Gaz Schiste : “faire primer la raison sur la passion”

Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi sur l’interdiction de l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, Claude Biwer, sénateur de la Meuse, s’est dit réjouit de l’adoption par la commission des Affaires économiques du Sénat des trois amendements qu’il a lui même déposés.

Ces amendements visent à permettre une dérogation à l’interdiction d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste, pour les « projets réalisés à des fins scientifiques pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou d’autres alternatives techniques dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat ». Une telle dérogation serait « soumise à enquête publique ».

A cette fin, le deuxième amendement crée une « commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux » qui réunira des représentants de l’Etat, des associations, des collectivités territoriales, et des représentants des entreprises concernées.

Pour appuyer leurs amendements, les sénateurs centristes ont insisté sur la nécessité de « ne pas céder à une vision catastrophiste » de l’exploitation du gaz de schiste, tout en rappelant que le coût environnemental de certaines exploitations, notamment aux Etats-Unis, était inacceptable en France.

Selon le sénateur, la proposition d’autoriser les expérimentations scientifiques répond à un équilibre entre l’enjeu national que pourrait représenter l’exploitation des hydrocarbures de schistes en termes de sécurité énergétique, et la nécessité de préserver l’environnement : « Si la science, encadrée dans une mission gouvernementale, permet de limiter l’impact environnemental de l’exploitation de ces hydrocarbures, on pourra alors compter sur des ressources fossiles conséquentes, précieuses pour la balance commerciale française en ce temps d’énergie chère ».

« Il faut faire primer la raison sur la passion », ont affirmé les sénateurs centristes, en rappelant qu’on ne pouvait pas condamner ce potentiel avant même d’avoir les éléments scientifiques permettant de déterminer les conditions acceptables d’information, d’exploration et d’exploitation. « Il existe des marges de progression, alors ne fermons pas la porte ».

Le débat reprendra le 1er juin en séance au Sénat.

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21 Commentaires sur "Gaz Schiste : “faire primer la raison sur la passion”"

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Fred 13
Invité

Ces amendements visent à permettre une dérogation à l’interdiction d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste, pour les « projets réalisés à des fins scientifiques pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou d’autres alternatives techniques dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat ». Une telle dérogation serait « soumise à enquête publique ». Pour moi c’est sans surprise , je n’ai jamais cru aux mensonges du gouvernement. “Déroger pour mieux exploiter !”

Avatar 07
Invité

Qu’ils viennent donc, mais ils ne prendront pas une branlée par hasard !! Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuble le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen 1793 No gazaran

Pastilleverte
Invité

enfin des mesures intelligentes. Ne pas fermer la porte à l’expérimentation. Sortir de la propagande  écologique. France, qui a peur de son ombre, tout en se croyant lumière de la Raison. Bah, tant pis, il restera toujours les bougies pour s’éclairer, quand le vent ne soufflera pas et que des nuages cacheront le soleil, et les “bon vieux” feux de bois dans les cheminées pour se chauffer. Et ce sera tout bénéf pour les pneulogues, la bougie et les feux de bois étant tout sauf écolo au point de vue de la santé.

Ecospam
Invité
A partir du moment on certains climatologues comme James Hansen disent que de toute façon on ne peut même pas se permettre de rejeter tout le carbone déjà découvert (sous forme de charbon, pétrole non conventionnel et autres…) quel est le sens de chercher à mettre en exploitation d’autres gisements de carbone?  La seule justification serait éventuellement de *substituer* du très polluant (charbon, pétrole non conventionnel…) par du “un peu moins polluant”, dans une phase de transition *la plus rapide possible* vers les renouvelables, mais ce n’est pas ce qui est dit me semble t-il… Donc à part enfoncer un… Lire plus »
Steph
Invité

Quand bien meme il n’y aurait pas de dangers (voire les articles de enerzine sur les consequences CONNUES des gazs de schiste aux US), on ne peut plus rejeter de GES supplementaires dans l’atmosphere, regardez donc par votre fenetre, combien de canicules pour que senateur bedonant, pour que pastilleverte cessent de nier les evidences ?! Nous allons droit vers le gouffre mais surtout, le plus important est de ‘laisser la porte ouverte a la science’ A ce niveau-la, ca s’appelle du cretinisme.

Antifa
Invité

… le jappeur et retourne chez ton maître le chef des Empaf..carté à l’UMP

De passage
Invité

A la solde d’autres magouilleurs.

Boomerang
Invité

Et si les expérimentations commençaient par ton jardin… C’est chouette un derick non ! Pense aussi à vider ta piscine il faut de la place pour le bac de décantation.  Pourquoi t’es vert pastille  ?

christophe1007
Invité

On cherche vainement à enfouir le CO2 produit dans les grosses unités de production d’électricité “thermiques”. On oublie de rappeler que le méthane est au moins 22 fois pire que le CO2 comme gaz à effet de serre. Et que le plus gros défaut des techniques d’exploitation du gaz de schiste consiste en de grosses pertes de gaz; cela n’améliore pas le bilan en effet de serre ! On pourrait envisager de dépolluer l’atmosphère et restocker le méthane où il n’aurait jamais du être chassé.

boronspin
Invité

que l’on invoque des problèmes écologiques pour toutes les activités humaines, c’est une chose, et c’est normale car aujourd’hui c’est un paramètre important à prendre en compte. La, l’argument est purement personnel “le derick dans SON jardin”, la route dans MON champs, la ligne de chemin de fer dans MES vignes, les éoliennes dans MON champs de vision, etc… il s’agit d’une stratégie égoïste ou l’écologie est invoquée pour masquer un intéret personnel; faite ce que vous voulez mais pas chez MOI. L’argument est beaucoup plus présentable aux média, et de ce fait la cause est plus noble.

Heptan
Invité

“Le retour à la bougie”: Quel argument ! Le progrès, ce serait donc de chauffer les maisons avec du gaz exploité de la manière la plus polluante possible? Eh bien non, ce gaz ne fait que nous ouvrir les yeux sur l’irresponsabilité totale des pétroliers et la corruption de notre classe dirigeante. De plus, vous savez trés bien que prospection/expérimentation rime avec exploitation. Oui au progrès, non au gaz de schiste !

fredo
Invité
ces amendements scélérats reviendraient à abroger les permis déjà accordés pour les remplacer par d’autres permis délivrés après la nouvelle loi dans de bien meilleures conditions de sécurité juridique pour l’Etat et les bénéficiaires. C’est entre autres le résultat de l’absence au Sénat de groupe politique des Verts, et de Commision spécifique pour  l’Environnement (le développement durable est noyé dans la commission pour l’économie et l’aménagement du territoire).La loi Grenelle avait aussi bien morflé. Au passage l’argument de l’autonomie énergétique ne tient pas, le gaz extrait serait vendu par des sociétés américaines au plus offrant sur les marchés de matièeres… Lire plus »
Anti gds
Invité
Les Sénateurs devraient être le reflet des Territoires, des élus locaux, puisque ce sont les grands électeurs (maires, adjoints, conseillers municipaux, conseillers généraux et régionaux …) qui les élisent. Est-ce vraiment ce que nous allons vérifier, le 1er juin, lors de l’examen des propositions de loi ? Les travaux de la commission de l’Economie qui s’est réunie ce mercredi 25 mai ont de quoi nous laisser très, très circonspects. Le “Non” à la fracturation hydraulique n’est pas franc, total, des fissures se dessinent dans ce “Non” ; des amendements proposent d’autoriser la Fracturation hydraulique quand celle ci est utilisée à… Lire plus »
Anti gds
Invité
Les Sénateurs devraient être le reflet des Territoires, des élus locaux, puisque ce sont les grands électeurs (maires, adjoints, conseillers municipaux, conseillers généraux et régionaux …) qui les élisent. Est-ce vraiment ce que nous allons vérifier, le 1er juin, lors de l’examen des propositions de loi ? Les travaux de la commission de l’Economie qui s’est réunie ce mercredi 25 mai ont de quoi nous laisser très, très circonspects. Le “Non” à la fracturation hydraulique n’est pas franc, total, des fissures se dessinent dans ce “Non” ; des amendements proposent d’autoriser la Fracturation hydraulique quand celle ci est utilisée à… Lire plus »
Denis73
Invité
“le deuxième amendement crée une « commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux » qui réunira des représentants de l’Etat, des associations, des collectivités territoriales, et des représentants des entreprises concernées.” Dans quelques années quand ils auront réussit à polluer la flotte et la terre durablement, quand on se rendra compte que des membres des prochains gouvernements auront des accointances avec ces “commissions indépendantes” et que l’on se retrouvera avec une affaire Médiator Bis, j’irais trinquer à la santé de messieurs Biwer, Borloo, Balkany, de Total et Torréador. Et c’est moi qui… Lire plus »
Boomerang
Invité
@Boronspin Déjà tu considérais le moratoire relatif aux gaz de schiste  comme un raisonnement de bobo. Alors comment pouvez-tu interpréter le “va forer d’abord dans ton jardin” forcément très mal et j’en suis ravie. Les pétroliers ne sont pas des philanthropes qui nous veulent du bien (voir l’affaire pétrole contre nourriture, se sont les mêmes) et s’ils expérimentent, ils exploiteront. Retour sur investissement oblige… Non vraiment je ne souhaite ce genre d’exploitation ni ici ni ailleurs (ex pologne) la technique est loin d’être au point et nous ne sommes pas meilleurs que les américains qui viennent d’évacuer une ville en… Lire plus »
Smice
Invité

Ca a mis moins de temps que j’avais prévu pour passer par la petite porte d’à côté. Ces amendements visent à permettre une dérogation à l’interdiction d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste, pour les « projets réalisés à des fins scientifiques pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou d’autres alternatives techniques dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat ». Il y en a qui semble oublier que l’on rentre dans une année électorale et que nous n’avons pas la mémoire courte.

Degaz
Invité

On va polluer sciemment des zones dites de “test” pour constater (on suppose aussi que les mesures seront objectives) que la méthode pollue, ce que l’on sait par ailleurs par les puits en exploitation !!! Où est la démarche scientifique? Il existe des modèles numériques pour tester le comportement des milieux sans avoir à sacrifier des sites. On l’a bien fait pour l’arme nucléaire avec le laser mégajoule (comparaison à considérer uniquement sur la faisabilité d’un modèle pas sur la justification du projet d’arme nucléaire)

jihemnet
Invité

Faire primer la raison, le côté lucratif et ses petits intérêts personnels de politicien douteux, condamné récemment comme le rappelle “De passage” sur la passion, tout le reste, y compris ses électeurs dont le sort et les intérêts sont secondaires.

Fred 13
Invité
Extrait: Hydrocarbures de schiste : pour de Margerie, pas de problème, la loi est contournable ! Christophe de Margerie a confirmé que nous n’en n’avions pas fini avec les pétroles et gaz de schiste. Il a ainsi confirmé que la loi adoptée par les parlementaires n’avait aucune conséquence sur l’activité des pétroliers, déclarant fièrement devant l’assemblée réunie, que Total et ses partenaires travaillaient à contourner la loi : « ce qui a été voté n’exclut pas la compagnie de leur droit minier. Le texte est habile. On va s’en sortir et trouver une solution dans les années à venir. Il faut… Lire plus »
J.g.s.gilles
Invité
Mais c’est une specialiste de la couleuvre verte !motus sur l’erika,vote de l’enfouissement des dechets radio actifs qui a sauvé la filière,et de l’autorisation des OGM experimentaux pour ouvrir la porte au loup,bien recompensée par deux confortables fauteuils au senat et a la mairie de Montreuil, On ne l’a vraiment entendu sur les shistes ? Pour son 3ièm fauteuil ? Pourquoi faire polluant et cher alors qu’on peut faire du propre bon marché,eh bien justement parce que c’est cher et dans le domaine maitrisé des lobbies petroliers qui feront entendre a tout les imbèciles qui voudront bien les croire les… Lire plus »
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