Les nouvelles images du télescope spatial Hubble, capturées fin 2025, dévoilent une structure inédite autour de l’objet interstellaire 3I/ATLAS. Alors que ce visiteur céleste traverse notre système, un astrophysicien américain met en lumière une configuration de jets gazeux dont la géométrie et la symétrie semblent défier les lois du hasard. Entre une « anti-queue » pointant vers le Soleil et une structure interne divisée en trois axes parfaitement égaux, l’objet relance les spéculations les plus vives. S’agit-il d’une anomalie naturelle rarissime ou d’une signature plus complexe ? Les probabilités statistiques, infimes, forcent la communauté scientifique à reconsidérer la nature de ce voyageur.
Les clichés pris par Hubble les 30 novembre, 12 et 27 décembre 2025 offrent une résolution sans précédent sur ce troisième visiteur interstellaire . L’analyse révèle une dualité structurelle fascinante. À grande échelle, sur près de 100 000 kilomètres, un jet proéminent ( une « anti-queue » ) s’étire en direction du Soleil. Mais c’est l’observation à une échelle dix fois plus fine qui surprend : trois jets distincts émergent du noyau, séparés par des angles rigoureusement identiques.
Dans son analyse du phénomène, Avi Loeb souligne l’étrangeté de cette architecture : « Les séparations angulaires égales de 360 degrés divisées par 3 entre ces trois axes de jets sont déconcertantes » . Là où l’on s’attendrait au chaos typique d’un noyau cométaire irrégulier, 3I/ATLAS présente une organisation angulaire de +/- 120 degrés qui semble trop ordonnée pour être fortuite. L’orientation de ces axes évolue avec le temps, trahissant la rotation du noyau sur lui-même.
La mécanique des fluides à l’épreuve
L’interprétation cométaire classique tente d’expliquer ce ballet cosmique par la présence de poches de glace. Le jet principal, pointant vers le Soleil, serait issu de la sublimation directe en surface. Cependant, Avi Loeb avance une hypothèse plus complexe pour les structures secondaires : « L’activité des autres jets pourrait être déclenchée par la conduction de chaleur à travers le corps du noyau » .
Cette mécanique interne complexe doit de plus s’accorder avec une stabilité orbitale exceptionnelle. Avec une période de rotation estimée à environ 16 heures, le maintien d’une anti-queue aussi rectiligne ( dix fois plus longue que large ) impose des contraintes physiques drastiques. L’axe de rotation de l’objet doit être quasi parfaitement aligné avec le Soleil.

Le hasard a-t-il sa place ?
C’est ici que l’analyse statistique entre en jeu. Pour que cette structure soit stable sur la durée observée, le désalignement avec l’axe de rotation doit être inférieur à 6 degrés. Comme le note le physicien avec précision : « L’alignement géométrique requis de l’axe de rotation avec la direction du Soleil a une faible probabilité de 0,2% de se produire au hasard » .
Nous sommes donc face à un dilemme : soit 3I/ATLAS est le fruit d’un alignement naturel extraordinairement chanceux (une chance sur 500), couplé à une dynamique des gaz produisant une symétrie parfaite ; soit cette « structure interne à triple jet symétrique » cache une autre réalité. Seul le temps, et l’accumulation de nouvelles données, permettra de trancher.






















