"energies propres"? Quelle bonne nouvelle, on va enfin pouvoir s'éclairer en chassant les Kurdes des terres innondées par les barrages, et en assoifant les Syriens et les Irakiens!
Réponse La Turquie est une démocratie qui fait beaucoup beaucoup d'effort pour atteindre les standards européens.Il y a certes, des problèmes comme partout. Merci de ne pas polluer ce forum par des propos politiques donnant une image simplificatrice de ce pays.
Je vous livre les données brutes que j'ai trouvées pour le mix turc. (source : ministère turc de l'énergie et des ressources naturelles, cité par Cihan Gokcol, Bahtiyar Dursun, Bora Alboyaci, Erkan Sunan, dans Importance of biomass energy as alternative to other sources in Turkey, Energy Policy, 37, 2009, p424.)
Turkey’s final energy consumption by resources (MENR, 2008) Type of resources (ktoe) 2006 2010 2015 2020 Hard coal 14,721 17,282 26,884 48,156 Lignite 11,188 18,001 24,190 32,044 Asphaltite 259 301 301 301 Oil 32,551 41,184 50,420 60,918 Natural gas 28,867 37,192 44,747 51,536 Nuclear 0 0 8229 8229 Wind 11 421 571 721 Solar 403 495 605 862 Fuelwood 4023 3383 3075 3075 Animal and vegetable residues 1146 1034 926 850 Hydrolic 3556 4903 7060 9419 Geothermal (heat) 1081 1750 2836 4584 Geothermal (electricity) 330 330 330 330
Aujourd'hui comme demain, on voit qu'il s'agit surtout d'hydrocarbures... (Ceci dit sans arrière-pensées politiques : bon courage à eux aussi).
PS: c'est pas super lisible, désolé. Pourquoi on ne peut pas insérer un tableau ?
@ccsiaix Mon propos ne vise pas à dénigrer la Turquie, mais à souligner que le terme "Energie Propre" est employé à tort et à travers. En particulier, le fait qu'une énergie soit d'origine hydraulique ne signifie pas qu'elle est sans conséquence écologique, sociale ou politique. La remarque s'applique à tous les grands barrages, mais le cas de la Syrie et de l'Irak est particulier puisqu'il ne tombe pratiquement pas une goutte de pluie sur leur territoire, et que leur eau douce provient presque exclusivement du Tigre et de l'Euphrate, qui coulent depuis la Turquie.
Zut alors Pour moi, les barrages représentent la solution idéale pour la production d'électricité.
On les démarre quand il y a la demande que l'on peut donc suivre et ils ne produisent pas de gaz à effet de serre.
L'eau du fleuve arrive donc plus tard dans la partie aval du fleuve.
Effectivement, ça doit poser des problèmes mais qui me semblent moindre que ceux posés par des centrales thermiques fossiles , non (les seules qui peuvent aussi suivre la demande) ?
PS: par pitié ne me répondez ni avec du nucléaire ni avec des éoliennes ni avec du photovoltaïque, tout ça ne peut pas suivre les variations de la demande en électricité.
Ideal Les barrages sont effectivement une solution idéale d'un point de vue énergétique, puisqu'on peut même les utiliser pour stocker l'énergie produite par d'autres sources renouvelables.
Mais leur remplissage prend plusieurs années, pendant lesquelles le débit aval baisse sensiblement. Il y a aussi une certaine évaporation. Mais surtout les barrages permettent d'irriguer de vastes terres agricoles. Ce qui est tout aussi formidable d'un point de vue agricole et alimentaire, mais parfois un peu moins pour les peuples situés en aval.
Sans compter l'impact social et culturel sur les zones innondées et la végétation immergée qui fermente en produisant du méthane (20x plus d'effet de serre que le CO2).
Rien n'est parfait, dans ce bas monde, mis à part les économies d'énergie. Et encore... (cf article d'aujourd'hui sur les LEDs)
Citation Je crois que Marc Jolivet a dit avec humour "les écologistes sont ennuyants et tristes" ;-) j'ajoute qu'ils se compliquent l'existence, encore et encore. Vous avez déjà vu la tête des gens dans les magasins bios ? nous, dans le monde du nucléaire, on bien plus rigolo : on envisage de produire 5000 ans d'électricité avec du Plutonium, C'est quand même plus amusant que s'arracher les cheveux avec des barrages, non ?
Comme la Turquie carbure déjà pas mal au gaz (comme l'Espagne et l'Italie) cela devrait s'accentuer, car l'hydraulique va rapidement plafonner (comme partout ailleurs).
A moins que l'on recouvre le territoire d'éoliennes pour faire barrage au fossile (et en plus il y a plein de centrale à gaz pour réguler).
Si on doit mettre des éoliennes, l'urgence est en Turquie !
Malheureusement, les turcs ne prévoit que 1 GW d'EnR en 2018 pour une production totale attendue de 4,3 TWh.
En revanche, ils prévoient de produire au total 301,5 TWh dont 226,5 de thermique et 70,7 d'hydraulique.
Et malgré cela, il manquera 56 TWh pour satisfaire la demande.
Voir scénario "High demand" page 53.
Les Turcs n'ont manifestement pas lu le scénario Négawatts 2006 !
Merci pour ces perspectives Apparemment 4 réacteurs nucléaires sont prévus en Turquie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_nucléaire_de_la_Turquie Je ne pense pas que les turcs soient intéressés par les perspectives de retour à la bougie, désolé. ils veulent eux aussi surfer sur internet et rouler en voitures électriques ;-)
Espoirs espérons qu'Aréva et Mitsubishi développe rapidement l'ATMéA 1 (un petit "EPR" de 1000 MW) pour pouvoir le vendre à la Turquie.
Au fait, savez-vous s'il est possible de commander un bon vieux 900 MW chez Aréva ?
(je pense que non, ça doit être comme les 2CV chez Citroën)