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Bioénergies : BP donne 500 millions de dollars

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Un consortium formé de l’UC Berkeley, du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) et de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign vient de recevoir 500 millions de dollars de BP pour lancer un institut pluridisciplinaire consacré aux biosciences de l’énergie (Energy Biosciences Institute, EBI).

Les différents stades de la transformation de la biomasse en biocarburants seront au coeur des activités de l’institut : développement des matières premières, fractionnement des matériaux végétaux en sucres élémentaires et mise au point de procédés de fermentation éthylique.

Les centres californiens apporteront leurs compétences dans les domaines des technologies énergétiques et des aspects industriels, légaux, sociaux et éthiques des biocarburants. Les équipements lourds du LBNL ("Fonderie Moléculaire", source synchrotron avancée) seront également mis à contribution. L’Université de l’Illinois apportera son expertise en génétique, en agronomie et en méthodes agricoles durables.

Avec ce financement important, UC Berkeley rencontre un premier succès dans sa stratégie d’investissement sur les bioénergies qui comporte également deux autres projets importants, conçus suivant la même approche de groupement pluridisciplinaire d’équipes scientifiques de très haut niveau, appuyé sur des équipements scientifiques de pointe ("team science approach").

Berkeley est en effet un des pôles candidats pour l’accueil d’un des deux centres sur les bioénergies financés à hauteur de 250 millions de dollars par le DoE. L’université californienne est également à l’origine du projet Helios qui, sous la direction du professeur Alivisatos, se propose de combiner nanotechnologies et biotechnologies pour exploiter de manière optimale l’énergie solaire dans le but de produire des carburants variés.

Une étude récente du MIT conclut à la fragilité du bilan environnemental des bioéthanol à base de maïs vis-à-vis de celui des carburants fossiles. Ce bilan ne serait favorable qu’à condition de valoriser les coproduits en aliments du bétail ou de convertir l’ensemble des matériaux cellulosiques de la plante. En revanche, des biocarburants cellulosiques ont un impact environnemental positif considérable, mais leur production massive dépend du franchissement de certaines barrières technologiques et de révolutions conceptuelles que des projets comme ceux lancés à Berkeley se proposent justement de mener à bien.

 
BE Etats-Unis numéro 65 (9/02/2007) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41220.htm

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