L’Australie supprime sa taxe carbone

Le Premier ministre australien avec l’appui du parlement vient d’abolir la taxe carbone qui selon ses propos nuisait à l’économie du pays et en faisait supporter le coût aux consommateurs par des factures d’électricité plus élevées.

« Grâce à vos votes, nous en avons enfin fini aujourd’hui avec une taxe inutile et destructrice qui nuisait aux emplois, augmentait le coût de la vie des familles et n’était en définitive pas bénéfique à l’environnement », a indiqué à ce sujet le Premier ministre australien Tony Abbott.

Le gouvernement a estimé que grâce à la suppression de cette taxe les ménages économiseront 550 dollars australiens par an.

L’Australie a élu l’an dernier un nouveau gouvernement chargé d’abolir la taxe carbone dont l’impact économique au cours des deux premières années qui ont suivi sa mise en place est estimé à 15 milliards de dollars, selon les estimations du gouvernement.

« La suppression, par le gouvernement australien, de la taxe carbone constitue une leçon en matière d’exercice de l’autorité dans le monde moderne », a déclaré Gregory H. Boyce, PDG de Peabody Energy. « Nous encourageons les décideurs américains à prendre le même chemin en rejetant le projet du gouvernement d’imposer aux centrales électriques des règles qui auront un coût. La réduction à long terme des émissions de monoxyde de carbone ne passe pas tant par des limitations et des taxes que par la technologie. »

Peabody estime que les dirigeants américains peuvent tirer de précieuses leçons du rejet de facto de taxes carbone et de normes favorables aux énergies renouvelables coûteuses. La Chambre de Commerce américaine estime que les règlementations en matière d’émissions de carbone proposées aux États-Unis coûteraient 50 milliards de dollars par an à l’économie. Une étude de l’Heritage Foundation évalue à 1.200 dollars le coût de ce projet en termes de baisse de revenus et de pouvoir d’achat pour un foyer moyen de quatre personnes.

Pour la plus importante société de production de charbon du secteur privé au monde, le coût réduit de l’électricité est essentiel à un moment où un nombre record de 115 millions d’Américains ouvrent droit à une aide sur le plan énergétique et où la précarité énergétique touche 48 millions d’Américains.

Selon Peabody, le charbon permet de produire de l’électricité au plus bas coût aux États-Unis : "le coût de l’électricité dans les États qui n’utilisent pas le charbon est près de deux fois supérieur à celui des États dont la production d’électricité repose essentiellement sur le charbon."

Le charbon est un combustible majeur qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Il devrait dépasser le pétrole comme principale source globale d’énergie au monde dans les années à venir.

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
22 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Temb

Comme d’habitude, les grands utilities à la pointe du progrès et de la protection de l’environnement… Utilities de tous les pays, unis pour nous faire une belle planète ! Pendant ce temps là EDF en France qui est déjà le premier importateur de charbon US en Europe, fait tourner nos centrales charbon à plein régime (+33% en 2013) vient de signer un contrat d’importation de gaz de schistes : En allemagne les même utilities font tout pour conserver leurs subventions au charbon, et préserver la rentabilité de ces centrales face à la progression des ENR dans leur mix (31% d’ENR en Allemagne au premier semestre 2014 et -10,7% de charbon, -4% de lignite, -25% de gaz, ça ne leur plait pas du tout).

Lionel-fr

C’est de taxe qu’il s’agit ici, pas de carbone.. Je ne vais pas défendre ce gouvernement puisque ni l’article ni la réaction de Temb ne donnent de synthèse du mix énegétique australien. Par contre j’ai un sérieux doute sur le bien-fondé d’une taxe dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres. Pour certains, le simple mot “taxe-carbone” est la solution à tous les maux , je ne partage pas cet avis C’est une manoeuvre simpliste qui satisfait une vision un peu populiste de la macro-économie, simplifiée à l’extrème et ne tenant aucun compte des réalités de terrain La baisse des émissions de co2 est une mission coûteuse qui éxige une R&D singulière, des coûts de mise en oeuvre très importants. Pour faire simple : Ce n’est pas en privant les principaux intérressés de leur moyens d’action qu’on va réussir grand chose dans ce domaine. La taxe carbone à la sauce Jancovici s’adresse à la ménagère de -50ans , qui va réagir en éteignant la lumière et remplaçant la cuisine au gaz par le micro-ondes. Non seulement ce raisonnement est inextact mais il a un impact recessif sur toute l’économie. La baisse des émissions de 80% d’ici 2050 va couter la peau des fesses et nécessiter de très nombrauses évolutions dans l’appareil productif et les habitudes de consommations dans le monde entier ! La taxe est simplement une fausse bonne idée qui plafonnera à 7 ou 8% en privant de leurs moyens les principaux acteurs et en plombant le PIB.

Lionel-fr

ok, c’est vrai que ça craint en australie.. c’est surtout la distribution qui est en cause. Mais dans les commentaires de l’article , on lit que le consommateur est libre de changer de fournisseur.. Quoi qu’il en soit , c’est la merde entre fournisseur et “solar rooftop owner” , je reste persuadé que la taxe carb est une erreur et qu’il faut donc trouver des alternatives dont l’autoconsommation en coopérative .. Bon, le secteur minier est surement le plus léonin de tous et l’australie n’est pas vraiment un pays d’enfants de coeur.. je connais trop mal le contexte pour émettre de bonnes idées hélas

Bruno lalouette

Maintenant, pourquoi ne pas interdire tout simplement de vente et de fret tous les biens manufacturés produits à partir d’une électricité au charbon, au nucléaire et au gaz de schiste. Planter des arbres et des algues pour compenser le CO2 émis, et créer des fonds de pensions dans le domaine de l’énergie qui soient réservés aux seuls salariés. Processus démocratique et anti-dinosaures …

Verdarie

Encore une fois,je suis totalement d’accord avec ce que dit Lionel-fr. Comme lui, je pense que les taxes sont un pis-aller qui ruines les entreprises et les ménages en faussant les prix et que les solutions ne pourront être que technologiques. Mais la mise en oeuvre technologique reste du domaine des entreprises. Comment faire pour trouver la bonne porte et pouvoir discuter en confiance, lorsque vous êtes porteur de projet qui croit au dicton” chacun son métier et les vaches seront bien gardées”?..Le reproche (si je peux me permettre ?)de lui faire, c’est qu’il ne suffit pas de dénoncer ces pratiques pour les faires cesser. Il faut aussi s’intéresser aux propositions (ce que j’essaye de faire)qui ne résultent pas forcément des entreprises avec pignon sur rue , car tout un chacun à le droit d’imaginer des solutions sans devoir se contraindre à en passer par la lourdeur de l’administration du travail. Pour pouvoir discuter de ces problèmes et afin de juger de la pertinance du projet que je porte, je vous propose un rendez -vous sur Toulouse à votre convenance. Dites moi si c’est possible ?

Sicetaitsimple

Bien sûr, il est facile depuis la France de porter des jugements définifs, n’est-ce pas Temb? Maintenant faut peut-être aller voir d’un peu plus près: Declining electricity demand and the rising uptake of renewable generation, including wind and solar PV,contributed to historically low spot electricity prices in 2011–12 (fi gure 5). But this trend reversed in 2012–13: average prices more than doubled in Queensland (to $70 per megawatt hour (MWh)), Victoria (to $61 per MWh) and South Australia (to $74 per MWh), and almost doubled in New South Wales (to $56 per MWh). Tasmanian pricesrose by around 50 per cent (to $49 per MWh). In part, the higher prices refl ected carbon pricing, introduced on 1 July 2012 at $23 per tonne of emissions. The carbon pass through to spot electricity prices was broadly consistent in mainland regions (averaging $17.70 per MWh), but signifi cantly lower in Tasmania ($10 per MWh) due to its high concentration of hydro generation. But average prices for 2012–13 rose by around $31 per MWh, suggesting other factors contributed. The largest increases occurred in SouthAustralia and Queensland, where carbon adjusted prices rose by over 70 per cent (fi gure 6). C’est un extrait du rapport 2013 du régulateur australien.

Lionel-fr

Il y a quand même un critère qui fait réfléchir sur le bien fondé de cette taxe : Elle a foiré partout ! elle a aussi occasionné des rétorsions commerciales de la chine clairement récessives (on ne peut pas imposer une taxe aux autres pays qui ne l’ont pas désiré) Je sais que les grands débatteurs préfèrent motiver leur raisonnement par des faisceaux de présomptions. Je fais de l’IA toute la journée et parfois je me demande si c’est pas les bots qui me programment ! Reste que passe ma vie à tester des milliers de cas de figures sur…. les présomptions et leurs conséquences. La réalité est totalement dépourvue d’humour et de très bonnes idées apparentes doivent être poubellisées ou du moins réduites à quelques cas extrèmes. Or définir les règles d’un marché comme l’énergie est impossible aujourd’hui pour une seule raison simple : les règles existent déjà ! et ces règles pré-existantes sont largement préemptives sur les idées opportunistes formulées à l’occasion d’un évènement tardif comme l’est le co2 Ce n’est pas l’énergie qui n’aime pas les taxes , ni même les consommateurs ou producteurs, c’est la capacité au changement et c’est beaucoup plus grave et fondamental que l’intéret de x ou y La france est un pays particulièrement hostile au changement même si cette aversion est présente partout à moindre échelle, c’est d’ailleurs pourquoi on paye très cher des spécialistes en “pilotage du changement” Le problème c’est que le changement fonctionne mieux dans une économie relativement prospère (sauf état d’urgence militaire mais ce n’est pas le type de changement souhaité ici) Ce sont les marges régulières (pas forcément énormes) qui définissent le mieux l’état de prospérité propice au changement. C’est exactement ce que la taxe empèche … cette taxe force la décision dans le sens du repli alors que la seule méthode qui ait une petite chance de réussir est au contraire très volontaire et directive. Or vous savez aussi bien que moi que le produit de cette taxe ne sera pas réinvesti dans le changement. Le gouvernement ne s’en servira que pour servir des intérets conservateurs. La démarche opposée ! voilà pourquoi elle continuera a faire plus de mal que de bien. Par contre je ne pense pas qu’il faille la poubelliser , il faut surtout la décliner dans le processus législatif , à chaque nouvelle loi sa disposition carbone.. C’est plutôt ce genre de démarche qui finirait par trouver un echo dans la réalité vraie

Blu

Franchement, on peut se poser la question quand on voit ce genre d’article partial, sans aucun recul ni nuance. C’est un copier-coller d’un communiqué de presse de Peabody Energy non? L’article n’insiste que sur les effets négatifs de la taxe carbone, et à aucun moment on ne parle du fait qu’il serait peut-être temps que l’Australie envisage de réduire ses émissions de CO2? Je rappelle que l’Australie est un des pays les plus émetteurs de CO2 par personne, malgré un climat plutôt clément et un potentiel renouvelable énorme… La façon dont se comporte le gouvernement Abbott est tellement scandaleuse, que tous les australiens que je connais se sentent obligés de s’excuser à chaque fois que je leur parle. Et la soumission de ce gouvernement au secteur minier est tellement totale, que quand le PDG parle de “leçon d’autorité”, on dirait plutôt que c’est lui qui donne des leçons au gouvernement. Si au moins Abbott voulait supprimer la taxe carbone pour la remplacer par une autre action politique en faveur de la réduction des émissions… mais ce n’est absolument pas le cas! Depuis son arrivée au pouvoir (il n’y a même pas un an), sa priorité a été de réduire au maximum les budgets de recherche, en ciblant en premier lieu la recherche sur le changement climatique (qu’il avait lui même qualifié de “crap” il y a quelques années…). Son gouvernement essaie aussi systématiquement de bloquer toutes les négociations internationales sur le climat. Et le système de crédits carbone qui soi-disant replacerait la taxe a toutes les chances de ne jamais voir le jour… Quelques exemples sympas de la politique selon Abbott: Quant au fond du problème à savoir la taxe carbone, je pense que c’est le seul moyen réellement efficace d’amorcer le changement, si elle est accompagnée d’un soutien aux économies d’énergies. En Australie, l’immense majorité des maisons n’est pas du tout isolée. Avec un vrai effort de financement, en même temps qu’une taxe carbone raisonnée, en moins de dix ans on pourrait passer à des maisons niveau basse consommation, avec des chauffe-eau solaires partout (l’ensoleillement est très bon presque sur tout le pays, et la surface de toiture disponible énorme puisque la majorité des gens habitent dans des maisons de plain pied). Mais c’est sûr que ça rapporterait moins aux industriels du charbon, et c’est vraiment la seule chose qui importe au gouvernement Abbott. Une politique de court terme, et extraordinairement égoïste.

Nicias

L’Europe devait coupler son marché du carbone avec celui de l’australie en 2015. Pas grave on va continuer a faire mal fonctionner notre truc tout seul. Bon alors en Europe on appelle cela des “permis de polluer” ou marché du carbone, mais en Australie, cela devient une “taxe carbone”. Comme quoi on voit bien que c’était gagné d’avance pour les conservateurs, les mots employés ont tranché Notez que comme en Australie, les compagnies européennes ont chargé le prix des permis (qu’elles ont obtenu gratuitement) sur leurs clients. On s’est tout simplement fait taxer 5 milliards d’€. Heureusement c’est l’Europe, le truc est parti en vrille et les prix se sont effondré.

Lionel-fr

Article étoffé sur le même sujet :

Blu

Attention, taxe carbone et marché du carbone (emission trading scheme) ce n’est pas la même chose. Dans un cas on paye à l’état une somme qui dépend uniquement de la quantité de carbone émise. Dans l’autre cas ce sont des permis d’émissions qui peuvent être échangés, avec un cours variable dépendant de l’offre et de la demande. Le premier système est clairement plus rigide pour les entreprises, mais il évite aussi des variations erratiques du type le cours qui s’effondre et plus personne n’a intérêt à limiter ses émissions. @Lionel-fr:l’article du point dit à peu près la même chose que moi,non? – l’abrogation a surtout été décidée pour faire plaisir aux magnats du secteur minier – le gouvernement Abbott est en grande partie climatosceptique, ou du moins minimise les effets potentiels du changement climatique – “les effets sur les émissions n’étaient pas (encore) visibles”, donc on supprime: politique de court terme, sachant qu’évidemment la transition ne va pas se faire en deux ans, c’est plutôt à l’échelle de cinq ou dix ans que l’on pourrait commencer à voir des effets… Et d’ailleurs, d’après cet article: “D’après l’économiste Paul Burke, qui travaille sur les énergies et l’environnement à la Crawford School au sein de l’université nationale d’Australie, la taxe “fonctionnait, elle réduisait les émissions et contribuaient aux recettes de l’Etat“.” J’avoue que je ne connais pas les travaux de ce monsieur, mais apparemment l’absence d’effet de la taxe ans n’est pas si flagrante que ça… Bref Lionel-fr, si vous avez des études montrant clairement l’inefficacité des taxes carbone, ça m’intéresse, je ne suis pas expert en politique du climat donc je n’ai pas d’opinion définitive sur la question. Le même article note l’opposition du PUP (parti du secteur minier) à la création d’un fonds d’aides aux réduction d’émissions… c’est pas gagné les démarches volontaires. Ca me semble évident qu’un telle taxe peut être un frein à l’économie sur le court terme. Mais si le seul but politique c’est la croissance tout de suite, on ira pas très loin… Les gens ne font des économies d’énergies que lorsque le prix de l’énergie augmente, c’est un fait (par exemple, la première RT en France est arrivée suite au choc pétrolier, et c’est aussi le moment où on a commencé à se préoccuper de faire des voitures qui consomment moins). Si en plus le produit de la taxe est reversé en aides aux économies d’énergies ou aux transports en commun, isoler sa maison ou prendre le bus plutôt que la voiture devient intéressant. Tant que le coût de l’énergie est négligeable, pourquoi faire des efforts? L’australie se situe quand même dans les pays où l’électricité est la moins chère, par exemple:

Blu

(ok les données sont de 2009, je suis preneur de données plus récentes) (C’est pénible ce nouveau truc de pas pouvoir mettre plus de un lien par post…)

Blu

‘lectricit#Tarifs_entreprises (le lien n’était pas passé)

Lionel-fr

Inutile d’aller sur wiki pour trouver un défenseur de la taxe , il y en a partout, je citerais Jancovici qui en a fait son cheval de bataille, polytechnicien qui n’a jamais mis son auguste nez dans les comptes d’une entreprise Votre prose dit ” ..pour faire plaisir aux magnats du secteur minier.. ” est orientée, ce n’est pas parce que ça leur fait plaisir que c’est mauvais , ou que ça enlève le goût de vivre aux autres.. Vous emettez des opinions c’est très bien mais que faites vous dans la vie ? Moi je suis entrepreneur depuis 20 ans et je peux vous dire qu’il y a de bonnes et de mauvaises taxes .. La taxe carbone est la pire de toutes : j’explique pourquoi ici : D’autre part, vous avez en France un trop plein de taxes qui crée des millions de chômeurs et même si cette taxe était bonne – ce qu’elle n’est pas – elle se fera au détriment du chômage et de l’équilibre des comptes sociaux Bon , je n’ai pas l’intention de développer une activité en france sous ce gouvernement, donc on peut dire que je me suis protégé en amont, mais ça aussi ça crée de la misère… Si vous voulez poins polluer, apprenez la gestion d’entreprise svp

Blu

Que le gouvernement australien consulte les industriels du secteur minier, premier producteur de richesses du pays, avant de prendre une décision, c’est parfaitement normal et judicieux. Qu’il n’écoute QUE les intérêts du secteur minier, en faisant passer loin derrière toute autre considération, j’appelle ça du clientélisme. Ici c’est vraiment ce qui s’est passé: il avait besoin du soutien du parti des miniers pour se faire élire, une fois élu il rembourse sa dette envers eux en abrogeant cette loi. A propos du système cap and trade (si j’ai bien compris vous êtes pour?) c’est justement vers ce système que l’Australie devait aller, en rejoignant à terme (dans deux ans je crois) le marché du carbone déjà en place en Europe. La taxe carbone était une étape de transition. Du coup, ça n’aura jamais lieu… Sinon je suis en partie d’accord avec votre argument qu’une économie asphyxiée n’a pas les moyens de renouveler ses équipements contre des technologies moins polluantes. C’est vrai, mais d’un autre côté, des entreprises auxquelles on n’impose rien ont les moyens de faire des changements, mais n’ont aucun intérêt à le faire! Je ne vois pas qui serait prêt à faire des efforts s’il n’y a pas d’incitation financière. L’incitation doit bien sûr aller dans les deux sens: taxe sur les émissions et aides aux technologies moins émettrices. Il y a aussi un autre argument que vous ne prenez pas en compte: pour les consommateurs, l’économie d’énergie passe d’abord par la sobriété, plus que par l’évolution technologique. Exemple: vous changez votre voiture qui consomme 7L au 100 pour une neuve qui en consomme 5, vous économisez 30% et ça cous a coûté des sous à l’investissement. Si vous faites du covoiturage avec vos deux voisins dans votre vieille bagnole, vous divisez quasiment par 3 vos émissions, et votre facture. Dans une économie très taxée, c’est clairement le 2e choix qui sera fait, et c’est pourtant le meilleur environnementalement. Maintenant, si on met des taxes ET des aides à l’achat d’une voiture moins polluante, le meilleur choix sera de renouveler sa voiture ET de faire du covoiturage avec…

Lionel-fr

“sobriété plutot qu’évolution technologique” Sur ce point notre désaccord est total Le covoiturage (j’en ai fait pendant des mois) est une solution pour ceux qui n’ont pas de voiture , pour le co2 ça n’a pas de sens. Le désir de quiconque n’est pas un fervent militant qui veut imposer sa vérité aux autres, c’est le transport individuel qui l’emmene jusqu’à sa destination, le covoiturage , c’est juste de l’autostop version numérique. Ya un âge où ça plait et un autre où on veut de l’efficacité dans le transport en lui même. C’est vrai que faire 10 km/j dans une grande ville avec un engin capable de traverser un continent avec 5 personnes à bord n’est pas efficace mais le covoiturage n’est qu’une infime partie de la solution. Ponctuelle et négligeable en terme d’efficacité Auto lib me semble bien plus intéressant non seulement pour résoudre cette question de place disponible à bord/masse transportée mais aussi parce qu’il résume le transport à l’installation de bornes de recharges. Il suffit à un village isolé d’installer 5 prises et le tour est joué, en plus le problème de l’autonomie est partiellement résolu. Mais autolib est une (r)évolution technologique bien avant d’être un mode de vie ou autodiscipline ou marketing , appelez ça comme vous voulez Ensuite je n’aime pas beaucoup ce gouvernement australien certes mais je ne partage pas votre opinion pour autant. Il est certain que la “gazéïfication” du carbone sédimenté au carbonifère modifie profondément le climat, cette observation est corroborée par de nombreuses observations spatiales et le taux de carbone “léger” est bien responsable de l’histoire naturelle des planètes. Vénus est un exemple flagrant mais la terre aussi En revanche nous sommes en désaccord sur les solutions et j’insiste bien sur le caractère formel de ce désaccord. Votre système ne fonctionne que si tout le monde est d’accord or non seulement ce n’est pas mon cas mais je le revendique haut et fort ce qui est incompatible avec vos solutions que je trouve particulièrement tyranniques et incompatibles avec le couple démocratie/économie de marché L’australie est un trop petit cosommateur pour peser sur la tendance des émissions mondiales. C’est vrai que son secteur minier alimente largement des grands émetteurs (Chine notamment) mais justement, les retours d’éxpériences d’un grand minier ne sont pas à prendre à la légère or c’est exactement ce que vous faites. Ambitionnez vous un coup d’état en océanie ? bonne chance dans ce cas mais c’est sans moi!

Nicias

L’étape transitoire consiste pour le gouvernement à fixer le prix de la tonne de carbone (et le marché fixe les quantités) et on appelle cela une taxe. Puis lorsque c’est le marché qui décide du prix et le gouvernement fixe les quantités on parle de marché du carbone. Bien sur c’est différent… Vous pouvez appeler cela comme vous voulez, de toutes façons, pour le consommateur c’est pareil, il paye.

Lionel-fr

“Il est certain que la “gazéïfication” du carbone sédimenté au carbonifère modifie profondément le climat” Qu’est-ce qui vous fait penser ça? La Nasa, Venus, Mars, la recherche de planètes habitables, les ères glaciaires sur terre, le recul des glaciers, le détroit de Bering, les études chinoises, indiennes, amérindiennes, russes, les mamouths de Sibérie, le fait qu’on parcoure 160 millions de km/j en bagnole rien qu’à L.A. (le soleil n’est qu’à 150 millions de km d’ici), la baisse des surfaces boisées, la baisse du phytoplancton, le rapport T°/co2 sur terre il y a 180 millions d’années, …etc… La première impression que me font les détracteurs , vous notamment, en comparaison de celle que m’inspire un gros millier de personnes plus intéressantes que vous .. L’internet ne sert pas uniquement de défouloir anonyme pour solitaires désespérés, il sert aussi l’opinion de personnes cultivées et influentes qui ont peu de chance d’intervenir sur enerzine hélas.. Qu on raconte un tas de conneries sur le réchauffement, c’est ineluctable et ça va continuer mais cela ne change rien au réchauffement. Ah, vous niez aussi appolo 11 ! euh.. vous avez compris que les gens comme Kissinger se sont amusés avec ce hoax, mais c’était au second degré … un truc qu’il faudra vous expliquer un de ces jours.. l’humour. Je me suis fait volontairement vacciner contre la hep B en pleine polémique, j’ai lu toute la litanie d’immondices qu’on a dit là dessus, j’ai constaté que les groupes pharmaceutiques avaient tenté de terroriser tout le monde mais également que les médecins modérés conseillent le vaccin , après évaluation, je suis allé me faire vacciner en parfaite connaissance de cause Il y a aussi de gros besoins en vaccin contre la polio, et la variole a été éradiquée uniquement grâce au vaccin alors qu’elle pourrait tuer les 2/3 de l’humanité en quelques semaines aujourd’hui encore. On dit qu’en Sibérie, les cadavres des anciennes victimes d’épidémies enterrés dans le permafrost sont en train de “sortir du sol” comme les mamouths avec un risque de résurgence.. on dit beaucoup de choses … Certains disent plus de conneries que d’autres et je vous trouve très utile pour recenser les sujets qui m”emmerdent, en gros , si vous le dites, c’est que je ferais mieux de ne pas lire. Merci pour ça

Niciias

Considérer les scientifiques du GIEC comme des activistes est bien sur un point de vue défendable, dans l’absolu, même si je le trouve rétrograde et révisionniste ! Les scientifiques qui travaillent à rédiger les rapports du GIEC ne sont pas payés, ils font du volontariat. Ce sont techniquement des activistes. S’ils étaient salariés et rétribués pour leur travail, bref humains et non des saints, j’aurai plus confiance.

Lionel-fr

à moitié dedans.. C’est la température qui contrôle de CO2 ET le CO2 qui contrôle la température. Le deux se contôlent mutuellement , les études sérieuses de terraformation de Venus se sont heurtées au carbone qui ne peut pas sédimenter à 460°C Bien sûr que les deux phénomènes se conjuguent et s’amplifient. C’est pourtant bien un rachauffement d’origine chimique et non pas radiative. Et l’ampleur du réchauffement n’en est que plus alarmante. Imaginez un instant que les pôles de Venus aient été à température ambiante.. il suffisait de sédiementer ses GES et on se retrouvait avec UNE DEUXIEME TERRE Avez vous assez d’imagination pour comprendre à quel point l’humanité aurait une autre histoire si seulement cela avait été possible ?

Blu

Bon c’est un peu tard, mais j’avais deux trois choses à ajouter. “sobriété plutot qu’évolution technologique” Vous déformez ce que je dis, puisque je défendais plutôt “sobriété ET évolution technologique”. Les deux sont nécessaires, sachant que pour certaines choses le premier est quand même accessible beaucoup plus vite et à moindre frais que l’autre. Le covoiturage n’était qu’un exemple, parmi tant d’autres. Evidemment ça ne va pas tout résoudre. J’aurais pu aussi parler du bus, qui est quand même très loin d’être négligeable dans les transports en Australie, et offre un vrai avantage énergétique par rapport à une voiture individuelle. Pour l’autolib’, je suis pas contre, c’est une très bonne solution contre les pollutions aux particules fines en ville, mais pas une solution à mon avis pour les émissions de CO2. Un autolib en Australie, ça veut dire rouler à l’électricité produite à partir de charbon donc probablement plus d’émissions qu’avec une voiture classique. Et le rapport passager transporté / poids du véhicule est à peine plus favorable que pour une citadine classique. Pour prendre un exemple plus industriel, mettons que vous ayez un four dans une usine, et vous voulez le remplacer par un moins énergivore, vous allez regarder quoi? Personnellement, je regarde le coût d’investissement, le coût de l’énergie actualisé, je calcule un temps de retour. Si le temps de retour dépasse cinq ans, ça ne se fera jamais. Pour diminuer le temps de retour, le politique peut diminuer l’investissement (par subvention ou pret à un taux avantageux), augmenter le prix de l’énergie, ou les deux. En dehors de ces incitations, l’industriel aura beau avoir tous les fonds nécessaires et tout le retour d’expérience du monde, il a intérêt à continuer sans rien changer. Sinon je vous rassure, je n’ai aucune intention de coup d’état ou de dictature écolo-décroissante 🙂 C’est pour ça que je suis opposé aux interdictions pures et simples, comme ce qu’on a vu par exemple sur les ampoules à incandescence. De même interdire les voitures qui consomment plus que tant au km me semblerait liberticide et contre-productif. En revanche, mettre un signal prix, et laisser les consommateurs décider me semble équilibré, à condition bien sûr qu’il soit proportionné. De toutes façons on parle quand même de montants bien inférieurs aux fluctuations conjoncturelles (géopolitiques, etc…) du prix du baril. En fait il s’agit simplement d’intégrer dans le marché le coût des externalités négatives, et sûrement pas d’instaurer une économie planifiée!

Lionel-fr

..de la Terre dans l’univers ! La seule explication à sa température de surface supérieure à celle de Mercure est son atmosphère à 93% de CO2. Et c’est à cause de ce “métabolisme” de la radiance solaire que la croute n’offre pas un delta T° suffisant pour qu’un champ magnétique se maintienne. Et c’est à cause de cette absence de champ magnétique que le vent solaire a arraché les molécules d’eau. Finalement , il n’y a plus d’eau sur Venus ! Bon, il faut aussi admettre que sa vitesse de révolution n’est pas terrible et que c’est sans doute pour ça que le carbone n’a jamais pu se solidifier à l’époque (lointaine) où l’atmosphère laissait passer la lumière. Mais c’est bien le carbone qui a généralisé la température en chaque point de la planète , y compris les pôles , la nuit … Sinon , Venus est une jumelle de la Terre et sa distance au soleil n’est pas très inférieure (0.7 UA). Le problème de Venus, c’est une durée de jour trop longue qui a dégénéré en effet de serre carbonique et rien d’autre. On ne peut absolument pas exclure que la Terre suive un chemin analogue même si l’humanité ne pouvant pas survivre à un réchauffement excessif disparaitrait ce qui supprimerait la seule cause de réchauffement carbonique.

22
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime