Le scenario retenu par la Commissions Européenne n’est pas arbitraire, ce n’est pas une proposition parmi d’autres et encore moins un sondage d’opinion. Il s'agit d'une traduction de l'engagement "2°C max" en termes un peu plus explicites et accessibles à un plus grand nombre. Les bases en ont été négociées au niveau mondial et la position de la Commission est cohérente avec les engagements pris à Copenhague et consolidés à Cancun (on a beaucoup parlé de l'échec de Copenhague tandis que la couverture médiatique de Cancun était plus modeste – et pourtant, qui s'est rendu compte de l'énormité des accords qui étaient en train d'émerger? ).
Impossible, irréaliste, utopiste, précisions donc notre pensée: s'agit-il de remettre en cause les "2°C max" et sa traduction devenue tellement explicite en termes de réduction de nos émissions de GES? S'agit-il de s'avouer vaincus et d'accepter les conséquences de l'échec, puisque finalement, tout est trop tard? S’agit-il de proposer une alternative dans le cadre "2°C max"? Ou bien s’agit-il d’accepter ce parcours de réduction des émissions de GES comme une indication claire des défis auxquels nous devons faire face? Dans le premier cas, qui sort du cadre de la brève, je suggère d'ouvrir une nouvelle brève remettant en cause les connaissances actuelles telles qu'elles sont synthétisées par le GIEC. Le second cas est celui que l’action internationale tente – enfin ! – d’éviter, même au regard de la démesure de la tâche. Si vous vous trouvez dans le troisième cas, commencez par vous signaler auprès du groupe de réflexion "Trajectoires 2020-2050", vous devriez y être écouté avec grand intérêt (pensez à écrire une brève sur Enerzine !). Le dernier cas est l’objet de l’action internationale qui émerge après plus d’un quart de siècle d’études et de débats. Face à cela, j’accepte humblement le résumé synthétique de la Commission Européenne comme une indication claire du choix qu’il nous reste pour éviter le cas no. 2 et en l’absence de cas no. 3 crédible – c’est dire! Mais au fait Enerzine, pourquoi le point d'interrogation dans le titre?
Acceptons donc, ne serait-ce que le temps d’une contribution sur cette page, le scénario proposé comme un impératif incontournable. Dès lors, quels sont les degrés de liberté qui restent? Quels sont les modes de vie que l'on peut envisager? Quelle économie serait "durable"? Quelles énergies – et combien? Comment gérer la transition, même plutôt brutale? Pas évident, et souvent déplaisant, n’est-ce pas? Et attendez, c’est pire encore, puisqu’il ne s’agit là "que" de la dimension "changement climatique"! Ajoutons-y l’eau, d'autres déséquilibres naturels, la crise financière, la pauvreté… C'est vrai que c'est démesuré et inimaginable – impossible même ! – dans le luxe du choix, dans la liberté du doute, dans l'abandon au désespoir ou dans l'espoir d'un miracle. Mais de retour dans l’acceptation de l’impératif tel qu’il est présenté aujourd’hui par la Commission, cela demande des changements, des bouleversements, des ruptures qui ne correspondent pas à l’extrapolation de nos modes de vie. Le seul avantage de ce scénario décidément peu attrayant, c’est qu’il nous reste encore quelques choix sur le chemin à suivre. Après tout, "nous" sommes encore en démocratie, les rationnements sont rares, les règlementations assez tolérantes, et les grands blocs géopolitiques du monde se parlent encore pour trouver des solutions...
Heureusement, ceux qui d’une façon ou d’une autre prennent conscience de la nécessité de changer de comportements (et quelle que soit leur motivation pour cela) sont de plus en plus nombreux. Toujours largement minoritaires, certes, mais plus solides dans leur démarche, mieux préparés aussi aux défis de demain matin. Et même si ces efforts paraissent modestes – c’est vrai, il le sont souvent devant les fameux 80% – ils sont autant de contributions positives et de sources d’inspiration. Comme Lionel, j’essaie, comme je peux, de faire au mieux, de m’instruire, d'agir, de changer, d’informer… Je suis certain qu'il y en a bien d'autres parmi vous, lecteurs et contributeurs à Enerzine. Pas question de baisser les bras, même si l’adaptation mérite de plus en plus d’attention en parallèle.
J’attends donc avec impatience et intérêt de voir les conclusions de la Commission "Trajectoires 2020-2030". D’ailleurs, notre énergie commune sur Enerzine pourrait y contribuer utilement. Enerzine, l’occasion de créer une page dédié à ce sujet pour recueillir les propositions?
@jl06 L'hypothèse du GIEC, selon laquelle le CO2 aurait un rôle pivot sur T, est tout simplement issue de la surprenante rhétorique suivante : " depuis 150 ans, nous avons un réchauffement que l'on ne sait pas expliquer, donc il est dû au CO2". Belle manière de raisonner : on bouche un trou et on construit à partir de là une "usine à gaz" pour tenter de justifier son hypothèse, quoique cette dernière n'ait jamais été prouvée de quelque façon que ce soit (on le saurait!...).
Voici les données d'observation récentes : stabilisation de la température moyenne globale depuis 1999, malgré l’augmentation continue du taux de CO2 troposphérique (mesures au Mona Loa), léger refroidissement des océans depuis 2003 (mesures des 3350 sondes ARGO), tendance à la stabilisation des niveaux océaniques à moins d'1 mm/an. Comment voulez-vous accorder du crédit au GIEC, dont les travaux reposent sur des hypothèses jamais vérifiées, réfutées par les données d'observation, et trop imparfaits : pas de modélisation de la vapeur d'eau, des nuages, des aérosols, des échanges dynamiques d'air et d'énergie, des rayons cosmiques, des grands courants marins, paramétrages « pifométriques pour que cela "marche" sur une courte période de temps», ….
En ignorant tout cela, on fait n'importe quoi, comme le font nos politiques actuels dont les seules références sont les projections cataclysmiques des modèles numériques du GIEC..... Le fait que les travaux sur le climat soient entrés dans la sphère politico-écolo-médiatique a engendré le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, les bourses d'échange carbone, sources de nombreuses malversations, et les taxes carbone avec des effets négatifs sur le pouvoir d'achat des citoyens.
@jpb29 Tout ce que vous venez de dire et totalement faux la température loin de se stabiliser augmente de façon linéaire de 0,2 degrés par décennies . Si vous regardiez des sites de référence : la nasa par exemple vous sauriez que 2010 est l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures (à égalité avec 2005 et 1998) 3 années record toutes catégories en 12 ans c'est certainement un hasard .... Que la décennie 2000- 2010 est la plus chaude jamais connue depuis le début des mesures que jamais depuis 800 000 ans (calote polaire) et 2 millions d'années ( analyse du carbonate de calcium sur les coquillages) le taux de co2 n'a dépassé 260 ppm et que nous franchirons le cap des 400 ppm dans 2 ans avec une augmentation de 2 ppm par an , une augmentation qui s'accélère (elle était de 1,5 ppm il y a deux décennies )
Le niveau de océans augmente de façon régulière De 3,4 mm par an , uniquement par la dilatation thermique des océans (la fonte du pôle sud et du groenland commence à peine ) et ce mouvement ne fait que s'accélérer . Quand on met en ligne de tels résultats on va les pêcher sur un site de référence et non pas chez des incompétents de mauvaise foi comme claude allègre ( chimiste de son état qui ne connait rien à la climatologie ) ou autres amateurs autoproclamés climatologues .
Evidemment il y a beaucoup de possibilités, faire des économies d'énergie dans le bâtiment, développer le transport en commun, le fret ferroviaire au lieu de la route, les productions locales au détriment des produits importés depuis l'autre bout du monde, etc...
Mais donner des objectifs aussi ambitieux que tout le monde sait irréalisables, et sans même aligner derrière la volonté politique (y compris les sacrifices) qui serait indispensable pour y arriver (taxation massive des énergies émettrices de CO2, véritable soutien aux EnR, bridage ...) je ne vois pas trop l'intérêt. Mieux vaudrait annoncer quelque chose de faisable, et le faire!
Les méthodes et mesures utilisées y sont bien détaillées, et à l'évidence ça n'a rien du "pifomètre". Evidemment certains points, comme l'influence de la vapeur d'eau et des nuages, ou l'effet de l'activité solaire, sont mal connus, ce que le GIEC reconnait volontiers, mais leurs études restent à l'heure actuelle ce qu'il y a de plus précis.
Entre des amateurs qui croient tout savoir parce qu'ils s'intéressent un peu au sujet comme Allègre, et des centaines de climatologues qui passent leur vie dessus, je ferais plutot confiance aux seconds. Un sondage en 2009 montrait que 97% des climatologues estimaient que l'homme avait un effet sur le changement climatique, contre 47% des géologues... demande-t-on à un climatologue ce qu'il pense des risques sismiques?
@ jipebe29 L'influence ou non du CO2 sur le réchauffement climatique n'a aucune importance puisque quoi qu'il arrive nous devons diminuer nos émissions polluantes, et ce ne serait-ce que pour notre santé !
Ou bien pour nous préparer à l'arrivée de 3 autres milliards d'êtres humains d'ici à trente ans...
Michel, votre synthèse est excellente , Blu a un bon diagnostic.
Je ne crois pas à une taxation massive des carburants. Je pense que c'est une fausse bonne idée. Derrière la question "réduire de 80%..." il y a une question grise : "garder notre niveau de vie " voire "rester en vie.."
Taxer un peu plus qu'aujourd'hui permettrait de renflouer l'état ce qui semble le plus urgent maintenant, je ne pense pas que les grecs se sentent très concernés par ces questions désormais , pas plus que les soudannais. En cas de crise économique majeure , on ne réduira rien du tout.
Une fois cette question résolue, il faut garder en tête que si nous sommes grands émetteurs , c'est parce que nous avons un des meilleurs niveau de vie, il nous appartient de préserver celui-ci tout en réduisant ... tout en créant des emplois ... Bloquer l'accès à l'énergie à nos entreprises alors que les autres pays ne le font pas ne peut que saborder tous nos efforts
Je déteste le gachis et j'aimerais tellement que les gens s'approprient ce problème en brûlant moins de fossile mais la taxe n'aura pour effet que de détruire le peu de compétitivité qui nous reste.
D'autres pays ont une approche que je comprends mieux, ils ont compris que pour garder une économie viable et poursuivre un objectif de réduction massive des émissions il faut de la technologie et de l'industrie.. La créativité ne suffit pas, il faut industrialiser les découvertes pour les mettre à l'échelle.
D'autre part , je ne suis pas sûr que nous soyons tellement plus intelligents que des pays qui ont un niveau de vie très bas. Nous avons des infrastructures certes et un système éducatif certes mais rien de tout cela n'est déterminant, on n'a pas assez réfléchi à toutes les contraintes de ce problème en france, on s'est contentés d'accuser d'autres présumés encore moins vertueux que nous et reléguer la baisse des émissions au niveau de l'initiative individuelle non-concertée.
Or pour développer des techniques et les industrialiser , on a besoin d'un tissu de services extrèmement imbriqués , dont chaque maillon est un émetteur potentiel.
Mon scheme est :Emettons maintenant pour se construire un avenir moins emetteur !
Comme une restructuration coute cher à une entreprise généralement aux abois, réduire les émissions coute cher en carbone émis afin de parvenir à un futur ordinaire moins emetteur
La question est :
Quelle émission d'aujourdhui me permettrait d'émettre moins demain ? et de façon pérenne..
Les Danois qui émettent comme des flibustiers, ont développé le marché éolien qui permet de ne plus émettre demain, les allemands qui carbonisent l'atmosphère avec leur voitures de luxe , conçoivent un réseau électrique qui sera à terme beaucoup moins émetteur que le réseau français dont les centrales nucléaires émettent certes peu de carbonne , mais beaucoup plus que l'éolien (regarder les chiffres)
A ceux qui pensent qu'un retour à la nature massif ou un renoncement à toute consommation carbonnée, je suis au regret de dire qu'ils discréditent la cause et font une fixation sur la rédemption des fautes de nos aïeux qui émettaient sans compter.... en se construisant une vie de renoncement et d'abnégation. Pour avoir vécu dans d'autre pays , je sais que ce travers nous met en position de faillite personnelle et collective.
C'est le problème récurrent de cette cause. L'énoncé du problème c'est qu'on n'a pas de solution actuellement, il ne sert à rien de nous entre-pourrir la vie au motif que vivre dans un tonneau comme Diogène est moins emetteur que de prendre une douche tous les matins.
A coté de celà on a les comportement inverses et incroyablement conservateurs en France. Le télétravail est perçu par le management comme une insurrection, quelqu'un qui ne moisit pas dans le petro pendant 2h/j ne mériterait pas son salaire....
Seule la technologie peut nous sortir de là , la video conférence est disponible gratuitement dans toutes les entreprises , non ! on ne fait pas comme ça ici !
Et l'internet, le smart grid, l'éolien, et leurs conséquences sur notre quotidien ne sont actuellement pas perçus de la bonnne manière en France qui accuse un déficit énorme en matière d'innovation mais aussi d'activité, les forums comme énerzine ne mène qu'à un échange d'opinion alors que la communauté des contributeurs est bien plus forte que leus entités individuelles, d'où ma conclusion : importez de ces pays ce qu'ils ont de meilleur et laissez leur ce qu'ils ont de mauvais !!!!!! mais importons car , la solution n'est pas à paris notre-dame , elle est éparpillée dans tous les pays qui ont le même niveau de vie que nous.
"les allemands qui carbonisent l'atmosphère avec leur voitures de luxe , conçoivent un réseau électrique qui sera à terme beaucoup moins émetteur que le réseau français dont les centrales nucléaires émettent certes peu de carbonne, mais beaucoup plus que l'éolien (regarder les chiffres)"
Si vous voulez que l'on regarde les chiffres, il faut commencer par les donner !
Je vous signale que ce n'est pas le réseau qui émet des GES (ou très peu, par exemple du SF6), c'est les centrales qu'on y connecte.
Entre l'Allemagne et la France, le niveau d'émission des centrales électriques est encore dans un rapport 10 à 1, il y a donc effectivement une marge de progrès, mais je ne vois pas l'Allemagne parvenir à 1 rapidement... en fermant ses centrales nucléaires dans 10 ans.
Vrai challenge J'ai regardé Dan, je suis tombé sur un article de l'expansion qui fait une comparaison en stipulant qu'une éolienne dure 20ans puis on la démonte on enlève le béton, on refait le béton, puis le mât et on change la turbine ...
Je n'ai pas envie de parler chiffres à cause de ça : même sans douter de l'explication ils ne sont pas vérifiables sans expérience réelle. Une éolienne dure au moins 50ans et on ne change que quelques pièces comme dans toute mécanique contrainte : la transmission, les pales se réparent sur place, le reste de la machine ressemble à un tank où tout est surdimensionné, robuste, increvable
Je dois croire un plouc de l'expansion dont je n'avais jamais entendu parler ou mes yeux et mes oreilles ?
oui , ce sont les centrales qui émettent mais le système electrique est articulé autour d'un réseau avec plusieurs types de producteurs et de consommateurs. Quant je dis le réseau, comme pour l'internet, je parle aussi des centrales. (sémantique)
on dit bien "faire une recherche sur internet" et non pas "chercher sur les serveurs"
C'est vrai que le kwh allemand sera plus carbonné que le français pour encore longtemps..
vers 2050 par contre , la tendance s'inversera :
Une partie du cabone naturel de la biomasse s'échappe sous forme de CH4 est déja valorisé en allemagne : même quantité de CO², valorisation énergétique coté allemand - rien coté français si on restait nucléaire ..
~78 GW d'éolien et ?? solaire en allemagne en prolongation tendancielle mais : La France est le seul pays qui ait une telle divergeance avec l'allemagne, en gros les autre se disent qu'ils forcent un peu le process dans lequel tout le monde se trouvé déjà, font la course en tête mais vers 2050 tout le monde les aura rattrappé/dépassé
Je veux dire : si l'allemagne développe (comme la suisse) un gros parc de machines pour absorber les pointes de production, tout le monde lui vendra ses pointes y compris la france mais surtout la scandinavie et l'angleterre mieux lotis en gisement EnR .. L'affrontement franco allemand sur le modèle énergétique est un phénomène pontuel, politique qui n'a rien à voir avec le marché de gros des années 2050 où tous ces problèmes seront complètement oubliés
Autrement dit , le productible allemand ne s'arrète pas à ses frontières ! loin de là
le prix de gros en photopiles est en moyenne de 1.20€ Wc en juillet 2011 (une bulle de stocks a éclaté apparement) Mais d'ici 2030, les unités de fab chinoises seront amorties, les cellules organiques (qui s'impriment sur rouleaux) etc.. la baisse des couts eoliens sera aussi très nette puisque unités de fab amorties et fondations déjà construites et amorties... on arrive à un prix si bas que l'europe de nord sera équipée et la mer du nord en particulier .. (potentiel de la mer du nord nettement au dessus des besoins de l'allemagne..)
La question qui reste : une fois les couts de EnR au plancher : quel potentiel maximum pourra-t-on en tirer et notre consommation restera-t-elle linéaire ? je pense qu'elle va sérieusement augmenter en dépit de ce que disent les écolos. On va multiplier les conversions dont le rendement restera moyen (carburant liquide notamment) et les besoins vont exploser à cause du pétrole qui aura disparu
Si la france veut garder une part de nuke, c'est dans un scénario de ce type là qu'il faut l'insérer et arrèter de combattre l'inévitable ascention des renouvelables (90mds$ en 2010)
Autrement dit , le nucléaire a perdu la course au prix du mwh mais pas celui de l'hydrogène .. or c'est exactement l'axe de recherche qui a été abandonné!! Dans quel journal nos décideurs ont ils lu un scenario aussi lineaire ? on croirait un retour aux années 70
Le vrai challenge pour tout le monde : les hydrocarbures liquides, le naphte, hydrates de méthane ....
Question de chiffres "Je n'ai pas envie de parler chiffres à cause de ça : même sans douter de l'explication ils ne sont pas vérifiables sans expérience réelle."
Envie ou pas, ma question est précise et répond à une de vos assertions :
"beaucoup moins émetteur que le réseau français dont les centrales nucléaires émettent certes peu de carbonne, mais beaucoup plus que l'éolien (regarder les chiffres)"
Vous me répondez par un délayage évasif en faisant l'amalgame avec le réseau.
Donc il faut savoir avec des chiffres que vous allez nous expliquer car vous n'êtes pas un plaisantin qui fuit au premier "grain".
D'ailleurs, inutile de passer des heures à surfer sur internet, les réponses se trouvent déjà sur Enerzine.
Emission démission Les chiffres auxquels je me référais étaient entre autres ceux de JMJancovici
J'ai vu des chiffres sans marquer les pages car la veille technologique ne me sert pas de cartouche à tirer sur un contestateur qui veut faire des soustractions.
Il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas voir que les énormes machines qui transportent les cochonneries fissiles consomment au moins 50L/100km chacune (des dizaines par convoi)
Il faut être simple d'esprit pour ne pas comprendre que la protection des 19 centrales met l'aviation de chasse française en alerte permanente
Ce qu'il faut retenir , c'est qu'un champ d'éoliennes a une production de co² nulle dés lors que les visites se font en véhicule propre, 60ans de production sans émettre plus que la respiration d'un (petit) chien
D'autre part , le "moyen-orient électrique" aime à mépriser les quelques kw d'une exploitation agricole, en cassant les prix du kwh, il décourage la méthanisation au profit du compost. Il présuppose que le minimum rentable d'une unité de méthanisation est tellement élevé qu'il faut aller chercher des tonnes de biomasse à des km ce qui génère beaucoup de méthane pour les autres et brûle beaucoup de carburant pour les unités jugées rentables
last but not least
On atteind jamais un site éolien sans accepter de marcher une demi heure dans un chemin caillouteux et plein de boue en hiver. C'est ce dernier point qui effraye nos élites au dernier degré parce que leurs pompes cirées coutent la peau des fesses alors qu'une centrale nucléaire a une entrée VIP ou on peut garer deux ou trois SUV au pied de la porte.
Le cauchemar du parisien : marcher dans la boue et pas avoir d'étude chiffrée sur le cout d'entretien des lavabos, son argument préféré pour nous faire croire qu'il manage et qu'il comprend quelque chose à ce qui se passe
Le nuke pollue plus que toutes les autres industries réunies, provoque une montée de 2% des cancers tous les ans, son combustible est manipulé par des gouffres à gazoline et ses poubelles vont hanter 10mille générations de brave gens
Maintenant que VOTRE management VOUS a mis dans une situation déséspérée , vous cherchez la sympathie sur des sites web multi-énergies en ironisant sur votre gloire passée et vos calculs insensés pour trouver de pauvres bougres qui , comme vous, veulent encore croire qu'en mentant comme des arracheurs de dents , on a encore une chance d'embrouiller tout lemonde . Cela n'arrivera pas Dan
- 80 % de GES en 2050! Dans les pays de l'OCDE, est-il précisé, nous pourrions faire une réduction de 80 % des émissions de GES. Il faut pour cela tout simplement réduire de 80 % nos consommations de combustibles carbonés et éviter les fuites de CH4. L'équation est-elle soluble?
@lionel.fr Le calcul des émissions de GES doit se faire à partir des consommations primaires de combustibles carbonés. En 2010, la France a consommé environ 140 Mtep de combustibles carbonés. Le reste est de l'électricité primaire non émettrice. Peut-on d'ici 2050 passer de 140 Mtep de combustibles carbonés à 28 Mtep de consommation? C'est la question posée. Au passage, le pétrole représente 80 Mtep dont 50 sont utilisés pour les carburants. Le gaz dépasse les 45 Mtep essentiellement pour le chauffage. 15 Mtep de charbon pour l'industrie et la production électrique.
Oui lion mais vous savez qu'on fera au mieux un petit 40% et je pense inutile de s'arrèter sur le delta entre 80 et 40 , quatre décénniez avant la dead line. Il est surtout nécessaire de laisser toutes les filières évoluer à leur rythme en essaynt d'en bloquer aucune
C'est exactement le contraire de ce que vous faites
En en retournant le problème on voit vite que si on pouvait reboiser les 9 millions de km² du Sahara, celui-ci stockerait une quantité de carbone suffisante pour remettre le calcul dans les clous.
Plus proche de notre conversation, si on se montre capables de replacer 50Mtep de carburant fossile par du carburant de synthèse qui puise son carbone dans le co² atmosphérique , on a fait un bond.
Je vous laisse le soin de le chiffrer
Mais si je peux vous suggérer une action plus utile dans le sujet qui nous occupe : commencez par me dire à combien de dollars vos inévitables centrales nucléaires pourraient nous synthétiser 159L de gazole ou d'essence
Le nucléaire a une bonne régularité de production , génial , étonnez moi, et nous tous : les machines adorent les alimentations stables
Il y a deux raisons de produire de l'H²
1. Pour produire le CH4
2. Pour hydro-craquer les cires de issues d'une tour Fischer-Tropsch
Je suis convaincu que le nucléaire reste un grand avantage, une filière d'exportation et sur le long terme une source de production d'électricité fondamentalement peu chère et durable. Je pense que la Génération IV n'est pas qu'un mot en l'air et que l'on se doit de la développer. La seule appétance des pays émergents pour cette énergie, leur demande prodigieuse de vecteur électrique dans les années qui suivent vont ouvrir des marchés. Ne cassons pas une fleuron national (qui aurait pu devenir européen mais ainsi va Siemens et nos copains germaniques) sans faire de fétichisme industriel.
Oui en France on aime les champions et on peut rester conservateur derrière ces choix. Mais d'un autre côté vouloir à tout prix en sortir n'est pas non plus envisageable. Une transition energétique prend plusieurs générations (voir les excellents livres de Vaclav Smil en particulier son Energies Myths & Realities) et s'en fixer comme unique cap n'a pas de sens. Si l'on est accro au pétrole et à la saine mobilité et liberté qu'il apporte, concentrer son combat contre une chose relève autant de la pathologie. C'est se cacher les vrais problèmes : nos consommations de gaz et de pétrole et LA il y a un aveuglement car on ne se rend pas compte de notre dépendance (enfin si mais on l'oublie rapidement et on blâme successivement le gouvernement, les pétroliers, les saoudiens, les américains sans se remettre en cause) et de la précarité de la situation.
Je désespère de voir le bovisme (de bovin) avec lequel la gravité de la situation de l'Europe et la dette sont abordés. Quelle serait la meilleure solution pour lutter contre le déficit (et donc la dette), la balance commerciale et la précarité des plus pauvres (qui soyons en rassuré prendrons le plus cher en cas de prochaine crise) ? Notre facture énergétique ! Même après le pic connu en 2008, on s'est dit que tout allait bien finalement et on a repris nos vies sans se rendre compte du poids grandissant de la dette. Et arrive alors la crise financière qui se transmet en une crise économique largement pérennisé par des prix des matières premières en hausse (en niant au passage le rôle de l'euro protecteur et ses autres avantages).
Sur ce on sera tous d'accord, la dépendance énergétique. Et pourtant certains s'obstinent à voir le nucléaire comme un ennemi, à vouloir arrêter Fessenheim (alors que son exacte jumelle aux US a été reconduite jusqu'en 2036) et à se priver d'une électricité peu chère. Bien sûr cela ne justifie pas de ne pas faire d'économies sur ces consommations mais affronter tous ses tableaux à la fois en ajoutant le nucléaire ? Les anti-nucléaires sont soit des visionnaires avec un pan Marshall en béton soit aveuglés par leur haine de l'atome (qui je le rappelle est le ciment de leur partie, les quelques Verts anglais ou allemands à avoir priviliégié le nucléaire après des années de militantisme ont été pendus au croc de boucher, sans nucléaire vous avez un amalgame de passions hétérogènes se réunissant sous la bannière del'égalite mais ça s'arrête là. Les Verts peuvent remercier Fukushima et au passage avoir tellement négligés les victimes avant quelques temps plus tard de se plaindre que l'on se occupait pas plus de la victime présumée dans l'affaire DSK... On croit rêver).
Mais ça ne doit pas non plus nous mettre en porte à faux avec les écolos uniquement à cause du nucléaire. Ca sera le grand défi du prochain président (homme ou femme peu importe, il faut en parler au masculin paraît-il) d'avoir une vision constante sur au moins 5 ans (au lieu de regarder à droite vers les US et à gauche après la crise vers l'Allemagne comme l'on a connu depuis 2007) et surtout de rassembler les Français sur des questions capitales... question délicate (pouvait-on faire pire que le précédent dossier des retraites ?) Et les Français parlons en : Lionel vous ne portez pas Jancovici dans votre coeur mais il a le mérite de prendre la parole dans un système médiatique si peu ouvert à ces questions (grâce à un travail de fond qu'il faut reconnaître à sa juste valeur) abonné au court terme. J'espère au moins que vous considérez cela. ENcore une fois c'est trop facile de brûler ce qu'on a adoré car c'est le meilleur moyen de recommencer par la suite... Mes références personnelles sont David MacKay (Without The Hot Air, gratuit sur le net, et qui a le mérite de tout ramener en consommations par jour et par habitant et par m2 d'un habitant moyen britannique de manière très claire. Un travail identique à la France serait très intéressant) et Vaclav SMil (un spécialiste de l'énergie et d'études trans-disciplinaires très pédagogique présentant le passé et le futur de l'énergie et surtout l'inertie des systèmes surtout quand on se pose la question de la production d'énergie sur laquelle repose l'ensemble de notre mode de vie.
"Il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas voir que les énormes machines qui transportent les cochonneries fissiles consomment au moins 50L/100km chacune (des dizaines par convoi)
Il faut être simple d'esprit pour ne pas comprendre que la protection des 19 centrales met l'aviation de chasse française en alerte permanente"
Vous ne voulez pas répondre à la question parce que vous ne savez pas ou bien parce que la réponse ne va pas dans le sens de votre prose.
Ce n'est parce qu'un poids lourd consomme entre 30 et 40 litres au cent (ce n'est déjà plus 50) que la filière nucléaire française émet plus de CO2 que l'éolien.
Je vous rappelle que le CO2/kWh dépend du nombre de kWh produits sur la durée de vie du système.
Pour la France, les 58 réacteurs produiront au moins 18 000 milliards de kWh et ils sont plus qu'à mis chemin puisqu'ils ont déjà produit 10 000 milliards de kWh.
Si je prends 10 g de CO2/kWh comme résultat de l'analyse de cycle de vie, cela voudrait dire que le système nucléaire français aurait provoqué l'émission de 180 millions de tonnes de CO2. Cela ne passe pas inaperçu et je ne suis pas sûr que le poids du transport de combustible soit alors prépondérant.
S'agissant de l'éolien, le CO2 imputé est comme pour le nucléaire issu d'une ACV et c'est bien sûr la construction qui est prépondérante notamment à cause de l'acier et du béton nécessaires en plus grande quantité pour obtenir le même résultat.
Lionel voudrait utiliser le surplus d'électricité des éoliennes (décidemment c'est une obsession) pour électrolyser l'eau puis recombiner le H2 avec du CO2 en CH4 (une sorte de combustion inversée.
...Méthane qui serait nécessairement brûlé ensuite sauf s'il est recapturé. Ce qui va être difficle pour les centrales au gaz allemandes et encore plus pour les voitures. Au final le bilan serait à peu près neutre (fuites exceptées) mais coûteuse en énergie (alors que l4allemagne va acheter du charbon, du gaz et de l'électricité à l'étranger mais bon les éoliennes ont l'air d'être devenues des vaches sacrées là-bas. Rappelons nous que ce sont elles qui nous ont transmis le cowpox en premier. Que la contamination s'arrête à la frontière)
L'idée n'est pas inintéressante mais compliqué à mettre en oeuvre et lourde en indrasctructure (sans compter les rendements !). Puisque le réseau allemand peut stocker moins de 0,1 TWh en électricité mais le réseau de gaz (que les Allemands se servent pour le chauffage l'industrie et l'électricité) contient 200 TWh du fait du stockage et et des réseaux de distribution. Un vrai stockage virtuel en quelque sorte. http://www.youtube.com/watch?v=Vzdmbbf-2Ok L'autre solution serait d'électrolyser "seulement", de produire de l'hydrogène et d'injecter directement dans le réseau : les centrales au gaz peuvent accepter jusqu'à 10% de H2 dans leurs centrales (d'après Siemens qui fait autant de l'éolien, que du gaz, de l'électricité et de l'hydrogène peut-être dans le futur) pour un bilan global (fourchette haute juste en génération électrique) de 36%. Siemens ajoute qu'il faudrait sécuriser 10% de la puissance des EnR du fait de l'intermittence et de la variabilité soit environ 500 MW par an.
C'est coûteux mais puisque le contribuable peut payer, alors pourquoi pas !
PS: le dernier invité c'est moi, le forum d'Enerzine est vraiment pas terrible :/