L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Faible facteur de charge Avec 3,3 TWh produit ce semestre pour 4 GW installé, il se confirme que le facteur de charge des éoliennes françaises est inférieur aux 25 % annoncés en boucle sur les médias. Fin 2008, la puissance installée était de 3 GW. Si l'on considère une moyenne de puissance installée de 3,5 GW, le facteur de charge pour ces 6 mois a donc été de 21,5 %! A force de mettre des éoliennes dans des zones peu ventées, sous la pression des démarcheurs ( arrosez les mairies, il pousse des éoliennes), le facteur de charge est en France en constante diminution.
Taux de charge Le taux de charge éolien varie aussi ... avec le vent ! D'une année sur l'autre la variation peut être de plusieurs %.
Je crois savoir que le premier semestre 2009 est assez médiocre sur ce point mais je n'arrive pas à trouver de statistiques. Qui aurait ça ?
Facteur de charge pour le pv Tient tient, étrange ça, on parle uniquement de la production éolienne mais le nombre de MWh produits par le PV est introuvable...
Peut être est-ce pour ne pas ternir l'euphorie ambiante autour du PV qui bénéficie on ne peut plus à une société privée mais que tout le mondre croit publique : EDF EN? Ou pour laisser le champs libre aux traditionnels reproches portés à l'énergie éolienne : ca produit qu'1/4 du temps?
Et bien pour compléter et éviter de tomber dans le conccurentiel entre les énergies renouvelables, sachez que le facteur de charge du PV est de l'ordre de 10 à 15%... soit 2 fois moins que l'éolien.
Et oui l'avenir du système énergétique passe par la mise en place de ces système permettant d'exploiter les énergies flux qui apparaissent aux yeux des plus réticents comme inutile parceque ca produit moins qu'une bonne centrale nucléaire.
Quand comprendra-t-on seulement que c'est pas l'éolien ou le PV qu'il faut développer, mais les deux? L'UN NE VA PAS SANS L'AUTRE et sans les autres ENR!
[ pour bmd ] Il faut tout de même prendre en compte dans ce facteur de charge que certaines éoliennes ont été construites au mois de juin. Et que le facteur de charge est (un peu) plus important en hiver. Ce qui fait monter un peu le facteur de charge moyen. Mais même avec 21.5% ce n'est pas négligeable ! C'est mieux que nos voisins allemand ! Et pour sur c'est bien mieux que le PV !
[ pour vinc 33 ] bilan des flux L'information que vous cherchez est disponible gratuitement et librement sur le site web de RTE, c'est le bilan 2008 (sont aussi disponibles les autres années) : http://www.rte-france.com/htm/fr/mediat … s_2008.jsp
On y trouve page 6 : Eolien 2007 : 4045 GWh ; 2008 : 5563 GWh Solaire+thermique à combustibles renouvelables : 2007 : 3789 GWh ; 2008 : 4139 GWh
L'éolien représente ainsi environ 1 % de la production intérieure. Les pertes en lignes sur l'ensemble des réseaux représentaient quand à elles 33 536 GWh...
Pertes en lignes Peut-on connaître les pertes en lignes spécifiques aux éoliennes?Le correspondant qui signe Christian ,connait peut-être le chiffre. Merci.
Pertes Je ne vois pas comment on peut attribuer avec certitude une quantité de pertes d'électricité à une seule filière dans un réseau complexe.
En effet, il faudrait alors décider du parcours de l'énergie des points de production (facile) aux points de consommations (là c'est nettement plus dur et arbitraire).
On peut par contre mesurer les pertes globales sur les réseaux de transport et de distribution et c'est ce que fait RTE (voir page 6) :
http://www.rte-france.com/htm/fr/mediat … s_2008.pdf On voit qu'en 2008, les pertes sur le réseau de transport ont été de 2,18 % (11,24 TWh de pertes pour 516 TWh injectés) et sur le réseau de distribution : 5,6 % (22,3 TWH de pertes pour 397,7 TWh injectés).
Donc pour décider des pertes d'une filière, il faut définir le parcours au sein de ces réseaux. Seulement c'est très complexe dans un réseau maillé et l'énergie transférée d'un point A à un point B, n'emprunte pas qu'un seul chemin.
Si quelqu'un a la solution ?
[ pour alain843 ] sources renouvelables hors réseau RTE Le point que vous soulevez est intéressant. La réponse est bel et bien sur la même page 6 du rapport, mais sous le tableau, dans le schéma.
On y voit que les 9702 GWh de renouvelables hors hydraulique sont majoritairement injectés dans des réseaux hors RTE (8755 GWh réseaux de distribution et d'industriels) tandis que RTE n'en collecte qu'une minorité (947 GWh).
Comprenons nous la même chose ?
Autrement dit, même si cela ne transite pas par RTE, c'est dans le bilan, qui est donc bien complet...
@ christian RTE gére le réseau HTB (la limite basse est de 50kV)
ERDF gére le réseau HTA (en-dessous de 50kV) et BT (1kV max.)
la majorité des "petits" producteurs des EnR sont raccordés au réseau ERDF
Au vu de la carte du photovoltaïque, j'ai envie de demander: POURQUOI PAS PLUS DE SOLAIRE EN CORSE? A ce que je sache, c'est un des départements qui a le plus fort taux d'ensoleillement non? Si quelqu'un a un élément de réponse...
Raccordements des producteurs Pour voir la dernière mise à jour des petits producteurs raccordés à ERDF :
http://www.erdfdistribution.fr/fichiers … in2009.pdf Pour ceux qui ont l'habitude de consulter ce tableau vous remarquerez que désormais la puissance du photovoltaïque est exprimée en MW et non plus en kW.
Pertes en ligne enr En effet la plupart du temps la production EnR décentralisée, photovoltaïque, éolien etc ne passe pas sur le réseau de transport (RTE). C'est d'ailleurs une des vocations des renouvelables de rapprocher la consommation de la production pour limiter les transports et donc les pertes d'énergie et rendre les régions plus autonomes . La ressource est locale ; vent, soleil, eau la consommation doit être aussi le plus locale possible. C'est comme ça que se créent (on devrait dire que ce recréent car c'était déjà le cas avant EDF) des structures régionales de production et distribution d'électricité.
A l'inverse les centrales thermiques à flamme ou nucléaires nécessitent plusieurs opérations en amont ; extraction et traitement du carburant ou du minerai puis transport vers les centrales et en aval pour transporter l'énergie produite au lieu de consommation sur nos chères THT. Tout cela nécessite des d'infrastructures importantes et génère des pertes en lignes effectivement considérables.
Toutefois dans le mode thermique les pertes les plus importantes sont dans la transformation de la vapeur en électricité, de l'ordre de 60%. Donc c'est la qu'est le grand gâchis à mon avis, d'autant plus qu'il s'agit de ressources non renouvelables. Plusieurs millions d'année pour constituer ces réserves fossiles ou fissiles, environ deux siècles pour les consommer en en gaspillant les deux tiers.
@ reivillo "...transformation de la vapeur en électricité..." idem pour TOUTES les solutions qui utilisent des "combustibles" extraits de la terre. mais difficile de faire mieux que des transformations isentropiques (on sait assez bien utiliser les différences d'enthalpie)...sauf à revisiter la thermodynamique
@ reivilo J'ai toujours un peu de mal avec cette notion d'EnR décentralisée, qui me semble très peu compatible avec la notion de foisonnement que l'on retrouve sur ces énergies fatales (éolien, solaire).
Pour l'éolien comme pour le solaire, ce phénomène de foisonnement permet de lisser le facteur de charge en bénéficiant de plusieurs régimes de vent / régimes d'ensoleillement, mais cela suppose que l'on ait ces différents régimes, donc des zones d'installation disséminées sur tout le territoire.
Donc soit on considère ce phénomène de foisonnement, les parcs éoliens, pour exemple, ont un facteur de charge de 20 ou 25%, à quelques % de variation, et ces parcs font de la bonne base, mais il faut pouvoir transporter cette électricité sur de grandes distances, soit on considère que ce que l'on produit localement on le consomme localement, mais alors l'éolien ou le PV auraient besoin du soutien d'autres centrales pour alors pallier aux grosses variation d'un unique régime de vent ou de soleil, ce qui n'en fait plus de la base sur le réseau. Non ?
Toute clarification ou explication sur ce sujet est la bienvenue.
Ressource locale la vision selon laquelle les EnR vont permettre de s'affranchir des grands réseaux et des lignes THT est très largement démentie par les faits et les chiffres pour au moins deux raisons :
1) le lissage de la production intermittente et aléatoire nécessite de mutualiser les zones et les moyens de production
2) la densité des zones d'habitation est très variable et je vois mal par exemple l'Ile de France et ses 10 millions d'habitants devenir autonome
Les allemands l'ont bien compris et étudient le renforcement des lignes hautes tension pour évacuer les dizaines de GW promis par l'éolien offshore au nord du pays
Comme je l'ai déjà écrit, la production en masse d'électricité, c'est à consommer sur ou à emporter mais de toute façon très vite !
D'autre part, les pertes sont comparativement plus faible sur les grands réseaux de transport en THT que sur les réseaux de distribution en BT.
Facteur de charge Pour ceux qui s'intéressent à l'étude des facteurs de charge de l'éolien, lisez ceci :
http://www.enerzine.com/3/7608+siemens- … rray+.html Vous y trouverez des références intéressantes pour les britanniques (site REF).
Il y en a beaucoup d'autres qui ont été citées au fil des articles sur Enerzine pour d'autres pays... à l'exception NOTABLE de la France, qui ne publie rien !
Pour ce qui concerne la variabilité mensuelle et interannuelle, je conseille encore une fois le site WINDMONITOR de l'université de Kassel. Même si les mesures sont légèrement en décalage avec la production réelle (que l'on trouve par ailleurs sur les sites des quatre opérateurs allemands), les informations sont précieuses :
http://reisi.iset.uni-kassel.de/pls/w3r … mp;lang=en et http://reisi.iset.uni-kassel.de/pls/w3r … mp;lang=en Lire et comparer les Wind index 2005 à 2008 mois par mois.
Janvier 2009, ne semble pas un bon cru si on prend les données mensuelles publiées.
Pour ce qui est des réseaux et de l'éolien, nous nageons dans les contradictions : on nous vend un supergrid (super réseau) alimenté entre autre à l'éolien et on nous vend en même temps l'éolien local qui fait la nique à l'énergie centralisée ringarde. ça ne tient pas debout et si l'éolien veut compter au delà de la figuration dans le mix, il va falloir investir dans les réseaux et le stockage, sinon ça restera de l'artisanat !
@tibeau Relisez ce que j'ai éctrit et vous verrez que j'en ai tenu compte. Mais ce serait beaucoup mieux de connaître l'évolution à la fois des puissances installées et des quantités d'électricité mises sur le réseau. Pourquoi ce lourd secret en France à ce propos, alors qu'on peut trouver çà pour l'Allemagne, le Danemark ou l'Espagne?
Nous sommes sur un réseau maillé sauf pour la partie 380 volts et quelques tronçons du 20 000 volts. Que l'on injecte de la puissance sur le réseau RTE ou ERDF, l'électrcité prend le chemin de moindre impédance pour aller vers le point de consommation. Rien n'empeche l'électricité injectée en 20 000 Volts de repasser sur le réseau 225 000 volts et de revenir sur une consommation en 220/380 Volts. Ce sont les lois de Kirchoff.
Si le réseau électrique centralisée fonctionnait comme ça ce serait extrèmement dangereux pour les personnes qui travaillent dessus puisqu'ils pourraient se faire électrocuter alors qu'ils pensent travailler sur un réseau sécurisé. Le fonctionnement en ilotage fait partie des axes obligatoires de travail pour arriver à un réseau décentralisé. Le courant ne peut pas passer du 20 000 V au 225 000 V parce que les protections du réseau l'en empêche : il n'y a qu'un seul sens pour les électrons c'est du haut vers le bas. Tant que les éoliennes ne dépassent pas la consommation de la branche du réseau sur lesquels elles sont branchées, celà revient au même puisque le réseau très haut voltage voit ça comme une baisse de la consommation dans une de ces branches. Avec le foisonnement cette baisse n'est jamais identique dans toutes les branches donc le réseau centralisée en bénéficie sans avoir à construire de nouveaux branchements.
Quand il existe des moments ou la production des éoliennes dépassent la consommation du réseau de distribution (entre 10% et 60% selon la configuration géographique et le profil de consommation), là on a des problèmes qui peuvent apparaitre puisqu'on ne peut pas actuellement remonter la production vers le haut. On a beaucoups de solutions qui peuvent être définie (du stockage d'énergie à la modernisation du réseau en passant par la flexibilité de la consommation) mais déterminer le mix de solutions gagnantes dépendra évidemment de la façon dont on aura mis en place cette grande proportion d'éolien dans le réseau européen et de comment on organise le marché électrique.
@ chelya. Mon cher ami vous avez une curieuse connaissance de l'électricité. Les électrons ne "tombent" pas du haut vers le bas et les transformateurs sont des machines totalement réversibles et le passage en élévateur de tension ou en abaisseur fonctionne de façon naturelle. Si le réseau fonctionait comme vous le dites, lorsqu'une éolienne débite sur un réseau basse tension, la puissance injectée se bloqueraient! Ils s'entasseraient jusqu'au moment où la consommation reprend! Chelya, de tels propos monternt que vous n'êtes pas plus sérieux dans ce domaine que dans les autres. J'ai beaucoup ri en lisant votre post, j'imaginais le réseau thrombosé par des électrons en mal d'acheminent et attendant sagement leur tour. Rassurez vous pour la sécurité des gens qui travaillent sur un tronçon de réseau. On ne peut travailler que si chaque extrémité est ouverte et si le brin sur lequel on travaille est mis à la terre pour écouler des tension fugitive due au vent ou à la foudre. Ou bien on intervient sous tension en se mettant au potentiel de la ligne. C'est une technique qu'EDF a été la première a utiliser y compris depuis des hélicoptéres. M Chelya continuez à nous faire rire ça détend.
Electrons D'autre part en alternatif, EDF ne nous livre pas des électrons du haut vers le bas, mais de l'énergie (c'est à dire un certain niveau d'agitation). les électrons voyagent peu et lentement, ils bougent par aller retour au rythme du 50 Hz.
En ce qui concerne la remontée d'énergie entre le 20 kV et le réseau au dessus, il me semble qu'EDF ou ERDF peut demander à un producteur (par exemple une entreprise qui possède sa propre centrale électrique) de limiter sa production pour éviter la réinjection sur le réseau qui aurait lieu si la consommation est inférieure à la production. Est-ce juste ?
A Chelya Pour ce qui est du refoulement de puissance des réseaux ERDF (20 kV) vers ceux de RTE (63 ou 90 kV et plus), lion a raison : ce refoulement est possible. Et c'est ce qui explique que RTE devra investir 1 milliard d'Euros pour la cible de 20 GW d'éoliennes, essentiellement sur les réseaux 63 ou 90 kV dans les zones où il y aura beaucoup d'éoliennes et peu de consommation (la Somme, la Champagne,...). Pour répondre à Asta, je peux même ajouter que c'est grâce à ces développements de réseau que les éoliennes pourront continuer à produire quand il y a du vent, cette production étant consommée ailleurs (sauf peut-être quelques heures par an de ci de là : il ne serait pas judicieux pour RTE de surinvestir pour éliminer toutes les congestions, il faut trouver une bonne balance entre coût d'investissement réseau et perte de production éolienne - pour Dan1 : RTE peut demander à n'importe quelle centrale de s'arrêter ou baisser sa production en cas de difficulté d'évacuation ; ça a toujours été le cas pour les groupes raccordés au réseau RTE ; depuis le décret du 23 avril 2008, cf. article 17, les installations raccordées aux réseaux de distribution doivent communiquer avec les centres de conduite du réseau, et leur déclenchement ou baisse de puissance peuvent être commandés depuis ces centres). 1 milliard d'euros, ça peut paraître beaucoup, mais : - même si on considère que, compte tenu de l'intermittence, 20 GW d'éoliennes ne valent pas mieux que 4 ou 5 GW de moyens de production thermique, il faudrait bien aussi autour d'1 milliard d'euros pour raccorder ces moyens, - les renforcements en 63 ou 90 kV bénéficient aussi aux consommateurs locaux (même s'ils ne sont pas très nombreux), - ils se font aujourd'hui presque partout en souterrain, ce qui pose quand même nettement moins de problèmes que les raccordements en 400 kV des gros moyens de production - et c'est moins cher, pour une meilleure efficacité, que de développer des moyens de stockage locaux