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Les conclusions sur les performances du biocarburant 
le 12-10-2009 09:57:31
 

http://www.enerzine.com/UserFiles/Image/breve8478a.jpgLes résultats de l'étude commandée à l'ADEME par le Ministère de l'Energie et portant sur l'analyses de cycle de vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en France, viennent d'être publiés.

Lire la brève complète sur le site

 
Ivil
 Invité
 
 
Dernière modification
le 12-10-2009 10:04:59
Étude ademe sur les agrocarburants : la vérité est
Étude Ademe sur les agrocarburants : la vérité est dans les annexes !

Paris, le 9 octobre 2009 - L'Ademe (Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie) a publié hier soir en catimini une synthèse très édulcorée et largement tronquée du rapport qui lui a été remis en juin dernier par le bureau BioIS sur les bilans énergétiques et d'émissions de gaz à effet de serre (GES) des agrocarburants de première génération produits en France. Cette étude "exhaustive et contradictoire" avait été demandée par le Grenelle de l'environnement fin 2008.

Selon les ONG membres du Réseau Action Climat, la synthèse présente les agrocarburants sous un jour très favorable sans préciser que les résultats obtenus en terme de réduction de GES (hors changement d'affectation des sols indirect - CASI) et bilan énergétiques sont nettement moins bons que ceux des études précédentes, sur laquelle se fondait la politique française de promotion d'agrocarburants.

Pour Diane Vandaele, chargée de mission au RAC-F, « même en sous-évaluant les dépenses énergétiques de plusieurs étapes de fabrication, ce rapport aboutit à des efficacités énergétiques et des réductions d'émissions de GES pour certaines filières très médiocres. À moins de trois mois du sommet de Copenhague sur le climat, ces nouvelles données doivent pousser la France à revoir d'urgence sa politique de promotion des agrocarburants ». Les faibles efficacités énergétiques obtenues signifient aussi que le coût de production des agrocarburants est fortement corrélé aux coûts des énergies fossiles. La France se condamne donc à subventionner durablement les filières d'agrocarburants en détournant des fonds qui pourraient être dédiés au soutien d'énergies renouvelables réellement efficaces.

Pour Jean-Denis Crola, d'Oxfam France-Agir ici, la promotion des agrocarburants pour assurer la sécurité énergétique dans les pays riches entraîne une ruée vers les terres fertiles d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, provoquant des catastrophes humaines dans les pays du Sud : « Les agrocarburants demeurent une fausse solution : en plus d'émettre beaucoup de CO2, leur développement a des conséquences catastrophiques sur les paysans des pays du Sud, qui sont expulsés de leurs terres, jusqu'ici utilisées à des fins alimentaires et détournées au profit de la production d'agrocarburants ».

Le RAC-F, qui a participé au comité technique de l'étude Ademe, déplore aussi que l'impact du CASI, c'est-à-dire la mise en culture de terres jusque-là non cultivées, ne soit simplement pas présenté dans la synthèse, alors que des chiffres précis sont disponibles dans la version complète et que ce facteur est déterminant dans le bilan gaz à effet de serre.

Pour Sébastien Godinot, des Amis de la Terre, « Si l'on intègre l'effet du changement d'affectation des sols indirect aux résultats de l'étude, le jugement est sans appel : l'huile de palme produite après avoir rasé des forêts, destinée à produire des agrocarburants ou à remplacer l'huile alimentaire de colza française détournée pour les agrocarburants, est une catastrophe climatique ! En intégrant les émissions dues à la déforestation en Indonésie, le bilan GES de l'huile de colza est le double de celui du diesel qu'il remplace (1). »

Selon l'Ademe, ce chiffre reflète une « situation maximale » (2) alors que pour les ONG, elle est celle observée sur le terrain. Selon Jérôme Frignet, de Greenpeace, « le modèle industriel de l'huile de palme repose sur la conversion des forêts primaires en plantation, car la coupe des arbres anciens assure des profits importants et immédiats. Les forêts primaires marécageuses, riches en carbone contenu sur plusieurs mètres d'épaisseur de tourbe, sont particulièrement convoitées, car peu peuplées et moins exposées aux conflits sociaux, mais leur destruction entraîne des émissions considérables de C02 ».

Dans le cadre du Paquet énergie-climat, la Commission européenne doit proposer une méthodologie pour prendre en compte le CASI d'ici à 2010. La France ne peut plus ignorer les conséquences environnementales et humaines des politiques de promotion des agrocarburants et doit soutenir une prise en compte rigoureuse du changement d'affectation des sols de la production d'agrocarburant au niveau européen et international.

Note de bas de page : (1) : Huile de colza (production en France + CASI - déforestation Indonésie) : 184 géqCO2 / MJ d'huile produite / Gasoil : 96 géqCO2 / MJ. (2) : L'étude évalue le CASI de la filière colza dans trois situations qu'elle qualifie de situation « maximale », « modérée » et « optimiste ». La situation "maximale" estime que la totalité de l'huile de colza détournée de son usage alimentaire est remplacée par de l'huile de palme, produite en défrichant de la forêt primaire, pour faire place à des plantations de palmier à huile.
 Membre
 depuis le 02-01-2009
 95 réaction(s)
Dernière modification
le 12-10-2009 12:20:24
Utopie !
Une simple considération : l'humanité est en pleine explosion démographique, les superficies disponibles pour la culture alimentaire sont déjà insuffisantes, alors quid de cultures pour du carburant ???
Radulph
 Invité
 
 
Démarche à modifier
Bonjour,
Les bio-carburants à base d'algues...certainement, mais qu'en est'il de la France? alors que le Portugal possède déjà une première usine depuis Janvier dernier.
 Ce qui permettrait la réattribution des terres arabables aux agriculteurs, une reforestation intelligente et ciblée dans le temps,
@+
Flexogreen
 Invité
 
 
Concurence surface cultivees faux debat
pour vous repondre existe t il uniquement les surfaces cultivées pour produire bio ethanol ou biodiesel?
les voies des dechets transformes en biogaz et bio ethanol existent...sauf en France? voir ce qUIL SE PASSE EN SUEDE NORVEGE CANADA...USA
des programmes partout dans le monde montrent comme a Vigeant qu il est possible de produire 75 à 100 fois plus sur la meme surface grace aux algues. et ceux sur des anciennes friches industrielles ou il n est plus possible de faire de cultures classiques.
Certaines alguies produisent des huiles d autres des saccharides ( sucres) necessaires a produire des bio ethanol. et des procedes sans energies pour transformer ces sucres se mettent en placent grace a des bacteries ou des champignons.
croire que rien ne peu evoluer est le fait de penser des retrogrades.
ds les années 50 on disait que la fin du monde serai pour 2000. Pourquoi? parce que des savants tres ecoutes a l'époque disaient que le nbre d habitants / surfaces cultivées serait impossible a nourrire. leur erreur ils ne prenaient compte une des technologies connues à ce moment là. L humain dans sa grande capacité a s adapter; face aux problême develloppe de nouvelle solutions et evolue.
Les bio carburants peuvent etres produits de diverses manieres et sans polluer ni etre en opposition avec les surfaces cultivées...pour l alimentaire.
 
 Membre
 depuis le 26-11-2007
 1521 réaction(s)
Eviter / arrêter les conflits ''cultures vivrières
Au niveau des surfaces allouées et du renchérissement il faudrait vraiment changer le fusil d'épaule et ne pas utiliser maïs et blé pour faire du bioéthanol !! OK pour ce qui est des excédents betteraves sucrières et cannes à sucre à convertir en bioéthanol car surproduction de sucre....! Ai lieu de célà promouvoir en France ASAP les algues et micro-algues qui de surcroit pourrait solutionner d'autres pbs, notamment excédents de lisier, engrais dans les nappes phréatiques et CO2 de qq centrales charbon....
A+ Salutations Guydegif(91)
 Membre
 depuis le 21-07-2009
 230 réaction(s)
@traction0
Bien résumé... ce qui recentre (comme toujours) le débat sur la question démographique... est-ce qu'on ne veux profiter des avancées technologiques que pour entasser encore plus de chair humaine dans les villes ???
Lee24
 Invité
 
 
Un déchet propre et une huile pure polluante.
Cela permet surtouti faire la différence en fonction des matières premières. la réduction GES dépasse 90% avec l'utilisation de déchets ! Pas sûr que les biocarburant 2G parviennent à faire aussi bien.
Même si personne en parle, l'étude va au delà des GES, et dresse un bilan intéressant vis à vis de le toxicité humaine (excusez du peu), là c'est plutot positif (sauf pour l'HVP).
C'est étonnant de voir parfois la filière ester tant décriée alors que la filière HVP parait vierge de tout reproche. Cette étude montre le contraire. De plus l'HVP pose le meme probleme en terme de compétition alimentaire.
A suivre : le dvlpt des algues et des déchets...cela sera-t-il suffisant pour combler notre appetit pour la combustion ? 
 
Viking 17
 Invité
 
 
Pour les bio-carburants à base d'algues
tout a fait d'accord avec cette thèse !
Viking1945
 Invité
 
 
[ pour radulph ]
tout a fait d'accord ,pour la pêche par exemple ,des patrons pêcheurs responsable ,équipe leur chalutier de voiles il faudrait  le signaler et encourager ,cette idée est formidable ,et a développer sur de plus gros bâtiments !