British Energy: EDF s’offre le nucléaire britannique

Les conseils d’administration d’EDF et de British Energy se sont finalement mis d’accord. Après un échec en juillet dernier, le groupe français a réévalué son offre de rachat du 1er producteur d’électricité britannique.

Le rachat de la totalité du capital de British Energy en coûtera 15,6 milliards d’euros à EDF. Sa précédente offre, à 15,45 milliards d’euros, avait été jugée trop faible.

EDF propose le rachat des titres, soit entièrement en numéraire, soit en numéraire et en titres.

"L’annonce faite ce jour est particulièrement importante pour le développement de British Energy", a commenté Sir Adrian Montague, Président du Conseil d’Administration de British Energy.

Une opération qui "va nous permettre également de développer complètement le rôle de British Energy dans le cadre du Nouveau Programme Nucléaire, d’améliorer la capacité financière de British Energy et ce faisant de créer un avenir sécurisé à long terme pour notre entreprise et nos salariés"  s’est réjou le dirigeant.

Les deux groupes espèrent ainsi bénéficier d’un "accès plus large aux marchés et d’un mélange unique d’expertise en ingénierie, de compétences en gestion de projets et d’actifs corporels disponibles pour le développement du Nouveau Programme Nucléaire au Royaume-Uni".

Pour Sir Montague, "le nouvel ensemble sera mieux à même de développer la contribution de notre parc nucléaire aux besoins énergétiques du Royaume-Uni"

Le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, a pour sa part salué le caractère "historique" de cette opération, qui marque une étape dans les "projets  de développement stratégique [du groupe] en Europe et [qui] permet au Groupe EDF de se développer de façon significative au Royaume-Uni, l’un de ses marchés clés."

"Pour British Energy, il s’agit de prendre place à l’avant-garde du Nouveau Programme Nucléaire au Royaume-Uni et au centre de la renaissance nucléaire mondiale."

Le dirigeant français a souligné la "grande complémentarité" entre les deux entreprises, qui ouvrira la voie à des "investissements considérables dans des sources d’énergie sûres et économiques", apte à "assurer à nos clients une énergie abordable sur le long terme."

Le groupe EDF Energy s’est engagé à réduire l’intensité en carbone de sa production de 60% au Royaume-Uni en 2020, "en investissant dans un mix d’énergie comprenant le nucléaire et les énergies renouvelables."

Plus que la gestion des 8 centrales nucléaires britanniques vieillissantes opérées par BE, l’enjeu pour EDF est la possibilité qui lui est désommais offerte de construire 4 réacteurs EPR au Royaume-Uni. Un investissement évalué à 20 milliards d’euros.

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Jose21

EDF va construire des EPR en Angleterre, alors qu’on chipote pour en construire en France (1 à Flamanville en 2005, Sarkozy a décidé d’en construire un autre, mais un seul !…). D’ailleurs, à force d’attermoyer, les italiens ont dit qu’ils allaient se lancer dans le nucléaire, et même les allemands parlent de ne plus fermer leurs centrales. Est-ce qu’on croit que c’est comme ça qu’on va convaincre M. Brrown et Mme Merkel du bien-fondé de l’exception culturelle française, ou de la politique agricole commune ? Et tous les emplois qui auraient pu être créés en France, et toutes ces richesse qu’on aurait pu accumuler avec les exportations d’électricité (aujourd’hui, on exporte à peine l’équivalent de la production de 4 ou 5 réacteurs) ? N’y aura-t-il personne pour oser refaire ce qui a été fait dans les années 70 ???

Reivilo

J’espère qu’il n’y aura effectivement personne pour renouveler les erreurs du passé. Il faut vraiment souhaiter qu’à l’avenir l’hypothétique développement du nucléraire se fasse de façon plus démocratique que dans les années 70. Soit avec un véritable débat et toute la transparence nécessaire sur les couts, les avantages et les risques de cette technologie.De mon point de vue,  le nucléaire n’est ni un mode de production efficace (rendement 35%) ni propre, ni  économique, ni sûr, ni durable bien sûr.Sur la “propreté” du nucléaire, on peut par exemple s’intéresser à l’exctraction de l’uranium au Niger – 40% de notre approvisionnement en minerai –  et à la ruine programmée de ce pays et de ses habitants pour permettre d’augmenter nos exportations ou de faire briller nos écrans de télé grand format…

dede29

 Bravo, qu’on fasse du nucléaire là ou il y en a besoin et ou on a une longue tradition nucléaire dans un pays qui a toutes les compétences techniques pour le constuire et l’exploiter ! En France on continuera à installer des EPR sur les sites ou se trouvent nos REP actuels dès qu’ils perdront leur rentabilité économique . 

Kelk1

ne dites pas n’importe quoi ! vous parlez d’exportation électrique qui est impossible ! l’electricité voyage mal, on ne peut pas faire des réacteurs en france pour alimenter des pays éloignés comme l’angleterre avec la mer entre 2 ! et puis quoi vous voulez mettre tous les réacteurs en france pour alimenter l’europe ? allons !

Guydegif(91)

C’est pourtant déjà ce qui se passe; de l’ordre de 2 tranches françaises (approx 1600 MW) des centrales Nuc du N-O tournent pour envoyer des MW vers nos amis britanniques par HVDC sous la mer…Donc c’est possible, mais comme il y a des pertes en ligne et comme on n’est pas là pour ramasser tous les risques et les m….. des autres, autant faire les EPR chez eux…le plus près possible du besoin.A+ Salutations Guydegif(91)

Pasbon

Les britaniques vont “juste”remplacer des centrales thermiques (gaz-charbon-fioul) par d’autres version nucléaire… ça réduira la puissance qui traverse le channel depuis la France… et participera à un peu plus d “équilibre” dans le transport d’électricité atravers l’europe…des résultats énergies pour UK en 2006: ; ET

Prudent

” … construire 4 réacteurs EPR au Royaume-Uni. Un investissement évalué à 20 milliards d’euros.” Au passage, vous noterez que l’EPR est maintenant compté à cinq milliards d’euros pièce ( 4 pour 20 Mds ). Cela nous change du discours entendu depuis des années de l’EPR à trois milliards d’euros. Le coût du kWh nucléaire va pas mal augmenter !

fredhu

Et on continue de discuter pour savoir comment , toujours et encore, produire plus et extraire le plus rapidement possible les dernières recources de pays dont personne ici ne mesure l’impact négatif que fait peser sur leurs peuples nos besoins de plus en plus démesurés …20 milliards par ci, d’autres sommes tout aussi énormes par là, toujours basées sur un modèle économique dont tout le monde a bien compris qu’il est efficace (nous sommes TOUS les pourvoyeurs consentant de leurs succès), mais qui n’est basé que sur le (très) court terme ?Trés court terme: qu’est ce que 30 ou 50 ans à l’échelle d’une civilisation ?Et dans un bel enthousiasme, la majorité veux continuer à croire que ce qui a fonctcionné durant les deux précédentes générations va continuera être valable pour les 1000 prochaines.Aveuglement.Mais pourquoi seulement 20 milliards ne peuvent-ils être consacrés à une recherche concertée, efficace, prouvée et fiable qui nous donnerait une alternative concertée, efficace, prouvée et fiable ?Pourquoi un pays comme la France n’aurait-il pas les moyens d’investir (INVESTIR !) dans la recherche et la mise en place d’une alternative ?”Couvert” comme nous le sommes par notre production nucléaire (le nuk a cet avantage d’être là et de fonctionner …), la France a tout à fait les moyens de trouver, de se désengager en douceur, et de conduire la voie.Au lieu de cela ? Construisons encore plus de nuks, n’encourageons pas nos constructeurs automobile à mettre au point la voiture qui consomme vraiment moins, taxons les cuillères en plastique, n’imposons pas aux constructeurs immobilier de ne vendre en neuf que des habitations qui répondent à des normes efficaces de consommation de chauffage, laissons les camions traverser l’Europe par autoroutes, n’apprenons pas à chacun les tout petits gestes de la vie qui, mises bout à bout, font de grandes économies, regardons avec dédain ceux qui parle de “negawatt”, continuons à nous accrocher à des habitudes apprises dans es années de renouveau et d’abondance de l’après-guerre, résistons au changement nécessaire.Avant de se poser la question de savoir comment subvenir à de nouveaux besoins, cherchons d’abord à savoir comment les maitriser.

Cirederf

Déjà que l’on va avoir du mal à gérer nos centrales nuke vieillissantes (cf tricastin), on va en plus devoir gérer ces bombes à retardement en Angleterre. Et en cas de problème qui va payer ? les contribuables français ou british ?

Momo

Qui dit que l’electricite voyage mal ?  La  Norvege veut etre ” la batterie ( eolienne ) de l’Europe ” … et  le Sahara / Sahel  ” solaire ” va ” bientot ” alimenter l’Allemagne  en GWh …De +  , vous pensez que le gaz  , lui , arrive a votre chaudiere sans pertes en lignes ?  il est compresse comment ? et avec que rendement ? et les gazoducs ne fuient pas ? jamais ? et le gasoil ou l’essence de votre reservoir de bagnole ou de cuve a fioul  represente quel % du fioul brut extrait qq. part ds. le vaste monde ?  Et son transport ne consomme rien  ? , fonctionne sans pertes ? Pas de ” fuites  en cours de route ”  la-aussi ?  Et vs. croyez que le gigantesque reseau de tuyaux de toutes dimensions que l’Occident a mis en place en 60 ou 80 ans pour son confort n’a pas un cout ” energie grise ” , et a un rendement de fonctionnement de 100 % ?  Sans aucune perte ni fuites ! … Ben voyons !  Cordialement

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