La Fondation Desertec se sépare du consortium industriel DII

Approuvé par tous les membres du Conseil de Surveillance et du Conseil d’administration lors d’une réunion extraordinaire, la Fondation DESERTEC a annoncé lundi qu’elle avait résilié son partenariat avec le consortium membre, Dii GmbH.

Créé en 2009, le consortium industriel DII (Desertec Industrial Initiative) comprend une quarantaine d’associés et partenaires, parmi lesquels on trouve les énergéticiens E.ON, RWE, Enel, First Solar, Saint-Gobain, ABB…

L’organisme à but non lucratif a pris cette décision à cause de nombreux différends "insolubles" entre les deux entités comme les stratégies futures à adopter ou encore le mode de gouvernance de Dii. La Fondation qui est à l’origine du concept DESERTEC, une initiative visant à fournir en énergies renouvelables 15 % de l’électricité européenne d’ici à 2040, a expliqué qu’elle voulait éviter d’être entraînée dans le tourbillon de la publicité négative concernant "les disputes de gestion et les orientations du consortium industriel."

"Il a toujours été clair pour nous que l’idée de produire de l’électricité dans les déserts n’était pas une tâche facile et que nous devions faire face à des défis extrêmes. Les employés de Dii ont énormément contribué à la transition mondiale vers les énergies renouvelables. Toutefois, après plusieurs mois de discussions nous avons conclu que la Fondation DESERTEC devait préserver son indépendance" a déclaré Thiemo Gropp, Directeur de la Fondation. Toutefois, ce dernier n’exclut pas de coopérer à nouveau avec le consortium si la situation venait à s’améliorer.

Crise aidant, les conditions du marché ont changé et les promoteurs du projet DESERTEC sont devenus plus frileux. Début juin, le directeur général de DII avait annoncé que la stratégie d’exportation vers l’Europe était abandonnée.

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4 Commentaires sur "La Fondation Desertec se sépare du consortium industriel DII"

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Pas naif
Invité

Joli “plouf” politique: Abandon de l’idée d’irriguer l’Europe de l’électricité solaire saharienne irréalisable politiquement (eh oui, croyiez-vous que la Magheb vous aurait donné son soleil gratis?) suivi de sa mise à mort industrielle. Pour ceux qui voudraient faire du solaire de masse à dimension d’une petite ville, il fallait se diriger vers des capteurs thermiques à concentration et stockage souterrain afin d’en extraire l’énergie essentiellement récupérée en été (65%) à la demande (thermique et / ou électrique) en période froide.

trimtab
Invité
“…..Pour ceux qui voudraient faire du solaire de masse…”, le feront, avec ou sans Desertec, car, comme j’ai souvent exprimer ici, Desertec (ou Med Grid, Plan Med, etc) ce sont d’abord que des ‘concepts’ de productions D’ENR EN MASSE, la ou il y a de la ‘resource’ (soleil, vent,hydraulique, geothermie etc) et leurs ‘resdistribution’ par des interconnexions aux zones de consommation. Et Desertec, parmi tant d’autres, ont contribué à faire entrer cette notion dans le ‘domaine publique’. On est plus dans les ‘utopies’ de ‘doux rêveurs’, comme j’ai fait remarqué ici (et bien d’autres fois sur enerzine): Ceux qu’il voudraient… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

dont nous discutons depuis longtemps! Allez, du “jus” Irlandais pour faire cuire votre pizza ( pas celle de Marcello, c’est un peu trop loin…), ce serait sympa et ça me parait bien plus réaliste en terme d’horizon. Cordialement.

Pastilleverte
Invité

tiens, ça existe encore ça ??? Ah oui, pardon l’utopie “créatrice”, c’est vrai, j’allais oublier. PS : et oui, il y a du soleil dans le Sahara… (et du sable ou des cailloux), et même parfois des pluies, brèves, mais violentes… et aussi du vent… et qui sait en sous-sol, possibilités de géothermie.. côté biomasse et ETM, ça laisse à désirer…

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