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Le GNL : 25% de la consommation mondiale d'ici 2030
  
Le GNL : 25% de la consommation mondiale d'ici 2030La montée du prix du gaz et la dépendance vis-à-vis du faible nombre de pays exportateurs ont une influence marquée sur l'approvisionnement énergétique en Europe, si bien que des alternatives sont devenues nécessaires.

Depuis quelques années, le GNL est en plein essor. D'ici 2020, la quantité de GNL échangée devrait doubler et atteindre 350 millions de tonnes par an.

Si en 2007 le GNL ne représentait que 4% de la consommation mondiale de gaz, ce chiffre devrait atteindre 25% d'ici 2030. Au contraire du gaz classique, transporté par pipeline sur des distances allant jusqu'à 3.200 km, le GNL peut être transporté par des tankers sur de plus grandes distances. Ceci permet d'élargir le panel des pays potentiellement exportateurs, jusqu'en Australie. Il faut toutefois des matériaux spécifiques adaptés au transport du GNL.

Dans un premier temps, il s'agit de liquéfier le gaz. Ceci se fait par un refroidissement à -163°C dans des installations spéciales. Ainsi, le gaz est réduit à 6% de son volume initial et devient plus aisément transportable. Près de 250 tonnes de titane sont nécessaires pour cela. Le gaz liquéfié est ensuite pompé à bord du tanker. Pour refroidir l'huile moteur du navire, il faut utiliser des échangeurs de chaleur nécessitant 20 tonnes de titane par bateau. Enfin, le déchargement se fait au niveau de terminaux spécialement équipés, où le GNL est de nouveau vaporisé et envoyé dans le réseau de gaz.

"Mais les gros tanker ne peuvent aller jusqu'à la côte", déclare le Dr. de Boer de ThyssenKrupp VDM. "C'est pourquoi on utilise des conduites pour y amener le gaz". Au contraire des solutions classiques, des conduites au-dessus du niveau de la mer et reposant sur des piliers, les dernières avancées permettent d'utiliser des tuyaux sous-terrain ou reposant sur le fond marin. Ceci est plus avantageux, que ce soit pour la sécurité, l'environnement ou d'un point de vue financier.

La particularité de ces conduites est l'emploi de plusieurs matériaux : en effet, un tuyau est formé de plusieurs couches. Le tuyau externe est fait d'acier enveloppé de béton. La partie interne est un matériau de ThyssenKrupp VDM, le Pernifer 36. En fonction de la dimension du tuyau, ThyssenKrupp VDM peut livrer jusqu'à 200 tonnes de tôles pour un kilomètre de conduite, en sachant que les longueurs de conduites peuvent dépasser les 15 km.

Pour de Boer, "cette conduite combinant une grande résistance au froid et une faible dilatation thermique permet de garantir la bonne tenue du tuyau". De plus, ces mesures sont nécessaires, car, si la température de la surface externe de la conduite est toujours proche de la température ambiante, l'intérieur du tuyau est à -165°C. Afin d'éviter les pertes de chaleur, les deux couches de tuyau sont séparées par une couche isolante. Les experts pensent que le GNL va prendre une place importante dans les 25 prochaines années : 146 tankers sont actuellement en construction et la demande en infrastructures est grande, elle aussi.

ThyssenKrupp participe pleinement à la construction d'infrastructures pour le transport du gaz naturel liquéfié (GNL) , dont l'avenir est prometteur. L'entreprise allemande propose des matériaux spéciaux, adaptés aux tuyaux, pour le chargement et le déchargement des tankers, pour l'appareillage employé pour la liquéfaction du gaz ou encore pour le refroidisseur du tanker.

BE Allemagne numéro 419 (14/01/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57296.htm


 Lu 1214 fois 
 Publié le 19/01/2009 à 12:10 
© Enerzine.com
 
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lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 19-01-2009 14:03:38
  Bas de page     Répondre  

Existe-il des études d'accidents?
Existe-il des études d'accidents dans un port d'arrivée ou de départ de méthaniers. Il y a déjà eu des accidents graves dans les usines de liquéfaction, on ne donc pas écarter des accidents dans les ports. Quelles seraient les conséquences? Par ailleurs, la liquéfaction, le transport et l'évaporation sont des opérations qui nécessitent de l'énergie. Existe-il des études sur ce sujet?

Aflc7


Invité



le 19-01-2009 17:30:37
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De l'eau dans le gaz
Pour votre parfaite information, et pour rassurer les "anciens" (au sens anciens et modernes) qui s'affolent dès que quelque chose de nouveau apparaît, rejeter du gaz liquide dans l'eau ne fait pas de marée noire car il redevient gaz immédiatement, on appelle cela la sublimation... qui va se traduire par de jolies bulles un peu comme lorsque l'on pète dans son bain !

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 20-01-2009 16:36:05
  Bas de page     Répondre  

Oui, mais,
Oui, mais, quand le gaz naturel "pète" comme vous le dites si joliment, ça fait beaucoup de dégats que moi, dans mon bain. Je suis désolé mais ma question ne peut se contenter d'une réponse aussi sommaire.

Olivier.naturav


Invité



le 20-01-2009 16:41:02
  Bas de page     Répondre  

L'eau et le gaz
Bonjour,
En effet, en cas de rupture soudaine du réservoir ou de la conduite il y aura des bulles dans l'eau! et pas de marée noire, c'est vrai.
Il faut toutefois penser que le GNL à l'état de gaz est détonnant dans la limite de 5 à 15% du volume. Ensuite le volume occupé par le gaz est 600 fois supérieurs à l'état gazeux qu'à l'état liquide, il va y avoir de grosses bulles.
Dernier aspect : la poche de gaz ainsi formée reste à la surface du sol car sa densité est supérieur à celle de l'air ambiant.
Toutefois, c'est quand même le plus sûre avec moins de 5 incidents majeurs en 60 ans.
Il y a un journal qui parle de tous ces sujets et surtout sur les technologies renouvelables : http://www.2e2d.info, c'est rigoureux, scientifique et plaisant à étudier.
Olivier

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 20-01-2009 21:45:54
  Bas de page     Répondre  

Désolé
Désolé mais le gaz naturel est plus léger que l'air et c'est pour cela qu'en s'élevant, il atteint, par mélange, très rapidement les limites  d'explosabilité.

 
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